18.05.2009

Seasons finales : le fin mot de l’histoire # Adam blablate en séries n°32

Seasons finales : le fin mot de l’histoire.

C’est une hécatombe. Les fins de saison (aka season finale pour la sphère sériephile hors-pair) tombent comme des mouches en cette fin de mai. Et cette semaine, plus que jamais.
Pour cette semaine sérielle intensément abondante, Adam s’est armé de courage et a décidé de passer en revue la quasi-totalité de ces seasons finales. Mieux que le New York Times.


C’est donc dix-neuf fins de saison qui ont été diffusées en quelques jours. Sans compter les quelques épisodes réguliers de certaines séries tardives (Ugly Betty, Gossip Girl, Desperate Housewives). Sans compter non plus les finales de Ghost Whisperer et Smallville : Adam est un spectateur rigoureux, il n’en reste pas moins un sériephile intègre et exigeant.


Cependant, pour la première fois dans l’histoire du démiurgique Blabla-Séries, Adam parlera de House, CSI, CSI : NY, Bones et même Supernatural. Et pour un détracteur avisé du genre formula qu’il est et revendique, c’est un sacré tour de force.



Alors, Izzie Stevens va-t-elle succomber à sa grave maladie ? Penny va-t-elle choisir Sheldon à Leonard ? Les frères Winchester vont-ils enterrer la hache de guerre ou commettre l’irréparable ? La section Fringe va-t-elle saboter les plans de William Bell ? Holly va-t-elle succomber au charme de Michael Scott ? Qui sera élue America’s Next Top Model ? Et l’île de Lost va-t-elle exploser et soulager les esprits ?

La tension nerveuse est à son paroxysme.

________________________________________________



Dimanche 10.05

Desperate Housewives (3.22 Marry Me a Little) Bree est prête à tout pour prouver qu’Orson est cleptomane. Et Lynette est prête à tout pour remettre Tom sur le chemin des rides et des yeux qui tombent. Susan est prête à tout pour garder sa prestation compensatoire, mais malheureusement, Dave est lui aussi prêt à tout pour se venger.

Si cet épisode nous préserve d’une fin classique fondée sur mariage et bonheur, on aura l’impression d’avoir au moins réussi à épargner ça. Pour le reste, tout n’est qu’usures scénaristiques, invraisemblances, broderies délavés cousus de fils blancs filochés, gimmicks à répétition et gags éculés. Il n’y a même plus de plaisir à visionner Desperate Housewives, chaque épisode étant un reste de portion fade d’un autre épisode.
(4/10)


________________________________________________



Lundi 11.05



House (5.24 Both Sides Now – season finale)
Il y a toujours cette dimension House insupportable, celle où House a toujours raison, celle où Greg le flegmatique et impétueux résout des cas granguignolesques en dépit de l’avis de tous les autres.

Et puis il y a autre chose. La chute mentale d’un homme travaillé, pas vraiment surprenant, vu presque comme un aboutissement, un soulagement (une vengeance ?). Quelque chose qui en tout cas rend la série humaine, vraie et intéressante.
Pourtant, finir sur un mariage est l’idée sérielle la plus idiote et répandue qui soit. Dans House, avec les deux éphèbes couleur blé, c’est presque une super idée, jolie et acceptable. Pourtant, fonder sa révélation-finale-de-la-mort sur un tas d’hallucinations imbriquées est un procédé honteux (Grey’s Anatomy a eu d’ailleurs du mal a s’en relever). Avec Hugh Laurie, sur du Rolling Stones, c’est presque un super procédé.

C’était donc du super House avec un non super héros diagnostique. Un Greg affaibli et humain. Un super Gregory House.

(8.5/10) Série renouvelée pour une 6e saison.

house.jpg

 


Castle (1/10 A Death in the Family – season finale)
Fidèle à son univers (à moitié) mignard, Castle prend cependant fin sur une intrigue médico-policière mitigée. Un docteur assassiné, quelques suspects, une organisation bizarroïde.

La non-ingéniosité chronique des auteurs dans les scénarii policiers n’aidant pas, le spectateur se contentera de la funkytude des héros. La famille de Castle et lui-même. Comme toujours. Des êtres attachants ces Castle.

Pour le reste, la séparation se fait sans émotion, on apprécie cependant l’effort de teasing du show à propos du meurtre de la mère de notre flic héroïne. Mais attendre quelques mois pour en savoir plus sur Mam Beckett ne sera pas si éprouvant, c’est quand même de Castle dont il s’agit.

(6/10) Série renouvelée pour une 2e saison.






The Big Bang Theory (2.23 The Monopolar Expedition – season finale)
La saison est finie, l’année universitaire aussi. Rien de tel alors pour nos amis physiciens que de passer l’été au Pôle Nord, dans l’étude des glaces et le peaufinage de la théorie des cordes, chère à Sheldon.

Une fin de bonne facture, assurée par les joutes d’un Sheldon toujours au top et par les deux trois agacements d’Howard. Un épisode qui conclut honnêtement une seconde saison de haut vol et qui a permis d’ériger Sheldon en principe comique indispensable.
On regrette cependant la mise à l’écart de Penny, dont la présence ici n’a d’intérêt que dans l’avancement imparfait de la pseudo histoire d’amour entre elle et Leonard, un maigre rôle qui ne reflète en rien le grand rôle joué par l’héroïne tout au long de cette saison haute en couleurs. (Bilan à venir.)


(7.5/10) Série renouvelée une 3e et 4e saison.

 



How I Met Your Mother (4.23 As Fast as She Can)
Comme attendu, l’épisode dernier était un trick plus ou moins maîtrisé. Alors qu’il nous annonçait (là encore, plus ou moins) la rencontre de Ted et de la Mother, l’épisode s’est contenté d’une énième entrevue avec Stella, qui on le sait, ne sera jamais la future femme de Ted et d’une promesse non tenue : l’introduction de la véritable Mother.

L’impression d’être dupé à long terme, caractéristique de la série, est encore plus forte avec cet épisode. Pour noyer le poisson, les auteurs s’efforcent de créer un trio comique, autour de Barney, Marshall et Robin, sur le thème de l’arrestation par un agent de police et de comment s’en échapper.
Ni amusant, ni véritablement ingénieux, l’épisode, véritable bouche-trou inutile avant season finale, sentait surtout l’arnaque à plein nez.

(4/10)





Gossip Girl (2.24 Valley Girls)
Valley Girl sera t-elle la nouvelle valeur sûre d’une CW conjoncturellement affaiblie ? Pour cet épisode introductif (cross-over simplet avec Gossip Girl, en lieu et place d’un pilot en bonne et due forme), l’espoir est de mise. Sur le fond, Valley Girl (espérons que cela soit le nom officiel tant ce concept de valley girl peut être révélateur de la teneur de ce nouveau show) présente peu d’atouts originaux et à part remplir son rôle de spin-off accessoire, ce projet n’avait guère d’ambition.

Pourtant, faire un teen-show ancré dans l’époque des seventies est une sacrée bonne idée. A l’image d’American Dreams (dont Brittany Snow était déjà l’héroïne). La série n’aura sans doute pas son potentiel ni sa dimension émotionnelle (les thématiques déployées au cours de ce pilot étant d’un registre plus léger) mais elle pourrait très bien se créer son univers funky à elle, et s’attirer à ce titre la sympathie des fans de la feu-série et de certains autres amateurs d’expériences rétro.
C’est en tout cas ce que ce pilot semble vouloir tenir dans sa ligne de conduite : scénaristiquement maîtrisé, parfaitement représenté dans l’univers des seventies (la bo est excellente et les acteurs impeccablement vintage), formellement alléchant, fastoche mais efficace.

Et avec l’arrivée de Lily et Carol dans la vallée, ce fut tout l’intérêt d’une Blair en reine de bal et d’une Serena chaperonne qui a été mis à mal. Et c’est une bonne nouvelle. Voire un sacré tour de force, je crois.
(8/10)

valley girls.jpg

 

________________________________________________



Mardi 12.05




Fringe (1.20 There’s More Than One of Everything - season finale)
Fringe serait-il le nouvel Heroes ? Un exemple parfait d’une série ampoulée, aux apparences intrigantes et mystérieuses mais dont le fond se révèle creux et vain ? Le pétard mouillé de la saison 2009-2010 ?

Si la série conserve certaines qualités (JJ Abrams, son casting et son univers froid), l’épargnant pour le moment de la comparaison NBCienne, son season finale, lui, s’est avéré terriblement impie. Remettant en cause toute la solidité de l’arc de cette saison, son potentiel et son intérêt. Les scénaristes préférant bâcler ce chapitre avec deux confrontations fantastiques bougrement pas efficace (la simple introduction après la fausse-tempête de William Bell, sans propos) et un effet spécial supposé significatif (la fameuse autre réalité) pour se complaire dans la mise en scène d’une idée à l’effet twist dont ils sont sacrément fiers (et qui concerne Peter, notre héros baby-sitter).

On en vient à regretter de s’être aveuglément pris de passion pendant plusieurs mois, pour un mystère, à peine élucidé, à peine évoqué.La patience est une vertu. Encore plus à Harvard, avec Olivia. Il ne reste plus qu’à la seconde saison d’être concise et déchiffrable pour que l’intérêt regagne le spectateur, enclin à pardonner cette mauvaise sortie.

(5/10) Série renouvelée pour une 2e saison.

fringe.jpg

 



Better Off Ted (1.07  Get Happy - season finale)
Fidèle à l’empreinte des six premiers épisodes, Better Off Ted se conclut sur une note spirituelle, intelligente, parfois drôle, mais dont la teneur est parfois inaccessible.

Mais l’ensemble est louable, réussi et sauvé par des leaders comiques impeccables, dont Veronica (Portia de Rossi) qui dans cet épisode nous éblouit par sa chevelure dorée chatoyante et sa get happy attitude. Il nous en faut peu, c’est vrai, mais les amateurs d’Arrested Development comprendront.

(7/10) Série renouvelée pour une 2e saison.

 

________________________________________________

 

Mercredi 13.05



Lost (5.15 Follow the Leader)
L’avant dernier épisode de Lost, c’est toujours le moment où l’on jauge la saison présente de la série, où l’on s’impatiente (ou pas) du final de l’année, espérant que nos personnages préférés échappent à la mortalité annuelle qui règne sévèrement sur l’île qui bouge, priant très fort pour que la série évite les flashbacks sur l’enfance de Miss Freckles ou de Mister Albinos et aille de l’avant, résolve une partie de ses nombreuses intrigues lancées depuis cinq ans et nous impressionne (tout en restant cohérente et crédible) (ça peut être compatible).

Oui, cet avant dernier épisode avait beaucoup de pression sur ses épaules. Et curieusement, l’épisode s’est véritablement donné, emportant alors notre adhésion, sans trop en faire.

Follow the Leader (aka Locke venu assassiner ce mythique Jacob) n’a pas rendu plus ampoulée la série (un exploit) et a même fait avancer (un peu) quelques uns de ses mystères (Jacob –menacé, l’envie de Jack de faire tout exploser, la grosse boîte portée par la cousine de Michelle Rodriguez, l’exil de James et Juliet forcément interrompu par Kate-les-pieds-dans-le-plat).

Et c’est peut-être sa plus grande réussite. On file doux, on évite les discours plats pour de vraies questions mythiques (celle qui suit par exemple) et on installe son vrai final.

Une question cependant. Qu’est-ce qui ment dans l’ombre d’une statue ? Parce que faute d’une réponse cohérente et intéressante, je ne vois pas comment je pourrais continuer la review de cet épisode, totalement paralysé par cette problématique de fond. Une vraie transition finale maîtrisée, c’est du Lost tout craché.
(8/10)





Lost (5.16 & 5.17 The Incident – season finale)
Tout d’abord, ce que j’ai écrit plus haut a du opérer sur moi une sorte de malédiction momifiée : mon personnage préféré a passé l’arme à gauche dans les dernières minutes de cet épisode qui faisait mal aux yeux (et aux oreilles). Et comme je me fiche des balises spoilers (ça veut dire que je ne sais pas les créer), je vais pleurer la mort de Juliet, là, tout de suite, sans prévenir les aimables gens qui fouleront cette terre que c’est donc JULIET qui mourut sous nos yeux impuissants.

Parce que Juliet avait beau être (un peu) inutile (à part incarner la femme réfléchie à la jolie voix, qui finalement accepte tout) (ou être celle qui use des écarteurs mieux que quiconque), elle était quand même très lostienne. Et même si l’heure de son décès n’a pas été prononcée et qu’une survie n’est peut-être pas si farfelue, je ne dirai que : V. et ferai mes adieux définitifs à la jolie scientifique.

Nous qui n’avions jamais vu Jacob, nous qui l’avions imaginé des années durant tel un Hollow Man, un homme sans bras ou avec le charisme d’un divin messie, nous voilà un peu déçu : Jacob a les traits du fifrelin qui battait Rita (Dexter). Alors question charisme, on repassera. En tout cas, les auteurs semblent apprécier Jacob, pas une seule apparition en trois ans et une éruption systématique à chaque flashback de ce final , c’est ce qu’on appelle vouloir exploiter au mieux sa dernière carte (c’est le cas). Et question ubiquité, Jacob est très fort (et sans prendre de rides). Mais des quelques intrigues qui paralysent cet épisode, Jacob est peut-être la plus innovante, la plus mythique et la plus explicative, magnifiquement introduite et dont la symbolique ne fait aucun doute. Dans toute cette histoire, il faut aussi souligner le fait que Ben est absolument parfait, l’évolution de son personnage ne fait aucun doute et on peut dire que le héros est maintenant charismatique.

Pour le reste, je la ferai courte, je ne suis pas un théoricien lostien, de ceux qui passent leur temps à expliquer la présence du bateau au loin, du pied manquant ou qui m’interroge sur les accessoires d’Hurley. Parce que c’est déjà assez prolixe, chiant, et inutile de lire tout ça un peu partout.

En quelques mots donc, l’épisode s’est révélé convaincant, fluide et rythmé, faisant de la dimension soap de la série (le carré amoureux des personnages principaux) une dynamique centrale de The Incident, aux conflits prenants et aux conséquences graves pour la suite.

Aussi, le faux-cliffhanger de fin sur le faux Locke ou le vrai cadavre (un peu comme Fringe, sauf que c’est mieux fait) n’avait rien d’une surprise, mais ouvre la voie à de vraies intrigues 2010 étroitement liées à celles d’Ilana, Esau et toute cette nouvelle trame narrative. A cette occasion, on espère que Jin et Sun, Penny et Desmond bénéficieront quand même d’un peu plus de temps d’antenne, le choix par priorité et l’écart de quelques épisodes de piliers devient un peu lassant dans Lost.

(8.5/10) Série renouvelée pour une ultime saison.

lost final.jpg





Lie To Me (1.13 Sacrifice - season finale)
Un attentat terroriste pour clore cette courte saison (cela change des histoires anecdotiques de la série), et avec lui, tout un discours antipatriotique que l’on salue et des raccourcis clichés habilement évités -qui auraient d’emblée scandaleux pour le genre de séries que représente Lie To Me.


(7/10) Série renouvelée pour une 2e saison.






America’s Newt Top Model (12.11 Take me to the Jungle - season finale)
La finale d’AMNM, c’est comme Star Académy en France. C’est à l’antenne à peu près toute l’année, c’est aussi insipide que le gagnant est inodore, Tyra Banks est aussi allumé que le grec de service et pourtant, le spectateur s’intéresse toujours le moment venu aux résultats finaux.

Pour cette douzième édition, Tyra nous a concocté du final lymphatique, avec advertising bidon et photoshoot mal inspiré à la clé. Des trois finalistes, se démarquait Alisson, jolie blondinette aux yeux drôlement globuleux et au phrasé minaudant. Une vraie figurine de pet shop. Et pourtant, Teyona, aux airs volontairement aborigènes a été élué par un jury non averti (qui diable connaît le designer de Rosa Cha ?). Soit la huitième femme de couleur élue sur dix émissions. On peut décidément soupçonner Tyra de pratiques raciales (positives ?). (Seulement si un contrat avec CoverGirl est vu comme foncièrement positif dans la carrière d’un model de couleur).

(5/10) Show renouvelé pour une 13e saison.

Cycle-12-Episode-3-americas-next-top-model-4824577-500-375.jpg

 






The New Adventures of Old Christine (4.21 The Old Maid of Honor)
Avec la fin de The Office et The Big Bang Theory cette semaine, Christine avait prévu de nous épargner. Et de nous faire sa sortie solo la semaine prochaine, pour qu’on la pleure comme il (elle) se (le) doit, à la mesure de sa mégalomanie.

Toujours égocentrée, et toujours habile à nous faire aimer ses vices personnels, Christine se rend à la réception pré-mariage de Richard et New Christine, histoire d’y saupoudrer méchanceté et jalousie. L’occasion pour nous de savourer cette personnalité unique et de voir le mythique « Richard and Christine : Two Lives, One Love. A photo journey of a special couple on their special day. In love », entre deux fous rires téléguidés d’une New Christine presque aussi royale que la Vieille.

(8.5/10)

________________________________________________

 

Jeudi 14.05




Grey’s Anatomy (3.23 & 3.24 Here’s to the Future – Now or Never - season finale)
On se dit souvent que reviewer Grey’s Anatomy est un effet de mode passé, que la série aborde avec schématisme ses histoires inoffensives, et qu’il n’y a plus rien de nouveau au soleil. Mais avec ce season finale, tout ce raisonnement sériephile prononcé avec assurance a le nez cassé (toute allusion avec le dégât O’Malley n’est que fortuite). Parce que Grey’s Anatomy, en cette fin de saison, a été vraiment à la hauteur.

On énumère ?

- Déjà il y a ces acteurs formidables, Chandra Wilson, Justin Chambers, Kevin McKidd, Katherine Heigl. Autant d’acteurs qui permettent à des personnages d’être vraiment habité. Autant de protagonistes solides qui permettent l’imbrication parfaite d’intrigues principales et secondaires, sans jamais affaiblir le rythme ou alourdir l’écriture (fait rare).

- Et il y a Ellen Pompeo aussi, la révélation enfin révélée de cette saison. Ellen, qui assure autant dans le post-it marriage funky (une idée parfaite) que dans le « OMG this is George, John Doe is George » terrifié.

- Parce qu’il y avait Matt Saracen (FNL) et Paris Gellar (Gilmore Girls) en guest star, sans être étiquetté guest-star over-make-up « c’est moi que vlà », dans la peau de patients ordinaires.

- Enfin, il y a cette fameuse révélation George « 007 ». Certaines avouent sans honte leur torpeur, d’autres brandissent l’étendard du « je l’ai su dès le début, c’te trop prévisible », d’autres plus rares comparent avec l’épisode d’ER où il arrive une chose similaire à Dennis Grant. Certes. Mais on ne peut pas toujours comparer avec Urgences, la série qui a produit plus de trois cents idées médicales sur quatorze saisons. Le reproche perpétuel, c’est usant, surtout quand l’idée est objectivement très bonne.  Le procédé était astucieux et on doit reconnaître que Shonda Rhimes, en dépit de ses innombrables tares, a vu juste (et grand) en nous habituant volontairement à l’absence de George durant toute cette saison.

Et cette fin engendrée était à la fois ingénieuse et scandaleuse, mais terriblement efficace. Parce qu’on a, tous, compté les mois qui nous séparent du series premiere de la prochaine saison. (4 et demi.)

(9/10) Série renouvelée pour une 6e saison.

grey final.jpg

 


30 Rock (3.21 Mama Mia) Liz Lemon aime bien Jack Donaghy. Pour lui, elle organise un Mama Mia contest, sorte de concours administratif qui permet au héros de retrouver son père. Un peu plus de Jack Donaghy évoluant dans sa sphère privée ne fait pas de mal, surtout lorsque cela touche de près ou de loin à sa mère démoniaque. De bonne guerre, cet épisode bien mené et abouti avait tout pour plaire, même la storyline sur Tracy avait de quoi attirer les foules tant son propos était juste et amusant. Un fait rare sur NBC.

(8/10)




30 Rock (3.22 Kidney Now ! - season finale)
Sheryl Crow, Elvis Costello, Mary J. Blige, Adam Levine, Rachael Yamagata, Rhett Miller, Moby, Norah Jones, Sarah Bareilles, Cindy Lauper et les Beatie Boys. Tous réunis pour une cause caritative : le don d’un rein pour le père de Jack. Assez ironique dans ses procédés et dans son contenu, ce season finale, doux et acerbe sans être trop prétentieux, renoue avec l’esprit premier de 30 Rock tout en ne négligeant pas son effet de guest, récurrent dans cette saison, mais que la série ose pour la première fois caricaturer.

Malgré leur fréquence, les bonnes guests se comptées sur les doigts d’une main cette année (Oprah, Karen, Salma et qui encore ?), on s’est cependant contenté et délecté de notre trio d’acteurs comiques (Liz, Jenna et Jack), tous représentant un type d’humour bien précis (on parlera de Tracy plus tard). Plus d’analyse dans le bilan à venir.

(8/10) Série renouvelée pour une 4e saison.





Parks and Recreation (1.06 Rock Show - season finale)
Fin morose et attendue pour Parks and Recreation. Leslie Knope prend du gallon dans cet épisode et au passage, un peu de maturité et de respect. La figure s’écarte définitivement du modèle de Michael Scott et c’est peut-être mieux comme ça.

Mais avec cette évolution, c’est aussi l’humour du mockumentary qui change avec elle. Plus forcé, plus gros, l’humour de la série est un problème scénaristique que les auteurs n’ont pas encore jaugé ni résolu. Mais cette mini-saison n’a été qu’un coup d’essai, pareil à The Office il y a quatre ans. On espère un coup de maître en seconde saison, avec des éléments scénaristiques plus inédits et des nouveaux personnages pour solidifier cet univers à peine esquissé. Les créateurs en sont capables.

(7/10) Série renouvelée pour une 2e (longue) saison.





The Office (5.26 Company Picnic - season finale)
Un pique-nique traditionnel pour toutes les branches de Dunder Mifflin (une découverte cependant pour le spectateur). Une occasion professionnelle sympa qui permet de réunir tous les acteurs secondaires marquants de cette saison, entre David le grand patron, Charles le boss craint et draguée par tous et toutes et Holly, l’âme sœur  de Michael que l’on se surprend à sur-adorer.

Pourtant, malgré le potentiel de la situation, The Office a préféré prendre son temps et créer quelques situations comiques à des moments stratégiques, voilà comment le match de volley et le sketch SlumDunder Mifflinaire ont été de grandes réussites, assurés par des protagonistes concentrés et en forme (merci Dwight, merci Holly).

Mais toute la force de cette épisode réside dans sa conclusion, sans débordement, silencieuse et émouvante : le bonheur de Jim et Pam qui prend une toute autre envolée. Joli mais pas mièvre, inattendu mais à point nommé, comme The Office sait le faire.

(8/10) Série renouvelée pour une 6e saison.

office the 5x23.jpg

 


Ugly Betty (3.22 In the Stars)
Les aventures de Betty à YETI sont toujours dynamiques et agréables à suivre.
L’héroïne dispose toujours de plus de capital sympathie lorsqu’elle est dans la peau de l’étudiante en journalisme qui galère que dans celle de l’assistance fûtée toujours là pour résoudre la crise. Cela en va de la crédibilité et du réalisme de la série.
Et c’est exactement le point fort de l’épisode, le gros atout Adele mis à part.
(7/10)



CSI (9.24 All In - season finale) Quelle ne fut pas ma surprise au visionnage de cet épisode des « Experts » ? Ne pas apercevoir Grissom ou Sara n’était un scoop pour personne (je trouve par ailleurs que Fishburne s’en tire plutôt bien), mais la transformation physique de Nick, elle, n’a pas été médiatiquement annoncée. George Eads a pris un sacré coup de vieux (et de bonnes grosses calories). Nick, le sex symbol d’une série fondée sur les visuels à outrance, est devenu un cop vieilli et adipeux. Et après, on s’étonnera du succès en baisse de la série. En tout cas, il est étonnant que la presse ne s’en soit pas fait ses choux gras. Peut-être est-ce du à la figure phallique que représente l’acteur et le personnage, les discriminations ne sont bonnes que pour les femmes, c’est bien connu.

Remarque à part, le final de CSI (une histoire de jetons de casinos valant l’El Dorado retrouvés, sujets à de nombreuses convoitises), aussi classique que prévisible, a clôt une saison dans la même veine. Les fans apprécieront cependant le décor très Las Vegas de l’épisode, histoire de renouer (en vain) avec l’esprit et l’ambiance de départ de la série. Les autres crieront famine, le bec ouvert.

(4/10) Série renouvelée pour une 10e saison.

csi.jpg

 



CSI : NY (5.25 Pay Up - season finale)
A la différence des CSI standards, notre équipe new-yorkaise a joué sur la grande sensation et l’émotionnel pour tenter de finir en beauté. En faisant mourir l’une des figures phares de l’équipe, Jessica Angel, la série a tenté d’une part de donner un dernier coup de collier à cette saison en demi-teinte et d’autre part, de mettre en scène les performances impeccables de ses acteurs.

Une réussite formelle pour certains, une succession de cop-procédés faciles et usants, achevés par des cliffhangers gros comme des buildings new-yorkais pour les autres. Demeure cependant l’excellent Gary Sinise qui domine fort bien la Big Apple.

(6/10) Série renouvelée pour une 6e saison.



Supernatural (4.22 Lucifer Rising - season finale) Je n’ai jamais été très familier avec les frères Wichester. Pour moi, Dean, ce n’est pas Jensen, c’est son frérot et il vit à Stars Hollow. Et cette histoire de démons ne vaut selon moi qu’au début des années 2000, sur UPN.

Mais cette histoire de Lucifer Rising avait de quoi promettre monts et merveilles dans le monde des créatures divines et diaboliques. Jusqu’à ce que Ruby et Sam ouvrent la bouche. Parce que même pour les néophytes du genre, cette sensation de précipitation dans les évènements et de brouillon permanent dans le déroulement de l’épisode était frappante. Le méchant démon meurt, les frères enterrent la hache de guerre (et en profitent pour déterrer la crypte satanique), le manichéisme dans ce genre de séries est, en 2009, plus fort que jamais, plus bête et méchant que jamais. On souhaite au moins à la série de bien se reposer cet été, avant d’entamer un énième périple idéologique dur à gober.

(4.5/10) Série renouvelée pour une ultime saison.






Bones (4.26 The End in the Beginning - season finale)
Alors que la série nous avait habitué en une saison et demie au même ton gentiment convenu, ce final de saison 4 (la saison de tous les dangers pour les anthropologues) a voulu briller dans l’originalité, shiner dans du storytelling à l’envers : tout ce qui existait dans l’univers de Bones ne vaut plus, l’épisode étant un rêve de Booth comateux jusqu’à la moelle (jeu de mot osseux plutôt approprié).

Et malgré cette prise de risque louable et inédite, la direction prise pour cette conclusion de saison était un brin overzetop et foutraque pour être suffisamment crédible ou au moins divertissante. Booth s’invite une nouvelle vie avec Brennan, un nouveau crime et une nouvelle équipe policière. Si les clins d’œil distillées tout au long de l’épisode plairont aux fans de la première heure, les autres se sentiront un peu mis de côté, paumé a milieu de cette histoire dont on sait dès le début qu’elle est erronée.

Qui plus est, la série aurait pu jouer la carte du n’importe quoi jusqu’au bout, quitte à rendre définitivement perplexe le spectateur dubitatif quant à l’avenir du show. Au lieu de ça, Bones se reprend et joue la carte la plus abîmée de l’univers série : celle de la bonne vieille amnésie du héros pour teaser un max.

Le parfait exemple d’une prise de risque originale auto-sabordée, anéantie par une série qui manque à terme d’ambition.

(4/10) Série renouvelée pour une 5e et 6e saison.

Écrit par J.D.L (Webmaster) dans Adam & his T.V | Lien permanent | Commentaires (24) | Tags : csi, supernatural, fringe, house, castle |  Facebook

16.03.2009

Adam casse la télé # Semaine n°23

Edito

Cette semaine, Adam n’était pas d’une humeur séries. Malgré une semaine très chargée, malgré le retour du très bon Breaking Bad, malgré un hilarant The Office, malgré l’arrivée du plutôt novateur et intéressant Castle, Adam a réalisé que les séries, c’est plus ce que c’était.

Comment apprécier l’esprit de Liz Lemon lorsqu’on a grandi avec Lorelaï Gilmore ?
Comment frémir avec Olivia Dunham lorsqu’on a déjà tout vu avec Dana Scully ?
Comment Betty Suarez peut-elle succéder à Angela Chase en prime-time sur ABC ?
Comment passer de Phoebe Bouffay à Lily Aldrin sans se consterner ?
Comment admirer la trendy Serena Van Der Woodsen lorsque la fancy Carrie Bradshaw nous a fait un show pendant six ans ?
Comment se satisfaire de la famille Scavo quand on a voulu être membre de la famille Green ?
Comment se contenter de Echo après Buffy ?
Comment apprécier la fausse pertinence des starlettes actuelles de Megan Smith à Claire Benett lorsqu’on a connu Shelly Johnson et Claire Fisher ?
Comment peut-on regarder Prison Break après Oz ? Brotherhood après les Sopranos ?
Comment oublier Karen Delaney St. Croix Popeil Walker Finster-Walke lorsqu’on n'a plus que Susan Mayer à se mettre sous la dent ?
Comment rêver de l’Amérique de Kitty Walker lorsque C.J Cregg nous a déjà tout dit ?

Alors la e-plèbe, comment ?

__________________________________________________________

Dimanche 8.03

 

Desperate Housewives (5.16 Crime Doesn’t Pay) Sans doute les semaines de hiatus, sans doute un effort dans l’élaboration scénaristique de l’épisode…, en tout cas, le retour de Desperate Housewives cette semaine s’est avéré payant.
Si l’histoire de Susan peine à intéresser (malgré le bon personnage de Katherine mais faute de réelle recherche dans la nouvelle situation entre les deux femmes et Mike l’ennuyeux), en revanche, celle de Lynett et Gaby ont été agréablement bonnes et bien menées.

D’abord, un retour aux sources pour les Scavo, une prémice d’intrigue intéressante qui devrait déboucher sur un comeback professionnel de Lynett. L’histoire devrait pouvoir nous faire oublier l’arc inutile fait autour du films Scavo (Porter ou Parker ?) et miser à nouveau sur l’alchimie détonnante (et initialement originale) existante entre Lynett et Tom.
Celle de Gaby a été également parfaitement louable.

Grâce à des répliques dignes du personnage comique de haut vol que représente Gabrielle Solis (“Well, call the Vatican, cause we’re gonna need a manger and some hay”. She’s the most incredible woman I’ve ever met. Sheila ? C’mon, she has a Hello Kitty tip jar”) la storyline pourtant attendue (une conclusion à l’histoire de tromperie du patron de Carlos) s’est suivie sans déplaisir. Comme l’épisode, drôle et gentillet.

(8/10)

dh 5x16.jpg

 

Flight Of the Conchords (2.06 Love is a Weapon of Choice) Cela devait arriver : les Flights se battent pour une fille. Et pour une cause : les chiens épileptiques. Quand l’un veut en faire un gala de charité, l’autre veut dégoter un nouveau vaccin canin. Le summum du loufoque.

L’histoire avait de quoi déconcerter mais la scène conclusive de l’intrigue (le fameux concert, sur fond de diapositives de chiens, qui a coûté la vie à plusieurs chiens épileptiques) s’est révélée jouissive, consacrant par là même un épisode bourré d’humour (ou comment apprécier le retour de leur fan unique : Mel) et de nuances subtiles (I lost him for six years. Charlie ?).
(7.5/10)

 

Big Love (3.04 On Trial) Un épisode aussi intense et travaillé que les précédents signant par là, une saison parfaite et puissante.

Le procès s’est enfin déroulé, du côté de Salt Lake City. Les auteurs misent davantage sur les préliminaires de celui-ci que sur déroulement même. Evitant par là les écueils du genre légal show réchauffé.

Dans cet épisode, chaque scène de chaque sister-wive, de chaque mormon, de chaque enfant Henrickson est intense, marquante, complexe. Margene qui se cherche (la scène où elle danse frénétiquement est d’une puissance rare), Nicky qui pousse son père dans les escaliers (quel regard !) et Barb qui demande Ana en mariage.

La série développe des personnages époustouflants, aux personnalités complexes voire insaisissables et cela d’une manière simple et juste. La série devient ce qui se fait de mieux du côté des chaînes câblées, un vrai retour aux sources pour la télé. C’est un véritable régal intellectuel.

(9/10)

 

The United States of Tara (1.08 Abundance) L’épisode axe sa trame dramatique sur le nouvel alter de Tara, Gimme, sorte d’animal féroce et violent qui préoccupe Max et la thérapeute de Tara sans en dévoiler davantage sur cette nouvelle personnalité.

Laissant finalement le spectateur sur sa faim, l’épisode préfère consacrer (exclusivement) son temps au personnage d’Alice, qui regorge autant d’afféteries et de manières truculentes. Mais cet alter gagne ici aussi en profondeur, son obsession d’enfanter avec Max, au départ dépeinte comme amusante et frivole, laisse peu à peu transparaître un véritable mal-être chez Alice. La scène finale est déchirante.

L’écriture est excellente. Les répliques d’Alice sont imparables. L’interprétation de Toni Colette meilleure encore.
(8.5/10)

 

Breaking Bad (2.01 Seven Thirty-Seven) Ce season premiere de Breaking Bad, je l’attendais depuis un bon mois, ne jurant que par le faciès décomposé de Walter et l’air mafieux de Jesse. Ce retour a été à la hauteur, nous offrant une palette d’émotions, pareil à celle de la saison inaugurale.

De la joie dans cet épisode (le funkysme signé Jesse ou le plaisir retrouvé), beaucoup d’empathie et de mélancolie grâce à la dévouée Skyle White (la scène où elle déverse ses émotions à Hank est quasi-culte), de la stupeur aussi (les scènes de Tuco le bad guy), de l’effarement très breaking-badien (la scène où Skyler se cogne contre le frigidaire après que Walter ait essayé de consommer leur mariage), et cette même fascination incarnée par ce même Walter. Breaking Bad est passé maître dans l’art du sentiment insaisissable.
(9/10)

breaking bad 2x01.jpg

 

__________________________________________________________


Lundi 09.03

 

Castle (1.01 Flowers for Your Grave) ABC, un cop-show, du formula puant à plein nez, des meurtres en abondance : tout était prédit pour que Castle soit le genre de série détestable, creuse et inutile, à la sauce CSI. Pourtant, la série, par son humour, son rythme, sa légèreté affichée, son autodérision assumée, ses acteurs convaincants et sa palette de personnages atypique, s’est révélée être la surprise de la semaine. Une sombre histoire de serial killer, copycat du best-seller Richard Castle, au démarrage.

Puis l’histoire et les personnages se mettent en place. Castle est l’anti-héros par excellence, séducteur invétéré, maladroit et blagueur. Kate, la flic bien sous tout rapport, un peu sèche, un peu frigide mais au bon fond. Un duo qui fonctionne formidablement, quasi-chimiquement.

Autour de ce duo, gravitent des personnages d’emblée originaux. Martha, la mère du héros. A l’Ouest, charmeuse voire un peu nympho, un portrait d’une sexagénaire comme on en voit peu à la télévision américaine.

Si l’histoire policière s’avère finalement plus convenue qu’au démarrage, l’écriture sarcastique et bien sentie de l’épisode et les personnages permettent de souffler à la série un air loufoque et attachant. A suivre.
(8/10)

castle pilot.jpg

 

How I Met Your Mother (4.16 Sorry, Bro) Les techniques de l’épisode semblent usées jusqu’à la corde : on réunit notre bande de copains dans leur bar préféré, on les fait jacasser sur tout et rien pendant 20 minutes en agrémentant leur propos (toujours sur les relations amoureuses) de flashbacks intensément comiques pour distraire au maximum le spectateur.

Les répliques de chacun sont parfaitement calibrées (chacun à tour de rôle raconte son anecdote). Tant pis pour la spontanéité. Les flashbacks sont bien pensés, rythmés et souvent drôles. Tant pis pour l’originalité.
Ca reste tout de même attractif et désennuyant.

(7/10)

 

Heroes (3.19 Shades of Gray) Un épisode bizarrement pas-mauvais et étonnamment soigné. Pour la première fois depuis le début de l’arc de cette saison (la fameuse traque des héros part ce « gouvernement » clandestin), le fil narratif avait un sens. Emile Danko devient l’homme à abattre, il représente une menace pour les deux clans, un nouvel enjeu en découle.

Claire poursuit sa mission secrète (à savoir, sauver par ci, par-là une âme en détresse) sans que celle-ci soit faussement intense. Les quelques autres histoires (Matt en bombe humaine, Tracy en quarantaine) se sont révélées bizarrement haletantes. Plus de simplicité peut faire du bien, la preuve avec cet épisode d’action distrayant.
(6.5/10)

 

__________________________________________________________


Mardi 10.03

 

The Big Bang Theory (2.17 The Terminator Decoupling) Construire son épisode entier autour d’une seule (et maigre) guest-star (Summer Glau, aka SexyRobot dans Terminator), c’était (presque) comme faire injure à la série. D’autant que la fameuse storyline (du rentre-dedans à deux balles fait successivement par les geeks (parfois drôles) du show) n’avait rien de foncièrement comique (du déjà-vu puissance mille).

Heureusement, le geek (toujours drôle) du show (i.e Sheldon) disposait de son histoire à lui (comme toujours) en lien avec Penny (comme toujours). Et le tout s‘est avéré fructueux et très efficace, les répliques échangées entre les deux protagonistes étant (comme toujours) très élaborées.
(6.5/10)

TBBT SUMMER.jpg

 

Mistresses (2.04) La vie suit son cours chez les Mistresses. Katie se ressaisit et reste avec Dan, Hari découvre l’infidélité chronique de Siobhan, Jessica réalise que son volage de mari ne lui convient plus et Trudy en apprend plus sur le secret de son fiancé.

Une évolution globale intéressante mais cruellement convenue. Si le spectateur ne s’ennuie pas, c’est avant tout grâce au talent et à l’émotion frappante des héroïnes et à la mise en scène prenante très BBC.

(7/10)


__________________________________________________________


Mercredi 11.03

 

Damages (2.10 Uh Oh, Out Come The Skeletons) A deux épisodes de la fin, Damages accélère le rythme et dégénère son propos. Et tous les protagonistes de cette saison se retrouvent. Claire Maddox et Dominic Purcell, contre Walter Kendrick, une histoire d’empoisonnement à la aracite intéressante qui aura sans doute des conséquences sur le soudain mea culpa de Claire. On comprend que Walter est un pourri fini et que Claire, sur la voie de la rédemption, sera bientôt en danger.

Ellen met enfin les pieds dans le plat : elle confie son secret à Timothy Oliphant (j’ignore encore son nom dans la série). A sa couverture, mise en danger, s’ajoute l’histoire des deux feds qui semble autant dérailler, pas très pro le FBI dans Damages. Crac et indic’, il semble que le rôle du FBI va être déterminant pour la suite. On imagine aisément une Ellen laissée à elle-même, obligée en saison 3 de faire cavalier seul et de réunir elle-même les éléments qu’elle a contre Patty. Ou autre scénario malin dans le genre.

Du côté de Patty Hexes, c’est repos. La storyline qui lui est consacrée, n’intéresse que sa famille. On imagine mal un lien éventuel entre l’arc de cette saison et la prof d’art-girlfriend du fiston de Patty, mais pourquoi pas.

La scène finale en dévoile plus quant à la fameuse scène clé de la saison 2 de Damages. Les coups de feu qui succèdent au « I lied too » n’ont donc pas tué Patty (qui en doutait ?), malgré le face-to-face, la confrontation entre les deux héroïnes. La scène nous laisse sur notre faim. C’est, encore une fois, bien vu. Vite, la suite.
(8.5/10)

 

The New Adventures of Old Christine (4.17 Too Close for Christine) Christine se fait une nouvelle amie, ce qui soulage Barb.
Et qui ravit Christine, pour un temps. Une thématique sur l’assistance ciblée et formidablement bien menée, comme toujours dans cette sitcom modeste mais de très bonne facture
.
(9/10)

 

__________________________________________________________


Jeudi 12.03

 

Ugly Betty (3.17 Sugar Daddy) C’est la crise. A Mode, aussi. Et même dans le monde hispanique du Queens. Deux histoires sur le même thème, aussi réussies l’une que l’autre.

La famille Suarez se serre les coudes, c’est dans ces moments-là que la famille paraît la plus crédible. Une happy end prévisible mais pourtant pas crispante, l’histoire des Suarez ayant emporté notre adhésion (seuil de tolérance ?) grâce à leur participation au jeu télévisé. Une alternance entre drama mélo (l’expulsion fatidique, l’air catastrophé de Betty la moche) et comédie attachante (le moment omelette, Justin fait la manche sous la bénédiction d’Hilda) particulièrement mesurée.

Sans verser dans un registre pathétique, l’histoire de Mode était tout aussi mesurée. Amusante, grâce à Wilhelmina qui découvre les joies du bus ou qui est contrainte de mettre au placard son vison, ou Marc fidèle à lui-même. Surprenante, également, grâce au rapprochement entre les deux éditeurs en chef de Mode pour une cause qui exige plus qu’une rivalité d’égos.
Pourtant pas très originale sur le fond, cette histoire s’est ancrée dans une réalité du terrain véridique, alors que la série est connue pour être tout sauf réaliste. Betty a réussi un joli coup d’essai.
(7.5/10)

ugly betty 3x17.jpg

 

Skins (3.08 Effy) L’épisode d’Effy d’une saison davantage teenie et ternie (jeu de mot) allait-il être aussi inventif, quasi-onirique que ceux des saisons précédentes ? C’était une question légitime que le sériephile était à même de se poser.

Et vu la qualité grandissante de cette saison, la réponse est plutôt mitigée.
Si l’ambiance est plus soignée, plus mélo, plus touchante et que les personnages s’affirment de plus en plus au fil de cette saison, en revanche, le thème du jour manquait cruellement d’originalité.

Une sombre fête au beau milieu de nulle part virant à la peur générale, quitte à ressembler à un mauvais slash movie, c’était le pari pour célèbrer Effy. Et malgré un sentiment d’inquiétude attendu, le tout ne s’est pas révélé très prenant.

Pour le fond, même constat septique. Les storylines étant réduites à deux histoires d’amour bâclées, vues mille fois ailleurs, il y avait de quoi être déçu. Un duel qui ne va pas jusqu’au bout de ses promesses (faire mourir l’insupportable Katie et rendre criminelle une Effy déboussolée aurait été ambitieux. Et soulageant). Pourtant, le personnage d’Effy et ses compères avaient pris de l’étoffe au fil de cette saison.
Reste plus qu’à espérer que la suite soit moins one-shot que cet épisode un peu hasardeux.

(6.5/10)

 

The Office (5.17 Golden Ticket) Michael Scott a une idée de génie. Se déguiser en Willy Wonka et offrir aux clients chanceux (ceux ayant découvert dans leur lot de papier un golden ticket) une remise de 10%.

L’idée était astucieuse et originale, la folie enfantine de Michael n’avait pas été exploitée depuis le début de cette saison. Finalement, cette histoire n’était qu’un prétexte, joliment amené, pour approfondir la relation de pouvoir qu’il existe entre Michael et Dwight. Un angle où la cruauté de  Dunder Mifflin est notoire et sans concession.

Un bonheur pur pour le spectateur friand de ces scènes un peu absurdes, un peu dérangeantes mais surtout très drôles caractéristiques de The Office.

(8.5/10)

 

30 Rock (3.13 Goodbye, My Friend) Trop d’histoires peut anéantir le propos comique de 30 Rock. Preuve en est avec cet épisode fouilli, qui cumule les storylines avec peu de tact.

Si l’histoire de Liz Lemon (qui sympathise avec une jeune serveuse/chanteuse paumée pour essayer d’adopter son bébé) ou celle de Jack (qui lui, se prend d’amitié pour Frank le scénariste) sont excellentes de fait, celle de Tracy ou de Jenna ont été moins à la hauteur.

Pourtant, le potentiel ne faisait aucun doute (Jenna qui ne supporte pas d’être ignorée par ses proches, en vient à créer des mini-évènements dans sa vie). Mais l’alternance de tous ces sketches, ajoutée au format court et à l’écriture trop rythmée du show ne permettent pas d’exploiter convenablement ces histoires sans empreinte, souvent réduites à rien.
(6.5/10)

30 rock 3x13.jpg

 

Grey’s Anatomy (5.17 I Will Follow You Into The Dark) Le retour de la série phare d’ABC.
On avait beau se moquer un peu de la démence d’Izzie et de son comportement erratique, sa storyline devient de plus en plus touchante. Aborder la maladie de l’héroïne comme la série le fait était un pari risqué et alambiqué mais les auteurs s’en tirent bien, distillant les éléments dramatiques de l’histoire avec finesse. Et efficacité : on se prend de pitié pour cette Izzie devenue récemment insupportable à l’œil nu.

Autre storyline misant sur le lacrymalisme de l’américaine ménagère sortie des fourneaux pour l’occasion, l’histoire de Derek, qui est plus ou moins celle d’Izzie de saison 3, mais qui se finit sur une scène déchirante (ou presque) entre lui et Meredith.

Pour le reste, Georges devient inexistant et les crises cinquantenaires du chef ne sont que des bouche-trous narratifs et hystérico-chiants, typiques de la série.

(7/10)


__________________________________________________________


Après un spleen sériel (véridique mais) sans conséquence, Adam tire un bilan hebdomadaire mitigé. En brayfe cette semaine, les séries anglaises n’ont plus la côte. En revanche, de l'autre côté de l’Atlantique, les nouveaux Breaking Bad et Castle ont illuminé –toutes proportions gardées- nos soirées.

Bonne semaine.

 

Écrit par J.D.L (Webmaster) dans Adam & his T.V | Lien permanent | Commentaires (24) | Tags : castle, skins, heroes, the big bang theory |  Facebook