28.04.2010

Romantically Challenged (Saison 1) Alyssa nivelle par le bas

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Pilot – 1.01 & The Charade – 1.02 (diffusés les 19.04 et 26.04.10)

Quand une bande de loosers célibataires se met en tête de retrouver la voie de l’amour après une série de résolutions célibattantes. Tel est le postulat de départ de Romantically Challenged qui d’emblée éblouit par sa profonde inspiration.

Imaginez Barney Stinson, repentant. L’homme à femmes déciderait d’une abstinence séance tenante, ne jurerait plus que les puzzles mille pièces « morceaux d’un océan pacifique ». Cinq ans plus tard, il réaliserait son erreur. Et reprendrait alors le chemin du date arrangé en espérant trouver chaussure à son pied. En l’espèce, la chaussure répond au nom d’Alyssa Milano. Romantically Challenged, à celui de come-back comique. Et la combinaison des deux intitulés à crash culturel imminent.

Cinq ans après l’arrêt de sa série à formules (magiques), Charmed, Alyssa Milano fait donc son retour sur le petit écran. Au vu de ses expériences phares passées (la série des sœurs Hallywell ou Melrose Place), le jugement de l’actrice laissait déjà à désirer. En choisissant Romantically Challenged pour refaire parler d’elle, Alyssa prouve que tout sens du discernement est absent de son organisme.



Parce qu’entre les situations effroyables d’ennui où l’humour ne dépasse pas le cadre du décor en carton pâte recyclé, les ricanements nerveux, la crispation d’une héroïne vraiment mauvaise et cette histoire foncièrement plate et sans saveur (une avocate et mère d’un ado cherche un mec, tout comme sa sœur, et ses deux copains hétéros bonnes pâtes), il n’est vraiment rien à sauver de ce début sériel placé sous le signe de la supposé zygomatique.

Si le second épisode esquive davantage le plantage absolu en offrant une scène (et demi) affriolante (de la part du toujours bout-en-train Kyle Bornheimer), le reste est à la hauteur (le bas-fond vaseux) d’un pilot consternant de médiocrité, qui entremêle ambiance de kermesse, sur-jeu maniéré et absence totale de fond.



Après le visionnage pénible de ce come-back botoxé, on en vient à se demander quelle était la motivation de l’Alphabet pour lancer son feu vert au développement d’une telle gabégie sérielle. Si la créativité est morte, la preuve elle, s’appelle Romantically Challenged. Il n’y a plus qu’à zapper sur The New Adventures of Old Christine, pour renouer avec le genre de la sitcom classique mais efficacement maîtrisée. Ou jeter sa télévision et se reconvertir judoka.

2/10

 

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