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  • Devious Maids (Saison) Un soap bancal de gouvernantes

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    Comme les chats, Marc Cherry retombe toujours sur ses pattes. Après l'arrêt de Desperate Housewives et le refus de son nouveau projet sur ABC, il enfonce les portes ouvertes, à l'image de sa série, et s'installe chez Lifetime pour nous offrir sa vision connue du soap.  

     

    Cinq gouvernantes d'origine sud-américaine évoluent dans les quartiers riches de Beverly Hills. Cinq femmes désespérées. Cinq fidèles pratiquantes du commérage et de la conspiration. Cela ne vous rappelle rien ?  Cinq femmes réunies autour d'un meurtre, celui d'une gouvernante, une amie du groupe, tuée en milieu mondain. Là encore, les ressemblances avec Desperate Housewives sont frappantes. D'emblée, Marc Cherry frappe par son incapacité à se renouveler, à puiser ailleurs, à instaurer de nouvelles choses.

    Et dans le déroulé aussi, Devious Maids conserve l'aspect caricatural de l'univers du créateur, ses ficelles soap, son intrigue assassine et ses saynètes doucement irresponsables. Marc Cherry n'introduit rien de nouveau. Si ce n'est quelques chemins scénaristiques peu originaux. Marisol, Rosie, Carmen, Valentina et Zoila, les cinq gouvernantes affichent, à l'instar des voisines, une diversité de profils. Entre la gouvernante-chanteuse aspirant à être une diva, la jeune gouvernante , la mère-courage se battant pour son fils resté au pays et puis, Marisol, jouée par Ana Ortiz (Hung, Ugy Betty), infiltrée dans le milieu du balai pour sauver son fils, injustement accusé du meurtre de la femme de chambre.

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    Comme toujours, avec Marc Cherry, la série suit un schéma bien cadré, un fil-rouge autour d'une enquête, le mystère annuel, agrémenté de poudres sentimentales, quelques sketches parfois inspirés sur le milieu que la série illustre. Mais contrairement à Desperate Housewives, la fraîcheur et l'avant-garde ne sont plus là. Si le personnel domestique assure son lot comico-dramatique, le procédé soap désormais culte et délimité a tendance à lasser, à montrer des signes prévisibles et un théâtre désormais trop visité.

    Moins excessive et originale donc, la série n'atteint pas non plus la profondeur et la justesse des débuts de la série-mère d'ABC, sa teinte légèrement sociale, son  ambiance banlieusarde vide et son regard critique sur les femmes américaines au foyer et la société pavillonnaire. Devious Maids, elle, se contente, de reprendre le schéma sans le fond, avec le culot racoleur et les larmes, mais sans l'inspiration, sans l'atout politique que pourrait représenter l'immigration et l'exploitation domestique. D'ailleurs, niveau casting, encore une fois, la série reprend la manière de faire de la série culte. Quelques acteurs de Melrose Place, des atouts latinos, quelques mégères rousses et guindées.

    L'ensemble est suffisamment solide (les cinq femmes de chambre sont parfaitement castées)  pour donner à la série une force distrayante, énergique, parfois amusante, un habit haut en couleurs parfaitement cousu par le roi du soap.

    6/10

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    Lien permanent Catégories : Critiques, Devious Maids Imprimer Pin it!