22.03.2011

Friday Night Lights (Saison 5) Ultimes bouleversements texans

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Friday Night Lights, grande série du plus petit milieu sériel, est depuis cinq ans le terreau d’émotions et de moments forts par excellence. Ignorée par le plus grand nombre, cette série sur le quotidien d’une équipe de footballeurs lycéens a achevé il y a peu sa cinquième et ultime saison. Douze semaines de diffusion qui ont associé larmes et intensité, authenticité et gorge nouée. Retour final sur cette belle série.

 

 

Passer l’année à Dillon procure toujours des sensations rares, à la fois chaleureuses et désarmantes. Le retour ultime de Friday Night Lights s’inscrit dans cette idée, sur fond de paysages texans arides plus vrais que nature. Comme à son habitude, la série de Direct TV co-NBC, soigne ses histoires fortes en bouche et son terrain de jeu crispant, fidèle à l’univers bigarré qu’elle a construit et déployé depuis quatre ans.

Quelques mois se sont passés au fin fond du Texas mais le plaisir de retrouver la vie des habitants de Dillon est intact, voire palpable, il s’agit là des ultimes retrouvailles. Le bonheur de s’attabler aux petits-déjeuners de la famille Taylor, entre cohésion familiale et inquiétudes pour l’avenir, de côtoyer le couple Vince et Jess, définitivement adopté, ou de partir en virée concerts avec Landry et Crucifictoriux, son groupe underground qui ferait rougir les Yeah Yeah Yeahs. Le plaisir est là aussi quant la conseillère Tami fait son premier jour au lycée, prête à en découdre avec les nouveaux cas de l’année ou quand Eric se remet à la tâche et débusque un nouveau talent du ballon rond, le couple Taylor héritant toujours des répliques les plus justes et des plus belles attentions filmiques. Idem pour Tim, le personnage maudit culte, qui fascine même derrière les barreaux pendant que le grand frère, Billy, rongé par la culpabilité, vient faire amende honorable sur le terrain herbeux.

 

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Cette année, pour évoquer la séparation dernière, les auteurs ont vu juste. D’abord, en donnant cette importance nouvelle aux personnages secondaires d’antan, la famille Riggins, Becky, Vince et le patriarche criminel. De nouveaux liens familiaux se créent, dans la ligne droite du clan Taylor, qui restera l’exemple familial le plus brillant de l’histoire cathodique américaine. Puis, en s’attardant sur quelques cas nouveaux, brièvement Eyco, le professeur de Julie, les nouveaux joueurs (le fils de Buddy), quelques exemples habiles qui renforcent le caractère de cette série. Avec ces nouvelles storylines, la série a pu tester une dernière fois l’efficacité de son traitement scénaristique, sa spontanéité et sa matière filmique unique à la télévision en réussissant encore à donner âme et bonté à des personnages humais mais laissés-pour-compte.

 

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Mais c’est au prisme des personnages que l’on a aimés depuis cinq ans que Friday Night Lights laisse une bonne fois pour toutes un souvenir impérissable. Voilà pourquoi la série texane a bien fait de faire resurgir les héros qui ont personnifié cette série : Lila, Tim et Jason en milieu de saison, puis Landry, Matt et Tyra, revenus faire la révérence, l’un pour la main de Julie, l’autre pour les beaux yeux de Tim. Pour le final, ils sont tous là ou presque. On évoque le mariage d’une adolescente avec son petit-ami de toujours comme aucune autre série adolescente n’aura su le faire, on procède aux retrouvailles familiales de la famille Saracen, on métaphorise sur les compromis, ceux d’Eric Taylor pour Tami, cette épouse dévouée et tellement généreuse. Pour ce grand final, rien ne manque, si ce n’est la naïveté de l’avenir, puisqu’acteurs comme personnages le savent : après cette année, rien ne sera comme avant.

Alors pour se finir en beauté, pour symboliser cette série de personnages, Friday Night Lights renoue avec son art subtil de l’émotion et de la sincérité pour illustrer sa révérence. On finit simplement sur de beaux jours à l’horizon, ceux de Vince, ceux de Jesse, ceux de Julie et Matt à Chicago, ceux de Tim lié éternellement au Texas, ceux des Panthers retrouvés et surtout ceux du couple Taylor exilés à Philadelphia mais toujours unis.

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L’avenir télévisuel ne sera plus le même sans le dicton Clear Eyes, Full Hearts, Can’t Lose de la feue Friday Night Lights. Parce que pour sûr, à Dillon plus qu’ailleurs, l’authenticité aura été jusqu’à la toute fin une règle de principe qui fait de Friday Night Lights une série d’exception. Parce que la série de l’ombre de la décennie (celle de Mad Men, Breaking Bad et Big Love) peut se targuer d’avoir été la fiction la plus authentique, la plus humaine, celle qui n’a jamais rien forcé, ni l’émotion, ni la force de ses personnages vibrants, celle qui a capté avec justesse le cœur de l’Amérique.

9.5/10

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14.01.2010

Friday Night Lights (Saison 4) Ballon neuf pour pelouse dévastée

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The Toilet Bowl – 4.08 (diffusé le 06.01.10)

Eric Taylor réalise que son équipe est en proie à un sabotage extérieur. Tami et Julie partent à la fac pour l’entretien de la jeune Taylor. Vince se rapproche de Jess autant qu’il s’éloigne de ses amis. Quant à Tim, il décide de mûrir…

 

Après une première partie intensément trépidante, Friday Night Lights renoue avec sa simplicité. Et à Dillon plus qu’ailleurs, il fait bon d’être authentique.

Un peu comme une réminiscence à la Gilmore Girls, l’épisode Toilet Bowl récrée un road trip entre une mère et sa fille. A la manière de Road Trip To Harvard où Lorelai conduit Rory à explorer Harvard et ses dimensions, Tami et Julie partent en virée universitaire. Et même si les deux n’ont en commun qu’une héroïne actrice hors du commun, Friday Night Lights a su jouer de cette relation privilégiée tout en appuyant le mal-être de Julie depuis le départ de Matt. Un joli moment familial.

Du côté des crampons, les ennuis continuent. Sans sou, sans soutien, sans espoir, l’équipe des Lions fait maintenant face à un coup dur : le sabotage mêlé de mépris. Mais pour le coach Taylor, il n’est pas question de baisser les bras. Avec l’aide unique de Buddy qui s’improvise alors commentateur de match, les Lions avancent.


Très vite mis au second plan cette storyline s’est recentrée sur le joueur Vince. D’épisode en épisode, le quaterback devient comme Smash, un personnage vif et troublant. Sa relation particulière avec une mère fragile et alcoolique (qui attire bien sûr la pitié, mais que pas), son attirance frustrée pour Jess, ainsi son dilemme posé par l’antagonisme entre ses amis voyous et ses devoirs sportifs inspirés par la figure bienfaitrice d’Eric font de lui un personnage qui gagne en complexité et donc en intérêt.

Cette complexité que l’on retrouve encore et toujours chez Tim. Le seul vrai rescapé de la série s’en sort brillamment. Sa relation presque fraternelle avec Becky et son envie désincarnée de stabilité (deux scènes de job interview brillantes) le grandissent. Mais le jeune homme pourrait bien risquer de perdre tout ça, avec le nouvel arc de l’illégalité prônée par les auteurs. Wait & see.

Un épisode dans l’esprit confidentiel et fort de la série. D’une richesse presque désarmante.

8.5/10

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18.09.2008

Friday Night Lights - Bilan - Critique - Saison 2

Adam a survécu au déménagement, il signe un retour triomphant sur le net à l'aide de son fidèle Zurabinho qui semble ne pas avoir perdu la main. Une époque chargée en séries, en nouveautés et seasons premieres. Que nenni, ici on fait du bilan, de l'analyse, on n'est pas le blog sériel le plus intelligent, le plus beau et le plus pertinent pour rien, alors pour entendre reparler de Fringe, va falloir attendre quelques mois. Ou pas, je peux céder aux moindres caprices de mes e-visiteurs. Pour le moment, retour plutôt bref sur la seconde saison de Friday Night Lights, une série stroduballon qui m'a réconcilié avec les ballons et les terrains de foot. Oui, vous m'avez manqué, je le confesse volontiers.

 

 

 

 

 

Football, bouleversements et petits coups de mou : Ben Silverman is the Devil

 

Ben Silverman adore Friday Night Lights, c’est ce qu’il se plait à dire. Mais “no one watches Friday Night Lights”, son constat est sans appel, on dirait presque qu’il en jubile de la glotte. Pour le bien de la série, apparemment, Ben Silverman a alors procédé à divers changements dans le fonctionnement du show et des Dillon Panthers. S’il est clair que la seconde saison de Friday Night Lights ne ressemble à la première saison que sur le papier, c’est bien à cause de notre nouvel ennemi Ben Silverman aka le nouvel Antéchrist de l’histoire cathodique.

 

Désirant miser sur des intrigues classiques de teen show, sur des déroulements plus convenus, moins poignants, des épisodes attendus et maladroits, un traitement d’intrigues éculées inapproprié et dénué de créativité, Silverman fit prendre un virage dangereux à Friday Night Lights. En s’éloignant donc progressivement du modèle de simplicité et d’humilité que la série avait elle-même créé la saison passée, Friday Night Lights a perdu un peu de son intensité -humaine et footballistique , d’éloges et … de spectateurs. Et ce n’est pas son budget ridicule et sa case horaire maudite qui auraient pu éviter la chute. Merci Ben pour cet interventionnisme ô combien néfaste.

 

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Clear Eyes, Full Hearts, Can't Lose !

 

 

I know what you did last summer : un arc dangereux

 

S’il fallait retenir une histoire de Friday Night Lights, saison 2, ce serait bien celle-ci : l’arc autour de la mort du violeur récidiviste tant cette trame principale est représentative des changements opérés sur la série.
En elle-même, la storyline est plutôt louable : tragique comme il faut avec à la clé, un effet lacrymal-pathos plutôt tolérable. La storyline a su éviter l’écueil de la tragédie typique boursouflée de teen show en essayant de garder au mieux l’humilité si véridique de la série pour s’intégrer dans la vie paisible de Dillon sans trop la chambouler, à cet égard, elle permit de poser un regard sur la vie familiale de Landry, un univers qui ne manquait pas d’intérêt. De plus, Adrienne Palicky et Jesse Plemons étant de formidables acteurs fiévreux, les deux protagonistes de la storyline ont été désarmants de sincérité et le spectateur n’a pu être que conquis à leur cause.

 

Mais au demeurant tragique, l’histoire avait de quoi dérouter dans un univers réputé simple et tranquille. A cet égard, on peut reprocher à cette histoire un manque flagrant d’authenticité et ce même si la dimension tragique du meurtre était superbement gérée, la storyline ne sieyait tout simplement pas à l’esprit de la série. Cette histoire était finalement trop déroutante et représentait un contraste trop important avec l’aspect humble et pragmatique prédominant dans une série réaliste comme Friday Night Lights.

 

Parachutée dès le season premiere, il semblait évident que cette tragédie était le moyen idéal choisi par Benny pour attirer de nouveaux téléspectateurs arrivés par hasard sur NBC ou créer de l’intérêt pour toute autre personne qui n’a ni le football ni Kyle Chandler comme icône mais qui, compte tenu des critiques élogieuses récoltées par la série et notamment par moi-même pour sa saison inaugurale, a voulu donner sa chance à la série. Du business, en somme.

 

 

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Mais où est-il ? Derrière-toi idiote !

 

 

Tami Taylor, mon personnage coup de cœur depuis Lorelai Gilmore

 

Connie Britton est une actrice fascinante qui mériterait qu’on lui érige un culte de la personne plus outrageant que celui des grands dictateurs pakistanais.
Jouer Tami, la femme du coach et appui féminin de toute une ville en émoi n’était pas une mince affaire mais le talent incommensurable de Connie permit une incarnation magistrale de Tami, métaphorique et spirituelle.

 

Si son rôle d’épouse dévouée et de fervente supportrice du travail de son cher et tendre est resté essentiel dans la vie de Tami (principalement en début de saison), dans cette saison, c’est davantage son rôle de mère qui est mis en avant. En ayant à gérer une ado en pleine crise existentielle et un tout jeune nouveau-né, Tami Taylor doit jongler entre deux domaines difficiles bien différents mais la tâche fut remarquablement effectuée.

Tami est une femme vulnérable qui peine à comprendre les maux de sa fille aînée et à se séparer de sweetie Gracie Bell mais c’est ce qui la rend attachante, Tami n’est pas parfaite, fait des erreurs, son amour pour sa famille est débonnaire, ça l’humanise et nous rapproche d’elle. L’actrice est somptueuse et incroyable, le personnage, lui, réaliste, émouvant et foncièrement humain, je suis subjugué. C’est tout. Pour de la critique constructive, il faudra repasser, tu as remarqué.

 

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Tami, marry-me !

 

fnls2.jpgUne intensité rare pour une série sobrement réaliste, toute en simplicité

 

 

 

Ce n’était pas évident mais Friday Night Lights l’a fait, grâce à des personnages construits et à une ville plus vraie que nature : la série a réussi à maintenir une cohérence et une intensité globale et à faire oublier les aventures plus mélos voulues par la chaîne.

 

La saison est loin de la maîtrise parfaite de la première saison, l’impression d’une découverte magistrale capable de changer à jamais notre univers de sériephile fait à présent partie du passé. La série a montré qu’elle pouvait mal faire, qu’elle pouvait cloisonner ses personnages, banaliser la mélancolie de Dillon, sous exploiter la toile de fond de la série qu’est le football, mettre de côté des protagonistes majeurs comme Jason et Lyla…

 

Mais il n’empêche que les seuls moments poignants de la série ont su faire oublier toutes les erreurs commises dans cette saison. Voir un Smash en totale déperdition, un voyage imprévu à Mexico, une Julie dépressive et enragée, un Buddy Garrity face à ses responsabilités d’homme volage, une famille Taylor en crise, Matt Saracen et sa grand-mère ou même le couple improbable Landry-Tyra ont été les grands moments de cette seconde saison. Leur point commun ? Dans ces moments vibrants et poignants, il n’y a que des personnages sensibles, justes, authentiques, des personnages qui permettent ce rapport si privilégié et sincère que l’on a avec la série.

05.12.2007

Friday Night Lights - Résumés - Saison 1

Pilot – 1.01 (diffusé le 03.10.06)
Dillon, petite ville du Texas, n’a qu’une passion qui anime tous ses habitants : le football américain. Eric Taylor, qui vient tout juste d’être nommé coach principal des Panthers à une pression énorme sur les épaules. Jason Street, quaterback vedette des Panthers subit la même pression. Ensemble, ils doivent porter l’équipe jusqu’à la victoire, vendredi soir.
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Eyes Wide Open – 1.02 (diffusé le 10.10.06)
Après son placage lors du match, Jason Street est transporté à l’hôpital. Les médecins ne sont pas très optimistes sur sa capacité à remarcher. Pendant ce temps, Matt Sacaren, un première année, est propulsé au rang de quaterback n°1. Le coach Taylor doit rassurer le jeune homme qui a du mal à se faire à son nouveau statut et l’entraîner de façon intensive car il n’a jamais joué en titulaire.

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Wind Sprints – 1.03 (diffusé le 17.10.06)
Le verdict tombe, Jason ne pourra plus jamais marcher mais il est soutenu dans cette épreuve par Lyla, sa petite amie. En ce qui concerne le football, le coach doit faire face aux reproches des habitants de Dillon suite à la défaite de vendredi dernier. Matt Sacaren, n’a pas assuré dans son nouveau rôle. Pour assurer la pérennité de l’équipe, Mr Garrity propose au coach de rencontrer un nouveau quaterback nommé Voodoo.

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Who’s Your Daddy – 1.04 (diffusé le 24.10.06)
Jason fait la connaissance de plusieurs autres handicapés au centre de rééducation. Pendant ce temps, un grand match se prépare. Les Panthers affronteront leurs rivaux, l’équipe d’Arnett Mead. Tami quand à elle est obligée de préparer un barbecue à la dernière minute pour recevoir les joueurs et leurs familles. Lyla et Tim n’arrivent pas à se contrôler, ils retombent dans les bras l’un de l’autre.

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Git’er Done – 1.05 (diffusé le 30.10.06)
Le coach doit prendre une décision difficile, choisir entre Matt ou Voodoo pour le poste de Quaterback n°1. Finalement il titularisera Voodoo mais ce dernier n’en fait qu’à sa tête sur le terrain, Eric s’énerve et nomme Sacaren a sa place. Le jeune homme apportera la victoire aux Panthers. Pendant ce temps, Tyra rencontre un homme venu de Los Angeles. Elle espère qu’il soit son opportunité de quitter la ville. Quant à Tim et Lyla, ils continuent de coucher ensemble sans que Jason soit au courant.

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El Accidente – 1.06 (diffusé le 07.11.06)
Bobby Reyes, défenseur des Panthers, est arrêté pour avoir tabassé un élève du lycée. Matt, qui a assisté à la scène et qui connaît le lycéen, décide de se taire pour ne pas en faire subir les répercutions sur l’équipe. Cependant, la culpabilité le ronge.
Le coach Taylor et Buddy Garrity sont interrogés au sujet de Voodoo. La fédération de football des lycéens pense que ces conditions de recrutement ne sont pas claires.
Tim va remonter le moral de Jason en l’amenant au lac.

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Homecoming – 1.07 (diffusé le 14.11.06)
Dillon se prépare à affronter les Laribee Lions. Lorsque Smash apprend qu’un journaliste de renom assistera au match de vendredi, il espère être repéré et entrer dans la liste des 100 joueurs les plus prometteurs. Jason, quant à lui, continue de se poser des questions sur la nature de la relation Tim/Lyla. Billy, le frère de Tim et Tyra organisent une fête en plein désert pour après le match.

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Crossing The Line – 1.08 (diffusé le 28.11.06)
Pas de match, chacun vaque à ses occupations. Lyla et Tim encouragent vivement Jason à rejoindre l’équipe de football handisport. Julie envisage de plus en plus de sortir avec Matt malgré les conseils de ses amies. Smash, déçu par ses performances devant le journaliste, commence à prendre des stéroïdes pour compenser ses déficiences. Billy encourage son frère à devenir pro, il organise donc un dîner avec la famille Taylor pour en discuter. La tension monte entre les deux frères…

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Full Hearts – 1.09 (diffusé le 05.12.06)
Smash continue les stéroïdes pour augmenter sa masse musculaire ce qui doit le rendre plus performant. Julie et Matt essayent d’entamer leur relation en ayant un premier rendez-vous. Mais les parents de la jeune fille ne facilitent pas les choses. Au lycée, des rumeurs commencent à courir sur la relation qu’entretient Tim avec Lyla. L’équipe se prépare au prochain match de la saison qui les opposera aux Gatling High.

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It’s Different for Girls – 1.10 (diffusé le 12.12.06)
Les cheerleaders de Dillon se préparent pour le championnat régional. L’épreuve est difficile pour Lyla qui doit subir les reproches des lycéens qui ont appris sa relation avec Tim alors qu’elle est toujours avec Jason. Jason sort de l’hôpital et vient revivre chez ses parents et le coach Taylor met tout en œuvre pour éloigner sa fille de Matt.

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Nevermind – 1.11 (diffusé le 03.01.07)
Le père de Matt est en permission à Dillon mais il ne comprend pas le comportement de sa mère malade et a du mal à réintégrer la vie normale. Un match important doit se dérouler vendredi. Les Panthers doivent gagner pour continuer le championnat. Seulement Tim Riggins est sur la sellette. A cause de ses mauvaises notes, il est contraint de suivre des cours de tutorat. S’il ne remonte pas sa moyenne, Tim sera exclu de l’équipe.

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What To Do While You’re Waiting – 1.12 (diffusé le 10.01.07)
Les parents de Jason ont décidé de porter plainte contre le coach Taylor. Ils doivent trouver une aide pour payer tous les frais médicaux. Cependant, Jason n’est pas d’accord, ce qui créé des tensions dans la famille. Toute la ville de Dillon est devant son écran de télévision pour connaître les résultats d’un match qui déterminera l’avenir de leur équipe dans les championnats.

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Little Girl I Wanna Marry You – 1.13 (diffusé le 24.01.07)
Les Panthers ont presque atteint le stade des play-off. Ils ne leur restent qu’un seul match à gagner. La mère de Smash découvre les stéroïdes de son fils. Elle se rend directement chez le coach pensant que c’est lui qui en donne à ses joueurs pour les stimuler. Il n’en est rien et le coach se voit dans l’obligation d’en référer à la fédération … Les Panthers se préparent pour le premier match des Play-off. Cependant, le coach ne sait quoi faire de Smash. S’il ne le dénonce pas à la fédération il risque d’être licencié mais s’il le dit Smash perdra toute chance de continuer en pro.

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Upping the Ante – 1.14 (diffusé le 31.01.07)
Jason apprend aux parents de Lyla qu’il compte épouser leur fille. Buddy n’accepte pas cette décision. Julie et Tyra font connaissance à la sortie du restaurant. Elles se découvrent des points communs et commencent à être amies. Tim, quand à lui, essaye de retrouver son père.

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Blinders – 1.15 (diffusé le 07.02.07)
Les Panthers ont gagné le premier match des Play-off mais déjà les choses se compliquent. Mac, l’un des coachs de l’équipe tient des propos racistes devant les caméras de télévision.
Tami n’apprécie pas du tout la nouvelle amitié de sa fille avec Tyra. Elle pense que la jeune fille peut avoir une mauvaise influence. Lorsqu’elle découvre que les deux jeunes filles ont séché le cours de sport, la conseillère les force à participer au Powder-Puff, la version féminine du football américain.

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Black Eyes & Broken Hearts – 1.16 (diffusé le 14.02.07)
La polémique autour des propos de Mac ne se calme pas, au contraire, les joueurs d’origines étrangères refusent de rejouer tant que l’entraîneur ne sera pas licencié. Smash mène le combat porté par la belle Waverly. Tyra et Julie deviennent de plus en plus proches malgré les réticences des parents de cette dernière. Matt quand à lui essaye de reconquérir le cœur de Julie.

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I Think We Should Have Sex – 1.17 (diffusé le 21.02.07)
Julie annonce à Matt qu’elle a envie de faire l’amour avec lui. Lorsque ce dernier va à la pharmacie acheter des préservatifs pour cet évènement, il est surpris par Tami. Elle essaye d’en parler à sa fille mais Julie ne veut rien entendre. Tim est une nouvelle fois déçu par son père lorsqu’il découvre qu’il a volé une caméra dans le local de l’équipe de Dillon.

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Extended Families – 1.18 (diffusé le 28.02.07)
La mère de Tyra annonce devant toute la communauté sa liaison avec Buddy Garrity. En apprenant la nouvelle, Pam, sa femme, lui somme de quitter la maison. Buddy décide donc de s’installer chez les Taylor quelques jours. Lyla, voulant échapper à cette atmosphère pesante, va rejoindre Jason à son camp d’entraînement. Smash est étonné par le nouveau comportement de Waverly. Elle est plus extravertie.

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Ch-Ch-Ch-Ch-Changes – 1.19 (diffusé le 21.03.07)
L’équipe de football d’Austin cherche à recruter le coach Taylor. Julie fait part à son père de son envie de rester à Dillon avec Matt et ses amis. Jason, qui s’est donné à fond pendant le stage de quad rugby, est vraiment déçu lorsqu’il apprend qu’il ne fera pas partie de l’équipe. Voulant retourner à Dillon, il rentre avec une jeune fille qu’il a rencontrée lors du stage (une tatoueuse). Tim, lui, rencontre ses nouveaux voisins, une mère célibataire et son fils Bo.

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Mud Bowl – 1.20 (diffusé le 28.03.07)
Le prochain match doit se jouer à domicile, mais un accident de train se produit à proximité du terrain et dégage des produits toxiques, ce qui rend le terrain inutilisable. Le coach Taylor refuse de jouer le match chez leur adversaire pour la demi-finale du championnat. Il va donc installer le terrain sur un champ.

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Best Laid Plans – 1.21 (diffusé le 04.04.07)
L’université d’Austin fait pression sur le coach Taylor pour qu’il prenne une décision. Tim Riggins se rapproche beaucoup de sa voisine Jackie. Cette dernière veut mettre fin à leur relation car elle a peur que son fils Bo soit déçu. Landry ne sait pas s’il doit parler à Tami, conseillère du lycée, de la tentative de viol qu’a subit Tyra.

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State – 1.22 (diffusé le 11.04.07)
Les Panthers Dillon s’apprêtent à jouer le plus gros match de la saison, la finale du championnat d’Etat. Lors d’une interview, une journaliste demande au coach si les rumeurs sur son départ vers Austin sont fondées. Eric finira par avouer. Smash, quand à lui, se fait accoster par Voodoo qui joue dans l’équipe adverse. Ce dernier lui propose de le rejoindre pour la prochaine saison.

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18.09.2007

Friday Night Lights - Review Générale - Critique - Saison 1

“Friday Night Lights is the most engrossing new drama of the fall season”

Crée par Peter Berg
Diffusion sur
NBC
Series Premiere
3 octobre 2006
Saison 2 à venir (season premiere le 05 octobre 2007)
Format 42 mn-
22 épisodes

Cast
Kyle Chandler (Early Edition, The Lyon’s Den, Grey’s Anatomy, What about Joan), Connie Britton (Spin City, Lost at Home), Aimee Teegarden, Minka Kelly (What I like about you), Scott Porter, Zach Gilford, Adrianne Palicki (Supernatural, South Beach), Taylor Kitsch, Gaius Charles, Brad Leland (North and South).

Show Synopsis
A Dillon, ville industrielle en déperdition du Texas, le football américain est plus qu’un sport, c’est un mode de vie. Les habitants ne pensent qu’à une chose : que les Panthers remportent le championnat d’état. Pour cela, la pression est mise sur le nouveau coach Taylor. Lorsque le quaterback, star de l’équipe, est victime d’un grave accident dès le match d’ouverture, la ville est en totale panique.

Critique
 
Basé sur le film Friday Night Lights, la série, du même nom, offre une chronique à la fois mélancolique et pleine d’espoir sur toute une ville atteinte par la crise industrielle. Si le football est le leitmotiv de tous, c’est que les Panthers sont très talentueux. Fervents supporters, admirateurs à l’extrême et grands chrétiens, ces habitants de Dillon vivent pour leurs Vendredi soir, leurs matchs et leur équipe d’exception.

 Le football américain, voilà un sujet qui peut en rebuter plus d’un, des règles à n’y rien comprendre, des matchs interminables et une violence indéniable, le football américain pourrait être le plus lourd défaut de Friday Night Lights. Pourtant, il en est sa plus grande qualité. Le football n’est qu’un prétexte, un subtil subterfuge pour dépeindre plusieurs générations d’individus affectés par la solitude. Placé en trame de fond, le football permet à tous de retrouver une chaleur physique et un espoir psychique indubitables. 

 Les Panthers ne sont pas une équipe de foot classique, ambitieuse et narcissique. S’ils ont évidemment leurs caprices de star de football, ces adolescents vivent pour un rêve : devenir professionnel et accessoirement partir loin du Texas. Car à travers le sport, c’est toute leur vie que les Panthers mettent en jeu sur le terrain. 

 Ce qui fait de Friday Night Lights, -n’ayons pas peur des mots- une série quasi-parfaite, c’est la sincérité de ton, c’est l’authenticité des personnages et leur sobriété. Et si ceux-là offrent une interprétation des plus touchantes, c’est aussi pour le drame qu’ils ont vécu, un drame fil rouge de la saison : la paralysie du quaterback adoré de tous : Jason. Outre l’univers du football et de ses stars montantes, Friday Night Lights offre à travers Jason, un regard aussi juste que déchirant sur l’handicap, le passage de l’avant à l’après, le nouveau regard des autres, l’apitoiement de certains et le soutien de certains autres. Mais aussi Sur la reconstruction, la rage et la résignation, sur l’envie de revivre, l’envie de s’en sortir, le désir d’autre chose.

 Syndrôme Isaiah Washington, il y a dans chaque série un problème de casting. Dans Friday Night Lights, il y a évidemment des coups de cœur plus forts que d’autres mais c’est surtout la ville entière que l’on se voit tant affectionner, cette ville qui ne pourrait fonctionner sans l’absence de l’un de ses habitants.

 A Dillon comme ailleurs, les relations sont cruelles. A la fois simples et complexes, les relations qui unissent les habitants sont traitées ici avec une humanité époustouflante et devant laquelle on ne peut que s’incliner.
Le prix Nobel de la paix revenant évidemment à Tami Taylor, femme du coach. La famille Taylor arrive à Dillon au début du pilot, avant que la saison de football ne commence. Avant les résultats excellents de l’équipe, c’est toute une ville entière qui se méfie de ce nouveau coach et qui n’hésiterait pas à le laisser de côté faute de résultats satisfaisants. Pour les Taylor, c’est monnaie courante. Tami Taylor, grande sage à ses heures perdues, sait de quoi il retourne. Mariée à un assidu de football depuis fort longtemps, Tami connaît l’univers du foot, les matchs à la télévision, les discussions exclusivement sportives, les angoisses de défaite mais aussi l’adrénaline des victoires.
En plus d’être une épouse à l’écoute, attentionnée, et proche de son mari, Tami est une mère formidable, à la fois laxiste sur les conventions, amie et autoritaire lorsqu’il le faut, Tami est un modèle exemplaire. En plus de ce rôle quotidien, Tami est appréciée de tous par la ville. Alors que l’intégration ne fut pas aisée, Tami a su se rapprocher de cette ville particulière, notamment en exerçant avec l’usage de sa grande philosophie, l’emploi de conseillère d’orientation. Tami est une femme moderne, qui décide de ses propres orientations, sans oublier l’importance de sa famille. Consciente du culte que l’on fait de manière exagérée à ces adolescents pas encore très posés, Tami est lucide et seule, dénonce cette déification faite aux Panthers et surtout stigmatise la difficile retombée, une fois passée l’âge du lycée.
Tami Taylor est l’illustration même de la complexité et l’importance du message de Friday Night Lights. 

 Malgré une réalisation qui donne le mal de mer mais qui finit par aller de soi, la série est l’œuvre d’un travail parfait : elle bénéficie de scenarii justes et efficaces, d’un déroulement aussi haletant que naturel, d’interprétations excellentes et d’un fond sonore impeccable. I was living in a devil town.
D’épisode en épisode, on se prend alors de passion pour Friday Night Lights, pour ces joueurs si volontaires, pour leur famille si humaine et protectrice, que ce soit la mère spontanée de Smash ou le frère aîné de Tim. On se prend de passion pour le coach et sa manière de faire particulière, pour ces matchs électrisants, pour cet univers singulier, pour cette amère authenticité, pour cette sincérité de ton si émouvante. Sans bons sentiments, air moralisateur ou condescendance, Friday Night Lights fait dans la spontanéité et délivre une chronique humaine et réaliste faisant de la série la réussite de l’année.

 Et lorsque l’on sait que le renouvellement d’une série peut aussi s’établir grâce à la qualité et la valeur frappantes d’une série, et non en raison de l’audience excellente du show, -merci NBC-, on se dit que les grands networks et le monde de la télévision ne sont pas si cruels et conservent même un sens de l’intégrité fortement louable.

 

Clear eyes, Full hearts, Can't lose! Go, Panthers!

 

12.12.2006

Friday Night Lights - Fiche d'Introduction

L'un des derniers shows de NBC a trouvé sa place en ce blog.
Friday Night Lights n'est rien d'autre qu'un show modeste, intense, et follement touchant, une chronique juste sur une petite ville des Etats Unis. Je ne m'avancerai pas trop en disant que Friday Night Lights est probablement la meilleure série dramatique de ce cru 2006-2007.

Friday Night Lights - That’s some intense, man... Very intense.

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