20.04.2011

Big Love (Saison 5) Tristes adieux hivernaux

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Envisager la fin d’une série adulée, c’est comme un mantra à apprendre, comme un livre dans lequel chaque page est une menace, c’est une gageure artistique. Avec la saison cinq de Big Love, la joie des retrouvailles et la tristesse de la fin ultime s’entremêlaient, à l’image des deux niveaux de lecture de cette série tragique et humaine. Retour sur l’ultime saison de la meilleure série spirituelle jamais créée.

 

Pour cette dernière année, Big Love ne nous a pas épargnés. Hivernale, grise, emportée comme un vent froid et indolent, le chapitre final de la grande saga des Henrickson s’est présenté sans faux air joyeux, avec la conscience d’une fin qui doucement s’approche.  Après le coming-out de la famille polygame, le monde de chaque membre de la tribu s’est écroulé et depuis, tout est plus instable, plus piquant, plus tourmenté que jamais.

Conclure un feuilleton à tiroirs de l’acabit de Big Love n’est jamais chose aisée. Alors, pour rendre à chacun ses lettres de noblesse, le traitement s’est fait de façon individuelle quitte à parfois survoler certains portraits, ceux de Juniper Creek notamment. Soucieuse de la fragilité de chaque personnage, de ses contradictions, de ses failles, la dernière saison a opéré une évolution tantôt brute tantôt nécessaire des protagonistes. Toujours très portée sur l’aspect générationnel de la série, Big Love a conclu les portraits de Bill, le héros politicien qui finit par demander la légalisation de la polygamie, de Loïs, la grande matriarche qui malheureusement finit vaincue par la folie, et de Ben, le fils aîné, désireux de suivre les traces du père polygame lumineux, mais bientôt amoureux. Ce traitement scénaristique familial et générationnel  a ainsi porté la polygamie au pinacle, la formidable clé de voute de cette série, à travers ce héros battu par ses propres convictions, cette mère de famille, symbole de la mormone dévouée à vie à la cause du pater familias, et ce fils prometteur.

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Mais malgré la force du symbole, c’est le portrait des femmes Henrickson qui demeure l’essence spirituelle de cette série. Cette année, beaucoup de choses se sont produites dans la vie de ces trois femmes, des évènements importants, d’autres anecdotiques qui ont permis d’achever le portrait de ces femmes généreuses et admirables. Margene, la figure de l’émancipation, de l’altruisme et du don de soi, finit par être celle qu’elle a toujours rêvé d’incarner, une femme et mère de famille libre mais unie aux siens. Malgré la méchanceté, les coups bas, la manipulation (notamment envers sa fille), Nicki reste celle qui pêche par maladresse, son envie de bien faire est intact -Nicki sauve désormais les femmes de Juniper Creek-, son amour mal exprimé des siens, de sa fille, d’un mari officiel est ce qui la rend si fragile et attachante, la scène finale avec Margene et Barb, désarmante à souhaite le prouve bien.

Pour Barb, depuis la seconde saison, la rage d’indépendance et la soif de spiritualité sont prégnantes à sa personnalité,  comme une conduite que la sisterwive se donne d’entretenir pour elle et sa famille. Si sa quête finale (celle de devenir prêtresse) met à mal son mariage avec Bill, Barb reste l’intégrité même, le symbole de la famille, du compromis, de la spiritualité. Ces portraits différents mais tellement fougueux donne à cet ensemble familial une rugosité, une âme, une richesse belle et âpre à la fois. Dans cette famille instable, vive et aimante, rien n’est jamais sûr. Mais pourtant, malgré les vices des uns, les trahisons des autres, le sens de la famille l’emporte toujours. C’est ce que nous aura appris la fresque qu’est Big Love durant ces cinq années.

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Aussi, Big Love se devait de conclure l’histoire de Juniper Creek. C’est le cas avec la mission nouvelle de Nicki. Mais c’est surtout entre Albert Grant, le prophète autoproclamé et Bill, que les conflits font rage. Une lutte entre la communauté mormone traditionnelle, exilée de tous et entachée de vices, et la polygamie moderne, incarnée par Bill et ses principes politiques était nécessaire voire vitale à l’exploration conceptuelle de Big Love.

Voilà pourquoi la série a opéré un tournant dramatique dans cette saison (et quelque peu elliptique et dommageable pour ses enjeux), en opposant ainsi les deux chefs de file polygames, soulignant les risques de glissade et les menaces mortelles (celle de Don d’abord, celle de Nicky, angoissante à souhait et celle de Bill, en conclusion). La violence religieuse a toujours été une menace à l’horizon, une toile de fond de Big Love mais cette façon finale de dramatiser les enjeux a rendu Big Love plus facile, mais aussi plus spectaculaire.

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Le final n’aurait pu été inventé que par Mark V. Olsen et Will Scheffer, les deux créateurs de la série. Impossible de deviner cette conclusion avant de la visionner, malgré cette intuition d’une chute finale, d’une rupture globale et tragique planant de manière menaçante sur la série depuis quasiment le tout début. Alors, pour ne pas en dire trop (le plaisir se doit d’être intact), peut-être se contenter de décrire une fois ultime que malgré la tragédie (qui devait arriver tôt ou tard), le divorce et l’intolérance, la spiritualité l’a emporté. En retrouvant la communauté de Juniper Creek toute réunie dans l’église de Bill, en renouant avec Sarah réconciliée avec son église, la légalisation ou non de la polygamie n’est plus ce qui compte, c’est la force du groupe, de la famille, de toute une communauté qui marque les esprits.

 Il y a dix ans, il y avait la famille de Six Feet Under , ce post-patriarcat, cette union ténue. Aujourd’hui, lorsque les trois femmes polygames partent en virée voiture, le soleil devant elles, lorsque les drames surgissent, lorsque le clan se retrouve, non pas après l’enterrement mais après le baptême de l’un des leurs, Big Love apparaît comme son digne successeur, artistiquement, fondamentalement, avec sa vision nouvelle, son audace, fondées sur des principes et des valeurs propres à toutes les croyances.

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Big Love s’en est allée. Avec elle, son audace, son originalité, ces portraits joyeux et austères, cette densité, cette atmosphère lourde et chaleureuse à la fois. Une série de l’acabit de Big Love n’est pas qu’une expérience télévisuelle, elle est un plaidoyer pour la différence tant la série maîtrise ses répliques, se garde de toute opinion biaisée pour exprimer,  par les gestes intenses de Bill Paxton, par la retenue de Chloe Sevigny, par les regards de Jeanne Tripplehorn, l’essence. Big Love est surtout un instant de vie, un pamphlet sur les risques aliénés et les fondements de la religion, un exercice de style, de ton, un exemple familial, une ode à la croyance, à la spiritualité. Comme Six Feet Under, elle restera.

10/10

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06.12.2010

Big Love (Saison 4 - Bilan) La croyance dans tous ses états

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Un grand moment de série, unique et intense que nous a offert en guise d’épisode final, et chaque dimanche pendant neuf semaines, l’inégalable Big Love. Avec une saison parfaite de bout en bout, un exemple de maîtrise, à tout niveau, de spiritualité, d’écriture, d’émotion, Big Love s’achève sur une note plus qu’aboutie, le summum de l’évolution, de l’ambition d’une série qui toujours va plus loin, qui après quatre ans d’antenne, nous émeut, nous cogne, nous surprend toujours. Sans jamais nous éconduire.

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Chemin de fer électrique

On aurait vraiment pu penser que cette année, Big Love avait multiplié les histoires, en quête de direction et d’étoffe. Pourtant, à en juger par le chemin de fer de ce season finale, difficile de voir autre chose que l’assemblement méthodique et naturel de chaque élément déployé au cours de la saison, du plus insignifiant au plus frappant.

Du plus insignifiant donc, on commence par la nouvelle vie d’Alby qui n’a plus de sens depuis la découverte puis perte de son amant et qui pour oublier, se venge sur sa femme chef, en oublie sa sœur, sa foi et même son ambition dirigé vers Juniper Creek. Plus rien n’importe, Alby devient l’ombre de lui-même, cet épisode finale le rappelle subtilement, sans s’attarder, sans se draper dans de grandes zou mélodramatiques.

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On retrouve cette même pudeur de fond, qui ne souligne que mieux l’émotion de la série dans les trop rares scènes de retour de Don. Lui aussi, sa vie est détruite depuis la dénonciation honteuse et égoïste de Bill soucieux de protéger sa seule famille, et non sa religion. La scène du fils vengeur était surprenante, nous rappelant avant tout que la série ne laisse rien au destin, ne mettant jamais ses histoires secondaires sur le bas-côté.

En début de saison, Bill devient à la co-tête d’un casino d’Etat. L’histoire n’avait au départ qu’un potentiel limité en raison du rapide intérêt pour la politique du nouveau patron à sous. Pourtant, la série poursuivait d’approfondir les relations des Indiens avec Barb et l’arrivée de Marylin n’a fait que rendre indispensable cette facette du jeu pour la suite. Formidablement menée, digne d’un thriller politique haletant, la carte Marylin a été jouée avec efficacité, faisant précipiter les évènements de la série telle une avalanche incontrôlable et montrant la force des lobbyings et de la mesquinerie politique dans la société américaine.
Tandis que le sort de la réserve indienne a non seulement ajouté une pierre non négligeable à l’édifice final, il a en outre eu un impact incommensurable sur l’équilibre de la femme de Bill, qui décide d’une vendetta personnelle sous forme de test de paternité.

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Et puis, il y a Ana dont l’histoire va rapidement s’entremêler à celle des sister-wives héroïnes. Mais d’abord, le retour de l’immigrée signe une fois de plus la constante maîtrise de la série, qui, contrairement à beaucoup d’autres, ne compose pas ses idées de manière isolée en espérant au bout du compte y voir un constat de globalité. La série ne prend pas ses marques a posteriori, elle les crée elle-même en amont, en jaugeant son édifice passé et sa potentialité. La série aurait-elle été aussi époustouflante de réussite sans l’ingérence d’Ana dans l’équilibre familial, sans celle de Marylin dans la sphère de Bill, sans la trame homosexuelle sublime d’Alby, sans ces détails secondaires souvent métaphoriques (on y revient vite) ?

 

Une trame noire

Cette année, la série semblait vouloir faire la part belle à la quotidienneté de la famille Henrickson, l’ambition politique d’une tribu fondamentalement apolitique poussée par un chef de clan qui n’aspire qu’à la reconnaissance publique. A la mi-saison, avec en point d’orgue l’épisode noirâtre au Mexique, la série est venue corriger ce parti pris standardisé en reprenant les ingrédients dérangeants qui ont fait son succès les deux premières années.

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Moins de Juniper Creek, et d’éventuelle course à la prophétie (un regret), la série préfère consacrer la venue d’un nouvel ancien, JJ un fervent polygame du Kansas, aux dents longues, à l’air plus qu’inquiétant et l’arrivée avec lui, de sa compagnie, aussi carnivàlesque que la communauté du prophète toute entière. La série a pris son temps pour distiller les éléments de l’arc annuel. Privilégiant la mise en scène d’un caractère dangereux pendant de longues semaines, pour dévoiler en toute fin les véritables tenants de cette histoire eugéniste –dont la dimension sordide fait écho à cette mise en scène, initiée par Zeljko Ivanek, dont le jeu est encore plus féroce que dans Damages.

Pour certains, dévoiler le contenu du mystère qui entourait ce personnage (et qui concernait tout le clan de Bill, à travers Nicky, l’ex-femme de JJ et mère de sa fille, Cara Lynn) et le résoudre dans le même temps pourrait être un brin risqué, mettant à mal tout le potentiel dramatique de l’histoire. Ce fut pile le contraire, l’intrigue de JJ et d’Adaleen, à l’effet démontré (no spoiler), permit de bâtir une conclusion majestueuse à la série, la justification de tant de malaise injecté tacitement tout au long de saison (via l’ex-mariage de Nicky, Wanda et son noyau familial pourri), tout en étant un clin d’œil de noirceur fait aux adeptes de Big Love qui leur rappelle à bien des égards que la série reste sur les mêmes bases HBOesques de ses débuts.

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Famille : la matière inextinguible de la série

Si le paysage de la série est dense, sans limite, il ne serait qu’un terrain vague sans allure sans la tribu réduite des Henrickson. Comme chaque année, les trois épouses formidables de Bill ont bénéficié d’une attention particulière, d’une évolution manifeste, signant çà et là des moments forts servis sur des répliques dont la justesse n’a pas d’égal, même dans Big Love.

Entre la première saison et celle-ci, le bouleversement dans l’ordre familial établi est impressionnant. Margene s’émancipe, aspire à une indépendance et un regard, s’offre même une soupape de sécurité. La business woman se marie avec Goran pour assurer à lui, Ana et son enfant de rester sur le sol américain. En filigrane, c’est la peur de s’engager dans un mariage polygame connu de tous qui effraie Margene, peut-être la peur tout court de l’engagement alors que le succès et l’argent lui tendent les bras.

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A l’inverse, Barb qui était la plus fidèle de toutes, devient l’opposant attitré de Bill. Des choix, des positions, des priorités jusque dans les conceptions de Bill, Barb n’est plus. La femme a appris à ses dépends que l’illusion de son mariage résonnait que trop bien dans chaque facette de la vie de son mari. En apprenant que Bill avait couché avec Ana avant leur mariage éclair, Barb a réalisé que la fumisterie avait la taille de son toit (la femme ne rejetterait-elle pas carrément la polygamie en toute fin ?). Par amour pour Bill et son rêve, par amour pour ses sister-wives aussi, Barb reste à leurs côtés et affronte le monde. Il n’empêche que sa vision des choses a radicalement changé et que ces choses seront bien vite biaisées pour elle.

Quant à Nicky, la mormone s’attache plus que de raison, se libère de ses anciens carcans religieux pour se jeter, paupières aimantes, dans l’amour d’un mari et d’une fille, donc d’un modèle, quitte à souffrir d’exclusivisme et de vision (presque) judéo-chrétienne de la familia. L’arrivée de JJ et son mariage arrangé avec Adaleen permit de revenir un temps sur l’enfance difficile de la jeune femme (mariée de force à ce même vieillard à l’âge prépubère) et pourrait même expliquer ce retour désiré à la normalité. Débarrassée de ses idéaux mormons et de ses habits traditionnels, la transformation de Nicky a été incroyable. Fondamentalement émouvante. Le symbole du potentiel inextinguible de la série.

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Avec Marylin, Barb, Don ou Ben, Bill a cette année enchaîné les bévues. Orgueilleux jusqu’à la moelle, Bill se mord rarement les doigts. Pro-sister-wives cette année, la série a donné du fil à retordre à Bill et l’a souvent mis en difficulté, professionnelle, politique, privée jusqu’au point de non retour. Jamais Bill n’avait montré signe de faiblesse, c’est chose faite
Cela dit, le chemin du patriarche antipathique a aussi été semé d’héroïsme (au Mexique), de courage politique, de passion et d’amour à toute épreuve, laissant intact la réputation de Bill le sauveur. De ses erreurs commises, Bill les a transformés en leçons, notamment lorsque le père autorise sa fille Sarah à prendre le large pour un au revoir dans l’esprit de la série. Ou lorsqu’au final, Bill avoue qu’en effet, la noirceur est présent en lui aussi.

 

L’aveuglément permanent de Bill aura-t-il alors eu raison de sa famille ? Entre Nicky qui aspire à un mariage exclusif, Margene mariée à un autre, au business indépendant et Barb prête à s’opposer à son partenaire de vingt ans et à toute une conception qu’elle rejette, Bill semble être le seul véritable prêcheur pour son église.

C’est ce qu’on appelle : une croyance dans tous ses états.

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Big Love n’est pas un chef d’œuvre à proprement parler, il ne fait pas état d’un record, d’une ascension dans un art cinématographique. Big Love est l’exemple illustre de l’art de la mécanique sérielle, de ce caractère feuilletonnant passionnant qui là est justifiée dans sa longueur et son déploiement cloisonné grâce à la vertigineuse profondeur de l’histoire, son concept alambiqué, son ton unique en son genre et forcément, ses personnages clefs, qui se transmuent, évoluent, s’enracinent au gré des épisodes, au fil du temps et des bouleversements.

C’est donc bel et bien un chef d’œuvre de série. La raison sine que non d’allumer une bonne fois pour toutes sa télé, histoire de voir le monde.


Note de saison : 10/10

Analyse épisode par épisode.

04.03.2010

Big Love (Saison 4) La croyance dans tous ses états

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End of Days – 4.09 (diffusé le 07.03.10)

Voir note bilan

Our Next Ticket Out – 4.08 (diffuse le 28.02.10)


Des heures. On pourrait regarder Big Love des heures entières, sans que l’épisode hebdomadaire ne se termine jamais vraiment, aussi enthousiaste devant les trahisons familiales, la franchise de ton, le grand amour qui renaît çà et là à certains égard.
Pour cet avant dernier épisode de l’année, c’est un condensé d’émotions que la série nous offre avec humilié, passion, sans esbroufe à la Blood Atonement.

 

Barb enchaîne les erreurs et devient le maillon faible du clan Henrickson. De ces erreurs imprudentes, notamment celle de faire entrer Marylin dans la bergerie à sous, il n’y a que des tensions supplémentaires qui s’ajoutent à la relation déjà contrastée de Bill et Barb. Mais les nouvelles erreurs, commises pratiquement volontairement par Barb, en disent long sur cette nouvelle volonté féministe qui atteint en plein cœur cette sister-wive pas comme les autres.
De toutes, Barb est la femme qui dévisse au mieux la tête de Bill par des répliques toujours criantes de vérité. Dans cet épisode, un florilège de dialogues subtils et terriblement justes de Barb (sur le comportement volatile de Bill, les penchants dépressifs des femmes de l’Utah, de son incapacité à s’exprimer vraiment) mettent à mal la vérité d’apparence de la famille et de son cheminement.

 

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Et vraiment, non, Barb n’avait aucunement le devoir de s’excuser.


Telle mère, telle fille. Comme Barb, Sarah décide de faire comme bon lui semble. Et partir ainsi à Portland couler des jours heureux, pour éviter d’être pointée du doigt par une catholique choquée par cette famille polygame politisée. Depuis le début, cette adolescente était le contre-pied (naturel ?) de l’idéologie Henrickson. Aspirant à une normalité civile, la jeune fille décide malgré tout l’amour qu’elle porte pour les siens de faire route seule. Avec les histoires qui gravitent autour, la transition est parfaite pour l’envol de Sarah.
Et quoi de mieux vraiment qu’une scène mi-larmoyante mi-joyeuse pour consacrer ce personnage féminin et cet univers qu’elle donne autant qu’elle rejette ?


Se faire pointer du doigt, Margene n’aimerait pas trop ça non plus. Alors discrètement mais sous couvert de protéger l’enfant d’Ana (parce que Margene a appris des plus fins limiers, Bill en tête, voilà tout), Margene se programme un mariage arrangé pour bénéficier d’une assurance en cas de coming-out virant à la cata.
Jolie pirouette qui évidemment salue l’évolution notable de l’ancienne baby-sitter. Malheureusement, la vérité despotique l’a rattrape toujours. Alors que Margene décide de se rétracter pour ne pas risquer sa liberté, Bill décide que ce mariage sera la preuve qu’aucune liaison n’existe entre elle et lui (une idiotie du patriarche, encore une) pour contredire la diabolique Marylin. D’autant que Margene ne le réalise que timidement mais sa liberté a été mise sous scellé depuis sa rencontre avec Bill. Alors, pour se faire entendre, Margene joue avec le feu (dixit Barb) en invitant Goran à se joindre à la famille, ce qui aboutit à une scène virile justement à côté de la plaque. Mais terriblement jouissive pour diminuer Bill.

 

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De toutes les femmes qui entourent donc Bill, seule Nicki est véritablement à ses côtés. Parce que Nicki découvre qu’elle est amoureuse de Bill, la jeune mormone procède à une révolution. Vestimentaire, comportementale, et même religieuse (la jeune femme ne veut plus « partager »), Nicki veut aimer Bill et comme il se doit. Ce changement soudain, complètement abouti, ne restera pas longtemps imperturbable. Avec Alby pris à des hallucinations coriaces (mais émouvantes –dommage que la trame homosexualité tragique ne soit pas plus exploitée mais cela ne saurait tarder) ou Joey en meurtrier découvert, Nicki, qui sans oublier Wanda et sa mission antiJuniper Creek, retrouve alors ses démons timorés et ses pratiques isolées telle un coffre à jouets qui n’inhibe qu’elle. Heureusement, elle claque mieux que personne !

 

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En analysant Big Love, force est de constater qu’il n’y a qu’à évoquer les vies des sister-wives (et celle de Juniper Creek en bonus) pour évoquer la matière même de la série (l’antipathie persévérante de Bill étant implicite dans chacune d’elles), sa chair la plus onctueuse. Le signe d’une série féministe exemplaire ?

 

Si Big Love est la meilleure série de l’Univers, c’est assurément parce qu’elle nous rend intarissable sur le sujet. Dense et fin à la fois, cet épisode, comme tous les autres, nous plonge dans les profondeurs étroites et impensables du monde si singulier de Big Love. Difficile de vouloir ressortir la tête hors de cet océan.

10/10

 

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04.03.2008

Big Love - Bilan - Critique - Saison 2

Big Love nous est revenu cet été, pour notre plus grand plaisir.
Du temps s’était écoulé depuis cette saison inaugurale, du temps s’est encore écoulé depuis la fin de cette seconde saison. Il est temps de faire le point, de retrouver notre bien-aimée famille Henrickson, de revoir ces trois femmes tant appréciées, leurs enfants et leur mari si particulier.
Apres un season finale cataclysmique, on s’attendait au pire pour cette famille polygame, les voir traverser tout le pays dans une gigantesque caravane à la manière des Malloy/Riches qui me manquent également terriblement. Pourtant, dès ce season finale, on retrouve une famille aux apparences ordinaires, un quartier toujours aussi anodin et une vie de famille faussement tranquille. Rien n’a changé, à une exception près : Barb.

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La Révolution-Barb
On retrouve une Barb au moral plus bas que terre, sa disqualification au concours de mère de l’année l’a humiliée et a fait d’elle une paria. Barb devient casanière, paranoïaque, rancunière et isolée.
Lors de cette saison, Barb est devenue une toute autre personne, quelqu’un qui défie son mari, qui renie son propre mode de vie, on comprend peu à peu que Barb n’a jamais totalement accepté le nouveau choix de vie de son cher et tendre. Pour échapper à sa rancune et sa colère, Barb décide de quitter un moment le foyer familial et de faire le point. Elle décide de reprendre ses études, de mener sa vie, de renouer les liens avec sa famille puis de revenir à la maison, plus saine et posée.

 Pourtant, lors de cette saison, Barb ne redeviendra jamais l’épouse dévouée et principale pilier de Bill. Elle tente quelques mutineries, essaye tant bien que mal de faire renoncer Bill à ses projets professionnels un brin malsains, de rallier les deux épouses à sa cause, de convertir la petite Rhonda et de l’éloigner du terrible Roman, et compte bien aussi inculquer une éducation chrétienne à ses enfants. Lorsqu’elle découvre notamment que Ben, son aîné, connaît quelques aspirations polygames, c’en est de trop pour Barb. On comprend alors que la polygamie, son guide de vie est quelque chose qu’elle ne tolère que très peu, quelque chose qui l’assène au plus profond d’elle.
Mais pour autant, Barb ne se détourne pas de ses principes : elle continue l’entretien de son foyer avec ferveur et patience, et n’hésite jamais à aider ses proches, notamment le frère de Bill qu’elle apprécie particulièrement.


Le personnage de Barb a dans cette saison creusé une autre de ses –passionnantes- facettes, c’est une femme complexe qui a ses propres opinions et qui résiste tant bien que mal à outrepasser ses choix pour vivre dans cette vie qui l’incommode tant. Après de longues réflexions, des remises en questions existencielles et son rapprochement avec les siens, Barb retrouve la foi en son mariage. En avouant la polygamie de la famille aux voisins, c’est comme son libre-arbitre qu’elle parvient à pleinement récupérer.

Une Margene comme on aime
Ses sister-wives ont également vécu de nombreux évènements lors de cette saison.
Je poursuis en parlant de mon personnage préféré de Big Love, celui qui est aussi touchant que maladroit : Margene. Margene a des airs infantiles, elle réagit de manière impulsive, boude quand il faut, joue l’hystérique lorsqu’elle est heureuse. La saison inaugurale nous l’avait introduit de cette manière.
Durant cette saison, la personnalité de Margie est creusée en profondeur.  Le principal défaut de Margene ? Etre folle amoureuse de cette plaie qu’est Bill. Pour elle, la polygamie est un jeu à prendre à la légère ; elle aime son mari, aime les enfants de son mari et aime ses femmes comme deux meilleures amies. Dans cette saison, Margene nous a ainsi offert de grands moments : tentatives d’émancipation et d’indépendance aux scènes hystériques caractérisée par sa personnalité haute en couleurs en passant par quelques moments touchants à l’égard de sa mère, Margene montre qu’elle est plus qu’une simple baby-sitter et aide-ménagère ponctuelle.

Lorsque Bill rencontra Ana, je craignais que Margene se révolte, qu’elle comprenne enfin qu’être la dernière femme était comme le disait Nicky une preuve de la jeunesse et beauté éphémère destinée aux bons plaisirs de Monsieur. Mais au contraire, Margene s’est réjouie de cette rencontre. En quête d’amitié et de soutien, elle montre une personnalité chaleureuse et aimante, son désir de porter l’enfant de sa voisine Pam le montre aisément : Margene n’aspire qu’à une chose : être reconnue et estimée pour ce qu’elle est.

Nicky, l’argent, le pouvoir, la vengeance ; scène II
Pour Nicky, la vie suit son cours. D’abord, enchantée par le retrait du pouvoir de Barb, elle comprend peu à peu qu’elle a besoin de ses deux sister-wives. Se sentant à quelques égards délaissée par son mari et remettant en cause ses croyances spirituelles les considérant comme un grandissant tue-l’amour, Nicky va renouer avec ses plus intimes démons : l’argent et le pouvoir. Nicky est une femme autoritaire, tyrannique, qui aime avoir le contrôle et qui ne peut se rassurer qu’en exerçant le pouvoir, celui de mère à l’égard de tous les enfants Henrickson, de sœur à l’égard de Barb et Margene et d’épouse considérée à l’égard de Bill.
Lorsque la nouvelle entreprise sera mise à flot, Nicky va ainsi retrouver le plaisir du jeu et des gains. Peu à peu plus cupide que jamais, Nicky va commettre l’irréparable : voler l’argent de Juniper Creek, un fait qu’elle regrettera amèrement car sera constitutif d’une source de chantage permanent qu’Alby usera avec habilité.


Cette saison sera pour elle une épreuve aussi difficile que celle vécue par Barb ; lorsqu’elle apprit que son père lui-même dénonça Barb aux autorités, elle réalisa qu’elle est face à un dilemme. Elle ne peut blâmer l’acte de son père sans rompre leur relation et ne peut soutenir Barb et sa famille sans accepter de renoncer à ses proches mormons. Sa mère lui facilitera la tâche : lorsqu’elle comprit que Nicky était derrière la fugue de Rondha, elle la bannira à vie de la communauté. Nicky sera par la suite ravagée par le chagrin et tentera à plusieurs reprises de renouer avec le lien familial.

Bill, plus avide et détestable que jamais
Concernant Bill, ses enjeux personnels sont restés identiques. Avide de succès, de profit et de reconnaissance, Bill tentera le diable : il se vengera de Roman en lui volant le marché du casino. Comme toujours, son irresponsabilité entraînera de bien fâcheuses conséquences. Il s’en sortira par lâcheté, évidemment. J’ignore si le souhait des scénaristes était de le rendre encore plus antipathique mais le pari est réussi, s’il n’y avait pas trois femmes aussi fascinantes, Big Love serait très amoindri par cet étrange personnage et en souffrirait beaucoup.


Pour autant, la storyline « Ana » très attachante, rectifiera pour un temps le tir. Au départ, on ne pouvait que voir d’un mauvais œil le désir de Bill de trouver une quatrième épouse : n’étant même pas fichu de combler les envies de ses trois épouses actuelles, pourtant, très vite, on se prendra d’amitié pour cette jeune serveuse de l’Est et commencera à envisager l’avenir des Henrickson à 5 avec plus de gaieté. C’était sans compter Bill et ses sautes d’humeur : il rompt avec Ana au milieu de saison. Mais l’apparition de cette dernière lors du season finale est annonciatrice de bonnes choses. 

Juniper Creek ou l’effrayante mais captivante communauté
Du côté de la communauté, cette saison révolutionna également le système. Après les combines de Bill, les mafieux mexicains s’en sont pris à Roman Grant en essayant de l’assassiner. Cet éventuel départ a fait naître en son fils aîné Alby de bien mauvaises ambitions : devenir le nouveau prophète de Juniper Creek. Echouant à la tentative de meurtre, Alby se contentera alors de dénoncer son père aux autorités pour toutes les malversations qu’il effectua afin de s’assurer du trône de Juniper.
La communauté mormone a eu un effet davantage positif que celui laissé en saison inaugurale. Enfin accommodé de l’étrangeté de l’univers, on commence alors à apprécier vivement le travail scénaristique déployé autour de tout cet univers, grâce à quelques personnalités fortes telles que Loïs, Adaleen et Wanda, les piliers féminins de Juniper Creek et du côté sombre, Alby, Roman ou encore Frank.

Big Love ou une banalisation du mal efficace et virulente
Je n’ai jamais été de ceux qui ont vu en Big Love une première saison mitigée aussi réjouissante que très ennuyante, j’ai été pris de suite par cette série et son univers singulier ; cette famille me fascine férocement et la communauté mormone bien que plutôt malsaine m’intéresse vivement.
Big Love a tout des caractéristiques de la chronique singulière, son ton si juste lui permet de dépeindre des situations aussi romanesques que très réalistes ; Big Love excelle dans ce qu’elle effraie, amuse dans ce qu’elle alimente. Sans jamais juger ni condamner, Big Love dépeint une famille ordinaire affectée d’un héritage fondamentaliste lourd, sans hypocrisie ni faux semblants, elle démontre toute la normalité d’une famille subversive avec une empathie très appréciable.
Barb, Margene et Nicky sont assurément le pilier majeur de Big Love. Complexes, contradictoires mais surtout follement aimantes, ces trois femmes nous offrent une vision différente et singulière de la famille, du mariage et de la polygamie, un mode de vie à la fois contestable, spirituel et traditionnel. 

Le puritanisme associé au vice à l’état pur, une articulation encore plus habile
Le postulat de Big Love était bourré d’ambitions et de dangers potentiels mais la saison inaugurale a évité les écueils et a produit une histoire prenante. La seconde saison, elle, a rehaussé le niveau déjà louable et servit plusieurs arcs passionnants, tous aussi bien écris et maîtrisés les uns que les autres.

Grâce à une écriture impeccable et une imagination sans bavure aidée par la mise en scène très HBO, l’aspect général de cette saison aussi réjouissant que captivant s’est ainsi distingué de la première saison, cette saison a dépassé la dimension familiale réalisée par le premier volet et introduit une approche différente, plus ambitieuse et davantage incisive de cette famille polygame ; le mélange du puritanisme teinté de religion au vice et à la transgression que comporte naturellement le mode de vie familial polygame est ici encore plus habile et captivant.
Après ce season finale aussi cataclysmique que le précédent, la troisième saison déjà en tournage nous semble promettre encore plus de revirements, de passions, d’enjeux sur le feu et d’histoires de mœurs revues et recorrigées à la façon singulière d’Olsen et Scheffer.

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28.01.2008

Big Love - Résumés - Saison 2

Damage Control – 2.01 (diffusé le 11.06.07)
À la suite du fiasco causé par les révélations faites à la cérémonie de la «Mère de l’année» au manoir du gouverneur, Barb se replie sur elle-même, laissant Nicki et Margene se charger de la maison. Bien décidé à savoir qui a trahi sa famille, Bill tente de recueillir des preuves contre Wendy. Alby, ayant presque perdu la vie à la suite de l’empoisonnement tenté par Wanda, pousse Roman à se venger de Joey et Bill. Pendant ce temps, à Juniper Creek, Wanda se retrouve au milieu d’une inquisition. Joey sent que Roman lui met de la pression, bien que Bill l’ait assuré que celui-ci laisserait tomber les accusations si cela devait mener à une enquête sérieuse. Sarah rencontre Scott, un prétendant plus âgé qu’elle, à une réunion d’ex-mormons.
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The Writing on the Wall – 2.02 (diffusé le 18.06.07)
Les panneaux publicitaires de Home Plus sont vandalisés, ce qui oblige Bill et Don à les faire réparer et à repenser l’image publique de Bill. Par la faute de Nicki, le chèque de Barb rebondit lorsqu’elle s’inscrit à l’université. À Juniper Creek, Joey se retrouve coincé entre l’arbre et l’écorce et disjoncte, poussant Nicki et Margene à aller régler les choses à la commune. Repoussé par Roman, Alby cherche à organiser sa vengeance en contactant le bureau du procureur. Sarah se trouve prise à mentir à Scott. À cause de toutes ces crises, Bill et Barb oublient l’anniversaire de mariage de Nicki, et Joey prend une décision qui aura de lourdes conséquences.

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Reunion – 2.03 (diffusé le 25.06.07)
Bill et Nicki se rendent à Juniper Creek pour une réunion de famille et un vote du conseil qui pourra peut-être servir contre Roman. Arrivés chez Lois, Bill et Nicki sont étonnés d’y trouver Eddie, le frère de Nicki, occupé à superviser la nouvelle buanderie de Lois. À la maison, Barb surprend Ben et Margene dans une position compromettante. Peu de temps après, Sarah surprend Ben dans une position encore plus compromettante avec Brynn. La honte lui pesant, Ben pense se joindre aux Straight Edge, qui ont un mode de vie très stricte. À la commune, Alby refuse de changer d’idée, ce qui fait enrager Nicki et Bill. Rhonda se promet à Roman, mais est assaillie de doutes. De retour à la maison, Bill discute avec Don d’un plan d’affaires radical à l’épreuve de la polygamie.

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Rock and a Hard Place – 2.04 (diffusé le 02.07.07)
Les inquiétudes de Bill face au témoignage qu’il doit donner dans l’affaire de Joey sont exacerbées par la présence de Rhonda, qui fait chanter Nicki. Roman, soupçonnant Nicki et Bill d’avoir organisé la disparition de Rhonda, envoie deux policiers de Juniper Creek avec un mandat chez les Henrickson. Dans l’espoir de donner une sécurité financière à sa famille, Bill, accompagné de Don et d’Eddie, rencontre Carter Reese, le propriétaire d’une entreprise de machines à sous. Sarah tente de convaincre Heather de l’accompagner au cinéma avec Scott. Barb considère l’offre d’un défenseur des droits des enfants. Lois tente de mettre fin à la persécution que Joey lui fait subir en mettant une idée folle dans la tête de Wanda. De son côté, Margene invente une histoire pour cacher les raisons de sa grossesse à Pam.

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Vision Thing – 2.05 (diffusé le 09.07.07)
Alors qu’il discute avec Don au restaurent, Bill est attiré par une jeune serveuse prénommée Ana. Nicki s’inquiète à propos de l’inscription de Wayne à l’école catholique après l’avoir surpris à jouer avec un chapelet. Chez Home Plus, Bill voit son entente avec Weber Gaming compromise à cause de l’impatience de Reese. Il se tourne alors vers son oncle Eddie pour un prêt. Disparue depuis une semaine, Rhonda fait éruption au restaurant de sa cousine Sarah. Elle convainc cette dernière de demander à Jordan et à Scott de l’héberger. Joey demande à Barb de l’aider à faire sortir Wanda de l’hôpital. La famille est en panique lorsque Wayne disparaît à son tour.

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Dating Game – 2.06 (diffusé le 16.07.07)
Margene découvre le secret de Bill et se lie d’amitié avec Ana, qui ne se doute de rien. Puis, elle organise un dîner au restaurent avec Barb et Nicki (qui elles non plus ne se doutent de rien), afin de présenter leur éventuelle future épouse. Après avoir été bien accueillie chez Heather, Rhonda, qui a accepté une entrevue avec l’ex-polygame April Blessig, devient le centre d’attention des médias, au malheur de Nicki. Bill tente de convaincre Don d’approuver sa transaction avec Weber Gaming. Le nouveau bateau des Henrickson est brûlé et Bill découvre que Carter Reese s’est aussi fait menacer. Grâce à l’obtention de son permis de conduire, Ben se rend à son ancienne église afin de se confesser. Bill découvre que les Greenes, un groupe de polygames clandestins, sont de retour et cherchent vengeance.

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Good Guys and Bad Guys – 2.07 (diffusé le 23.07.07)
Ginger, la mère de Margene, rend visite aux Henrickson, ce qui permet de clarifier le passé tumultueux de Margene. Lorsque la vérité sur le mariage de sa fille est dévoilée, Ginger se tourne vers Nicki et laisse Margene de côté. À la commune de Juniper Creek, Lois est choquée d’apprendre que Frank est de retour. Ce dernier n’a pas renoncé au chantage et tente de mettre la main sur sa fortune. Bill joue un jeu dangereux afin de conclure la transaction avec Weber Gaming; il monte Roman contre les Greenes et vice-versa. Afin d’éviter plus de tension à Bill, Barb accepte d’aller chercher Wanda à l’hôpital. Elle passe ensuite une nuit troublante à la commune en attendant le retour de Joey. Barb tient tête à Roman, alors que celui-ci demande une rencontre d’urgence du conseil concernant le dernier coup des Greenes.

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Kingdom Come  – 2.08 (diffusé le 30.07.07)
Bill, stressé par la transaction avec Weber Gaming et épuisé par l’appétit sexuel de Margene, demande d’avoir une soirée de libre à tous les sept jours. La proposition est accueillie avec résistance, surtout de la part de Barb, qui a vu ses soirées diminuer avec l’arrivée de chaque nouvelle épouse. À la commune, Frank découvre la cachette de Lois et prend l’argent en attendant que cette dernière lui révèle comment elle l’a obtenu. Toujours dans le doute quant à la transaction avec Weber Gaming, Bill demeure prudent. Il espère inciter Roman à utiliser des mesures qui les débarrasseront des Greenes pour de bon. Armé de nouvelles informations quant aux gains d’Eddie, Frank rend visite à Bill chez Home Plus. À la maison, Bill tente de ramener Ben dans le droit chemin en lui conférant la prêtrise.

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Circle the Wagons – 2.09 (diffusé le 06.08.07)
Bill demande à Nicki de vendre l’idée de Weber Gaming à Barb et Margene. À la suite de la dernière crise au sein de Juniper Creek, Bill demande une réunion d’urgence du conseil, mais Ably y fait irruption. Lois se bat pour retrouver la confiance de Bill. Margene, tout comme Ben, est déstabilisée par sa rencontre avec un ancien collègue de travail chez Home Plus. À la commune, Nicki essaie de gagner les bonnes grâces de sa mère en lui offrant un cadeau, mais est vexée par la réaction glaciale d’Adaleen. Afin de s’aider dans le dossier Weber Gaming, Bill décide de faire voir à ses épouses comment le reste des gens vivent. Rhonda trouve une nouvelle façon d’être le centre de l’attention. Nicki tire avantage d’une entente conclue avec Alby.

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The Happiest Girl – 2.10 (diffusé le 13.08.07)
À la suite du refus de Barb, Bill demande à Margene de l’accompagner à un congrès de propriétaires de bar. Alby se rend compte qu’un vol a eu lieu dans la commune de Juniper Creek et il pense savoir qui en est l’auteur. Nicki tente d’organiser le mariage du frère de Bill à Juniper Creek, mais à cause des arguments d’Alby, organise la fête chez elle. Au congrès, Bill rencontre une ancienne connaissance et est forcé de faire passer Margene pour sa secrétaire. Il fait appel à Barb pour l’aider à régler la situation. Ben se fait réprimander par Barb pour avoir enfreint les règles de sa punition, mais fait la connaissance de jumelles très séduisantes. Lois surprend son mari à la station d’essence; Roman retourne à Juniper Creek; Frank demande à Alby de l’aider à se trouver une nouvelle femme et Nicki révèle le projet secret de Bill.

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Take me As I Am – 2.11 (diffusé le 19.07.07)
Soulagé par le déroulement du congrès et faisant suite aux révélations de Nicki à propos de Weber Gaming, Bill fait une offre intéressante à Alby. Barb apprend que Nancy, sa mère, doit se remarier. Elle décide de profiter de l’occasion pour faire la paix avec sa famille afin d’offrir un cadre plus traditionnel à Ben. Scott teste les limites de sa relation avec Sarah et reçoit la visite de Bill. Pam fait une offre à Margene. Alby s’intéresse personnellement à la réinsertion de Roman. Nicki se fait poser un ultimatum par Alby et Bill fait face à de nouvelles menaces venant d’Hollis Greene.

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Oh, Pioneers – 2.12 (diffusé le 26.07.07)
Bill, qui s’est fait déjouer par Alby alors qu’il voulait gagner l’appui du conseil, a recours à une nouvelle tactique pour déjouer ses rivaux. Alors qu’ils préparent une parade à Salt Lake City, les Henrickson sont bouleversés par une visite inattendue. Margene dit la vérité à Ana sur sa relation avec Phil et plaide sa cause auprès de Bill et des autres épouses. Sarah et Heather essaient de convaincre Ben de changer de voie. Lois supplie Bill de prendre le pouvoir à Juniper Creek, mais ce dernier l’ignore. Barb se bat pour avoir plus de contrôle au sein de la famille ainsi que dans sa vie. À la suite de l’ultime tentative de Bill dans le dossier de Weber Gaming, Alby révèle son propre plan à Roman.

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12.10.2007

Big Love - Résumés - Saison 1

Pilot – 1.01 (diffusé le 12.03.06)
Dans la banlieue de Salt Lake City, Bill Henrickson, polygame, tente de répondre aux besoins émotionnels, amoureux et financiers de ses trois épouses, Barb, Nicki, Margene, et de leurs sept enfants. C’est un brillant homme d’affaires qui lance son deuxième magasin Home Plus, une quincaillerie grande surface, quand Roman, alias « le prophète », puissant patriarche de la commune de Juniper Creek, également père de Nicki, deuxième épouse de Bill et acheteuse compulsive, fait obstacle à son succès. Comme s’il n’avait pas déjà assez d’ennuis, son frère Joey, avec qui il s’était jadis brouillé, ancienne étoile du football devenu un bon à rien, appelle Bill pour lui annoncer une nouvelle consternante au sujet de leur père Franklin, qui habite lui aussi la commune de Juniper Creek avec leur mère Lois.
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Viagra Blue – 1.02 (diffusé le 19.03.06)
Nicki se fait mettre à l’écart par Bill après l’avoir grondé parce qu’il n’avait pas respecté la « journée attitrée » de Barb, qui obtiendra plus tard une compensation. Parce qu’il craint les menaces de Roman, Bill pense à installer un système de sécurité chez lui. La convalescence de Franklin à l’hôpital se termine par une visite de Roman et une dispute avec son fils au cours de laquelle seront révélées quelques vérités. L’associé de Bill, Don Embry, confie à Bill ses projets d’agrandissement pendant un souper qui a lieu chez lui. Margene insiste pour que Bill lui achète sa propre voiture, Sarah développe une nouvelle amitié et Bill répond aux demandes pressantes de ses épouses.

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Home Invasion– 1.03 (diffusé le 26.03.06)
Malgré les réprimandes de Bill pour ses dépenses extravagantes, Nicki organise dans un complexe hôtelier une fête somptueuse pour le cinquième anniversaire de leur fils Wayne. Pendant ce temps, Bill installe un « périmètre de sécurité » autour de sa maison. Barb tente de garder leur secret de famille à l’écart des voisins. Margene veut se faire respecter. Bill est inquiet lorsque Home Plus reçoit un visiteur indésirable.

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Eclipse – 1.04 (diffusé le 02.04.06)
Bill voit plus clair après une nuit perturbée par des rêves prémonitoires. Au cours d’un voyage de chasse avec Ben, il obtient la réponse qu’il attendait. Barb obtient un contrat d’enseignement à long terme, ce qui ajoute de la pression aux deux autres épouses. Nicki repousse ses créanciers, ou presque. Joey passe voir Bill et lui révèle des choses au sujet de Roman. Au cours d’une fête qui tourne mal, Sarah est tirée d’affaire par Heather. Teenie est humiliée pendant sa fête de l’éclipse lunaire.

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Affair – 1.05 (diffusé le 09.04.06)
Le comportement de Bill et de Barb éveille les soupçons de Nicki. Bill et Don répandent des ragots sur Roman en faisant un appel anonyme au procureur général, « Tsar de la polygamie ». Un employé de Home Plus formule des accusations troublantes. Roman tente de mettre la main sur la vérification comptable effectuée par Alby, afin d’en exposer les failles et de provoquer la colère de Bill. Margene se lie d’amitié avec Pam, la nouvelle voisine, ce qui inquiète les autres épouses. Nicki annonce une bonne nouvelle à la famille.

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Roberta’s Funeral – 1.06 (diffusé le 16.04.06)
Bill se rend à Juniper Creek pour assister aux funérailles de Roberta, la première épouse de son père Frank. Il y fait une proposition de règlement à Roman que ce dernier pourra refuser…  ou peut-être pas. Puisque Roberta n’y est plus, Lois voit l’occasion de devenir la première épouse de Frank. Pendant ce temps, Barb tire Nicki du pétrin à Home Plus, et Ben se demande s’il a tout ce qu’il faut pour suivre les traces de son père.

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Eviction – 1.07 (diffusé le 23.04.06)
Malgré ses querelles incessantes avec Roman, Bill prépare le lancement d’une nouvelle campagne de publicité coûteuse pour Home Plus. Nicki chasse deux missionnaires insistants. Pam invite Margene à assister à un récital donné par son église. De mauvaises vibrations se dégagent pendant un voyage que Ben effectue avec des étudiants du séminaire. Alby se trouve de nouvelles occupations puisqu’il ne s’occupe plus des affaires Henrickson. Sarah ramène à la maison un invité inattendu. Nicki révèle un gros secret à Barb. Roman donne au clan Henrickson la réponse à la proposition de règlement de Bill.

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Easter – 1.08 (diffusé le 30.04.06)
Après avoir été évincés de leur résidence temporaire, Franklin, ses femmes et son chien ainsi que Joey, à la recherche d’un nouveau départ, arrivent chez Bill juste à temps pour Pâques. Bill est en proie à de nombreuses poursuites judiciaires. Nicki apprend qu’elle n’est pas la seule à être endettée. Sarah créé des liens inattendus avec Lois. Bill prend Roman de court avec une dernière contre-proposition.

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A Barbecue For Betty – 1.09 (diffusé le 07.05.06)
Bill célèbre sa libération du joug de Roman, mais l’ingérence du prophète n’est peut-être pas tout à fait terminée. Nicki, qui apprend une terrible nouvelle à Bill, espère se faire pardonner mais redoute le pire. Don a le coup de foudre pour une femme dénommée Betty. Bill décharge sa mauvaise humeur sur Sarah après une prise de bec avec la police. Obsédée par le vote, Margene laisse Chad en toute déconfiture.

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The Baptism – 1.10 (diffusé le 14.05.06)
Barb reçoit la visite indésirable de sa soeur Cindy qui désapprouve fortement le style de vie polygame de la famille. Alors que sa querelle avec Roman s’intensifie, Bill tente d’infiltrer le conseil du clergé de son église. Ben ne donne que très peu d’affection à sa copine Brynn, mais en reçoit beaucoup en retour. Margene est déprimée parce qu’une de ses amitiés est rompue et va jusqu’à bâcler ses tâches ménagères; le baptême de Teenie la transforme.

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Where there’s a Will – 1.11 (diffusé le 21.05.06)
Le cours des actions Henrickson augmente. Barb devient finaliste au concours « Mère de l’année », et on demande à Bill de devenir nouveau membre du groupe de leadership de Salt Lake City. Pendant ce temps, les trois épouses préparent leurs plans successoraux pour la garde de leurs enfants respectifs en cas de décès sans que les autres épouses le sachent, mais elles se font réprimander par Bill qui a tout appris par Hatcher. Rhonda revient de Juniper Creek pour une semaine de vacances plutôt théâtrale, suscitant la compassion de Sarah et de Heather. Enfin, Holloway découvre que de garder des secrets à l’endroit de Roman comporte une part de risque, mais également de récompense.

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The Ceremony – 1.12 (diffusé le 04.06.06)
Bill et Joey font une mauvaise surprise à Roman en l’affrontant au cours de la réunion du conseil du clergé de l'église – leur réussite sera-t-elle de courte durée? Les mauvaises habitudes de Wanda resurgissent lors d’une visite d’Alby. Adaleen met abruptement fin au congé sabbatique de Rhonda. Le serment familial qu’a prêté Nicki est mis à l’épreuve. Barb se retrouve sous les feux de la rampe durant les cérémonies au manoir du gouverneur qui couronneront la Mère de l’année.

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11.10.2007

Big Love - Review Générale - Critique - Saison 1

Crée par Mark V. Olsen et Will Scheffer et produit par Tom Hanks
Diffusion sur
HBO
Series Premiere
12 mars 2006
Saison 2
le 11 juin 2007
Format 50mn -
12épisodes

Cast
Bill Paxton (Titanic, A Simple Plan, Club Dread, Resistance), Jeanne Tripplehorn (Mickey Blue Eyes), Ginnifer Goodwin(Mona Lisa Smile, Ed), Chloë Sevigny (Zodiac, Melinda Melinda, Broken Flowers, Boys don’t Cry, American Psycho), Grace Zabriskie (Inland Empire, Armageddon, The Wind Effect), Amanda Seyfried (Veronica Mars, Alpha Dog, Mean Girls, Nine Lives), Douglas Smith(Sleepover, Crossing Jordan, Close To Home), Tina Majorino (Veronica Mars).

Show Synopsis
Bill Henrickson a tout pour être heureux. Directeur de deux entreprises de bricolage prospères, Bill est un américain particulier, d’une part il est issu de la communauté mormone, d’autre part, il est polygame, pratique officiellement prohibée par la doctrine mormone en 1890. Les trois femmes de Bill sont très différentes les unes des autres. Chacune vivant dans une des trois maisons contiguës de Bill, ce dernier profite ainsi de sa famille et de ses sept enfants au quotidien.

 

Critique

Big Love est l'une des dernières comédies à succès de HBO, malheureusement les comédies sur HBO étant de moins bonne facture que les drames, et autres séries historiques signés par la chaîne à péage, peu d’espoirs étaient fondés sur cette ultime comédie. Heureusement, en plus d’une teinte fortement dramatique, Big Love est fondé sur un le thème assez alléchant : la polygamie.

Evidemment, l’atout majeur de Big Love, c’est la dimension innovante et excentrique « le Big » d’un thème récurrent et classique « le Love ». Et il faut reconnaître que le thème de la polygamie est parfaitement maîtrisé dans Big Love : une approche nouvelle, dénuée de clichés et plutôt cocasse d’une famille nombreuse et agitée.

Bill a en effet trois femmes. Barb, surnommée la patronne par les deux autres, est l’épouse légale de Bill, elle lui a donné trois enfants : Sarah, Ben et Teenie. Des trois femmes, Barb est la seule à travailler, elle est institutrice remplaçante aspirant à être titulaire. Barb est la modération et la maturité même, elle donne souvent son salaire au compte commun de la famille qui permet à toutes les femmes et à Bill de vivre en totale égalité. Cependant, à la mi-saison, Bill et Barb vont vivre une histoire d’amour torride et secrète, une histoire qui rappellera l’ancienne vie du couple et qui, une fois finie, minera le moral de Barb.

C’est en ayant un cancer il ya six ans que Barb accepta la venue de la seconde épouse : Nicky, la mormone venue de la communauté pour la soigner. Nicolette, sic sa mère, appartient à la même communauté mormone de Bill –alors même que Barb est une femme ordinaire qui rejette cette communauté et la doctrine mormone-, elle est même la fille du prophète Roman Grant. Contrairement à Bill, Nicky est toujours attachée à sa famille et à ses origines religieuses, son look vestimentaire en atteste d’ailleurs. Elle supporte mal la distance entre la communauté et son lieu de vie, et pour palier cette difficulté, Nicky achète beaucoup, pour elle, ses deux jeunes fils et son intérieur, qu’elle veut plus chic que celui de Barb. Elle accumulera ainsi neuf cartes de crédit et une somme de dettes de 60 000 dollars, une fois le tout révélé, Nicky regrettera amèrement son secret. Cependant sa force d’esprit, son agilité et son caractère montre qu’elle est la femme qui s’impose le plus.

La dernière femme s’appelle Margie, elle est la plus jeune de toutes. Margie travaillait au magasin de Bill avant de devenir la baby-sitter de la famille. L’idée d’une grande famille en parfaite communion lui a toujours plu et folle amoureuse de Bill, c’est alors qu’elle accepta de constituer la troisième femme d’un foyer polygame. Souvent jalouse de l’attention que Bill donne aux deux autres, elle connaît quelques crises existentielles. D’autre part, elle a du mal à élever ses deux bébés, se sentant souvent seule ou parfois excitée comme une adolescente, étant très liée au plus grand garçon de Bill, Ben, Margie est assez immature et c’est ce qui fait tout son charme. Contrairement à Barb et Nicky, Margie est une femme fragile qui connaît souvent quelques remises en questions mais en raison son amour à l’égard de Bill, Margie montre un bonheur parfait.

L’intérêt majeur de cette famille est l’approche faite à ces trois femmes, à la fois amies et concurrentes. Ces trois femmes sont assurément le réel pilier de la famille Henrikson, elles permettent une vie rangée et organisée, et accessoirement à Bill une existence et un bonheur parfaits.

Bill, lui est le patriarche de la famille. Directeur de deux magasins d’outillage et de bricolage, Bill connaît un succès auprès de tout le monde, ses collègues, ses employés et sa famille. Pourtant Bill se trouvera très vite en conflit (sérieux) avec le prophète de la communauté, accessoirement son beau-père qui lui réclame un pourcentage sur chaque recette des magasins qu’il dirige. Se montrant au prime abord père et mari attentionné, à l’écoute et généreux à l’égard de ses femmes, ses enfants, son frère et sa mère : une femme autoritaire esseulée qui haït son mari et sa propre communauté, Bill se revelera par la suite fortement antipathique, en raison notamment de l’abondance de travail et de ses obsession de résoudre les conflits entre lui et la communauté. Dans cette saison, Bill n’aura qu’une idée en tête : détruire le prophète, obtenir son indépendance pour lui et sa famille. Bien que le portrait de Bill soit le plus souvent positif, Bill m’est antipathique, c’est un homme têtu, souvent maladroit, et sexuellement lâche, qui n’hésite pas à combler ses femmes à coups de viagra dissimulé. Se présentant comme l’unique pilier de la famille, Bill est pourtant qu’un rôle secondaire dont les péripéties sans intérêt n’apportent rien à la compréhension de cette famille qui ne demande qu’à vivre en paix.

Outre l’atout indéniable des trois formidables femmes, ce qui plaît le plus dans Big Love, c’est le traitement juste et pertinent des enfants de la famille Henrickson. Sarah est une adolescente différente, qui a du mal à accepter le mode de vie de sa famille, se sentant profondément délaissé par un père très occupé et qui préfère manifestement Ben, l’aîné ou le digne héritier de la famille, elle se liera d’amitié avec Heather, une fille issue d’une famille catholique fascinée par la polygamie, cette amitié à la fois pudique et originale, rarement vu ailleurs, permettra à Sarah de se sentir exister autrement que dans son rôle de baby-sitter bénévole et serveuse dans un fast food. Ben le garçon, est chéri de son père, cependant, personne ne remarque sa profonde crise identitaire et sexuelle. Ben est en plein éveil sexuel et doute même de sa sexualité. Désirant s’adonner aux plaisirs de la chair, Ben culpabilise et pense qu’il contrevient aux principes mormons de sa famille. Teenie est la plus jeune du couple Barb-Bill, petite rouquine, elle aime tout autant ses trois mamans. Le couple Nicky-Bill a deux jeunes fils, gâtés par une mère perfectionniste. Le couple Margie-Bill a quant à lui, deux jeunes fils également.

Paradoxalement, alors que les enfants n’ont qu’un rôle secondaire, on s’attend à les voir traiter de manière importante, étant plus intéressé par une approche sur leur vie que sur la vie du patriarche. C’est ainsi vraiment dommage qu’on n’ait pas la chance de les voir plus souvent.

En plus d’être une série prenante, bien ficelée et profondément originale, qui se joue des mœurs et des modes de vie américains, Big Love présente quelques intrigues intéressantes et un quotidien familial palpitant qui captive plus qu’on ne croit, Big Love sait prendre son temps et sans frénésie aucune, démontre une vie étonnante sans cesse ponctuée par de nombreux épisodes parfois anecdotiques, parfois intrigants, parfois cataclysmiques.

En guise d’avant-goût, voici le générique inspiré de cette série hors norme.

 

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11.06.2007

Big Love - Diffusion imminente

 

Après le series finale des Sopranos et du series premiere de John From Cincinatti, c’est au tour de Big Love de ponctuer l’actualité de la chaîne américaine à péage HBO.
Le season premiere de la saison 2 de Big Love sera en effet diffusé ce soir dès 21h.

 

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Rappelons que le final de la saison 1 de Big Love s’était achevé sur une crise majeure pour la famille Henrickson, la polygamie de Ben et ses trois femmes ayant été dénoncée par le prophète Roman Grant au concours de la mère de l’année, concours dans lequel la patronne, Barb, était candidate. On ignorait encore quels seraient les ennuis véritables de la famille.

Avec en moyenne sept millions de téléspectateurs pour cette première saison, Big Love a été couronnée de succès et a su imposer un style singulier, dans la lignée de Six Feet Under, et ce malgré les nombreuses protestations de la communauté mormone indignée de l’idée véhiculée par Big Love sur la communauté  de Salt Lake City. Le mariage plural étant prohibé depuis 1890, la série Big Love s’est efforcée de montrer que la pratique avait officieusement perduré au sein de ladite communauté et au delà.

Big Love est une dramédie innovante et excentrique, follement prenante. On espère que cette seconde saison sera à la hauteur de la première très réussie.

 

Écrit par J.D.L (Webmaster) dans Big Love | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : big love, diffusion, news, hbo |  Facebook