13.12.2011

Once Upon a Time (Saison 1) Le conte de fée format feuilleton

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Il faudra bien l’avouer un jour ou l’autre : la rentrée publique des séries est parvenu à un niveau de médiocrité rarement atteint sauf dans les plaines mexicaines. Le bilan est tel que les sitcoms en carton pâte gagnent le premier plan tandis que les séries moyennes (Pan Am, Revenge, Person of Interest) sont promues petites surprises de l’année. C’est le syndrome Once Upon A Time, série supposée évènement, mais plus vraiment.



 

L’idée était originale, du moins surprenante, consacrer les contes de fée et autres légendes enfantines dans une série moderne fantastique. Storybrook, la ville où habite le jeune héros, regorge en effet de personnages aux similarités inouïes avec des héros tels que Blanche Neige  et son prince charmant, la Belle au Bois Dormant, Jiminy Cricket, ou encore la reine noire.


Mais rien n’est rose à Storybrook, dans cette ville, les habitants n’ont aucune idée de leur identité, le temps s’est arrêté et les frontières se sont scellées à jamais. Le jeune garçon en question, adopté par la maire de la ville, qui s’avère être la reine noire de l’autre côté, comprendre le sortilège et décide de retrouver Emma, sa mère biologique, fille selon lui de Blanche Neige et Prince Charmant, l’élue pour rompre ce mauvais sort.


Si ce concept est saugrenu, il est à ce point alambiqué qu’il finit intriguant. D’ailleurs, aux manettes, ce sont les scénaristes de Lost qui assurent la machinerie. Bonne ou mauvaise nouvelle ? A l’image des rebondissements parfois hésitants de la grande série mystère de ABC, Once Upon A Time a de quoi cultiver un mythe ultra-notoire et le faire miroiter à la sauce contemporaine, à savoir petite ville étrange et rumeurs insidieuses.

 

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Scindée en deux histoires, toujours parallèles, l’arc mythique sur les héros littéraires renvoyant toujours à l’histoire moderne vécue par les habitants de Storybrook, Once Upon A Time est une série qui se veut dense, à tiroirs. Les personnages merveilleux pullulent d’aventures et de facéties, si bien qu’Once Upon A Time et ses héros aux identités doubles (la maîtresse d’école-Blanche Neige, incarnée par Ginnifer Goodwin, la reine/maire, l’antiquaire, joué par Robert Carlyle, épatant dans son rôle maléfique) ont ce défi majeur de regrouper tout un pan de la littérature enfantine dans une seule histoire actuelle. Du pain sur la planche donc, les premiers épisodes prouvant la quantité ingérable pesant sur cette mythologie à double face.



Mais consciencieuse, notamment à l’égard du récit fantastique, Once Upon A Time maîtrise son concept créatif. Au risque d’avancer lentement. Et hasardement. Les débuts de la saison, plus introductifs et gentillets qu’autre chose, démontrent l’envergure du scénario, mais sans en borner les enjeux. Epique, intrigante, la série manque malheureusement de terrain passionnant pour convaincre totalement.

 

6/10

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