18.03.2010
Sons of Tucson (Saison 1) Enfantillages sans goût

Pilot – 1.01 (diffusé le 14.03.10)
Entre les valeurs sûres animées dominicales, la FOX vient de lancer en mi-saison le pilot d’une nouvelle comédie, Sons of Tucson. Mais entre l’humour à plat et les situations poussives, difficile de voir dans ce nouveau projet caractéristique d’une chaîne, une quelconque nouveauté, encore moins, un genre comique.
Ron est un looser prouvé, entre les arnaques de supermarché, une caisse à mi-temps et les dettes gourmandes, cet énergumène mal rasé et ventripotent n’aspire pas à grand avenir. Par chance, il croise le chemin de trois jeunes enfants, qui le recruteront pour assurer les services paternels jusqu’à ce que vrai Papa, riche banquier véreux, sorte de prison. Tout ça parce que la D.A.S.S américaine craint un peu.
Si Lux (Life Unexpected) avait l’argent de la famille Gunderson, nul doute que la jeune boucle d’or aurait elle aussi décidé d’un avenir sans autorité. Heureusement pour elle, ce sont les trois fils Gunderson qui vont porter sur le dos Tyler Labine fait boulet. Version simplette de Jack Black, l’allure comique en moins. Dans The Reaper, le comédien tentait déjà, tant bien que mal, de nous faire décrocher un sourire en jouant les pitres mal fagotés. Là encore, la palette de jeu est limitée à deux grimaces.
En dépit des succès récents des comédies réactualisées d’ABC, Sons of Tucson mise elle sur une potacherie presque dépassée. Un humour gras et prévisible qui jamais nous embarque dans cette aventure faite de course poursuites et de dialogues éculés. Déploiement poussif, presque a-rythmé, répliques sans panache, le pilot est une succession de sketchs sans entrain, préférant les péripéties overzetop sans regard.
Il n’y a donc plus de morale, le parent n’est qu’accessoire. L’enfant roi tire les ficelles, à coup de liasses de billets. Si Sons of Tucson dit bien quelque chose, c’est ça. Malheureusement, cette indiscipline à la mode ne rend même pas attachants ces enfants protagonistes –qui d’ailleurs ont été changés au pied levé en ce début d’année sérielle.
Pire, la série condamne ses trois jeunes héros à être une caricature irritante et bêta. Un rôle inverse de ce bon vieux Malcolm (SoT bénéficie de la même prod) ou de ces Brick, Haley, Luke, qui illuminent désormais les mercredis d’ABC.
4/10

Écrit par Adam dans Sons of Tucson | Lien permanent | Commentaires (1) | Tags : sons of tucson, saison 1, critique, fox, tyler labine |
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