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<title>Blabla-Series. Le site prosélytiste a-critique : garanti sans couenne. - brotherhood</title>
<description>Un Geek qui aime bien médire des Séries Télé ! Mais qui les Aime Aussi !</description>
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<title>Brotherhood - Bilan - Critique - Saison 2</title>
<link>http://www.blabla-series.com/archive/2008/09/25/brotherhood-bilan-critique-saison-2.html</link>
<author>noreply@blabla-series.com (J.D.L (Webmaster))</author>
<category>Brotherhood</category>
<category>Critiques</category>
<pubDate>Sat, 15 Nov 2008 14:05:30 +0100</pubDate>
<description>
&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: center;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;i&gt;Brotherhood comes back in slow motion, more precise and wider than its beginning. A deceptive and authentic look at lonelinesses in a community, and so much more…&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;b&gt;Brotherhood, drama authentique, patient et génial ou simplement lent&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;Presque un an après avoir visionné la saison 1, ces 10 épisodes m’ont tout de même permis de reconnaître une évolution notable dans le rythme de Brotherhood. Tel un Carnivàle mais sans la magie de l’époque et de Jeff Beal, la bande-son se faisant très discrète. Tel un Sopranos, mais sans la dramatisation excessive et la structure dramatique. Tel un Six Feet Under, sans la cohabitation quotidienne avec l’outre-tombe.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;Brotherhood a-t-elle une autre originalité que sa relation ou parallèle crime/politiques&amp;nbsp;? Etrangement, le fait que cette série ne se démarque pas réellement est peut-être un point fort. En effet, la saison 2 s’arrête très longuement sur ses personnages, au risque de frustrer le téléspectateur avide d’évènements. Cependant cette patience permet, pour certains personnages, une évolution extrêmement sensible (en plus d’être physique) au cours de la saison. Declan, par exemple, peut exaspérer avec sa dépression qui traîne en longueur, et Cassie également, avec son refus perpétuel de lui donner une seconde chance, qui peut être vu comme une facilité scénaristique. Il n’empêche, leurs trajectoires sont totalement compréhensibles. Mieux, à la fin de la saison, leur cheminement respectif, vu avec du recul, est profondément&amp;nbsp; juste, voire désarmant.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;La saison 2 permet donc, comme les grandes séries HBO en leur temps, de peindre un tableau émouvant et révélateur pour chaque relation/personnage important, en plus des enchevêtrements fraternels, relégués en toile de fond. Vous l’avez compris, cette critique perso par perso suit la première idée du titre.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;b&gt;Colin Carr, représentation de la désillusion face au rêve américain&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;Nouveau personnage de la saison 2, le cousin d’Irlande Colin Carr représente la déception d’un gamin venu chercher un père symbolique. Père qu’il n’aura pas la chance de réellement connaître. Père (ici racine récente, soit les Etats-Unis) si enviable sur les photos de famille ou à la télévision, et indigne si l’on considère la désunion de la famille Caffee. L’épisode de Thanksgiving, et la solitude qui s’en dégage, en sont la synthèse évidente.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;Colin Carr, c’est du coup le sale gosse, car délaissé par son père, haïssant les femmes en général et certaines en particulier, comme Rose ou Peggy, l’épouse de Judd.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.blabla-series.com/media/01/01/1011918081.jpg&quot; alt=&quot;ColinCarrDefault.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; id=&quot;media-1296552&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;b&gt;Rose Caffee, jeune femme dynamique de 60 ans et des poussières&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;Le portrait de Rose Caffee, comme décrit plus particulièrement dans cette saison 2, est celui d’une vieille femme s’accrochant à l’illusion de la jeunesse, à l’aveuglement. Autour d’elle, tous et toutes se rendent un à un à la dictature du temps. Rose, elle, essaie des robes sexy et se pare de lunettes de soleil extravagantes, tente un détour du côté du SM et se persuade que les jeunes hommes s’intéressent encore à elle. Et ce dernier point est important, ses anciens compagnons étant hors-service ou n’étant plus intéressés par une femme de son âge.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;Rose Caffee est ainsi touchante, aussi lorsqu’elle rejette Colin, attitude finalement bouleversante et paradoxale face au fils de l’homme de sa vie. Et quand elle se rebelle face à son fils aîné, jalouse qu’elle est de cette femme qui lui a volé son préféré, et se l’accapare désormais.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.blabla-series.com/media/01/01/1280614378.jpg&quot; alt=&quot;RoseMaryYouth.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; id=&quot;media-1296554&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;b&gt;Tommy &amp;amp; Eileen, ou le ridicule et l’essentiel de l’institution du mariage&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;De toutes les storylines de cette saison, celle concernant Tommy et Eileen est peut-être la plus brusquée, la moins fluide, en début de saison du moins. Si l’éloignement est compréhensible du point de vue de Tommy, bon catholique et révulsé par les révélations de sa femme, son basculement du côté de la tromperie est trop précipité, même si préparé par un bel épisode où Sondra le met face à son caractère coincé, issu d’une éducation stricte.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;Ensuite, sa relation avec Dana est un prétexte, ce personnage étant assez cliché, mais cliché veut-il dire inintéressant&amp;nbsp;? Quoi qu’il en soit, elle est capitale dans la relation maritale, Tommy invitant Eileen à la réconciliation pour mieux la blesser en retour (voir la comique scène du coucher, jubilatoire pour Tommy) en la trompant. La rage n’est-elle pas ce que Dana, ex femme mariée attristée mais déjà blasée de n’être qu’un exutoire, voit dans les yeux de Tommy&amp;nbsp;?&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;Oui, mais la raison rattrape les vertueux époux Caffee, qui ont tout intérêt à rester ensemble, pour sauver l’essentiel, et les apparences&amp;nbsp;: Eileen ne trouve d’intérêt à sa vie que dans sa famille, Tommy a besoin d’une image parfaite pour sa carrière. Le couple n’est plus qu’une façade. Un cache-misère dont ils se moqueraient, Eileen éclatant de rire devant l’œil pour œil dent pour dent enfantin de son mari, elle et Tommy étant les premiers à avoir ironisé sur le pouvoir rassembleur de Thanksgiving. Cependant si Tommy est de plus en plus absent, jusque dans la scène finale ou il balance un bombe H à la face de son frère sans en avoir l’air, Eileen semble attirée par l’aide aux services sociaux, confrontant la bourgeoise apitoyée à une autre réalité bien plus impitoyable… pour la rassurer sur son sort&amp;nbsp;?&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.blabla-series.com/media/00/00/2106220442.jpg&quot; alt=&quot;TommyEileenStill.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; id=&quot;media-1296555&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;b&gt;Michael &amp;amp; Kath, la brute morale et la femme poussée à bout&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;S’être installé avec Kath a transformé Michael, en un sens. Faisant le deuil de Pete (disparu dans des circonstances fumeuses, sonnant faux) et par là de son côté chien fou, Michael suit de plus en plus un code moral. Lui qui ne baise pas à droite à gauche et ne boit plus, s’exaspère désormais du mal fait aux innocents et de la tournure froide et inhumaine que prends le business du crime (épisode 7&amp;nbsp;: Only a Pawn…).&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;Ne pas croire pour autant que Michael est rentré dans le rang. Peut-être refroidi par sa tentative de meurtre et (relativement) plus prudent sur le terrain, compagne reconquise oblige, il n’en a pas moins l’ambition de retrouver les sommets, et n’hésite pas à mettre en pratique sa morale retrouvée de façon un rien hypocrite, et manipulatrice. Là encore, le monde du crime et en arrière-plan, l’arrestation principale de cette saison étant étonnamment simple, considérant les difficultés qu’éprouvaient FBI et justice face aux Sopranos.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;Michael a donc également réussi à retrouver une relation stable avec Kath, mais celle-ci doit se dérouler selon son bon vouloir. Comme il le dit lui-même, il aurait pu en choisir une autre, parmi la multitude. Pas si sûr. Michael reste ce type impatient, nerveux, facette magnifiée par une anomalie issue de son accident. A chaque fois qu’elle apparaît, Michael est plus vulnérable que jamais, mais aussi plus effrayant&amp;nbsp;: c’est quand il est quasi-inexpressif et son esprit semble ailleurs qu’il est le plus redoutable et imprévisible, et ces instants de perdition magnifient son ambivalence calme/excédé. D’ailleurs, il est plusieurs fois question, dans cette saison, de le comparer à un animal.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.blabla-series.com/media/02/00/596639969.jpg&quot; alt=&quot;MichaelKathStill.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; id=&quot;media-1296559&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;b&gt;Declan Giggs&amp;nbsp;: dépression, point de non-retour et rédemption paradoxale&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;J’ai déjà évoqué la trajectoire de Declan. Il faut ajouter que son parcours est un véritable chemin de croix. De la non-distinction entre bien et mal vient la séparation avec la femme de sa vie. Il s’agira donc pour Declan de tout faire pour la retrouver, elle refusant car n’ayant plus confiance en un homme qui confond ces deux notions. Un cercle vicieux&amp;nbsp;: Declan sombre alors de plus en plus, la supplie, se perd dans un double-jeu police/crime, le haut-gradé Franklin n’étant d’ailleurs pas celui qui vous convaincra que la police est du côté du «&amp;nbsp;bien&amp;nbsp;». C’est lorsque Declan a touché le fond, devenu inutile même dans un jeu d’infiltration ambigu, qu’un nouveau départ lui est proposé, humiliant mais nécessaire pour reconquérir Cassie, et remettre les choses à plat. Une résurrection quasi-christique. Une histoire de rédemption. Même si les titres des épisodes ne sont plus des extraits de textes sacrés mais cette fois-ci.. des chansons de Dylan, avec les vers appropriés. Cependant ne vous épargnez l’écoute entière, çà vaut le détour.&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.blabla-series.com/media/02/00/823165071.jpg&quot; alt=&quot;DeclanDesperate.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; margin: 0.7em 0;&quot; id=&quot;media-1296564&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;b&gt;&lt;img src=&quot;http://www.blabla-series.com/media/02/01/1644802477.jpg&quot; alt=&quot;brotherhood_gal2_keyart_logo.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; id=&quot;media-1296573&quot; /&gt;Crime, politique et police&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;Le crime, la politique et leurs implications directes sont relégués au second plan, mais toujours dénoncés pour leurs rituels stupides (election day, ou la foire aux coups bas) et autre cruauté aveugle (à travers le tueur de sang froid du même épisode). Par contre, la police est mise en avant, présentée comme une arme politique et criminelle à mi-chemin, corrompue par la mafia et dépendante des politiques. Et lorsqu’elle atteint son but, à savoir arrêter des bandits, c’est l’ambition carriériste d’un homme qui en est à l’origine.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;&lt;b&gt;Conclusion&lt;/b&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;Brotherhood n’arrête donc pas son étude des liens entre institutions. Elle est malgré tout de plus en plus ancrée dans l’authentique (merci Adam pour le terme…), la réalisation soignée et au sens scénique précis scrutant les attitudes, paradoxes et autres évolutions sensibles de ses personnages, sans esbroufe, sauf peut-être les plans-séquences plutôt classe d’Ed Bianchi.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;C’est aussi la solitude des personnages, seuls ou à deux, qui frappe, leurs relations exclusives avec un autre ou eux-mêmes étant patiemment dépeintes pour laisser se préciser un tableau de famille touchant, toujours aussi paradoxal quand à l’identité de The Hill.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot;&gt;En résumé, après une certaine déception initiale, la sensation d’envoûtement s’est emparée de moi, sur la longueur cette série est fascinante, à condition de ne pas être aussi impatient que Michael Caffee. Au niveau des grandes productions HBO&amp;nbsp;? Quelle idiotie, pas moyen de juger avant la conclusion, c’est-à-dire je l’espère dans quelques années.&lt;/p&gt; 
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<title>Brotherhood - Bilan - Saison 1 + Présentation</title>
<link>http://www.blabla-series.com/archive/2008/08/04/brotherhood-bilan-saison-1-presentation.html</link>
<author>noreply@blabla-series.com (J.D.L (Webmaster))</author>
<category>Brotherhood</category>
<category>Critiques</category>
<pubDate>Mon, 04 Aug 2008 22:27:00 +0200</pubDate>
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Voilà une étape cruciale dans la vie fascinante de Blabla-Series. J’vous présente officiellement le second rédacteur du site, Zurabinho, jeune sériephile passionné et talentueux, devenu rapidement un petit frère spirituel, proche important,&amp;nbsp;recruté surtout (soyons intègres)&amp;nbsp;pour son style vif et incisif. Adam. &lt;p&gt;Tout d'abord salut à tous ! Je serai bref : j'ai essayé de coller au mieux au style fluide et au propos profond de notre grand rédacteur. Par avance je m'excuse de cette intrusion osée, en espérant quand même que vous preniez du plaisir à lire mes critiques, qui n'ont pour but que d'aider à élargir la base des séries couvertes sur ce site. Maintenant je m'arrête avant que çà devienne saoulant. Bonne lecture. Zurabinho.&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;font color=&quot;#003366&quot;&gt;A passionate analysis of the connections between politics and crime,&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt; &lt;strong&gt;&lt;font color=&quot;#003366&quot;&gt;fuelled with a rather questioni&lt;span xml:lang=&quot;EN-GB&quot; lang=&quot;EN-GB&quot;&gt;ng melancholy, Brotherhood is also a clever and sensible family drama.&lt;/span&gt;&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span xml:lang=&quot;NL&quot; lang=&quot;NL&quot;&gt;Drame de &lt;font color=&quot;#003366&quot;&gt;Blake Masters&lt;/font&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; Diffusion &lt;font color=&quot;#003366&quot;&gt;Showtime&lt;br /&gt;&lt;/font&gt;Saison 1 – 9 juillet / 24 septembre 2006&lt;br /&gt; Saison 2 achevée – Saison 3 à venir&lt;br /&gt; Format 50 min – 11 épisodes (S1)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span xml:lang=&quot;EN-GB&quot; lang=&quot;EN-GB&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;font color=&quot;#003366&quot;&gt;Cast&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span xml:lang=&quot;EN-GB&quot; lang=&quot;EN-GB&quot;&gt;Jason Isaacs (The State Within, Harry Potter), Jason Clarke (Stingers, Farscape), Annabeth Gish (The X-Files, The West Wing), Fionnula Flanagan (The Others, Paddywhackery)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: center&quot;&gt;&lt;img name=&quot;media-1195517&quot; src=&quot;http://www.blabla-series.com/media/02/01/1913791560.jpg&quot; alt=&quot;Sans titre 2.jpg&quot; style=&quot;margin: 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1195517&quot; /&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;font color=&quot;#003366&quot;&gt;Critique&lt;/font&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; Comme vous le savez tous (!), la série lancée en 2006 par l’inconnu Blake Masters sur Showtime a été il y a quelque temps déjà renouvelée pour une troisième saison de 8 épisodes, à venir certainement d’ici la fin 2008. L’occasion de revenir sur la première, trop vite (?) comparée aux Sopranos, se lisant parfaitement dans sa continuité qualitative mais s’en démarquant pour sa majorité.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Tout d’abord quelques points de repère&amp;nbsp;: Brotherhood est une série suivant principalement deux frères d’origine irlandaise, Michael et Tommy Caffee. L’un est un mafieux, l’autre un politicien, tous deux à Providence, dans l’Etat du Rhode Island. La série est filmée sur place, une mode plutôt encourageante pour les séries du câble, comme Breaking Bad à Albuquerque ou True Blood à la Nouvelle-Orléans. Elle y gagne bien sûr en crédibilité, grâce aussi au travail de recherche de son créateur, qui a passé du temps avec les politiciens du coin pour rendre son univers réaliste.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;font color=&quot;#003366&quot;&gt;Politique et mafia entrelacés, et&amp;nbsp;possible side effects&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La ligne directrice la plus évidente qui ressort de cette première saison, c’est le parallèle entre les deux frères, déjà évident sur l’affiche de la série. Le pouvoir, même ambition suprême chassée par un politicien et un mafieux, et toutes les analogies que l’on peut faire entre ces deux mondes finalement semblables. Masters voulait nous questionner sur les bonnes intentions politiques et leur corruption par les moyens d’y parvenir. En effet Tommy Caffee semble au départ vouloir le bien de son prochain, en bon Catholique. Mais sa situation financière difficile et sa volonté d’émancipation personnelle le pousseront à choisir des chemins de traverse plus ou moins moraux, comme tout bon politicien. Pressions, lancement de rumeurs, le très respectable Tommy se souille peu à peu à mesure qu’il gravit les échelons. Michael, lui, revient au début de la série d’une longue absence (7 ans), toujours injustifiée par lui-même. Son personnage est lui aussi paradoxal, entre la violence extrême et impassible du mafioso qui veut reprendre sa place dans le district, et le gamin qui dort chez sa mère et n’y connaît rien aux femmes. Michael, au contraire de son frère, part de la soif de pouvoir à combler de façon immorale si possible. Le préféré de sa mère, il revient dans la famille grâce à elle, mais est présenté comme un intrus dans la vertueuse famille Caffee. Ce qui ne l’empêchera pas par la suite d’aider un cinéma de quartier, et de montrer parfois plus de sens moral que son frère.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Petit à petit, le mafieux s’aide de l’influence du politicien, et inversement avec l’argent. Cette alliance quoique chaotique engendre des dommages collatéraux et révèle les plaies de leurs proches. Eileen, sublime épouse de Tommy, dans la lignée des femmes désespérées actuelles (Betty de Mad Men, Skyler de Breaking Bad), représente une version droguée, apitoyée, presque poétique de la solitude muette. Certes les effets visuels et métaphoriques sont parfois faciles ou cliché (les filtres de couleur lors des scènes de fumette à la fenêtre, la lavabo débordant sous ses yeux…), mais cela trahit aussi la complaisance d’Eileen dans sa situation. Avec Pete McGonagle, pantin de Michael au travail et ancien alcoolique, elle entretient une relation ambiguë. Elle se retrouve confrontée à la possibilité d’une désintox, mais tente du coup aussi Pete, leur duo menaçant de basculer à tout moment dans un cercle vicieux.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span xml:lang=&quot;EN-GB&quot; lang=&quot;EN-GB&quot;&gt;&lt;strong&gt;&lt;font color=&quot;#003366&quot;&gt;The times they are A-changing&lt;/font&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Brotherhood décrit aussi en filigrane la vie de la population de The Hill, une communauté imaginaire déchirée entre tradition catholique-irlandaise, et modernité. Avec comme thèmes secondaires, le temps d’intrigues plus courtes, l’homosexualité ou les licenciements, Brotherhood en est en fait par là surtout la digne héritière des Sopranos. Le personnage de Rose Caffee est tout ce qu’il y a de plus ambigu, entre racisme latent et défense des travailleurs… irlandais bien sûr. Freddy Cork est lui l’incarnation d’un chef mafieux débordé par les temps actuels, notamment dans le sensible épisode 9. Alors faut-il céder à la tentation du communautarisme, ou accepter les mutations sociales, la perte d’identité&amp;nbsp;? Les personnages, confrontés à la question, représentent tous une réponse double et non arrêtée.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Enfin la réalisation est très soignée, signée de pointures genre Ed Bianchi (Deadwood), avec du recul par rapport à ses personnages. La scène de l’approvisionnement d’Eileen en dope est mémorable, comme la scène d’amour absolument pas sexy avec Tommy, qui ‘fait le boulot’ comme on dit&amp;nbsp;! La bande originale de la saison 1 vaut aussi définitivement le détour. ‘Let the Bad Times Roll’ de Paul Westerberg illustre à merveille la volonté de se terrer en attendant l’éclaircie, tandis que ‘Sweet Memory’ des Tindersticks est une chanson mélancolique à souhait pour conclure le sublime ‘Ecclesiastes 7&amp;nbsp;:2’, sur la fuite du temps au milieu d’une population, figée à l’occasion d’un drame très symbolique. Du Velvet Underground à Bob Dylan, les chansons n’alourdissent pas le propos, elles lui vont comme un gant. Enfin, pour ceux que çà intéresse, un bonus du show est la référence à un texte sacré dans chaque titre d’épisode. Pour l’épisode 1, Mark 8:36 de la Bible&amp;nbsp;: ‘What profit has a man if he gets all the world with the loss of his soul?’ – ‘Et que sert-il à un homme de gagner le monde, s`il perd son âme?’. Voilà voilà, méditations en perspective.&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;h1 style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt&quot;&gt;&lt;font size=&quot;3&quot; face=&quot;Times New Roman&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;img name=&quot;media-1195523&quot; src=&quot;http://www.blabla-series.com/media/01/02/900882072.jpg&quot; alt=&quot;Sans titre 1.jpg&quot; style=&quot;float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0px; border-width: 0px&quot; id=&quot;media-1195523&quot; /&gt;&lt;/font&gt;&lt;/h1&gt; &lt;p&gt;&lt;font color=&quot;#003366&quot;&gt;&lt;strong&gt;Conclusion&lt;/strong&gt;&lt;/font&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;Brotherhood force d’emblée le téléspectateur dans son intrigue, de par le mystère de l’absence de Michael. Elle en profite surtout pour placer un décor inédit et complet d’un quartier populaire irlandais dans le Nord-Est américain, avec ses politiciens, ses syndicats mafieux, ses usines dépassées… Un portrait collectif désenchanté, qui pose la question de l’ouverture.&lt;br /&gt; C’est aussi un juste exposé (partiel, mais ce n’est que la saison 1) des défauts de la démocratie, où le pouvoir politique a besoin d’argent et d’influence, ce que fournissent les criminels et les manœuvres de bas-étage.Enfin c’est un portrait de famille, avec ses préférences, ses rancœurs, ses non-dits et sa propre déliquescence.&lt;br /&gt; Donc un show à découvrir d’urgence, selon moi dans la lignée des piliers de HBO. Il ne possède peut-être pas à l’époque leur envergure, mais des indications seront données lors de la saison 2, que je critiquerai fin aout a priori.&lt;/p&gt; 
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