14.03.2010
Séries télé : les spin-off passés au crible

CSI, Law & Order, NCIS, Friends, Buffy...
Innombrables sont les séries qui ont connu un spin-off, ces programmes dérivés des originaux. L’Hebdo Séries s’intéresse cette semaine à ce phénomène, et analyse ces œuvres qui partagent le même univers et parfois les mêmes personnages. Entre rentabilisation d’une marque et prolongement du rêve, les exemples ne manquent pas : FRIENDS/JOEY, BERVERLY HILLS/MELROSE PLACE, BUFFY/ANGEL, BATTLESTAR GALACTICA/CAPRICA, LES EXPERTS/LES EXPERTS MIAMI, JAG/NCIS …
Dans l’émission, retrouvez aussi les traditionnelles news, chargées en casting et prolongements, mais aussi la sélec télé de la semaine, et un bonus hilarant où Zach Galifianakis (VERY BAD TRIP, BORED TO DEATH) s’incruste dans les émissions d’NBC.
Bonne émission, et à la semaine prochaine, avec des interviews et images exclusives de THE PACIFIC, la dernière superproduction d’HBO !
L’Hebdo Séries, c’est votre émission de référence sur les séries. Chaque jeudi, retrouvez toute l’actu de vos séries préférées en 7 minutes chrono ! News, reportages, interviews, tendance, sélec…Toutes les émissions sur http://www.canalplus.fr/hebdoseries
Écrit par J.D.L (Webmaster) dans Adam & his T.V | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : csl, buffy, caprica, battlestar galactica |
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27.01.2010
Caprica (Saison 1) Avant le chaos, il y a des Dieux et un Cylon

Pilot – 1.01 (diffusé le 23.01.10)
Retour en arrière. Battlestar Galactica n’a jamais existé. Les Cylons ne sont pas ces créatures anéantissant la race humaine, ils ne sont qu’un projet humain. Les êtres, eux, vivent plus ou moins de manière paisible, sur la planète Caprica.
Cinquante huit ans avant l’apocalypse spatial, sur Caprica, les êtres humains croient aux dieux. Le polythéisme est la religion de la majorité. Mais une petite minorité, qui ne veut croire qu’en Dieu l’unique, qu’à l’opposition entre bien et mal, retrousse ses manches et puise de côté du terrorisme pour faire entendre leur croyance.
Dans ce contexte de guerre religieuse assoupie, un terrible accident ferroviaire est causé par hédonisme. Laissant pour mort un membre de la famille Graystone, et deux autres membres de la famille Adama, les deux clans protagonistes de Caprica et ascendants de certains héros de BSG.
C’est donc en raison de la mort de Zoe Graystone, petite geek de l’informatique prodige qui a su inventer plus qu’un avatar, son double exact virtuel, et accessoirement fervente monothéiste, que son père, le brillant créateur Daniel Graystone décide d’utiliser son projet robotique à visée militaire pour recueillir l’âme du double virtuel de sa fille perdue afin qu’une nouvelle Zoe naisse dans la réalité. Le premier vrai cylon est née.

Religion et épreuve du deuil
Dans ce pilot introductif de deux heures, c’est donc la question de la religion qui retrouve les devants de la scène. Comme V, mais de manière plus pregnante, la religion de l’humain est abordée avec efficacité et fièvre moderne. Plutôt brillamment abordée pour un pilot, cette épineuse dimension promet nombreux questionnements et cheminement idéologiques tout au long de la série.
Le pouvoir et l’autorité, imbriquée dans un processus de deuil a été également efficacement mis en scène. Visuellement d’ailleurs, le résultat est impeccable, la production de Caprica n’a rien à envier à celle qui a été son instigatrice.
Toujours comme Battlestar Galactica, les protagonistes ont du charisme à revendre et ont ce cette teneur en mystère mêlé d’intérêt qui permet au spectateur d’immédiatement s’attacher pour la suite. Il y a une ferveur générale dans Caprica, une tension latente qui procure au sériephile un sentiment de chef d’œuvre en prévision.
L’autre point fort de cette pierre introductive est sans aucun doute d’avoir réussi à recréer un univers SF, proche de celui de BSG par un tas d’indices visuels et fonciers, mais tout en étant radicalement différent. Inutile alors d’être un fan expert de la série phare de feu-SciFi pour saisir les subtilités futures de Caprica, voire simplement d’y trouver son plaisir. Caprica est accessible tout en laissant planer la mythologie chère à Moore que l’on retrouve de manière permanente dans Battlestar Galactica.

Progrès et culte en tout genre
Mais contrairement à Battlestar Galactica, le progrès technologique est avant tout présenté comme un passe-temps pour tous, ou un remède. Une manière détournée tout à fait plausible qui expliquerait la précipitation inéluctable du progrès cinquante ans plus tard.
Centrée sur trois adolescents, Caprica offre une vision différence de BSG en mettant l’innovation sous un signe délibérément plus pop, moins averti. Sexe, drogue et rock n roll ensanglanté, les jeunes habitants de Caprica s’accapare les forces du progrès pour leur propre échappatoire. Non sans être teintée d’idéologie (parce que la résonance avec notre ère est plus criante que jamais, Internet, fascination et imposition religieuse), cette facette davantage acidulée et atypique s’avère louable dans sa manière juste d’anticiper les évènements.
Par là, on peut légitimement penser qu’une vraie réflexion prologue a été faite pour créer Caprica, ce qui rassure pour la suite.
Succèder à Battlestar Galactica était une vraie gageure.
Mais Caprica est une série prologue qui tient vraiment la route. Aidée d’une histoire solide qui se déroule avec force sur deux heures et qui promet de longues séquences diverses et variées, ce prequel parvient à créer une nouvelle mythologie à déployer.
Attendu de pied ferme par les fans de la série-mère, Caprica saura ravir peut-être plus que cette communauté d’amateurs. Une nouvelle aventure est en tout cas en passe de s’imposer à la science-fiction.
8/10
Écrit par J.D.L (Webmaster) dans Caprica | Lien permanent | Commentaires (11) | Tags : caprica, battlestar galactica, prequel, ronald d moore, david eick, critique, saison 1, syfy |
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16.01.2010
Blabla-Series Award – Et les meilleures séries de la décennie sont ?
Top dix séries de la décennie
R.I.P 2000 - 2010.
Ces séries sont aux archives des studios. Au rayon chefs d’œuvres accomplis.
Révolues mais éternelles références, ces dix grandes épopées sérielles ont laissé les traces les plus indélébiles sur le terrain de la création télévisée.
Comme HBO ne pouvait décemment pas tout remporter, il a fallu mettre de côté les Sopranos, Carnivàle, Oz et Deadwood (mais aussi Angels in American, John Adams, Bands of Brothers, Generation Kill) pour innover à juste titre le top sériel des années 2000.
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10# Dead Like Me

Georges est une fille un peu particulière. En plus d’avoir un prénom peu ravissant, une lunette des toilettes de la station Mir lui tombe sur la figure, en pleine rue. Une mort tragique mais particulière, qui va s’ouvrir alors sur une autre vie pour l’adolescente. En faucheuse d’âme, George est chargée d’accompagner les âmes errantes dans l’au-delà. Dead Like Me, donc. Une ode à la spiritualité et à la joie de vivre. La famille et la mort, ses deux grandes thématiques sont la marque du grand créateur Bryan Fuller. Qui avec Dead Like Me a ouvert la voie à un autre type de série. La série bigarrée, entre esprit et comédie.
La série atypique de la décennie.
9# Battlestar Galactica

Plus qu’un mode d’emploi pour geek en quête de références cathodico-spatiales, Battlestar Galactica a su moderniser les séries SF, en les rendant moins cheap, moins invraisemblables. L’étendard du réalisme, mais aussi avec une vraie approche politique et philosophique de l’homme, son comportement, sa collectivité, son autre, Battlestar Galactica a alors compliqué, nuancé un genre jusque là barricadé.
Pour devenir une vraie culture, un vrai mythe, geek mais pas que.
La SF de la décennie
8# Veronica Mars

« Veronica Mars est plus intelligente que toi ». Et la série de Rob Thomas plus ingénieuse que tous les autres shows jeunesse. C’est un fait implacable que Veronica elle-même aurait pu déceler dans l’une de ses enquêtes. Parce que cette jeune héroïne est brillante et sarcastique, et l’est comme personne (ou presque, on le verra).
Veronica est aussi intelligente que sa série, aussi surprenante que ses révélations finales, dignes de grands thrillers pensés. Mais elle n’est pas qu’une détective habile et cynique, c’est aussi une jeune ado à problèmes, au cocon familial réaliste inédit pour une série de son acabit. Par sa maturité, son audace et son écriture complexe (un pilot qui s’ouvre sur un meurtre et un viol), Veronica Mars est le teen show de la décennie.
Le teen show de la décennie.
7# Sex & the City

Plus qu’un programme televisé, Sex & the City est une manière de vivre.
Carrie et ses copines n’ont pas seulement déambulé dans les rues de la Grosse Pomme avec l’envie outrancière de montrer et de fricoter. Elles sont avant tout l’indépendance et l’émancipation féminine à incarner. Chacune, à sa mesure, est un portrait de femme moderne. Décomplexée, carriériste, romantique ou enjouée, ces femmes sont une facette de chaque téléspectatrice. Sex & the City s’avère être le meilleur moyen pour se libérer des carcans sociétaux et d’assumer sa joie de vivre et ses amourettes, jamais abêtissantes ou jugées.
Le soap de la décennie
6# Rome

On a voulu l’imiter, faire de son décor historique et stylisé, la base d’un nouveau genre. Mais n’est pas HBO, qui veut. A plus forte raison, n’est pas Rome qui veut.
Deux saisons presque minuscules plus tard, Rome a su mettre en boîte une épopée historique foisonnante de richesse, de véracité, de modernité aussi. Et pourtant, Rome est une série complexe qui ne résume pas, la série entremêle faits historiques et pure fiction sans jamais se malmener ou perdre en force narrative. Visuellement, scénaristiquement, philosophiquement, Rome est un exemple d’histoire, une force sérielle incomparable, assurément un modèle, jusque là inégalé.
L’Histoire de la décennie
5# The West Wing

De toutes les séries passées, The West Wing est sans doute celle qui gagne le plus en vertige par sa longue durée et son travail d’orfèvre. La série n’a pas seulement vulgarisé les rouages politiques au citoyen lambda, elle a su s’emparer du milieu décisionnel d’en haut pour consacrer une aventure avant tout humaine. Une humanisation en quelque sorte (sans perdre en humour ou en divertissement) d’un pouvoir qui échappe à la conscience collective, par son fonctionnement et son allure inabordable.
Le décor politique absolument impeccable, des personnages de vie débordant de charisme et de volonté, et ce réalisme, en permanence, à toute épreuve, dans chaque réplique parfaitement ciselée d’Aaron Sorkin, a consacré dès la première saison The West Wing comme une série incontournable, sociétale et instructive.
L’aventure de la décennie
4# The Wire

Entre démonstration vérité et étude sociologique d’une ville dangereuse, The Wire est une expérience cruciale, qui combat les préjugés sociaux autant qu’elle lutte contre le manichéisme ambiant d’une société construite sur l’opposition entre bien et mal, départageant à partir de là la légalité de la déviance.
Volontairement pessimiste, The Wire est parvenu à capter la vérité. Sans jamais la nuancer, la déguiser ou enjoliver son propos, The Wire est une série crue et entière, qui ose. Très complexe forcément, à l’image de l’homme et ses activités, formidablement structuré (cinq saisons, cinq optiques), sans jamais aller à la facilité ou au condensé, The Wire éblouit donc par son éthique, son point de vue, sa volonté de ne pas être qu’une série télé, mais davantage une représentation sociale, une étude véridique de la société qui l’explore et en tire sa plus vraie substance.
La série société de la décennie
3# Arrested Development

Le tour de force d’Arrested Development, c’est d’avoir instauré un autre type d’humour. Une autre famille et sa vision.
Des personnages singuliers, jamais vus ailleurs, des histoires invraisemblables jamais écrites jusqu’alors, des subtilités comme jamais aussi fines.
En 90’s, on s’éduquait à tâtons avec Friends. En 2000, on mûrit et se spiritualise avec Arrested Development.
La comédie de la décennie.
2# Six Feet Under

Six Fet Under, c’est un peu un ovni fantasmé. Quelque chose d’indicible, de fort sans être classable. Evidemment, la vie et la mort, toujours inextricablement liés dans l’adversité, l’amour, la famille. Ce sont les grands thèmes de Six Feet Under, inépuisables, qui cognent et émeuvent chacun dans l’affect.
Parce que Six Feet Under, jamais macabre, est universel et qu’elle brille par une écriture simple et impressionnante. Mais aussi parce qu’elle est emprunt d’onirisme, de douce folie, de cruauté également, Six Feet Under fascine alors, et interpelle. En ayant cette force de persuasion, cette capacité à nous mobiliser mentalement et spirituellement, grâce à une famille plus vraie que nature, et la plus belle de l’histoire sérielle.
Le drame de la décennie.
And the Blabla-Series Award goes to :
1# Gilmore Girls

Pour raconter l’histoire de Gilmore Girls à quelqu’un qui n’y connaît rien (qu’il brûle chez Hadès), le téléspectateur dira souvent qu’il s’agit d’une histoire d’une mère bohème et de sa fille studieuse.
Estampillé niais, Gilmore Girls est pourtant la série la plus originale et la plus singulière de cette décennie. Parce qu’elle n’est pas une série comme les autres et que son héroïne (Lauren Graham) est une actrice unique.
A Stars Hollow, la vie est différente. Les gens n’y ont pas de cancer. Les gens ne se font pas la guerre. Ni résolvent des crimes. Les gens ne créent pas de cliffhanger. Ils ne votent pas. Ni ne vont en prison ou à la morgue.
C’est une plongée dans une dimension sans nom, sans étiquette, où tout est amusant, attachant et attaché. Où tout se dit avec panache, où tout s’illustre avec référence, où la vie est autre, pop et familiale. Historique et spirituelle.
Gilmore Girls est un microcosme pour gens allumés. Un mode de vie flashdance, une religion guillerette, un répertoire à bizarreries, un imaginaire siphonné. Un hymne à la diversité, à la joie de vivre, à la culture. Gilmore Girls, une ode du tout. De l’originalité, la condition sine qua non d’une série télévisée.
La série de la décennie.
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Et vous, votre série de la décennie ?
Écrit par J.D.L (Webmaster) dans Adam & his T.V, Dead Like Me, Rome, Six Feet Under, The Wire, Veronica Mars | Lien permanent | Commentaires (26) | Tags : gilmore girls, six feet under, rome, the wire, the west wing, veroncia mars, battlestar galactica |
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