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  • Enlightened (Saison 1) Que faut-il être pour être heureux ?

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    A contre-courant, HBO tente tant bien que mal de poursuivre son échappée en marge, loin des canaux. Avec Enlightened, la série la plus subtile de 2013, HBO retrouve son statut indétrônable de chaîne prête à tout.

     

    Amy est une femme de trempe. Une cadre réputée qui craque au cours d’une journée au bureau, le rimel dégoulinant sur les joues, les yeux gonflés par la frustration.  Noyée par le travail, l’ambition, les romances empesées, Amy se jette corps et âme dans une crise, une hystérie d’ascenseur, gros mots et gestuelle, qui vient tout chambouler.

    C’est ainsi qu’Enlightened démarre son histoire. Mais très vite après l’hystérie, vient l’apaisement, quand Amy se réfugie dans un camp d’américains victimes de leurs nerfs, qui en ont assez de se crisper. Désormais le leitmotiv d’Amy sera la sérénité, la bienveillance, une attitude incarnée par la merveilleuse Laura Dern, cette muse de Lynch qui a manqué à l’écran. Derrière la machinerie ésotérique du personnage aux cheveux tout en boucles et en robes fleuries, se cache une force sensible qui donne à l’héroïne un charisme et une émotion implacables. Une fragilité.

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  • Hello Ladies (Saison 1) Bonjour tristesse

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    En solo, loin de son ex-acolyte Ricky Gervais avec qui il avait crée The Office, Stephen Merchant se met en scène dans une comédie HBO. Plus qu'une mise en danger, une série-miroir. Le reflet le plus drôle de la rentrée.

     

    Hello Ladies, dit-il. A chaque épisode. Stephen Merchant, créateur, scénariste et acteur de la série aime cette accroche. Cette façon panachée d'accoster les filles. Avec elle, on ressent toute la solitude du monde, la solitude de ce type, Stuart, un graphiste de L.A qui, avec sa petite boîte de web design, s'en sort bien, mais qui, insatisfait, rêve de soirées privées, de mannequins, d'actrices glamour à son bras. Stuart court beaucoup mais n'est pas un coureur. Derrière sa quête de conquête, le type n'espère que l'affection. Son problème, c'est qu'il vise haut.

    Lui est un grand type. Plus de deux mètres de hauteur, un blond qui lorgne du côté du roux, affublé de lunettes épaisses et de sourcils broussailleux. Stuart est un type normal. Pas si laid quand on regarde bien, pas si bête quand on l'écoute, le type sait manier l'humour, l'ironie, il sait avoir de la conversation lorsque la pression quitte son flux sanguin. Mais il rejette la normalité, cette normalité qui le renvoie à son échec, son sempiternel célibat, sa solitude des vendredis soirs qu'il partage avec Wade, son meilleur copain normal récemment séparé de sa femme très normale. Alors pour mettre un peu de piquant dans sa vie, il aime bien fréquenter Jessica, cette petite actrice trentenaire qui occupe sa poolhouse. Autrement dit, sa locataire.

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