21.08.2010
Mistresses (Saison 3) La promesse d’une trahison

Mistresses, la série adultérine de la BBC refait surface, après dix huit mois d’absence légitime (une très mauvaise seconde saison). Pour autant, rien n’a changé véritablement dans l’univers des maîtresses anglaises : l’infidélité, au centre de leur vie, demeure un sujet brûlant, mais qui cette année pourrait bien signer l’apocalypse amicale.
Depuis trois ans, Trudie, Siobhan, Katie et Jessica mènent une existence apparemment paisible mais dissimulant un paquet d’infidélités. La palme d’or de l’adultère revenant à la chirurgienne Katie, qui enchaîne les bévues extraconjugales et semble partie pour transformer l’essai cette année, avec personne d’autre que le mari de Trudie. De l’eau dans le gaz entre les amies de toujours ?
Et même peut-être plus encore. Avec le season premiere de Mistresses et sa scène introductive impeccable, le mystère est donné, son ton aussi : un flashforward voilant la série, à la manière d’un Damages, indique que les quatre amies ne seront bientôt que des étrangères. Toujours très sophistiqué et enlevé, la série établit à cet égard une mise en scène solennelle, dérangeante, aux couleurs très grises pour insuffler un peu de changement colérique à la domesticité sereine de cet ensemble.
Si cette année, la promesse d’un clash amical permet de créer quelques nouvelles attentes intéressantes, la vie des quatre maîtresses n’a malheureusement pas pris de vraie ride. Jessica lève le pied, comme en fin de seconde saison, et décide de fonder une famille avec Mark. Son incapacité à procréer et les difficultés financières du couple contaminent sa bonne humeur et Jessica devient l’ombre d’elle-même.
Pour la lumineuse Siobhan, c’est le coup dur lorsqu’elle réalise que Dominic, le père de sa fille, est sur le point de se marier. Si ces histoires ne signaient pas l’évolution de deux personnages attachants, le potentiel scénaristique de ces intrigues serait à remettre péniblement en cause. On compte sur le charme de Jessica et Siobhan pour nous émouvoir.
Quant aux autres, Katie paie le prix de sa solitude forcenée depuis ses coucheries avec le mauvais meilleur ami du fiancé. Trudie voit sa pâtisserie prendre un envol inattendu, à la tête d’un commerce florissant, l’ex-divorcée en malmène un peu le débonnaire Richard, qui alors pourrait bien s’amouracher de l’esseulée Katie.
Celles-ci demeurent donc, pour le moment, le véritable intérêt dramatique de cette saison, qui s’annonce au vu des bandes-annonces riches en surprises et en rebondissements. Trudie a toujours bénéficié des histoires les plus solides et la série n’a jamais été aussi bonne que lorsque l’arc de la disparition de son mari était l’édifice de Mistresses.
Si Mistresses a probablement derrière elle ces meilleurs moments dramatiques, cette troisième saison pourrait bien procurer à la série quelques nouveaux enjeux dramatiques et une image plus contrastée du voisinage amical anglais.
6.5/10

Écrit par J.D.L (Webmaster) dans Critiques, Mistresses | Lien permanent | Commentaires (2) | Tags : mistresses, saison 3, bbc, critique, sarah parish, sharon small |
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01.12.2009
Paradox (Saison 1) FlashForward british, sans Fiennes, sans fiel

Transmises de l’espace, des photographies fragmentées sur de futures catastrophes terriennes sont captées par le laboratoire du Dr King (Emun Eliott). Décontenancé, celui là fait appel à la police, l’inspecteur Rebecca Flint (Tamzin Outhwaite) pour vérifier si les images diront vrai. Mais le futur ne ment jamais.
A vue de nez, un plot qui s’assimilerait volontiers à celui de Flash Forward, la dernière trouvaille ampoulée d’ABC. Mais l’alcoolisme et l’adultère en moins, cette mini série de cinq épisodes de la BBC s’attarde davantage à créer une vision anticipatrice mêlant uniquement drama temporel et cop show, loin de toute considération américaine.
Ou presque : parce que sous ses airs modernes polis, le fond de Paradox ne s’avère être finalement qu’une version plus ou moins actuelle de Code Quantum, Journeyman ou même Tru Calling. Outre sa dimension fantastique originale (mais cheap), Paradox se révèle effectivement être un produit formula, sur la prédestination et l’altruisme humain -tout ce qu’il y a de plus classique et manichéen de l’industrie série.
L’intrigue où l’humain paraît plus vulnérable que jamais face à Mère Nature se déroule de manière archi-convenue. C’est davantage dans sa présentation générale des faits à venir, dans l’introspection aussi de ses personnages que la série vaut le coup d’œil, visuellement d’abord. Musicalement aussi, et même si le résultat est aussi intéressant qu’alourdissant parfois, il donne l’impression d’un travail orchestré par Michael Giacchino.
Sur le fond, l’enquête policière manque terriblement d’aplomb, à la construction policière simplifiée (indices peu subtils, résolution enfantine), répond une paresse des scénaristes de complexifier l’aspect scientifique de la série, d’où l’impression de cheap. Le héros physicien ne s’éloigne qu’un temps de la caricature scientifique et aborde des airs de fou savant à la dérive. Un partenaire médiocre pour l’actrice Tamzin Outhwaite (The Fixer, Hotel Babylon), qui donne un peu de chaleur humaine au programme.
Toutefois, l’originalité de Paradox réside dans sa croyance religieuse du monde, à travers ledit personnage féminin, plus spirituelle que rationnelle. Un pied de nez fait aux théories mathématiques et qui renvoie à la propre indécision de chacun. Aussi, son aspect jusqu’au boutiste assumé la distingue des productions américaines dans le vent : la première enquête se solde tout bonnement par un échec. 74 morts, dont l’un des protagonistes suivis sur l’heure du pilot.
Et même si la gentille famille unie est elle, fort heureusement, épargnée de l’apocalypse routier, Paradox, par ses airs calibrés et tenaces, pourrait bien sustenter les fans du genre temporellement cataclysmique. Les autres, eux, ne préféreront même pas régler leur montre.
(5/10)

Écrit par J.D.L (Webmaster) dans Critiques, Paradox | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : paradox, critique, bbc |
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16.05.2008
Mrs In Betweeny - Fiche d'Introduction
A Manchester, un couple de parents meurt dans un accident de voiture, leur voiture ayant été écrasée par un bloc d’urine congelé. Les enfants de la famille sont alors confiés à l’Oncle Brendan mais entre temps, celui-ci est devenu ... Tante Emma.
Cast : Amelia Bullmore (Ashes to Ashes, Suburban Shootout), Craig Parkinson, James Greene (William and Mary), Charlotte Dixon, Dominic Holmes (Coronation Street), Jay Simpson (Foyle’s War), Sarah Parks (Coronation Street)
Le pilot a été diffusé il y a quelques semaines sur la BBC et la série devrait arriver l’an prochain sur la même chaîne. Le pilot a été écrit par Paul Abbott (Shameless).
Avis pilot : Voilà un pilot prometteur, Amelia Bullmore est épatante, il est difficile de ne pas l'admirer.
Le pilot jouit d'un univers plaisant, les personnages sont plutôt convaincants bien que les storylines secondaires restent encore faiblardes et superficielles, tout est axé autour d'Emma et je dois dire que le pilot s'en accommode très bien. La grand-mère est plutôt unique en son genre, je ne m'attendais pas à ce qu'elle vomisse sur son pare brise après l'orgasme au volant. Ses disputes avec Emma sont une belle promesse pour la suite "I know, all my others clothes were in the wash"
Cerise sur le gâteau, la scène finale était une très bonne conclusion, osée et très émouvante. Je regarderai la suite.

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