24.10.2009
Cinéma : (500) Days of Summer ***

« Le rock n’est pas une pose ». Alors c’est que le rock unit.
Summer est jeune et pleine de vie, vintage et faussement candide. Tom est un bon gars, plus roll que rock, plus spirituel que bellissime, mais attachant. Et tous deux, au détour d’un ascenseur, vont se découvrir un amour commun pour les Smiths (mais c’est Regina Spektor qui pourtant règne en fond sonore).
Aux apparences branchées ou affectées, (500) Jours Ensemble, symbole d’une sélection Sundance typique, porte un regard tantôt attendri tantôt cruel, mais toujours véridique, sur la mise en place amoureuse et sa coupure tragique.
Entre temps, de la tendresse, du rire et de la vie, propos habituels volontairement succincts, qui ne valent ni l’initiale attente, ni la désillusion finale, chers à Marc Webb, réalisateur.
Pas de coup de foudre réciproque ni de fusion amoureuse, (500) Days of Summer n’est pas tant un film d’amour qu’une tragédie chagrinée. Il est un film sur l’amour et sur le couple, vu comme le résultat structuré d’espoirs pour l’un, de compromis pour l’autre.
Une fois, l’alchimie en berne, l’enthousiasme amoureux consumé, (500) Jours Ensemble approfondit les états d’âmes, fouille dans les connexions relationnelles pour tirer sa richesse sentimentale. Naviguant toujours entre deux eaux ou presque, du lac lacrymal de l’homme éperdument amoureux à l’aridité indifférente d’une femme insoumise qui n’y croit plus, le film assume sa désillusion, s’en amuse, pour mieux s’en échapper.
Pied-de-nez pop et conceptuel, fait aux comédies romantiques éculées, (500) Days of Summer n’oublie pas l’amour comme racine de son étude et s’achève sur une nouvelle histoire, un nouveau départ.
Alors, hommage au genre ou critique de l’éternel recommencement ?
(7/10)
Écrit par J.D.L (Webmaster) dans xCritiques Cinéx | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : 500 days of summer, zooey deschanel, joseph gordon-lewitt, marc webb, critique |
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