01.11.2011
Breaking Bad (Saison 4) Un chef d’œuvre sur la corde raide

Encore une saison hautement éprouvante pour Breaking Bad qui enchaîne les péripéties électriques, les rebondissements cruciaux sans jamais vouloir nous ménager. A une saison de sa révérence, soit huit petits épisodes prévus l’an prochain, Breaking Bad sort le grand jeu et lorgne désormais du côté des plus grands thrillers sériels jamais créées.
Moins métaphorique, plus musclée, la saison 3 de Breaking Bad avait dépassé nos espérances en développant un arsenal d’acier, fait de tensions psychologiques, de drame familiale et de prises de pouvoir sanguinaire. Cette année, Vince Gilligan n’a pas perdu la main et malgré les tensions entre sa chaîne fondatrice, AMC et son équipe, son bébé semble sur la voie de la canonisation sérielle.
Sans jamais renoncer à évoluer, l’histoire de Breaking Bad a cette année pris un tournant nouveau. Notamment au sein de la cellule familiale des White. Skyler, dans la confidence du business de son mari depuis l’an passé, passe le cap de l’épouse rancunière pour devenir une alliée de taille dans ce schéma de famille quasi-mafieux. Avec un art facétieux de l’entreprise, de l’investissement et de la comédie –plusieurs épisodes dans lesquels Anna Gunn se montre épatante dans un rôle contre-emploi- Skyler prend l’initiative du blanchiment d’argent. Retour aux sources pour les White qui comme en saison inaugurale se prennent de passion pour les centres de lavage auto.

Walter et Jesse sont désormais aux mains de Gus depuis l’assassinat du chimiste remplaçant en season finale de la saison dernière. En raison de ce passage à l’acte barbare, les deux perdent les faveurs du patron et sont à la merci de ce dernier, contraints au travail forcé. Pour ce changement d’humeur, plus d’ambiance noire, anxiogène est venue souffler sur le fond de la série, comme un virus. Fini le temps où la petite entreprise chimique de Walt se déroulait en caravane au beau milieu du désert, la série trouve désormais un nouveau mot d’ordre : le règlement des conflits.
Alors pendant que Jesse Pinkman, le partenaire de jeu de Walter en milieu souterrain, voit le vent tourner en sa faveur, peu à peu, en devenant le bras droit de Mike et cuisinier de Gus, Walter, écume les bévues et les mauvais traitements. Apogée d’une tension entre les deux hommes, l’importance de Hank dans les affaires internes de Gus, convaincu de sa complicité dans l’affaire Heisenberg, aboutit à un climax infernal de tensions, de suspense électrisant qui finit par envoûter les épisodes finaux de cette saison. Mais ce qui choquera surtout cette année, c’est la face nouvelle respective de Walter qui après les coups, la peur et les humiliations, finit par un expert en manipulation et en gestion de crises et de Gus Fring, qui dans sa délicatesse vicieuse, sa gestuelle fine, dissimile l’une des plus personnalités les plus terrifiantes de la télé.

Mais pas uniquement à suspens, pas seulement électrisante, la série a une fois de plus pris le temps de développer quelques arcs à part, d’une psychologie fine, notamment sur Marie, le temps d’un épisode où l’épouse de Hank renoue avec ses pulsions de cleptomane malade en enchaînant les visites immobilières et les histoires de famille saugrenues. Idem pour Hank qui accepte peu à peu son statut d’handicapé ou Walter Junior qui retrouve la réplique centrale à quelques occasions pour mieux éclabousser le marasme familial au visage amer de ses parents, évidemment dépassés par tous ces évènements.
Toujours agrémentés de flaschbacks prenants, d’une utilité féroce quand à la mythologique de la série, Breaking Bad a cette année déployé son histoire avec l’art qu’on lui connaît. En retrouvant des histoires importantes du passé (celles d’Hector Salamanca, de Saul ou de Ted), la série dessine un arc fictif élaboré où tout est inextricablement lié, mesuré, calculé, sans cesse passionnant et décapant.

Cette année, l’étau s’est resserré au maximum autour de nos protagonistes. Dès lors, Breaking Bad est devenue une série sombre à part entière, folle et malade, loin de ses facéties et de son humour d’antan. Désormais, la série ose l’anti-manichéisme vicieux (c.f scène finale) et pousse la prise de risque scénaristique à son maximum. Les huit épisodes de fin prévus l’an prochain risquent d’être doublement intenses. Et imprévisibles.
10/10

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08.10.2010
L'Hebdo Séries : Les mystères de Fringe

Cette semaine, l'HEBDO SERIES s’intéresse à la série FRINGE. Après un démarrage en demi-teinte, la série revient en ce moment sur nos écrans avec une deuxième saison qui semble enfin avoir trouvé ses marques. Comment la série a-t-elle réussi à prendre une nouvelle dimension ? L’HEBDO SERIES vous apporte ses réponses, et les acteurs donnent leur point de vue sur les changements de cette nouvelle saison.
Également au sommaire :
- Présentation des BORGIA, par Tom Fontana et premières images de la série !
- WONDER WOMAN fait son comeback, qui pour l’incarner ?
- BREAKING BAD nous invite à jouer au petit chimiste
- HUMAN TARGET ou l’héritage des films de Steven Seagal
En bonus, pour finir, on retrouve Bryan Cranston dans un sketch du dernier Saturday Night Live, qui prouve que l'acteur n'a pas peur du ridicule…
Bonne émission !
L’Hebdo Séries, c’est votre émission de référence sur les séries. Chaque jeudi, retrouvez toute l’actu de vos séries préférées en 7 minutes chrono ! News, reportages, interviews, tendance, sélec…Toutes les émissions sur http://www.canalplus.fr/hebdoseries
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08.09.2010
Breaking Bad (Saison 3) Prise de conscience aéro-souffreteuse

Full Measure – 3.13 (diffusé le 13.06.10) (finale)
Affrontement final à Albuquerque. Walter White se retrouve une nouvelle fois dans l’impasse. Que nous réserve donc cette troisième révérence chimique ?
L’avant-dernier épisode s’était achevé sur une scène silencieuse et visuellement déchirante dont la série a désormais le secret. Walter White a commis l’irréparable en écrasant sans trembler les deux jeunes dealers protégés de son boss. En filigrane, le patriarche a enfin choisi son camp, entre les sentiments (pour Jess mais pas que) et la garantie financière.
L’acte de Walt ne pouvait être un acte isolé de plus, parce que Breaking Nad ne cède jamais à la facilité scénaristique, à l’oubli forcé. Alors il faut maintenant que Walter paie pour ce qu’il a fait. Avec une scène post-western mettant en duel Walter à Gus (la prestation est poignante), la série nous offre un enjeu final de taille. Pour la fin du contrat qui les liait, le très impassible Gus accepte de laisser la vie sauve à Walter tout en ne cachant pas sa volonté de mettre la main sur Jess.
Rien ne va plus donc dans le plan B de Walt, qui officiellement n’a plus l’allure du petit business entrepris en douce dans la vieille caravane au beau milieu des plaines désertiques. Bien plus ancrée dans une logique mafieuse, la conclusion de Breaking Bad précipite le spectateur dans un tourbillon de scènes impalpables, subtilement dangereuses ou carrément violentes et nous interroge alors. La série ne serait-elle pas une version moderne des Sopranos ou des films de gangster des années 60 ?
Déjà, avec la plupart des épisodes de cette saison 3, Breaking Bad avait pris le soin de nous marteler comme il faut, mettre nos nerfs à rude épreuve en opérant un tournant moins trash qu’à l’accoutumée, résolument plus sobre, plus latent. Le suspense, résultat d’un ensemble bien pensé d’atouts divers et variés : malaise familial, enjeux mafieux, quête de la reconstruction (Hank, Skyler, Walter), conflits idéologiques, scènes de sang-froid, n’a jamais été si bien entretenu. Et le spectateur, jamais autant investi par une histoire de fond menée avec maestria.
Si l’on s’est pris rapidement au « jeu et enjeu » ultime, subtil symbole de la tension constamment maîtrisée de la série, on regrette en revanche la sous représentation finale de Skyler et sa famille, qui avait gagné en impact dramatique cette année (accident terrible de Hank et beau chagrin de Marie pour cause). D’ailleurs, Skyler est cette année devenue un vrai moteur à la série –et plus seulement un contrepoids qui alimentait indirectement les secrets et les coups bas d’un mari menteur mais débonnaire. La relation entre elle et Walter a pris un virement inattendu, à la fois violent et très réaliste et est pour sûr l’une des raisons qui démontre l’incroyable avancée de cette série qui n’a peur de rien, surtout pas du futur.
Après recul, Breaking Bad s’avère bel et bien être la meilleure série du moment. Les fans de Mad Men et Big Love pourraient avoir à redire mais la vérité est proche, ou alors simplement triangulaire. Avec cette troisième saison, qui a aucun moment n’a relâché la tension et s’est même payée le luxe d’une évolution en tout point (professionnelle, familiale, individuelle, idéologique), Breaking Bad confirme son rang de série d’auteur incontournable, de programme qui pour sûr contribue grandement au mouvement "quality television", à cet ère post-télévisuelle.
10/10

Et pour détendre cette atmosphère finale électrisante, le site parodique Funny Or Die s’est amusé à élaborer une version sitcom de Breaking Bad. Jetez un coup d’œil, c’est de la drôlerie en boîte.
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05.02.2010
Blabla-Series regarde l’Hebdo Séries n°17

Cette semaine, l’Hebdo Séries perce les mystères de LOST !
Dans les news, un nouveau venu chez les DESPERATE, une vieille connaissance rejoint la future série de Matthew Perry, le casting d’EMERGENCY SEX s’étoffe, un coup de cœur pour PARKS AND RECREATION, une petite larme pour la fin de DOLLHOUSE, et une révélation plutôt insolite sur un acteur de 30 ROCK.
Dans le reportage, nous avons rencontré John Truby, le célèbre script-doctor américain. Il décortiquera pour l’Hebdo Séries la dernière saison de LOST, et nous livrera ses hypothèses.
Dans la sélec, on parle également de dealers (BREAKING BAD), de prisons mexicaines (CAPADOCIA), et de femmes combattantes (SAMOURAI GIRL).
Enfin, en bonus, le sex-symbol John Hamm (MAD MEN) usera de ses charmes pour un sketch hilarant du Saturday Night Live.
Bonne émission !
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07.01.2010
Blabla-Séries Awards – Et la meilleure série dramatique est ?
Top cinq des drama de l’année (sans Nina Dobrev)
Pas de True Blood, qui a déçu gentiment. Ni même d’In Treatment. Ou encore Damages, saison 2, cette grosse blague. Cette année, Blabla-Séries opte pour les mormons, les sixties et même du sentimentalisme chirurgical. Parce qu’une vraie année sérielle est une année de contrastes et de contradictions.
Cinquième position

Dexter, saison 4
Dexter vieillit. Mais ne s’empâte jamais. Le justicier de la nuit reprend cette année du service, comme jamais. Après une relation ambiguë avec un procureur affligeant, la loi du talion quasi au placard, Dexter s’attaque à un symbole de vie. Le sien. Faisant fi des conseils spirituels de son vieux père, le héros s’empare de pulsions nouvelles. Riche et effrénée, cette saison en laissera plus d’un sur le carreau d’une salle de bain.
Écrit par J.D.L (Webmaster) dans Adam & his T.V, Mad Men | Lien permanent | Commentaires (18) | Tags : grey's anatomy, mad men, big love, friday night lights, breaking bad, dex |
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02.01.2010
Blabla-Series Awards : Et la meilleure actrice de l'année est ?
Top cinq des actrices de l’année (spécial pathos)
Coups du sort, maladies, dépendances, maris ingérables ou ruptures, même de la carotide. Les actrices du petit écran en ont bavé cette année.
Mais sans jamais perdre leur effet, ni leur glam’, ces actrices ont été les plus talentueuses de leur catégorie. Et Julianna Margulies, à la porte du classement, ne trouvera pas à redire. Son histoire d’humiliation est ici un lot de consolation.
Cinquième position

Julie Benz (Rita, Dexter)
Clairement, cela ne lui suffisait pas à Rita Morgan d’être devenue l’épouse d’un maniaque névrosé et psychotimide. Il a fallu qu’elle lui assure une sombre descendance. Qu’elle tape du pied, impose ses conditions, élève une meute, fricote avec le voisin pour finir éviscérée dans la baignoire. A juste titre, la victime de l’année.
Quatrième position

Calista Flockhart (Kitty, Brothers & Sisters)
Dans le paysage patriotique de Brothers & Sisters où tout est faussement problématique (le vin, les études, la famille, la politique), Kitty Walker vient cette année noircir le tableau.
Avec un lymphome de la gorge pas très jojo. La morale de cette triste (mais étonnamment convaincante) histoire, c’est que Dieu n’aime pas les républicaines.
Troisième position

Eddie Falco (Jackie, Nurse Jackie)
Autant altruiste que foncièrement égoïste, Jackie est une infirmière débonnaire mais junkie. A la différence des autres, elle se crée elle-même sa pathologie. Mais entre l’adultère, les fautes professionnelles, les médicaments et le mensonge, la grande Eddie Falco mérite sa place au Panthéon de l’affreux.
Deuxième position

Anna Gunn (Skyler, Breaking Bad)
Enceinte jusqu’aux dents du fond, mère d’un jeune handicapé, femme d’un dealer malade à tendance mythomane, sœur cleptomane, Skyler est le personnage de l’acharnement, et de la compassion.
Alors que Walter frôle cette année l’antipathie, Skyler poursuit son ascension vers la sainteté.
And the Blabla-Series Award goes to :

Toni Colette (Tara, United States of Tara)
Tara mais aussi Buck, T. et Alice, Gimme, Toni Colette est multicarte. Multi-cas.
L’héroïne skyzophrénique, qu’elle incarne avec effarement, se révèle périodiquement violente, aguicheuse, moralisatrice et sauvage. Sexuellement abusée dans sa jeunesse, elle est aussi mère d’un jeune gay assumé, et épouse d’un ex de Carrie Bradshaw. La plus belle tare de l’année, et la plus émouvante, c’est Tara.
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Et vous, votre actrice de l'année ?
Écrit par J.D.L (Webmaster) dans Adam & his T.V | Lien permanent | Commentaires (32) | Tags : award, actrice, dexter, brothers & sisters, breaking bad, united states of tara, nuse jackie |
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24.03.2009
Adam casse la télé # Semaine n°24
Edito
Cette semaine, Adam a pris très au sérieux son système de notes hebdomadaires. Et a eu l’idée pour son édito (devenu le moment attendu de tous) de récompenser les bons élèves de la semaine. Et les mauvais (niark).
Cette semaine, petit évènement dans le monde impayable des séries : Grey’s Anatomy a décroché un 10/10. Et pour le coup, la série mérite bien une jolie image. C’est aussi le cas de Breaking Bad mais la série ayant un potentiel indicible, la note était courue d’avance. On lui attribue cependant les félicitations, méritées pour un élève à l’excellence constante.
En revanche, le dissipé Skins, lui, n’a pas défrayé la chronique, malgré son couple lesbien tromeugnon. L’imprenable 30 Rock, qui parfois se repose sur ses lauriers, a fait preuve cette semaine d’une vraie ingéniosité dans son travail (comique). Et Adam a été ravi de retrouver Liz au sommet de son art.
Mais cette semaine, malgré toute sa bonne volonté appliquée, le sage professeur Adam s’est résigné à ne pas regarder Kings : les affiches promo périmées ajoutées au score médiocre de la série pour ce series premiere ne donnent pas cher de l’avenir de la série sur NBC.
A la place, Adam a préféré s’extasier devant Gossip Girl. Jusqu’au moment où il a réalisé que ce retour de la Fille aux Potins était un peu nul. Mais comme Blair Waldorf était jolie comme tout, avec son nœud dans les cheveux et son fond de teint maybelline parfait, Gossip Girl est cette semaine à l‘honneur sur Blabla-Series.
Bonne semaine.

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Dimanche 15.03
Desperate Housewives (5.17 The Story of Lucy and Jessie) Un épisode dont le potentiel amusant et divertissant est rendu possible grâce au capital sympathie des protagonistes.
Une fois n’est pas coutume, Susan dispose d’une storyline frivole mais solide. Menée comme il faut, cette histoire, aux apparences clichées (un quiproquo homosexuel bête et méchant), s’est conclue sur une note légère et sympathique, à l’image de la guest-star du jour : Swoozie Kurtz.
Autre storyline efficace, celle du duo Lynett et Gaby. Leur complicité est une recette humoristique à exploiter davantage, les deux femmes étant deux fortes tête, leurs confrontations aboutissent toujours à de grands moments et ce malgré la faible substance de la présente storyline (une demande d’embauche faite par Lynette finalement entendue par Gaby pour que la première espionne Carlos au travail).
L’héroïne qui dispose de l’histoire la moins admise, c’est Bree, qui doit faire face à un mari récemment cleptomane. L’intrigue a cette teneur dérangeante et étrange qui fait qu’on ne sait pas si on doit rire ou frémir.
Et malgré le danger final qui pèse sur Mike et Katherine (avant tout), l’arc Dave Williams est toujours aussi insipide. Mais réaliser des intrigues de saison médiocre, c’est le créneau de Desperate Housewives.
(8/10)
Breaking Bad (2.02 Grilled) Encore plus intense et frappant que le season premiere, cet épisode de Breaking Bad a crée une tension rarement vue pour un début de saison. Malgré un début conventionnel où Walter est recherché par la police, une introduction au demeurant convaincante grâce à la désespérément touchante Anna Gunn, l’épisode a joué la carte de l’action rythmée. Chose rare dans cette série dominée avant tout par une lenteur (nerveuse) de situations, parti pris artistique de Vince.
Le spectateur se retrouve alors perdu au milieu du désert, prisonnier du diabolique (et convaincant) Tuco. Une scène unique, un lieu unique, un temps unique, pour une angoisse unique et palpable, brillamment maîtrisée.
(10/10)

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Lundi 16.03
Gossip Girl (2.18 The Age of Dissonance) Après deux mois d’absence indifférente (lire les éditos, semaine après semaine), Gossip Girl est revenue sur les écrans plats de la CW, pour notre plus grand gossip-pleasure.
A l’occasion d’une pièce de théâtre, les upper east siders se retrouvent confontés les uns aux autres. Et entre fiction et réalité, il n’y a qu’un pas. La série, au lieu de développer de vraies histoires, se contente de poursuivre ses quelques pistes scénaristiques bas de gammes de mi-saison, et de les conclure, à la va comme je te pousse.
Pourtant, l’échec de Blair à Yale était un enjeu de taille. Pourtant, la relation quasi-incestueuse entre Dan et Rachel avait de quoi alimenter les polémiques. Au lieu de ça, l’épisode a servi une pièce de théâtre insipide, dans laquelle chacun essaie de faire sa storyline quelque chose d’intéressant. Et entre une Serena godiche qui en pince pour un metteur en scène condescendant et gravement gay, entre Vanessa et Archibald, le couple le plus chiant de l’histoire télévisuelle, et une Blair qui à force de pester, lasse férocement, il y avait de quoi être déconvenu. Une déception globale de cet épisode avait comme un goût, de déjà-vu.
(5/10)
The Big Bang Theory (2.18 The Work Song Nanoclusty) C’était simple, divertissant, witty et drôlement réussi : les geeks s’unissent à Penny pour réaliser des Blossoms’ Penny. L’occasion parfaite pour de confronter l’attachante Penny à l’inspecteur en chef Sheldon plus autoritaire, condescendant et hilarant que jamais. Et de mettre en scène les trois sidekicks de renom de la sitcom, tous drôles, leurs répliques phares venues.
Grâce à ce genre d’histoires simples mais ingénieusement pensées, basées sur une écriture impeccable, The Big Bang est devenu le rendez-vous du Lundi à ne manquer qu’en cas d’anesthésie générale. (Sheldon serait de mon avis).
(9/10)
How I Met Your Mother (4.17 The Front Porch) Un retour aux sources pour HIMYM ou une simple amélioration pour une saison en demi-teinte ? La sitcom a en tout cas signé un épisode d’envergure, grâce à une histoire non-isolée de la « mythologie » de la série, simple, et regroupant tous les protagonistes.
Un épisode dont l’humour est sobrement recherché (une histoire de pyjama, robe de nuit ou autre costume de nuit avec Marshall et Barney), omniprésent (la soirée de la géniale Robin à la télé en fil-rouge) et dans l’esprit original de la série (quelques flash forward sous le porche plutôt sympathiques). De très bonne facture.
(8/10)
Castle (1.02 Nanny McDead) Au revoir la funkytude du pilot, les bons mots des personnages, l’esprit Life de la série, Castle a renoué avec le thème, le ton, l’esprit conventionnel des cop shows classiques.
Nathan Fillion conserve son capital sympathie, la galerie des acteurs secondaires aussi, l’alchimie entre Richard et la flic reste intacte mais l’humour de la série, atout fort du pilot, s’est avéré moins recherché, plus typique, plus attendu.
Et le crime du jour sur la baby-sitter retrouvée au fin fond d’une laverie, bien trop présent et formaté, n’a rien arrangé pour que Castle se distingue des autres cop-shows à l’antenne.
(5.5/10)

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Mardi 17.03
Mistresses (2.05) C’est en me félicitant de la fin proche de la saison de Mistresses que j’ai réalisé que je ne prenais plus aucun plaisir à voir ces femmes amoureusement compliquées causer tracas quotidiens pendant une heure. Trudy devient comme Siobhan : elle trompe Richard. Siobhan devient comme Katie : elle pleure la perte de son aimé. Jess devient comme Trudy : elle rompt avec Marc. Katie devient comme Jess : elle batifole sous les yeux de Dan. Y’a de quoi s’y perdre et pourtant, niveau substance, cet épisode, à part démontrer l’interchangeabilité de ces héroïnes, n’a pas proposé grand-chose.
(5/10)
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Mercredi 18.03
Lost (5.09 Namaste) Le comeback des Perdus sur l’île qui a la bougeotte, remonte finalement à 1977. Quand Ben n’était encore qu’un Harry Potter albinos. Quand Namaste faisait bon ménage avec Alôa. Quand Juliet et LaFleur vivaient sous le même toit en bonne intelligence, sans la trouble-fête Kate.
Cet épisode, blague à part (et quelle blague, en convenez-vous e-sériephiles) avec un air du Prisonnier. Cette dimension étrange, désincarnée, un peu folle, un peu ubuesque, surtout rétro. Qui plus est, l’adaptation à une époque très seventies sur une île qui bouge, est à inscrire dans les annales d’ABC parce que la mise en scène de tout ça est plutôt convaincante. Même si Kate et Jack ont des airs pénibles d’hollywoodiens des années 2000.
A part ça ? Un épisode de transition sympa et détendu, centré sur les relations amoureuses des Perdus. On s’attendait à en apprendre plus sur la Dharma Initiative, ce sera pour plus tard. Ou pas.
(7/10)

Damages (2.11 London, of course) Damages a pris son temps cette saison, beaucoup de révélations pour rien, beaucoup de suspense pour pas grand-chose, mais une ambiance électrisante, toujours présente, à l’image de cet épisode.
A un épisode avant la fin (beaucoup de seasons finales la semaine prochaine), de nouvelles storylines one-shot font leur apparition. Suivre la vie privée de Patty n’a jamais été d’un grand intérêt, on sait que son fils ferait tout pour la rendre furieuse, que son mari n’est pas de confiance, qu’elle et sa hauteur sont désespérément seules. Dans l’épisode, cela a au moins servi à nous faire comprendre que Patty n’est pas dupe sur l’attitude angry d’Ellen. Même si la série n’a pas la créativité et l’honnêteté nécessaires pour nous expliquer comment Patty a compris qu’Ellen était l’expéditeur des photos.
L’histoire entre Claire Maddox (Marcia est une actrice tentaculaire admirable) et Walter Kendrick s’est enfin révélée intéressante et rythmée. Claire est victime du machiavélisme de Walter et court tout raconter à Patty. La facilité scénaristique la plus grosse de ce début de saison. Alors Damages, un petit coup de fatigue ?
On se remémore en tout cas, avec nostalgie la fin de saison inaugurale, qui était bien plus haletante et maîtrisée. Il ne reste plus qu’à prier pour un season finale tonitruant et killeur de mamans en séries. Damages can do it.
(6.5/10)
The New Adventures of Old Christine (4.18 A Change of Heart/Pants) Une fois n’est pas coutume, les « mean moms » se sont taillées la part du lion dans l’épisode du jour.
Marly et Lindsay accouchent et réquisitionnent Christine en sage-femme. Leurs scènes s’avèrent toujours de haut vol, sarcastiques et dans l’esprit de la série. Malgré cette storyline qui sort de l’ordinaire, l’épisode avait un goût d’inachevé en raison d’une fin un peu bâclée.
(7.5/10)
Better Off Ted (1.01 Pilot) Le retour de Portia de Rossi, c’était presque aussi réjouissant que le départ de Petersen l’an passé. Parce que Portia est trochoupette, parce qu’elle incarne une feu-sitcom culte, parce qu’elle date l’animatrice la plus drôle de la télé américaine.
Dommage que Better Off Ted, malgré l’intelligence de son propos et sa mise en scène soignée, peine à intéresser, à l’image de Tested sur FX. La faute peut-être à un concept figé sans grand intérêt comique et des personnages peu attachants, à l’exception d’une fillette cynique, plutôt originale. Un pilot, en résumé, formellement peu attirant, dont la loufoquerie est réduit au rang de la réplique anecdotique.
(5/10)

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Jeudi 19.03
Grey’s Anatomy (5.18 Stand By Me) La décision a été mûrement réfléchie : cet épisode mérite un 10/10. Sans être idéalement parfait, l’épisode s’inscrit « parfaitement » dans l’esprit original de la série, entre émotion maîtrisée et légèreté ciblée.
En réussissant à souder les titulaires entre eux (tandis qu’Izzie regroupe autour d’elle ses copains et notamment une Cristina touchante et sincère, l’émouvant Derek réunit les nouveaux résidents pour causer spiritualité médicale), la série augmente sa jauge émotionnelle tout en retrouvant son capital sympathie d’antan (l’histoire des internes ajoutée aux répliques de Miranda).
Deux domaines, plusieurs histoires, qui pourtant n’ont rien de dissociés. Comme si la série avait réussi, après des années, à savoir manier plusieurs ingrédients majeurs, et diamétralement opposés, ensemble, avec cohérence et énergie.
Un coup de maître, après plusieurs saisons au ton terne et miséreux. Caractérisé avant tout par la grave maladie d’Izzie, pourtant facilité scénaristique notoire, cette storyline s’apprête à devenir une histoire majeure dans les annales de ce soap médical. Un atout certain pour agrandir la communauté de fans du Seattle Grace Hospital et de la (re)-nouvellement convaincante Izzie Stevens, plus que jamais réhabilitée.(10/10)

The Office (5.18 New Boss) Comment tenter vainement de raconter l’épisode alors que notre esprit s’est focalisé sur le premier grand cliffhanger de The Office ? L’épisode n’avait rien d’amusant, la storyline du patron d’en haut venu remettre de l’ordre dans la branche de Scranton n’avait aucun intérêt comique, pourtant, c’est à cause de cette histoire anodine et mal amenée que Michael en est venu à donner sa démission.
Un joli coup des auteurs qui ont alors signé une fin surprenante, dérangeante, angoissante, pour tout fan de The Office qui se respecte.
(7/10)
Ugly Betty (3.18 A Mother of a Problem) La pauvre Betty est encore victime de son rang social. Pauvre mexicaine.
Du coup, quand elle est invitée au gala huppé de la famille de Matt, Betty est très embarrassée d’avoir le cheveu dru et le grain de peau foncé (mais pas d’avoir une culotte de cheval et un appareil dentaire). Grâce au soutien de son soporifique petit-ami, elle se rebiffe et n’hésite pas à tenir tête à Maman Matt (aussi Maman Sheldon il y a peu) (Adam travaille actuellement sur une thèse portant sur le recyclage des acteurs secondaires dans les séries).
Willie vend bijoux et fourrures pour payer le photographe de Mode (la poursuite de la storyline « c’est la crise, à Mode aussi ») tandis que Daniel réalise qu’il faut croquer la vie à pleine dent (merci Daniel). Du côté des Suarez, on la joue entremetteuse. Et comme Hilda, on s’ennuit comme un animal sauvage crevé sous un meuble (comprendre : un rat mort, une Betty).
(4/10)
Skins (3.09 Katie & Emily) Pour cet avant dernier épisode, Skins nous fait du n’importe quoi.
Avec Emily et Katie en personnages centraux, avec, en outre, le so cute couple lesbien de la série, Skins pouvait recréer une dynamique d’envergure. A la place, une intrigue sous-vitaminée, sans âme, un exemple de sous-exploitation vraiment dommageable de l’atout si prometteur que répresentait Emily.
Petits coups bas du genre (la mère et la sœur d’Emily qui tour à tour menacent Naomi), trahisons familiales, gueguerres à deux balles, cet épisode embrouillé, ne parvient pas à retranscrire à l’écran la relation si particulière des deux sœurs jumelles et nous sert à la place une histoire qui sent le réchauffé. Et qui se finit, comme on l’attendait naturellement, sur une scène d’explications et de réconciliations, joliment mièvre et creuse.
Bizarrement, les deux mauvaises graines, Cook et Effy, ont manqué cruellement à l’épisode. Plus qu’à espérer que leur cool-trashitude vienne chambouler le season finale la semaine prochaine.
(5/10)
30 Rock (3.14 Funcooker) Le micro-ondes portable. Jenna utilisée comme rat de laboratoire. Tracy qui devient son propre publicitaire. Liz qui ressort son costume de Leila pour échapper à son devoir de juré (comme la série, on avait senti le potentiel d’une histoire dans cette scène anodine mais hilarante d’un épisode passé) : 30 Rock a la forme, une forme déjantée et gentiment loufoque, et le montre. Tout était d’une drôlerie sans nom dans cet épisode travaillé.
(9/10)

30 Rock (3.15 The Bubble) Encore un épisode de qualité pour 30 Rock, qui après Salma Hayek, fait un meilleur usage de la guest star Jon Hamm.
Une storyline satire sur la superficialité populaire, l’épisode tournant en dérision le physique parfait et prince charming de Jon Hamm (comme son physique est avantageux, tout le monde se plie en quatre pour lui, ce que ne tolère pas Liz). Grâce à une ahurie Liz Lemon et à une bonne guest star qui a trouvé sa place dans le show, cette histoire s’est avérée bien trouvé et plutôt très amusante.
Beaucoup plus que celle qui concerne Tracy et Kenneth. Tracy la star démissionne parce qu’il réalise qu’il est riche, une intrigue creuse, assez bêta en soi. Mais cela est devenu monnaie courante. (blague financière made by Adam himself) (Tina, hire-me).
(7.5/10)
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Vendredi 20.03
Party Down (1.01 Pilot) Party Down se veut être ce genre de comédies modernes single-caméra, dictées par des personnages fantasques, affublés de dialogues volontairement grotesques et de non-dits faussement gênants en pagaille. Sauf que la série, malgré son aspect mockumentaire, ne parvient pas à se présenter comme le nouveau The Office ou Arrested Development, faute d’écriture brillante et de personnalités réellement décalés.
Durant toute cette première fête (on imagine un schéma « un épisode, une fête »), pas un seul moment n’est voué à être comique. L’histoire, affublée de répliques tristement attendues, ne prend pas, les personnages peinent à marquer les esprits et le ton s’avère plus pathétique que comique. Sous cet angle, c’est un ratage complet, mais rien n’est encore définitif avec Rob Thomas.
(3/10)
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En brayfe, cette semaine, Adam n’a eu d’yeux (mouillés) que pour Niaise Anatomy et Zizi Stevens. Parce qu’Adam n’a pas aimé les avant-derniers épisodes de séries (Damages, Skins, Mistresses), il ne jure plus que par les scalpels rouillés et les radios de crâne humain à examiner dans les bois. Et il l’assume plutôt fort bien.
Écrit par J.D.L (Webmaster) dans Adam & his T.V | Lien permanent | Commentaires (19) | Tags : breaking bad, ugly betty, skins, grey's anatomy, party down |
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19.04.2008
Breaking Bad - Résumés - Saison 1
Pilot – 1.01 (diffusé le 20.01.08)
Walt est un professeur de chimie ordinaire et modeste qui tant bien que mal, tente de satisfaire les besoins de sa femme enceinte et de son fils handicapé. Mais la vie de Walt se complique davantage lorsqu'il apprend qu'il est atteint d'un grave cancer. Walt décide alors de devenir dealer mais ce n'est pas une mince affaire.

Cat’s in the Bag – 1.02 (diffusé le 27.01.08)
Walt et Jesse se sont attirés les foudres des deux dealers ayant pignon sur rue. Après une recette chimique dont Walt connaît le secret, Jesse est chargé de se débarrasser du corps des dealers, mais l’un des deux est vivant et il faudra alors improviser. Jesse décide de dissoudre le corps du mort mais sans le matériel conseillé par Walt, cela conduit vite à la catatrophe. Skyler est de plus en plus suspicieuse concernant les activités de son mari, lorsqu’elle tombe sur la boîte vocale de Jesse, elle pense que Walter fume de la marijuana, elle part alors menacer le petit délinquant.

And the Bag’s in the River – 1.03 (diffusé le 10.02.08)
Skyler demande à Hank, son beau-frère de montrer à Walter ce qu’est la vie d’un junkie, celui-ci ne comprend pas vraiment l’intérêt de la manœuvre. Krazy-8 est toujours retenu dans le garage de Jesse, Jesse et Walt ne savent pas quoi faire de lui mais un accident permet de forcer le destin. Walt n’est pas rentré de la nuit, Skyler lui demande une ultime explication.

Cancer Man – 1.04 (diffusé le 17.02.08)
Walt avoue tout ou presque à Skyler et Walter, Skyler a du mal à réaliser et fond en larmes devant sa sœur et Hank. Jesse décide de retourner vivre chez ses parents, ne pouvant plus résider chez lui. Il se ré-adapte petit à petit à la vie de famille, jusqu’à ce que son petit frère s’en mêle.

Gray Matter – 1.05 (diffusé le 24.02.08)
Jesse s'est décidé à trouver un travail mais la tâche ne sera pas aisée. Walt et Skyler se rendent à une réception organisée par un couple d’amis de longue date. Skyler leur apprend que Walt est atteint d’un cancer, les amis décident alors d'aider financièrement Walt, chose que Walt ne pourra accepter. Skyler tente tant bien que mal de convaincre Walt de débuter un traitement.

Crazy Handful of Nothin – 1.06 (diffusé le 02.02.08)
Jesse et Walter repartent en cuisine. Walt commence sa chimiothérapie et les effets ne se font pas attendre. La police ayant retrouvé un masque à gaz de l’école, Hank se pointe et demande l’inventaire du labo à Walt. Walt demande à Jesse de s’adresser à Tuco, le nouveau boss des dealers. Mais Tuco n’apprécie pas l’arrivée sur le marché d’un nouveau produit et tabasse sauvagement Jesse.

A NO-Rough-Stuff Type Deal – 1.07 (diffusé le 09.03.08)
Après l’arrestation de l’homme de ménage, le lycée organise des réunions parents-élèves, Walt et Skyler en profiteront autrement. Skyler et Walt organise leur baby shower, elle reçoit un diadème de la part de sa sœur, toujours aussi cleptomane. Walt fait croire à Skyler qu’il part en cure alors qu’il prépare un gros coup avec Jesse pour assurer une gestion hebdomadaire de leurs produits.

Écrit par J.D.L (Webmaster) dans Breaking Bad, Episodes | Lien permanent | Commentaires (23) | Tags : breaking bad, résumés, saison 1 |
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