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  • The Carrie Diaries (Saison 1) Une série-fille qui connait son avenir

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    Après les petits calepins des vampires, la CW s'intéresse à ceux de la socialite new-yorkaise la plus vue à la télé, Carrie Bradshaw. A l'époque où elle n'était que peau grasse et vernis écaillé. Une remontée dans le temps plutôt surprenante.

     

    Ressusciter Carrie Bradshaw à l'heure où 2 Broke Girls et Girls dictent de nouveaux codes féminins et ouvrent la voie à une nouvelle héroïne était un défi risqué, même une idée imbécile. Mais la chaîne juvénile a réussi son bond dans le passé. Avant d'être la rédactrice des moeurs, la bonne copine, l'éternelle romantique, Carrie Bradshaw a vécu une enfance et une adolescence sans histoires, dans une petite bourgade du Connecticut, jusqu'au jour, où sa mère meurt, faisant de Carrie, une grande soeur responsable et une fillette chagrinée.

    La série débute l'année suivant le décès de sa mère, Carrie est à cet âge où la ville l'interpelle, la mode l'inspire, les garçons l'émoustillent. Les fans de la saga HBO trouveront ici le terreau de l'icone bling-bling qui confiait ses états d'âme en ronronnant. Pour autant, en faisant renaitre Carrie de ses cendres, la série n'atteindra probablement pas le coeur des puristes de l'ère HBO 90's, ceux-là, désormais affranchis, verront la série comme un succédané sans tain, mais une initiative qui pourra plaire à d'autres.

     

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    Si effectivement la série n'a pas l'ambigüité ambitieuse de Sex & the City, son humour cru, son décor affriolant, et son étude sociologique sous le bras, cela se comprend, the Carrie Diaries n'obéit pas aux mêmes règles ni à la même ligne éditoriale. Pour autant, la série, pensée par l'équipe de Gossip Girl, séduit par ses contours plus délicats et son ambiance années 80 parfaitement mis en musique. Dans le genre adolescent, la série se distingue assez bien de ses copines de chaîne, en développant quelques thématiques plus matures, moins puritaines, servies par des répliques plutôt bonnes, pour rester dans l'esprit de la série-mère.

    Ainsi, l'héroïne virevolte parmi la fête, la mode et la sexualité (ou son apprentissage), entouré de ses amis, l'asiatique au look preppy, le jeune homo qui s'apprend et la brunette insolente, récemment assassinée dans The Killing. Lorsqu'elle n'est pas au lycée, Carrie file ailleurs, déjà, en escapade new-yorkaise, découvrant pour la première fois la grande vie à travers les yeux de sa nouvelle fréquentation, une journaliste de mode qui a ses entrées dans le beau monde.  La série arpente ainsi un double-chemin pas inintéressant, interprété avec une grâce et une malice certaine par la petite Carrie, AnnaSophia Robb, une jeune actrice douée, cultivant un bel air de ressemblance. Avec qui déjà ?

     

    Malgré les premières réticences, The Carrie Diaries remplit son contrat de série préfabriquée livrée clé en main. Elle réussit même  à prendre l'identité d'une série d'ambiance, qui maîtrise ses thématiques adolescentes, sa bande-son et son esthétique eighties, assez séduisantes.

    7/10

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  • Malibu Country (Saison 1) Le navet de l'année

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    La compétition était rude cette année, avec beaucoup de promesses médiocres à l'horizon des chaînes. Mais Maliby Country remporte haut la main le titre de la série vide de l'année. On peut dire bravo avec l'accent du Tennessee.

     

    Huit minutes, c'est le temps de visionnage que l'on peut accorder au début de Malibu Country, la nouvelle sitcom d'ABC, si l'on est un téléspectateur normalement constitué. Sur vingt interminables minutes, la moyenne est plutôt bonne. Malgré sa star de choix, Reba, cette nouvelle comédie ne parvient pas à sortir du fade et de la caricature.

    L'histoire de cette épave, c'est celle de Reba, encore une fois, cette chanteuse de country hyper-populaire aux Etats-Unis qui a régné en reine de la sitcom pendant plusieurs années dans une série éponyme. Moins connue en France, cette figure phare publique à l'allure d'une vieille poupée de porcelaine revient sévir à la télé, malgré un jeu archi-mauvais. Dans Malibu Country, titre emprunté à un sinistre bar d'une ville touristique, Reba, après avoir découvert que son mari, Bobby Gallagher, une légende la musique country, est un infidèle notoire,  quitte Nashville et décide de partir vivre sur la côte californienne, avec ses deux enfants et sa mère. A cette occasion,  elle espère reprendre sa carrière de chanteuse en main, malgré les difficultés culturelles et sociales qui vont se présenter à elle.

     

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    A l'image du pitch aseptisé, la série n'a aucune prétention, aucun intérêt scénaristique. Charismatique, scénique ou comique, la série est dénuée de la moindre créativité et remonte les années, dans une envie vieillotte d'amuser. Lieux lourdement recyclés, paysages de Malibu dignes d'un daily soap, personnages grossiers à la limite de l'exprès, répliques automatiques, férocement datées, Malibu Country est une sorte d'anti-comédie actuelle, l'exemple de ce qui pourrait exister dans un monde parallèle où Modern Family et Curb Your Enthusiasm n'auraient pas pris le relais des sitcoms figées.

    Consternant de bêtise et de non-intérêt, relayant les propos comme des perles à enfiler, cette nouvelle série Reba, -encore un rôle éponyme, à la façon de Fran Descher dans ses sitcoms cousus main-,est un instant de rien, un accident, une théorie du vide, dans une rentrée sérielle pourtant déjà phagocytée par les histoires préfabriquées. Si son pendant dramatique, Nashville, s'en sort bien mieux, Reba ne peut s'en prendre qu'à elle-même, elle n'a rien de Connie Britton.

    0/10

     

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    Petit jeu, quel est le point commun entre ces deux photos ? La réponse est figée quelque part.


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  • Mildred Pierce (Mini-série) Kate Winslet en mère courage

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    Chaque année, les mini-séries printanières de HBO insufflent du renouveau dans le paysage télévisuel, en accueillant le temps d’une fresque de quelques épisodes des histoires d’envergure et le gratin du 7e art. Cette année, plus que jamais, avec Mildred Pierce, adaptée de l’œuvre éponyme de James M. Cain, incarnée par la lumineuse Kate Winslet et réalisée par l’un des plus grands cinéastes actuels, Todd Haynes. Les séries long format n’ont qu’à bien se tenir.

     

     

    L’an passé, il y a eu Temple Grandin, interprétée avec force par une Claire Danes méconnaissable,  HBO poursuit cette année les portraits poignants de femme, avec Kate Winslet dans le rôle de Mildred Pierce. Mildred est une femme de classe moyenne et mère de famille dévouée. Après le départ d’un mari amouraché d’une autre, en pleine crise économique des années 30, Mildred se retrouve seule pour élever ses deux filles. Exigeante et orgueilleuse, Mildred cèdera à ses hauts principes pour prendre le torchon et commencer une vie d’employée, jusqu’au succès inopiné et sa perte.

    En six heures, l’impeccable cinéaste Todd Haynes réussit cette immersion profonde dans l’époque des années 30 (comme les années 50 pour Far From Heaven), en donnant vie à cette Mildred Pierce en plein dilemme. Si Kate Winslet s’est toujours avérée épatante, autant dans les rôles rétro que les interprétations modernes, son incarnation de Mildred Pierce sonne plus juste et plus contemporain que jamais.

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    Sans jamais nous prendre par la main, Todd Haynes filme avec une lenteur désarmante et un goût acharné du détail ce portrait de femme d’époque, qui vise le sacrifice pour les siens. Si le tout est teinté d’académisme léché, de décors grandioses, de musique sirupeuse et de dialogues sur travelling, la mise en scène de Mildred Pierce rend grâce à ce personnage de vie à la fois authentique et très actuel. Dans son verbe maternel, ses gestes doux, sa figure apaisante, ses yeux inquiets, cette mère généreuse et brave prend sens à l’écran, quitte à éclipser tout le reste.

    Outre la thématique symbolique du sacrifice, l’enjeu de Mildred Pierce réside dans la relation entre cette femme et sa fille aînée, un amour débonnaire et tourmenté, propice aux menaces. Veda (Evan Rachel Wood) est une jeune fille dédaigneuse et manipulatrice qui malmène sa mère et la pousse aux mauvaises décisions. Forcément elliptique (mais maîtrisée), la série survole ainsi la vie de cette fillette arrogante et capricieuse, de ses onze ans à sa vingtième année, en peignant toujours un portrait cruel voire sordide de la jeune Pierce.

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    Si Mildred Pierce est une femme dévouée à la cause de sa fille (la cadette décédant tragiquement au plus jeune âge), l’ingratitude qu’inspire la série est la partie prenante de l’oeuvre. L’histoire de cette fresque, conçue telle une descente aux enfers (à en croire la réplique finale), symbolise cette relation féminine massive fait de ressentiments et de rancunes, comme un amour pourri de l’intérieur. A aucun moment, Veda, devenue l’espoir du chant lyrique, retrouve une sensibilité à nos yeux, de par la dévotion quasi-maladive de Mildred à son égard, qui sacrifie sa vie pour retrouver les bonnes grâces d’une fille insolente et vaniteuse.

    Egalement flanqué d’un amant-époux volage et menteur (Guy Pierce) qui finira par commettre l’irréparable, Mildred Pierce touche vite le fond (et la série, un brin d’excès). Tous les enjeux dramatiques de la série découlent ainsi naturellement, parfois sans grande retenue, la mécanique parfaite (et un peu prévisible) de Todd Haynes visant constamment à magnifier et balafrer cette héroïne qui toujours fait face à la rupture, contemple le vide sans tomber. A croire que la grandeur d’âme se mesure au nombre d’écorchures.

     

     

    Si la série perd en pudeur (et en tact) au rythme des coups bas infligés à l’héroïne, Mildred Pierce, entourée de personnages voraces et avilissant (à l’exception d’une voisine (Melissa Leo) et d’un ex-mari symboles de soutien) est l’effigie de l’honneur et de la dévotion, de l’amour et de la désillusion. A la fois sobre et étouffante, cette œuvre en cinq parties est une tragédie familiale qui redore le blason des fresques d’époque qui s’immobilisent dans la poussière.

    7.5/10

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  • Une année - Une histoire de classement

     

    Cette fois, c'est chose faite. Nous n'y reviendrons plus. Deux classements du pire et du meilleur en images sur nos écrans l'an passé, cela en fait des choses à voir.

     

    Les dix séries de l'année


    10.  Ex-aequo : 2 Broke Girls (Saison 1) - Louie (Saison 3) - Les plus irrévérencieuses

    9. American Horror Story (Saison 2) - La plus rassurante en suppos mais effrayante en tout le reste

    8. Ex aequo : Shameless (Saison 2) - The Walking Dead (Saison 3) - Les plus crasseuses en divertissement

    7. Homeland (Saison 2) - La plus attendue qu'on attendra un peu moins

    6. Bunheads (Saison 1) - La plus merveilleuse

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    5. Mad Men (Saison 5) - La plus maîtrisée malgré le temps qui passe

    4. Veep (Saison 1) - La plus décapante comme seule sait décaper Julia-Louis Dreyfus

    3. Breaking Bad (Saison 5) - La plus proche à se finir sous ciel noir

    2. Girls (Saison 1) - La plus expressive en regard et en vrai

    1. Game of Thrones (Saison 2) - La plus costaude au bras de fer

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    Les cinq séries qu'il faudrait cesser de pirater


    5. Hot In Cleveland (Saison 4) - ou toute la prog' dela chaîne  TV Land

    4. Up All Night (Saison 2) - La déjà éteinte en concept

    3. Beauty and the Beast (Saison 1) - La plus made-CW

    2. True Blood (Saison 5) - La plus experte en néant

    1. The Newsroom (Saison 1) - La plus insupportable

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    Les dix films de l'année


    10. Bullhead (Michael R. Roskam) - Le plus férocement brutal

    9. Walk away Renée (Jonathan Caouette) - Le plus beau portrait de famille

    8. L'Enfant d'en Haut (Ursula Meier) - Le plus rare dans la neige

    7. Nouveau Souffle (Karl Markovics) - Le plus intime

    6. Martha Marcy May Marlene (Sean Durkin) - Le plus entêtant

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    5. A perdre la raison (Joachim Lafosse) - Le plus juste

    4. Take Shelter (Jeff Nichols) - Le plus malade

    3. Holy Motors (Leos Caras) - Le plus superbe

    2. De Rouille et d'os (Jacques Audiard) - Le plus frissonnant

    1. Amour (Mickael Haneke) - Le plus essentiel

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    A côté, pas très loin...

    Kill List (Ben Wheatley), Damsels in Distress (Whit Stillman), Barbara (Christian Petzold), Margin Call (J. C. Chandor), Hunger Games (Gary Ross), Weekend (Andrew Haigh), Les Adieux à la Reine (Benoît Jacquot) et Another Happy Day (Sam Levinson)...

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    Les cinq navets les plus odorants de l'année


    5. The Amazing Spider-Man (Marc Webb) - Le plus insipide déjà-insipide

    4. Effraction (Joel Schumacher) -Le plus laborieux

    3. Ex-aequo - Nous York (Géraldine Nakache et Hervé Mimran) et Arrête de pleurer Pénélope ( Corinne Puget et Juliette Arnaud) - Le plus creux de chez nous

    2. Le Capital (Costa-Gavras) - Le plus raté de chez spécialement raté

    1. Twilight - Chapitre 5 : Révélation 2e partie (Bill Condon) - Le plus scandaleux que l'on enterre enfin

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    Renesmée, le weird baby de Bella et Edward, vous souhaite une chouette année.

     

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