21.12.2009

Mister Eleven (Saison 1) 10 + 1 = amour, sans retouche

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Quand l’auteur de Shameless, Amanda Coe rencontre Michelle Ryan, l’actrice aux gros bras qui prêtait jadis ses traits anglais à l’américaine Bionic Woman, la version blockbuster 2007, cela donne une mini-série en deux parties, diffusée sur ITV pour les Christmas holidays.
Mister Eleven, son titre, n’inspire pas grand-chose. Encore moins l’hypothétique combinaison de Shameless, la série vorace et sale avec le bourratif produit bionique, rapidement éconduit par NBC.


Dans Mr Eleven, il s’agit davantage d’une histoire mathématique à l’eau de rose, un « drama romantique » comme on aime à appeler ce genre de séries ou une terminaison lexicale subterfuge pour dissimiler l’eau de rose et la niaiserie, pourtant bien prégnantes.

La mini-série raconte ainsi l’histoire de Sarah, une prof de maths qui très tôt, en raison de déconvenues amoureuses, s’est entichée d’un amour fétichiste pour les chiffres et autres proba. En grandissant, la jeune femme a développé sa propre théorie mathématique selon laquelle l’homme de sa vie ne pourra être que sa onzième conquête sexuelle.

Fort de cette trouvaille scientifique, « Saz » rencontre alors Dan, le onzième flirt poussé. Et l’épouse séance tenante. Son bonheur semble alors mathématiquement prouvé.

Mais la prof de maths découvre, peu après l’échange des vœux, que, son précédent flirt, témoin au mariage, n’avait été qu’un baiser volé très alcoolisé dans un taxi. Et réalise alors que Dan n’est pas son mari, mais Mister Ten. Sarah part alors à la recherche de Mister Eleven, plus aguerrie que jamais.

 

Comment faire compliqué pour déguiser le cliché ?

Sous ses airs alambiqués (l’histoire se résume difficilement en moins de sept lignes), Mister Eleven est l’exemple idéal de la quête amoureuse holywoodienne où jeune femme mariée s’embéguine d’un inconnu, après l’engagement (ou pire : la bague au doigt) et qui vivra le vrai amour, après un processus prévisible, toujours complaisant.
Mais ici, point de Julia Roberts et son sourire qui ferait excuser toute invraisemblance de scénario. Le spectateur se contentera de Michelle Ryan et ses lointaines ressemblances labiales avec la reine de la comédie fleur bleue.

Outre l’originalité initiale du fétichisme mathématique, de la recherche du dénominateur commun amoureux aux éternelles énigmes chiffrées de l’héroïne, Mr Eleven ne parvient pas à se démarquer de son étiquette d’histoire d’amour, trop classique.

La série s’essaie bien à la modernité de ton (le sexe, comme critère de vie maritale), aux allures gentiment provoc’ portées par une bande-son impeccable, faite de Cat Power et Regina Spektor. Mais quasi-vaines, ces précautions permanentes de ne pas sombrer dans une ode romantique pour être dans le coup –ironique, ont l’effet inverse : réflexion creuse sur l’amour et chemin prévisible vers l’être aimé.

Parce qu’au bout du compte, malgré l’enrobage mathématico-humoristique, Mister Eleven est bel et bien une bluette, aux codes établis, mais à la forme remise au goût du jour. Si tant est qu’il en faille beaucoup pour cela.

(4.5/10)

03.10.2007

Bionic Woman - Review - Critique - Pilot

”Like young Jaime, it's going to take awhile for this show

to find its artificial legs.”

Crée par David Eick (Caprica, Battlestar Galactica)
Diffusion sur
NBC
Series Premiere le
26 septembre 2007
Format 42mn
– 13 episodes

Cast
Michelle Ryan (Jekyll), Katee Sackhoff (Battlestar Galactica), Chris Bowers (Rescue Me), Miguel Ferrer (On The Air, LateLine, Crossing Jordan ) et Molly Price (Third Watch, Bless this House).

Show Synopsis
Suite à un accident de voiture, Jaimie reçoit des greffes d'organes bioniques qui décuplent ses sens et ses capacités physiques. Elle est alors recrutée, malgré elle, par une agence gouvernementale pour mener des missions top secrètes.

Critique

Bionic Woman est certainement la valeur sûre de NBC pour cette rentrée, acquise également par TF1, la série semble être promise à un avenir radieux. Remake de la série des années 70’s, Super Jaimie, elle met en scène cette femme bionique surhumaine employée par une organisation secrète. Le pilot de Bionic Woman met en lumière les prémices du règne de cette nouvelle femme bionique.

Jaimie Sommers est une femme ordinaire, travaillant dans un bar de nuit et s’occupant de sa sœur cadette, souffrant de surdité -à l'époque du préair. Elle fréquente également un gentil scientifique qui ne lui veut, apparemment que du bien. La vie de Jaimie va être radicalement bouleversée lorsqu’elle est victime d’un accident de circulation, accident orchestré par la première femme bionique, supposée assassinée, Sarah Corvus.

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A la suite du drame, son fiancé scientifique accepte de greffer un œil, un bras et deux jambes bioniques à Jaimie, laissée elle, dans un piteux état. Le pilot sert ainsi d’introduction à l’histoire de Jaimie, la femme bionique.

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Comme toute introduction, celle-ci souffre précisément d’un style beaucoup trop convenu et ne parvient à emprunter une voie originale à mi-chemin entre le fantastique et le drama. Les situations souffrent ainsi d’une banalité de ton et de situations regrettables pour ce genre de séries.

Pour pallier le classicisme de l’histoire, Bionic Woman a misé sur une valeur sûre : l’action. Les 42minutes de l’épisode sont une longue suite de combats agrémentés de coups de feu et de gestes acrobatiques sans réel sens, de dangers imminents et de mort potentielle, et bien que je ne sois pas fan des films de Nicolas Cage –devenu le seul acteur du genre, rempilant à chaque fois-, la valeur action fonctionne ici. Et sans la tête niaise de Cage, c’est bien mieux.

Par contre, à défaut de Benjamin Gates, c’est avec un plaisir non dissimulé que l’on retrouve dans le rôle-titre, Michelle Ryan, connue dans Cashback et vue dernièrement dans Jekyll. Si l’infirmière du docteur Jackman semble plus inoffensive que cette femme-machine, il demeure cependant quelques similitudes entre la brillante mini-série brittannique de l’été dernier et cette nouvelle série aux allures de puissant blockbuster.
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Toutes deux remakes d’un classique bien connu, elles se distinguent de l’œuvre original pour leur mise à jour louable. En effet, Bionic Woman s’est efforcée de remettre au goût du jour cette vieille histoire notoire, les effets spéciaux, les techniques numériques, les effets visuels et autres systèmes sophistiqués, tout est mis en œuvre pour que l’univers de Jaimie soit réellement attaché à l’ère de l’an 2000, une qualité louable que l’on retrouve ainsi et à plus puissante raison dans ledit Jekyll.

Mais c’est avant tout à sa concurrente de la FOX, diffusée en midseason prochain, the Sarah Connor Cronicles, que Bionic Woman s’apparente, du fait de leur genre, de leurs storylines musclées également, mais aussi de par leur aspect d’ensemble plutôt mitigé. Si the Sarah Connor Cronicles ne fait, mais alors vraiment pas, dans la dentelle et finit par aboutir sur une fin traitée à la va-comme-je-te-pousse, on peut reconnaître à Bionic Woman davantage de souplesse dans la manière de réaliser et d’acheminer son sujet. Moins brutal, elle reste désormais dans le genre des séries poussives, misant plus sur l’effet spectaculaire que sur la subtilité du sujet scientifique. Cependant Bionic Woman demeure fidèle à nos attentes, aux allures de blockbuster de l’année du côté NBC, la série fait exactement ce qu’on attend d’elle : pas grand-chose, à part un moment de distraction passager pas très sérieux, ni très crédible. Elle remplit son contrat, c’est le principal. A réserver donc aux amateurs du genre.

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