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  • Séries & Cinéma - Le meilleur de 2015

    Parce qu'il faut en finir rapidement avec 2015, merci à tous ces belles productions d'avoir existé.

     

    TOP DRAMA

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    1. The Leftovers (Saison 2) - La plus absolue
    2. The Affair (Saison 2) - La plus dramatique
    3. American Crime (Saison 1) - La plus inattendue
    4. Mad Men (Saison 7) - La plus ultime
    5. Fargo (Saison 2) - La plus réinventée
    6. Mr Robot (Saison 1) - La plus paranoïaque
    7. UNREAL (Saison 1) - La plus cynique
    8. Cucumber (Saison 1) - La plus atypique
    9. Ex aequo - Unforgotten (S1) / Fortitude (S1) - La plus policière
    10. Bloodline (Saison 1) - La plus prometteuse

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    TOP COMEDIE

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    1. Transparent (Saison 2) - La plus complète
    2. Drifters (Saison 3) - La plus humiliante
    3. Unbreakable Kimmy Schmidt (Saison 1) - La plus excentrique
    4. Master of None (Saison 1) - La plus écrite
    5. Ex-aequo - Broad City (Saison 2) / Mom (Saison 2) - La plus cool
    6. The Last Man on Earth (Saison 1&2) - La plus coriace
    7. Crazy Ex-Girlfriend (Saison 1) - La plus West Covina
    8. Girls (Saison 5) - La plus habituelle
    9. Inside Amy Schumer (Saison 3) - La plus parodique
    10. Difficult People (Saison 1) - La plus méchante

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    TOP FILMS

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    1. AMY (Angleterre) - Le plus bouleversant
    2. Mustang (Turquie) - Le plus viscéral
    3. Mad Max, Fury Road (Australie) - Le plus intense
    4. Trois Souvenirs de ma Jeunesse (France) - Le plus ample
    5. Une seconde mère (Brésil) - Le plus social
    6. Stars Wars VII - Le réveil de la force (USA) - Le plus osé
    7. Les Nouveaux Sauvages (Argentine) - Le plus corrosif
    8. Force Majeure (Suède/Norvège) - Le plus réfléchi
    9. Hungry Hearts (Italie) - Le plus romanesque
    10. Sicario (Canada) - Le plus palpable
    11. The Lobster (Grèce) - Le plus allégorique
    12. IT Follows (USA) - Le plus dérangeant
    13. Phoenix (Allemagne) - Le plus mélo
    14. Dheepan (France) - Le plus récompensé
    15. The Gift (USA) - Le plus habile
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  • Jessica Jones (S1) Le marvel du futur ?

    Oubliés les superhéros lustrés au déguisement de satin, Jessica Jones, la nouvelle série de Netflix, n'a rien d'une belle icone. A l'inverse, elle est une héroïne bourrue et vulnérable, plus proche du polar suédois que de l'entreprise hollywoodienne.

     

    L'histoire de Jessica est une histoire à demi-mot. Une histoire qui remonte au début de la décennie, dans la série Alias où Jessica Jones prend vie, incarnant une superhéroïne à la force démentielle après un accident de voiture. Aujourd'hui, Netflix reprend son histoire, en corrigeant la trajectoire. Jessica Jones est devenue une détective à son compte chargée d'élucider les affaires de moeurs et de petites coucheries. Pourtant, elle n'a rien d'une Veronica Mars. Habits noirs, moue boudeuse, maquillage sombre, répliques mornes, Jessica Jones (Kristen Rytter) est une héroïne trouble, en colère, hantée par la drogue et ses démons. Son démon à elle s'appelle Kilgrave. Un vilain au pouvoir de persuasion total qui a amadouée Jessica jusqu'au crime.

    On sait peu de choses sur son enfance et sa mythologie, Jessica Jones est un mystère. Et la série s'en accommode parfaitement. Une supérhéroïne désormais retraitée, dont les pouvoirs quasi-inutilisés demeurent tapis dans le secret. Volontairement sobre, la série cible ici un tout autre traitement, quotidien et obscure, à des années lumière des Avengers et même des héros lisses de Tim Kring. Pas de flashbacks commodes, de rédemption, de révélation mystique sur l'importance de l'action superhéroïque, Jessica Jones est une jeune fille de tous les jours, cynique et désabusée, rappelant Lisbeth Salander et ses pulsions autodestructrices.

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    Portée par une caméra lucide et une écriture mature, la série de Melissa Rosenberg (pourtant scénariste des Twilight) est une série singulière où le superhéros est un décor symbolique perdu au milieu d'un thriller moderne new-yorkais. Pour autant, la série se livre à l'habituel duel manichéen, Jessica Jones opposée à son nemesis, Kilgrave. Lui aussi n'est pas le méchant attendu, ce vilain anthologique à la peau violette connu pour ses ensorcellements inconscients devient sous l'oeil de la série un dandy anglais, bon chic bon genre, interprété par le toujours impeccable David Tennant. Les deux protagonistes vont alors s'affronter, non tels deux icônes de comics mais comme deux êtres abîmés, cette femme battue, manipulée face à cet homme abusif.

    C'est tout le parti-pris de la série, adapter en réalisme et en noirceur une fiction Marvel, en étalant son propos. Le résultat fonctionne, plus moderne, moins niche, à la vision originale et plutôt inspirée, Jessica Jones est une belle héroïne atypique, défendue avec grâce par Kristen Rytter, moins profonde que dans Breaking Bad ou Gravity mais toujours saisissante.

    7/10

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  • Master of None (Saison 1) Petites scènes capitales

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    Netflix raffole des humoristes et de leurs stand-up, pas toujours fameux. Parmi eux, Aziz Ansari, l'un des piliers aussi pénible que gentil dans Parks & Recreation, s'est vu offrir le saint-graal. Sa propre série. Un mélange de fiction et de réel, très new-yorkais, très humble, aussi mélancolique qu'attachant.

     

    Master of None raconte la fausse vie d'Aziz Ansari, rebaptisé Dev, avec des morceau de vrai dedans. Comédien en herbe, habitués des séries Z et des spots publicitaires pour barbecue. Dev aime jouer la comédie, New-York, le foodist, les soirées tranquilles loin du tapage désespéré des célibataires du samedi soir. Il est d'origine indienne et de confession musulmane. Comme Aziz. D'ailleurs, ses parents à l'écran sont les siens pour plus d'effet de réel. Aziz y tient. Raconter ses expériences, les sacrifices imposés par Hollywood, forcer l'accent indien pour un petit rôle minable qui sautera au montage. La série prend gentiment à bras-le-corps la question des minorités. De tous ceux dont la voix ne compte pas aujourd'hui.

    La voix des pères émigrés qui ont tout perdu pour offrir une situation à leur progéniture, celle des grands-mères laissées-pour-compte dans des maisons clôturées et réfrigérées à qui l'on rend une fois toutes les sept semaines pour se déculpabiliser. La voix des acteurs servant de chair à canon, des lesbiennes new-yorkaises, la meilleure amie de Dev, des cœurs brisés, des âmes seules, et de toute personne citadine un tant soit peu désespérée. Et Aziz le fait bien. Avec une plume subtile, le plus souvent percutante, drôle, riche en références, toujours jaillissante.

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    Pourtant, tout n'est pas réussi. La faute au fonctionnement de la série et ses concepts à chaque épisode. Si Aziz réussit à parler des oubliés avec beaucoup de justesse, à coup d'épisode doux-amer, les débuts sont plus hésitants. Des dialogues prolixes, des situations surfaites, en particulier le pilote où la question parentale est mise sur la table,  une introduction forcée et déjà-vue. Mais c'est surtout le couple qu'Aziz dépeint le mieux. Lorsque la série devient enfin fiction.

    Lorsque Dev, touchant et généreux, rencontre Rachel, une fille attendrissante, amusante et pleine de vie, et que leur histoire débute. Ici, le regard d'Aziz est plus concret, plus cruel aussi, les deux personnages  amoureux dépassent le cadre empirique de l'esquisse et offre une romance digne de ce nom, loin des comédies nunuches. Des moments uniques, de la complicité et cette brisure invisible qui s'insinue au fil du temps. Avec Nashville, Mornings et l'épisode final, l'auteur propose à la façon d'un Louie ou d'une Lena Dunham sa vision du couple aussi intense qu'élégiaque. Alors, la série devient plus qu'une simple allégorie bien faite, elle devient une histoire. Une belle intention où la fiction reprend ses droits.

    8/10

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