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  • Hostages (Saison 1) Le programme captif

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    Produite par Jerry Brukheimer, le responsable des migraines cinéphiles, de Pirates des Caraïbes aux casse-têtes télé, les Experts et leurs cantons, Hostages se voulait la grosse ficelle de la rentrée. Et pourtant, la série surprend par son rythme, son calme et son efficacité.

     

    On attendait peu de cette série au look molosse, malgré les retrouvailles chaleureuses avec Toni Colette, une simple recette calibrée de gros moments et d'effets massifs. Mais il se pourrait bien que la série surprenne par ses inspirations européennes et ses modèles câblées. Adaptée d’une idée israélienne jamais produite, cette série, formatée conspiration politique et prise d'otages familiale, suit le docteur Ellen Sanders, une chirurgienne de Washington, censée opérer le Président américain, souffrant d'une maladie bénigne. La veille de l’opération -très médiatisée, une bande cagoulée envahit la maison des Sanders et prend le docteur et sa famille en otages. La demande est simple, pour sauver ses deux enfants et son mari, Ellen Sanders devra tuer le Président lors de l'intervention.

    Grâce à Homeland qui a remis au goût du jour les conspirations nationales et les familles américaines dévouées, Hostages en est son produit public, facile. La série met en parallèle l'histoire de cette famille modèle, qui finalement cache une part d'ombre, le mari (Tate Donovan) est infidèle, la fille, enceinte, et le fils, dealeur d'herbe. En face, sous les cagoules, l'équipe de prise d'otages est une grappe d'agents FBI au bagage familial intense. Notamment Dylan McDermott qui élève sa fille et rend des visites quotidiennes à sa femme malade. Sur la lignée d'Homeland, la série joue volontairement sur les rôles, la frontière peu étanche entre les très gentils et les très méchants. Ici, probablement un Président américain un peu corrompu ou préparant une terrible stratégie politique.

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    Dans Hostages, le fond est résolument classique, digne d'une série-évènement de chaîne publique, mais d'épisode en épisode, la série parvient à rendre son ensemble attrayant, vif, et plutôt bien fichu. Des scènes assez longues, aux dialogues choisis, rares dans ce genre de séries habituées aux effets bruts, courts et épileptiques, comme The Blacklist dernièrement. Aussi, le casting apporte une vraie preuve de conviction, grâce à Toni Colette, toujours impeccable, et aux autres, qui gomment les clichés scénaristiques de l'ado en crise et du mari infidèle, laissant une famille baillotée plutôt honnête et intéressante à suivre.

    Malgré un accueil public et critique mitigé, Hostages sait capter l'attention du téléspectateur, par son ambiance plutôt fine, élégante et sa distribution en marge du répertoire networks. Jamais poussive, d'un capital dramatique solide, la série promet des rebondissements politiques et familiaux dignes d'un lundi soir. Rien d'éblouissant, mais suffisamment étoffé pour concurrencer les Scandal et consœurs du paysage télé.

    7/10


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  • Veep (Saison 1 & 2) La vice-présidence américaine déglinguée

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    Dans la lignée des séries politiques qui ont contribué à la culture sérielle depuis The West Wing, HBO s'y met enfin. Avec Veep, sa nouvelle série politique, plus satirique que décisionnelle, la chaîne à péage séduit (encore) et renouvelle son humour.

     

    Veep raconte le quotidien de la vice-présidente des Etats-Unis, Selina Meyer et celui de son staff qui l'entoure, à quelques pas du bureau oval où les vraies décisions se jouent. Centrer sa série sur un outsider politique, un vrai second, qui plus est incarné par une femme, était un concept ambitieux, profondément inspiré et original. Au cours des huit premiers épisodes, cette petite série politisée a ainsi prouvé sa grande capacité narrative et des rebondissements comiques de taille.

    Veep doit beaucoup à sa vice-présidente, Julia-Louis Dreyfus. Entre Seinfeld et The New Adventures of Old Christine, et des clins d'oeil dans Curb Your Enthusiasm, Julia-Louis Dreyfus est devenue l'une des plus grandes, si ce n'est la meilleure de toutes. Après avoir joué Old Christine, cette quadragénaire alcoolique, égoïste et célibataire pendant cinq années affriolantes, Julia-Louis Dreyfus s'attaque à un rôle plus nuancé, plus tranché. Elle réussit un nouveau tour de force, en interprétant cette figure d'autorité, à la fois exigeante, rigoureuse et extrêmement à côté de la plaque, grâce à ses moues implacables et son sens intense de l'autodérision.


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    Entre les contradictions des postures politiques, les caprices d'une femme, les protocoles superflus et un agenda foutraque , Veep voit la politique par le prisme de l'anecdote, au milieu des brancards et des joueurs de football, un peu comme Parks and Recreation au niveau municipal. Plus ruelle polluée que siège à la cour, Veep s'amuse à raconter les séances professionnelles d'une vice-présidente perfectionniste qui se retrouve coincée à broder devant des bancs d'écolier ou en séance dégustation de yaourt glacé. Malgré des enjeux importants, la série prend un malin plaisir à rompre l'intensité qui incombe au rôle de cette figure politique, en lui imposant des sujets démago (l'obésité) et des tâches peu reluisantes. Elle offre ce grain d'humour noir et gênant, à la fois fait de situations embarrassantes et d'acharnement antihéros à la The Office, à l'égard surtout de cette femme politique maladroite et tyrannique qui mérite parfois ce traitement corrosif.

    Pour autant, la série cerne la question épineuse de la négociation politique du dessous de table, du ragot, de la pression politique, au travers de l'apparence (the crying game) et de l'entourage épuisé de la protagoniste (dont Tony Hale et Amy Brookheimer) qui malgré ses bourdes et son verbe haut, se démène pour garder le cap. La série entretient cette dynamique du mode de vie politique à tout épreuve, en soignant ses scènes, en calibrant ses répliques, en faisant toujours primer l'humour au contexte.

     

    Veep est une série haute en couleurs, intensément inspirée et originale. Grâce à Julia-Louis Dreyfus qui règne en maître, la série de HBO conte avec une belle cruauté comique ce quotidien politique bancal et désoeuvré. "Non, le président des Etats-Unis n'a pas téléphoné".

    8.5/10

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  • Rentrée séries : une comédie, ça fait encore rire ?

    Une comédie sur chaîne gratuite fait plus souvent crisper les joues que déclencher des crises de rire. Cette année plus que les autres. Malgré une offre digne d'un jour de marché, les comédies 2013 ont une vraie difficulté à s'affranchir des codes, à jouer de leurs modernités (utiliser Robin Williams comme atout patriarcal) et à innover. La tendance est grise. Mais un homme, un flic ou une jeune femme ronde peuvent-ils sauver l'arche de l'humour ?

     

     

    Brooklyn Nine-Nine

    Une comédie sur une station de police, a priori, on n'y croit pas. On imagine déjà les blagues potaches sur les courses poursuites, les jeux de flingues, les gardes à vues. Et pourtant, Brooklyn Nine-Nine s'avère en quelques épisodes être une très bonne série. Créée par Michael Shur qui connaît son sujet -The Office et Parks and Recreation, rien que ça, la série avait de quoi tenir la route. Toutefois, pas de ressemblance appuyée, Brooklyn Nine-Nine se distingue vraiment des deux mockumentaries par une ligne moins cruelle, plus bonne enfant. Les blagues très  inspirées, les scénarios, originaux, le casting, solide et pourtant assez anonyme, donnent à la série une vraie identité. Grâce à des personnages bien dessinés, le flic paresseux, la première de classe, la bonne poire, la flic "Daria", la secrétaire cynique, dont l'éclectisme et la subtilité rappellent justement la série de bureau, Brooklin Nine-Nine finit par être un ensemble show drôle et inventif, cocasse et assumé, qui donne envie de rejoindre les rangs.

    8/10

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    Sean Saves the World

    On ne sait pas vraiment comment Sean Hayes sauve le monde dans cette série où Sean se voit confier la garde de sa fille adolescente après le départ soudain de la mère. Mais Sean essaie. Il essaie même avec brio. Entre son boulot de créa dans une boîte de ventes en ligne, son homosexualité, sa fille et sa mère cynique, le quadra jongle, danse parmi les sketches, fait la grimace, appuie sur les mots, se donne entier comme à l'époque de Will & Grace. Avec un air emprunté à la Old Christine, Sean devient plus réel, moins crispant, l'actrice jouant sa fille aidant cette esthétique plus actuelle. Une belle écriture sert la série, créée par Victor Fresco, déjà aux manettes de scripts de Dingue de toi, Better Off Ted et My Name is Earl. Très certainement un gage de sûreté, de variante et d'humour pour cette comédie qui pour l'instant reste l'une des plus prometteuses de l'année.

    7/10

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    Super Fun Night

    Rebel Wilson est une chic fille. Gestuellement très drôle dans les comédies du moment, Bridesmaids, Bachelorette, Hit Girls, Rebel Wilson conquiert les films à gros budget, No Pain no Gain, et puis la télévision où elle ose même créer sa série, à l'image de Mindy Kaling l'an passé. Très vite appréciée par le public américain, la jeune et ronde actrice risque de trop en faire. Dans sa série, Super Fun Night, elle joue une avocate pétrie de contradictions, à la vie romantique creuse, entourée de deux copines inadaptées, la brute et l'asiatique bien connues. Construite sur une méthode à succès, le flashback-vignette  emprunt d'humour, les récits décalés et les scènes gênantes, Super Fun Night n'invente rien, si ce n'est une belle exposition de cette actrice qui mériterait des répliques à tomber par terre. Qui mériterait aussi de garder son accent australien et de ne pas tourner en ridicules ses formes généreuses. L'humour, ce dictateur.

    6.5/10

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    The Crazy Ones

    Un casting à étoiles et un showrunner en carats ne fait pas toujours une série intéressante. David E. Kelley (Ally McBeal et autres produits bien connus du rayon Kelley) a pourtant essayé de faire ce qu'il peut.  Avec Robin Williams, la comédie a permis le come-back le plus inattendu de l'année. Avec Sarah Michelle Gellar, la comédie a joué double, mais en a fait un peu trop. Trop soigneuse, trop star pour être bien prise au sérieux, The Crazy Ones n'est pas réussi. Laborieuse dans son humour, sa répartition des rôles, son décor -un cabinet de pub familial-, ses scripts manquent malheureusement d'un peu de folie, de recherche comique. Les grimaces de Robin Williams qui s'y adonne à coeur joie n'arrangent rien, bien au contraire, elles apportent un côté pathétique à la série, un effet Mrs Doubtfire/Flubber un peu embarrassant dans une série moderne, placée sous le signe de la création publicitaire. Heureusement la série profite de la locomotive du Big Bang Theory et retient les foules. Pourtant, vu les défauts, on n'aurait pas parié dessus.

    5/10

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    Mom

    Anna Faris devient mère débordée dans Mom. Elle devient surtout une actrice télé. Bon choix pour l'actrice à moues ? Si les débuts de Mom sont très hésitants, on ne craint rien pour l'avenir d'Anna Faris qui pourra toujours rebondir. Elle remplit son boulot, donne la réplique à Allison Janney en grand-mère cinglée, se dépatouille comme elle peut dans cet univers très figé, où le lieu de domicile ressemble à ces sitcom des années début 90. Malgré le décor effarant, quelques punchlines tombant à l'eau faute de vraie recherche, Mom tient la route. On aimerait une série maternelle déjantée, à l'image de ce générique où Anna Faris incarne des visages de mère variés et foutraques, surtout alcoolique. Créée entre autres par Chuck Lorre (mais sans son partenaire, Bill Prady), on espère que Mom devienne la mère de nos écrans. Pour ça, il faudrait plus de modernité et d'irrévérence. Une mère trash comme on les aime.

    6/10

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    The Michael J. Fox Show

    Attachant, ce Michael J. Fox qui a su attendre, s'armer de patience avant de revenir à la télévision avec un programme de qualité qu'il incarne, qu'il assume. Dans The Michael J. Fox, il est question de mise en abyme. De parler de la maladie du célèbre acteur du futur sans rendre ça hommage ou panégyrique. Transformé pour la fiction en animateur vedette de NBC, Michael J. Fox devient Mike Henry, un reporter aimé du public qui revient à l'écran après des années d'absence liée à sa maladie. La série n'en fait pas trop. Teintée comique sans être hilarante, la série a la force de ne pas se reposer sur le syndrome de Parkinsons, tout en tirant de beaux traits d'humour, elle fait graviter la famille de Mike, ses trois enfants attachants, sa sœur déjantée, et sa femme aimante, dans un décor new-yorkais qui rappellent les bonnes comédies des années 90. Avec Betsy Brandt (Breaking Bad) dans le rôle de sa femme et Wendell Pierce (The Wire) dans le rôle du rédac chef, la série montre son sérieux et son envie de jouer dans la cour des grandes. En tout cas, des vraies séries.

    8/10

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    The Millers

    Super Clyde, la super-série avec Rupert Grint ayant été injustement jetée à la poubelle lors des upfronts l'an passé, il ne restait plus que The Millers pour que Greg Garcia innove et amuse nos esprits. D'une forme très différente de Earl ou de Raising Hope, The Millers est une sitcom traditionnelle, un pari osé pour le showrunner plus habitué aux séries à multiples caméras et à la liberté de ton. Pour autant, pas de changement, on retrouve ce qui caractérise l'esprit Garcia : une famille moyenne, un peu à la ramasse, un humour noir, parfois ras-les-pâquerettes, mais souvent réussi. Dans cette série, ce sont les séniors, les responsables du bazar, qui après vingt cinq de mariage sans histoires décident de divorcer et d'envahir les vies et les foyers de leurs deux enfants. Une idée qui fonctionne assez et dont le concept semble générer milles idées. L'atout majeur de la série restant son beau casting, Margo Martindale, Beau Bridges, Jayma Mays et Will Arnett, pour qui la série était sa dernière chance après tous ces désastres.

    7/10

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    Back in the Game

    Une comédie sur une équipe junior de base-ball, on l'imagine déjà au créneau du vendredi soir, prêt à conquérir les seuls puristes américains. Pourtant, elle n'a rien de désagréable. Si l'avenir ne semble pas radieux pour cette série modeste, qui ne bénéficie pas d'acteurs phares, ou d'une équipe de tournage réputée, Back in the Game se débrouille, se défend. Avec les moyens du bord. On ne rit pas franchement, la thématique n'aide pas au capital sympathie, mais on ne s'ennuie pas, on ne s'agace pas. Pas de crispation des joues, la série trouve un équilibre entre ses rôles, le grand-père renfrogné, les enfants, l'amie vulgaire et l'héroïne, cette jeune mère qui décide de retourner vivre chez son père après un divorce difficile. On attendait une sitcom classique, très familiale et très éventée, mais avec son lot de blagues sous la ceinture, et ses situation inattendues, la série offre un peu d'irrévérence et d'ambition dans cette collection de comédies un peu enfermée. Est-ce que cela sera suffisant pour passer l'hiver ?

    6/10

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    We are Men

    CSB rejoue la carte du gang d'hommes abandonnés, prêts à se solidariser pour affronter la gente féminine. Une série qui commence par la scène la plus caricaturale qui existe, un homme planté à l'autel. Cet homme, Carter, se réfugie dans une sorte d'immeuble collectif (à la Melrose Place mais en plus motel) pour noyer son chagrin. En découvrant trois amis, Carter explore de nouveau la vie amoureuse et la vie de divorcé à trente ans flamboyants. Malgré la présence de Tony Shalhoub, qui manifestement n'a pas bien su lire entre les lignes, We Are Men est une nouvelle comédie d'emblée ringarde et sotte sur le monde amoureux. Calibré comme une mauvaise publicité, le pilot fait état de rebondissements de célibataires, de conseils de drague foireux et de situation supposées rocambolesques entre mâles redevenus jeunes fougueux. Parmi eux, Jerry O'Connell qui pour espérer garder sa série plus de quelques épisodes à l'antenne enlève par trois fois sa chemise au cours du pilote. Trois fois de trop.

    3/10

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    Trophy Wife

    Un Modern Family en condensé ? C'est un peu le concept de Trophy Wife. Une famille, mais beaucoup de possibilités. A la tête du clan, Bradley Whitford, habitué aux compagnes et aux séparations. Avec ses deux ex-femmes et la troupe d'enfants, il accueille une nouvelle conquête. Moins profonde que ses deux précédentes, et surtout plus jolie, son rôle de Trophy Wife est tout trouvé. Pourtant, la série essaie de gommer les clichés, cette trophy wife, jouée par Malin Akerman qui n'a pas su rester longtemps dans le circuit du film, renouvelle les codes de la femme au foyer, avec son tempérant fantaisiste, sa jeunesse et son envie de plaire. La série n'a pas encore trouvé le bon ton, l'équilibre entre le récit familial et les petites pastilles d'humour, mais son rythme et son concept sont justes et rendent la série agréable à suivre. La série rate souvent les histoires autour des enfants, pas aussi subtils que les gosses de Modern Family, mais le potentiel de la série est bien là, garanti surtout par ce casting impeccable, Marcia Gay Harden et Michael Watkins accompagnent Akerman et Whitford dans cette anecdote familiale pas (si) déplaisante.

    6.5/10

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  • Rentrée séries : les nouvelles petites calamités

    La rentrée des séries a débuté cette semaine. Pour cette première semaine, dix nouveautés se sont incrustées sur les écrans, tentant de concurrencer Modern Family ou de faire oublier les fins de Dexter et Breaking Bad. Celles évoquées successivement ont raté le coche. Insipides ou bâclées, elles sont les mauvaises élèves de l'année.

     

    Dads

    Si la comédie en carton pâte ne fait plus recette qu'à la condition d'une direction percutante et de dialogues modernes à la Big Bang Theory, chaque année, la tentative de la sitcom reste présente. Dads confirme le trait. En dépit d'acteurs louables, Giovanni Ribisi et Seth Green, d'une production notoire, Seth MacFarlane qui a brillé récemment avec Ted, la série ne fait qu'engrosser le kitsch et le ringard de la comédie traditionnelle par des rôles bêtes et méchants, caricatures asiatiques, geeks, et patriarches réac. Sifflée par la critique américaine, condamnant sévèrement son humour raciste, son idéologie offensive, boudée par les téléspectateurs, Dads pourrait bien ouvrir le bal 2013 des annulés. Et ce serait bien fait.

    1/10

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    The Blacklist

    Il n'y aura finalement pas d'unanimité pour la nouvelle série phénomène de NBC. En reprenant l'idée du réseau criminel à la Following, cette mystérieuse liste noire, la chaîne du paon espérait sa série abyssale, un brin conspirationniste. Mais la série en fait trop, manque de naturel et imite les grands modèles du genre, modèles très années 90. Un peu Homeland dans sa réalisation, très Hannibal dans la confrontation des personnages, James Spader se veut fortiche, mais cabotine dans le rôle caricatural du méchant cultivé et esthète qui n'a d'yeux que pour une jeune et jolie figure policière. Volontaire, la série rate l'élégance, sur fond de musiques balourdes, de scènes FBI codifiées, de répliques habituelles, et reste à sa place. Une place de série publique, peu subtile, pas vraiment prenante.

    4/10

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    Sleepy Hollow

    Encore cette année, les chaines espèrent marquer les esprits en produisant des remakes de légendes. Celle faite par Tim Burton du cavalier sans tête il y a vingt ans. La série débute par le réveil d'un espion, Ichabod Crane, militaire durant la Guerre d’indépendance, dans la ville tranquille de Sleepy Hollow en 2013. Il revient à la vie, en même temps que le cavalier qu’il avait décapité, le fameux cavalier sans tête bien décidé à hanter sur la ville. La série ose un pitch difficile, incongru, espérant attirer les fans d'Once Upon A Time mais Sleepy Hollow joue la carte de la marge à la Visiteurs, avec à la clé un humour ridicule, des combats très effets spéciaux et une vision grotesque  de la future mythologie de la série (sorcières, forces du mal et Apocalypse sont au coin de la rue). Pour le bien du monde, on peut rapidement s'abstenir.

    3/10

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    The Goldbergs

    Une famille de déjantés dans les années 80 ? A la fois l'idée du scénariste Adam Goldberg, mais aussi un souvenir de sa propre vie. Dans The Goldberg, Adam se raconte. Il a sept ans et décrit la vie familiale entouré d'un grand frère crétin, d'une soeur impertinente et de parents en perpétuelle baston. La force de la série résidait dans le cadre eighties, les gros pulls bariolés, les coupes capillaires épaisses, les walkmans, et la pluie de références, d'Alf en passant par Retour vers le futur que The Goldbergs aime distiller dans ses dialogues. Mais la série force le décor (que l'on préfère voir dans The Carrie Diaries) et rate l'essentiel : ces personnages ne sont pas attachants, leurs enfantillages agacent, ennuient, trop jalonnés, trop excessifs pour se différencier d'une vraie bonne série familiale, comme The Middle.

    4/10

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