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  • Beauty and the beast (Saison 1) Bêtement commercial

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    Chaque année, la CW nous fait l'honneur d'une série juvénile, d'un amour impossible entre une humaine et une créature. Cette fois, la chaîne revisite l'oeuvre de la Belle et la Bête et l'adapte à la sauce moderne new-yorkaise. Une sauce qui peut vite provoquer des hauts-le-coeur.

     

    Laborieux, pénible et inconsistant, voilà les impressions directes inspirées par le visionnage de cette nouvelle série de la petite chaîne publique, CW. Plus qu'une adaptation lointaine du conte de Jeanne-Marie Leprince de Beaumont, cette Belle et cette bête là sont deux icones préfabriquées circulant dans un monde cathodique standardisé et prévisible. La belle, c'est l'actrice Kristen Kreuk, l'héroïne gnangnan éprise de Superman, dans la version feuilletonnante de la même CW. L'actrice, inexpressive, sans charisme, ne parvient pas à donner l'élan et la grandeur de Belle, l'héroïne, Catherine Chandler. Dans le rôle d'une flic attachée à la section criminelle de New-York, Kristen Kreuk parade en petite tenue en cuir moulante, perchée sur des talons, à donner de la voix face aux suspects de son enquête du jour.

    Face à elle, le monstre s'appelle Jay Ryan, un acteur venu de Nouvelle-Zélande et habitué aux rôles de jeunes premiers au visage lisse. Dans la série, Jay interprète Vincent Keller, un ancien interne en médecine reconverti en soldat depuis le décès de ses frères dans les attentes du 11 septembre et passé pour mort depuis.

     

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    Dès l'ouverture, la série tente de prouver sa matière, avide de légitimité. La série met en scène une flic à New-York qui en menant une enquête redécouvre des années après l'assassinat de sa mère l'homme sauvage qui l'avait sauvée des meurtriers. A partir de là, le sujet est donné, l'héroïne concluant sur leur avenir incertain et leur aide mutuelle.

    Faute de consistance, Beauty and the beast cherche la moindre particule pour s'offrir du poids. Elle a ainsi recours à une multitude de techniques, voix-off, musique indé tendance, scènes d'action surmenées et thématiques très actuelles, à la fois faites d'expériences militaires, de groupes conspirationnistes et de meurtres du jour. Résultat, la série tangue, se perd et enchaîne les scènes introductives avec une certaine maladresse. Mal écrite, mécanisée, la série peine à prouver son intérêt et se destine à la fois à une pâle copie de Vampire Diaries (dans la relation des deux héros que tout oppose) et à un formula show policier sans âme qui recycle les pistes assassines prémâchées.

     

    En somme, avec une galerie de héros sans poigne, une odeur de navet à formules et un manque flagrant de créativité, Beauty and the beast est un beau désastre.

    3/10

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  • Ben & Kate (Saison 1) L'innocence fraternelle

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    Après les mockumentaires, la mode comique est aux séries décalées, immatures et modérément amères. Après New Girl l'an passé, Fox confirme l'essai en proposant Ben & Kate, une histoire de famille qui ne tourne pas rond.

     

    Concept typique presque désuet mais pour autant non dénué de charme, Ben & Kate raconte l'histoire d'un frère (Nat Faxon) et d'une sœur (Dakota Johnson) sans repère, issus d'une famille sans accroche. Quinze ans plus tard, la soeur devient mère et le frère, un père de remplacement. Mais vu leur personnalité confuse et leur tendance aux bizarreries, l'ordre est loin d'être encore rétabli.

    Si Ben & Kate avait été une sitcom traditionnelle, elle aurait été d'emblée très mauvaise. Ecriture ordinaire, mise en situation basique, la série, sans originalité, offre une galerie de jeu assez commune dans le genre, entre un héros fraternel balourd, aux sourires crispants et son meilleur ami afro faire-valoir gentiment à côté. Mais à plusieurs reprises, la série convainc, dans ses relations entre personnages, et avant tout grâce au rôle secondaire de BJ, interprétée par Lucy Punch (Hot Fuzz, Bad Teacher), bimbo anglaise hilarante -sorte de fille symbolique de Catherine Tate-.

     

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    Ben & Kate se veut donc une comédie moderne, malgré son manque évident de concept actuel. Pour ses début, l'ensemble fonctionne, en partie grâce au décor sans fioriture et aux situations comiques mesurées et jamais poussives (le déménagement dans la maison, le jeu de pistes). La série surfe efficacement sur la tendance des séries quirky qui à la fois touche et fait sourire. A l'exception de quelques flashbacks familiaux, le registre famille désillusionnée n'est pas encore suffisamment exploité pour que le téléspectateur s'émeuve de cette tribu de gentils perdants mais la série entretient subtilement son charme, son ambiance entre-deux.


    Créée par Dana Fox (What Happens in Vegas), qui baptisa les héros de sa série par son propre patronyme, Ben & Kate propose un feuilleton familial charmant, gentiment fou, tenu grâce à un effet comique minimal et des personnages féminins attachants.

     6/10

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  • The New Normal (Saison 1) La machinerie gay

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    Ryan Murphy a encore frappé. Nouveau genre, nouveau format, le showrunner autoritaire s'attaque à la comédie irrévérencieuse avec pour cheval de guerre, l'homosexualité et l'homoparentalité. Une envie de normaliser, en oubliant parfois les singularités.

     

    Louable, la nouvelle série de NBC, The New Normal, qui met en scène deux héros gays désireux d'atteindre la paternité (comme d'autres la propriété). Le chauve créateur de American Horror Story et Nip/Tuck a trouvé sa dernière provocation. Le thème est intéressant, porteur, mais les pulsions provoc du créateur sont ici réduites à peau de chagrin.

    Bryan (Andrew Rannells) et David (Justin Bartha) sont deux gays de L.A décomplexés, aisés et aimants. A eux deux, ils représentent une vision hétéronormée, un mode de vie traditionnel qui est seul mis en échec par leur sexualité. Car toujours dans The New Normal comme ailleurs, la normalité se situe et se jauge selon elle-même.

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    Mais d'un point de vue sériel, The New Normal se tient. La série pose les bases de sa mythologie en cultivant cet humour gentillet et ironique déjà mis en boîte dans Glee. L'ensemble est dynamique, joli, brillant, haut en couleurs, comme une comédie gay (ou hétéro) d'un cru 2012.

    Malgré les facéties du personnage de Bryan, répliques mélo et références pop-culture tendance homo, la plus belle force de cette comédie se fonde ironiquement sur les deux personnages féminins secondaires, la grand-mère de la mère porteuse et sa petite fille en marge. Ellen Barkin actrice superbe, remis au goût du jour dans Another Happy Day, joue le rôle d'une marâtre tyrannique et conservatrice, fière de ses opinions fermées et prête à tout pour remettre un peu d'ordre dans son clan. La plus jeune, interprétée par Bebe Wood (un drôle de nom pour une drôle d'actrice), donne existence à une jeune fille à part et gentiment cinglée, le genre de gamine à la Little Miss Sunshine qui questionne la norme enfantine.

    Répliques au cordeau, sketches prévisibles, la série tente de casser du cliché tout en entretenant certains autres (cette fameuse attitude gay, si visuelle et pourtant si caricaturée). A force, la série frôle de vraies interrogations sans jamais les résoudre, car la comédie reste une comédie, une machine à situations, à la fois inventive et standardisée dans son déroulement comique (crise, rires et morale tout-sourire).

     

    Héros gays, storylines actuelles, The New Normal prend la modernité à bras le corps sans pour autant faire progresser les choses. Peu importe, la série nous montre que les ressorts comiques et le bon sentiment peuvent aussi être gay. Dieu soit loué.

    6.5/10


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  • Pretty Little Liars (Saison 1) Sous les jupons pubères, des secrets

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    A l'occasion de la sortie DVD de Pretty Little Liars, retour sur la saison inaugurale de la série mensongère, désormais chef de file de la programmation d'ABC Family. 

     

    Pretty Little Liars est une série d’été. Qui dit été, dit mélanomes, dit mentalités appauvries, les sériephiles bien pensant se découvrent une envie d’ineptie télévisuelle. Les années précédentes, cela s’appelait Defying Gravity ou Royal Pains, et même Swingtown et The Middleman, mais Swingtown et The Middleman, c’était plutôt bien. Mais depuis trois ans, les esprits se tournent vers Pretty Little Liars.

    Adaptée de la saga chick-litt de Sara Shepard, la série est une sorte de produit hybride à mi-chemin entre Gossip Girl, Desperate Housewives et Greek, de la même chaîne. Son concept ? Le vilain secret enfoui dans la vie des adolescentes. Dans la série aux petits secrets, les caricatures vont bon train, musique pop, cliffhangers en rafale et mise en scène boursoufflée, la série reste dans le mélo pop-corn, loin des séries anglaises, de Trinity à Things I Haven't Old You, sorte de Skins sombre avec intrigues meurtrières à la clé. Pour autant, PLL assume cet aspect gonflé, mélodramatique, en misant sur une bande d'actrices de porcelaine, minaudeuses mais efficaces.

     

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    De toutes, c'est Lucy Hale qui sort du lot. L’ancienne de Privileged renoue ici avec un rôle de jeune candide, mais contrairement à la série de la CW, Lucy aka Aria en a cette fois plein la caboche. Avec son minois de poupée diaphane et ses yeux de biche, l’actrice insuffle suffisamment de dynamique pour hameçonner la galerie d’adolescentes spectatrices.

    Entre cette brunette au passé familial lourd, et les trois autres, Anna, Spencer et Emily, par ordre une bimbo aux daddy issues, une première de classe en manque d’amour et une jeune lesbienne qui s’ignore, les secrets seront pour tous les goûts et pour toutes les envies. Mais si ceux-là pêchent par manque d’originalité (que l’on résume pour beaucoup à des histoires d’amour interdites), l’intrigue principale, un secret commun autour de la disparition d’Alison qui revient hanter ses ex-copines par textos et missives carabinés, et d’une grosse bêtise commise sur une certaine Jenna, donne rapidement l’envie de voir évoluer cette bande de midinettes et questionner leur banlieue mystérieuse.

     

    A prendre au second degré, Pretty Little Liars est une série à la mécanique grosse comme une maison. Tellement grosse qu’elle rend cette première saison impertinente et distrayante. L'occasion de découvrir le coffret DVD, qui outre les vingt-deux épisodes, mise sur plus de secrets, ceux du casting et de l'adaptation littéraire.

    6/10

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