27.06.2010

Scoundrels (Saison 1) Escroquerie, une entreprise familiale

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And Jill Came Tumbling After (pilot) (diffusé le 20.06.10)


L’été, selon ABC, sera délinquant ou ne sera pas. Contre toute attente,  son programme estival cette année ne se déroulera pas dans l’espace ni dans un hôpital. L’Alphabet mise de nouveau sur la sclérose faite famille, mais dans une version gentiment gangsta, parce que 2010 est l’année de tous les défis. Comme si finalement les Walkers chéris du network devenaient de vrais as de la dérobade et du recel. Pas sûr qu’on y croit vraiment.

 

Autant le dire d’emblée : la série familiale n’est pas véritablement le crédo de Scoundrels, qui comme son nom l’indique, se base plus sur le potentiel crapule et vaurien de son clan : les West.
Un patriarche fraîchement exilé pour cinq ans d'enfermement, une mère gérante d’un business mi-honnête mi-noir, et de la marmaille éclectique aux plaisirs illicites tout aussi divers (sécher les cours pour la jeune surdouée (Vanessa Marano habituée aux rôles de précoce –Gilmore Girls), arnaquer un photographe de mode pour la bimbo en devenir (Leven Rambin, déjà cruche dans Grey’s Anatomy) et faire de la contrebande pour le fils prodigue), seul le benjamin, tout nouveau avocat, échappe à la règle de la génétique criminelle.

 

Adapté de la série à succès neo-zélandaise, Outrageous Fortune, ayant également au préalable inspiré un versant british, Scoundrels a bénéficié d’un univers déjà tout tracé : une famille de petits bandits qui décident d’une rédemption inattendue. Pour ce remake d’ailleurs, Rob Thomas, créateur de Veronica Mars, s’y était cassé les dents. Maintenant concrétisé, le projet n’a pourtant pas supporté ce grand voyage océanique.

Le plus gros problème de Scoundrels, c’est son manque de mordant et de crédit en général. Déjà, consacrer l’escroquerie sur un network, autrement dit sur une chaîne qui n’a pas la liberté de ton d’un HBO qui agrémente ses séries de « fuck » en tout genre, n’est pas le meilleur départ qui soit. Outre la sagesse du propos (et un code de conduite criminel à faire complexer Mère Thérésa : pas de violence, ni d’intrusion, encore moins de drogues chez les West), le casting global et le décor sont un échec : des têtes blondes américanisées (Virginia Madsen), vivant à Palm Spring, autant dire, dans la ville fancy des stars, peu habituées à la descente des flics dans leur baraquement.


Sur le thème du petit malfrat, difficile enfin de ne pas penser à l’ancienne série FX, The Riches, qui avait brillamment raconté l’immersion d’une famille de voyageurs « malins » dans une banlieue sans histoire (avant de finir assommante et over ze top). On retrouve même le symbole sénile qui fait l’originalité de la grande famille d’escrocs. Mais The Riches avait su donner une authenticité à son paysage alors que Scoundrels manque complètement de vraisemblance, à tout niveau (dans son sujet, son décor, jusqu’à son unité de temps).

 


Fort du décalage entre le concept voulu impertinent et provoc’ de la série et son résultat à l’écran –un divertissement loyal (quelques bonnes répliques malgré tout) mais jamais dupe, le spectateur, même le plus naïf, peine à investir son attention dans ce programme de façade, peu assuré, qui sent le remake sage et gentillet à des kilomètres à la ronde.

5.5/10

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Scoundrels (Saison 1) Escroquerie, une entreprise familiale

 

And Jill Came Tumbling After (pilot) (diffusé le 20.06.10)

 

 

L’été, selon ABC, sera délinquant ou ne sera pas. Contre toute attente, sa valeur estivale cette année ne se déroulera pas dans l’espace ni dans un hôpital. L’Alphabet mise de nouveau sur la sclérose faite famille, mais dans une version gentiment gangsta, parce que 2010 est l’année de tous les défis. Comme si finalement les Walkers chéris du network devenaient de vrais as de la dérobade et du recel. Pas sûr qu’on y croit vraiment.

 

 

Autant le dire d’emblée : la série familiale n’est pas véritablement le crédo de Scoundrels, qui comme son nom l’indique, se base plus sur le potentiel crapule et vaurien du clan : les West.

Un patriarche fraîchement emprisonné pour cinq ans de prison, une mère gérante d’un business mi-honnête mi-noir, et de la marmaille éclectique aux plaisirs illicites tout aussi divers (sécher les cours pour la jeune surdouée (Vanessa Marano habituées aux rôles de précoce –Gilmore Girls), arnaquer un photographe de mode pour la bimbo en devenir (Leven Rambin, déjà cruche dans Grey’s Anatomy) et faire de la contrebande pour le fils prodigue), seul le benjamin, tout nouveau avocat, échappe à la règle de la génétique criminelle.

 

Adapté de la série à succès neo-zélandaise, Outrageous Fortune, ayant également au préalable inspiré un versant british, Scoundrels a bénéficié d’un univers déjà tout tracé : une famille de petits bandits qui décident d’une rédemption inattendue. Pour ce remake d’ailleurs, Rob Thomas, créateur de Veronica Mars, s’y était déjà cassé les dents. Maintenant concrétisé, le projet n’a pourtant pas supporté ce grand voyage océanique.

Le plus gros problème de Scoundrels, c’est son manque de mordant et de crédit en général. Déjà, consacrer l’escroquerie sur un network, autrement dit sur une chaîne qui n’a pas la liberté de ton d’un HBO qui agrémente ses séries de « fuck » en tout genre, n’est pas le meilleur départ qui soit. Outre la sagesse du propos (et un code de conduite criminel innocent : pas de violence, ni d’intrusion, encore moins de drogues), le casting global et le décor sont un échec : des têtes blondes américanisées vivant à Palm Spring, autant dire, dans la ville fancy des stars, peu habituées à la descente des flics dans leur baraquement.

 

Sur le thème du petit malfrat, difficile enfin de ne pas penser à l’ancienne série FX, The Riches, qui avait brillamment raconté l’immersion d’une famille de voyageurs « malins » dans une banlieue sans histoire (avant de finir assommante et over ze top). On retrouve même le symbole sénile qui fait l’originalité de la grande famille d’escrocs. Mais The Riches avait su donner une authenticité à son paysage alors que Scoundrels manque complètement de vraisemblance, à tout niveau (dans son sujet, son décor, jusqu’à son unité de temps).

 

Fort du décalage entre le concept voulu impertinent et provoc’ de la série et son résultat à l’écran –un divertissement loyal (quelques bonnes répliques malgré tout) mais jamais dupe, le spectateur, même le plus naïf, peine à investir son attention dans ce programme de façade, qui sent le remake sage et gentillet à des kilomètres à la ronde.

 

5.5/10

Écrit par J.D.L (Webmaster) dans Critiques, Scoundrels | Lien permanent | Commentaires (5) | Tags : entrer des mots clefs |  Facebook