15.01.2011
L'Hebdo Séries : Ces méchants qu’on aime détester…

De J.R dans DALLAS à Al Swearengen dans DEADWOOD, les méchants des séries sont souvent plus populaires que les gentils. Vicieux, pervers, voire carrément psychopathes, on adore détester les sales types. Pourquoi une telle fascination ? Entretien avec Robert Knepper, l’affreux T-Bag de PRISON BREAK, de retour en grand méchant, dans la saison 4 de HEROES…
Egalement au sommaire :
- THE KENNEDYS et WONDER WOMAN en sursis
- Le premier trailer de BREAKING IN
- Le paf dégaine JUSTIFIED
- 1788 ET DEMI, des aristos dans la tourmente
En bonus, pour finir, un remake de THE CLOSER… version Sesame Street !
Bonne émission !
L’Hebdo Séries, c’est votre émission de référence sur les séries. Chaque jeudi, retrouvez toute l’actu de vos séries préférées en 7 minutes chrono ! News, reportages, interviews, tendance, sélec…Toutes les émissions sur http://www.canalplus.fr/hebdoseries
Écrit par J.D.L (Webmaster) dans Adam & his T.V, Deadwood, Heroes, Justified, Prison Break | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : deadwood, heroes, hebdo series, justified, the kennedys, breaking in |
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03.04.2010
Justified (Saison 1) En état d’impitoyable défense

Riverbrook - Fixer – 1.02 & 1.03 (diffusé le 28.03.10)
Attention, formula show. Justified, qui se présentait comme une série à ton et univers singulier, lorgne depuis ses deux nouveaux essais épisodiques du côté du schéma sériel à formule. Ou le risque de faire perdre en potentiel le marshall US Raylan Givens et sa clique pour piétiner ensemble sur la route poussiéreuse en élucidant des intrigues policières classiques et peu attirantes. Comment dit-on douche froide en idiome texan ?
Avec son pilot, Justified avait réussi à concilier genre policier avec localité et ambiance western. Une vraie gageure qui avait pendant quarante minutes su procurer l'illusion. De retour dans son coin natal, le marshall avait pour charge de démanteler tout un réseau de petites frappes néo-nazies qu'il fréquentait depuis tout petit. Au vu de la taille d'une telle affaire, on imaginait aisément que la série en aurait consacré un arc de saison, tout en feuilletonnant des intrigues secondaires, propre à la vision du héros Raylan, ses retrouvailles, ses méthodes. Façon Damages.
Mais dès le second épisode, il était clair que la série semblait s'écarter d'une idée étude de cas pour innover des intrigues indépendantes et cloisonnées. Et d'emblée, le cas successeur au réseau religieux délinquant manquait cruellement d'originalité et de maîtrise scénaristique. Avec un prisonnier en cavale, une sombre histoire de magot à déterrer, et une psychologie du héros en retrait, le second essai n'avait pas été transformé.
Idem pour le troisième épisode, Fixer. Le marshall est chargé de retrouver un informateur privilégié de la police locale (David Eigenberg, de Sex & the City). Malgré sa vaine tentative d'élaborer des personnages hauts en couleurs à chaque storyline (notamment Travis Travers), la série manque de conviction et pèche par simplicité dans ses formules.
Trop de manichéisme, de loose attitude, les criminels sont des délinquants de bas étage aux stratagèmes facilement démantelés par un marshall déjà trop admis. La série qui avait fait la promesse d'un héros complexe ne s'attarde jamais véritablement sur sa dimension psychologique. Et surtout, le show privilégie en permanence la discussion à l'action, sans cesse anéantie par un bavardage irritant et sans effet.
Malgré son décor, son style rustre et léché et ses petites originalités formelles, Justified n'est pas la surprise sérielle escomptée. Trop de formules simplistes tuent le charisme d'une série.
4/10

Écrit par J.D.L (Webmaster) dans Justified | Lien permanent | Commentaires (45) | Tags : justified, graham yost, fx, critique, saison 1, timothy olyphant |
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