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  • Rentrée séries : les drames de l'année, un drame

    Il est presque devenu impossible de laisser s'époumoner une bonne série dramatique sur un fond public. Les séries à potentiel meurent, se font euthanasier, tandis que les médiocres survivent à coup de matraque surfabriquée ou vampirisée. Une des plus mauvaises saisons de cette décennie. Et c'est un pseudo-expert qui vous le dit.

     

    Lucky 7

    Lucky 7 est la première condamnée à mort de l'année. Et comme toute mort subite, elle était la série la plus intéressante. Elle se présentait comme la perle, la série originale de l'année, sans manière, sans formule, sans acteur recyclé. La série mettait en scène le petit personnel d'une station service dans un quartier populaire de Chicago, habitué à jouer à la loterie chaque semaine, une habitude qui finira par leur faire décrocher le gros lot. Dans un décor d'une Amérique actuelle, où les métros grincent, où les couples retournent vivre chez maman faute de revenus, où le désespoir a mille visages, Lucky 7 montrait son parti-pris, son envie de se jouer de destins modestes, d'amitiés sincères entre une caissière en surpoids, un mécano, et une jeune femme célibataire. La série posait de belles questions quant à l'avenir, quant a la récession, quant au bouleversement des vies et à la solidarité. Questions stoppées net, en plein vol, après deux petits épisodes.

    8/10

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    Betrayal

    Betrayal fait parler. Peu regardée, peu conspirationniste dans un décor de chaîne habituée aux franchises, les franchises vampires, les franchises judiciaires, policières, les franchises remakes. Mais Betrayal séduit, par sa simplicité, son envie de ne pas trop en jeter, de faire cohabiter dans un feuilleton petite intrigue criminelle et vraie passion amoureuse, infidélité habituelle mais tellement bien menée, sobrement, avec désir, qui unit Hannah Ware et Stuart Townsend, deux beautés implacables et dotés de répliques bien écrites.  D'un habillage très années 80, dans un décor new-yorkais de nos jours, Betrayal a une empreinte Last Night, dans son déroulé pudique, jamais caricatural, et dans ses scènes de soap qui ne virent jamais à l'hystérie, en dépit de la locomotive Revenge de dimanche américain qui lui coûtera vite le fossé.

    6/10

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    Mais ils sont tellement beaux...

     

    The Originals

    Avec un titre très provocateur, la CW commande une fois de plus un produit calibré vampires. Une sorte de spin-off tiré par les cheveux de Vampire Diaries, diffusé l'an passé au cours de la saison des frères vampires. Ce qui est étonnant avec les vampires, c'est qu'ils ont su se ringardiser en l'espace de quelques années alors qu'un effet kitsch, sitcom ou formula policier, ne se produit généralement qu'après une ou deux générations de séries. Mais The Originals confirme la tendance. Le vampire est imbuvable. Trop victorien, sentencieux, moraliste et romantique, le vampire est une sorte de créature énervante et bas de gamme, qui rend les jeunes filles humides, malgré l'air béat et les grosses canines. Dans The Originals, il est question des vampires originaux. Quelle belle ironie. La série se déroule à la Nouvelle Orléans, on y insère musique et potions du coin, mais la formule sérielle est la même, faite de scènes mythologiques rasoirs, de confrontations entre vampires sympas, vampires pas sympas, grandes familles de dents longues et autres petites sorcières mignonnes traînant dans les venelles sombres. Avec une esthétique tellement ringarde et des personnages-créatures caricaturaux à la limite du supportable, The Originals donne des envies de génocide.

    1/10

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    Once Upon A Time In Wonderland

    Affublé d'une idéologie bonbon et de gentilles énigmes, Alice aux pays des merveilles alimente depuis longtemps les esprits télé fastoches, bien loin du génie de Lewis Carroll ou d'un travail oulipien. Encore une fois, la pauvre Alice se retrouve dans une impasse, une série grossière, qui accumule, à la fois, les erreurs factuelles et le mauvais goût. Mais tel est le créneau de la marque Once Upon A Time qui joue souvent avec les codes, détourne les histoires, écœure surtout. Dans le pays des merveilles, Alice se prend de passion pour le génie, celui d'Aladdin. Terrible association de genres, de contes, qui saute aux yeux comme une faute d'orthographe. Jafar est là, aussi, tant qu'à faire, sur son tapis plus rigide et droit que volant, il est le bras droit de la Reine de coeur, qui vit dans un château pixellisé, customisé jeux d'échecs et qui, de ses lèvres épaisses et ses petits yeux de chat, joue très mal et n'exprime rien. Malgré les rebondissements et la musique guillerette, la série n'a pas de corps. Elle n'est qu'une succession de plans affreux, effets numérisés ratés, à peine digne d'un téléfilm à petit budget, qui serpentent vers un concept insipide et tiré par les poils. Très embarrassant pour une série prime-time supposée endosser un poids de la littérature.

    2/10

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    The Tomorrow People

    LA CW ne manque pas d'idées dans sa besace pour lancer de nouvelles séries. La religion, l'écologie, la sexualité, le travail, la chaîne pour ados écarte de belles thématiques d'un revers de main pour se focaliser sur ce qui lui tient vraiment à cœur : l'adolescent à pouvoirs. Après les Arrow, les Vampires, les Originals, la chaîne lance The Tomorrow People, au titre très inspiré et au concept rarement vu : des adolescents au pouvoir surhumain traqués par un gouvernement secret et d'autres sur-hommes mal intentionnés. Le concept est fort, presque une tragédie, et l'on devine à travers le personnage principal, un nouveau héros qui refuse cette fatalité, parce que son père l'a abandonné et qu'il reste un jeune garçon intègre et proche de sa mère de classe moyenne, que de grandes choses vont se jouer. De beaux affrontements, servis sur répliques chaudes, des enjeux sur le bien et le mal que Christopher Nolan n'a pas encore cerné. Bien sûr, dans le casting, du beau monde, de beaux athlètes, forts, blond, brun, une belle héroïne mystérieuse, et un sympathique japonais qui forcément représente un hommage à une série très ancienne, appelée Heroes. Mais contrairement à Heroes qui avait des défauts et qui manquait d'inventivité niveau capacités extraordinaires, The Tomorrow People fait plus fort : tous sont dotés du même pouvoir, une sorte de télétransportation mêlée de télépathie. En bref, du jamais-vu.

    1/10

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    Marvel Agents of S.H.I.E.LD

    Parce qu'Avengers a fait un carton au box-office et que Marvel continue de couler des jours heureux en costume latex et saga toute-faite, la série des super-héros trouve une place dans le paysage télévisuel, avec, à sa tête, un Joss Whedon, qui revient au petit écran, après avoir savouré son petit et colossal triomphe. Pour autant, pas de révolution du genre. Malgré un concept intéressant, une section gouvernementale en charge de catalyser les super-héros en herbe qui pullulent dans les rues des grandes villes américaines,  ou comment ringardiser les thématiques d'Heroes, série d'il n'y a pas si longtemps, la série Marvel n'a pas bien grand intérêt. De la grosse machinerie, certes plus jolie et mieux réalisée que le monde de Wonderland, des personnages connus, on reprend l'agent Coulson de la sage Thor et d'Avengers, de l'humour parodique façon Whedon, mais l'ensemble demeure bancal, à trois pieds, comme si ce concept de grosse production souffrait de son décor, éculé, trop fabriqué, sur-écrit de façon geek pour que le spectateur puisse ressentir la moindre tension, la moindre nouveauté.

    4/10

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    Reign

    C'est elle, la surprise de l'année sur la grille CW. Alors qu'on attendait une série caricaturale, entre un Games of Thrones et un Pretty Little Liars, Reign surprend. Elle épate par sa maturité et son absence de lieux communs. La série raconte l'histoire de Marie Stuart, reine d'Ecosse, alors qu'elle n'est qu'une adolescente promise à François II et à la France. Dans un esprit historique, joliment médiéval où les robes à jabot courent sur le marbre et les pièces en verre, Reign est une série pour adolescents, à la fois, hors-sentier, définie et codifiée. Mais les ficelles dans Reign, son manichéisme, son décor fleur bleu servent le propos et l'originalité de la série. En évoquant l'arrivée d'une jeune reine, la série s'essaie à la frivolité de Marie-Antoinette, en introduisant une cour de jeunes femmes, elle obéit aux codes de la série adolescente, faisant là un pari osé, imaginer des adolescents à la Gossip Girl au 16e siècle. Pour autant, jamais de ridicule, la série assume son propos, son mélange de genres, romantique, mélodramatique, teintée d'histoire et de magie (autour de Nostradamus), sans trop en faire, sans boursouffler son propos, sa couleur et sa robe. De beaux personnages, des répliques assez fournies, le résultat de cette série ado est appétissant, élégant, doux à l'oreille (la bande-son indé se veut plus inhabituelle), plus intéressant que la plupart des séries robotisées sur les chaînes concurrentes.

    7/10

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