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  • The Real L Word (Saison 3) Les lesbiennes, de vraies héroïnes télé

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    Oubliez tout ce que vous savez sur les séries de l'été, entre le médiocre True Blood et l'enlisant Pretty Little Liars. Le meilleur programme en cette chaude saison, ce fut The Real L Word, une télé-réalité sur un groupe de lesbiennes de Los Angeles et New York.

     

    Depuis trois ans, Showtime nous régale en diffusant The Real L Word, inspiré de sa série phare, The L Word diffusée entre 2004 et 2009. D'abord, cantonné à une revue sur les différents modes de vie du lesbianisme à Los Angeles, The Real L Word est devenue au fil des saisons un feuilleton à part, une série foutraque et sensible sur un groupe de filles gays, aussi géniales qu'inspirantes.

    En filmant l'évolution de leurs vies, Whitney, Sara, Romi, Cory et les autres dévoilent un peu plus intimité, leurs questionnements, leurs coups de coeur, leurs craintes. Jamais bêtement manichéenne, la série filme la colère et la méchanceté , l'espoir et l'amour, en jouant sur l'incarnation. Tour à tour, on se révolte, s'indigne et s'émeut des choix de vie et des décisions prises par cette fortes têtes qui ouvrent la voie.

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    Peinturlurées de tatouages, embijoutées de bagues puissantes serties d'excentricité, ces filles là nous montrent une fois de plus qu'à L.A, il est cool être une lesbienne.  Avec ces nouvelles recrues, Amanda et Lauren, cette créatrice de bijoux au summum du cool, au sourire ravageur, aux cheveux tie-dye rose flash, la lesbienne séduit plus que jamais, même les garçons devant leurs postes.

    Depuis cette année, la série fait également des allers-retours à New-York. Elle fait la part belle à un groupe de rock qui grogne, les Hunter Valentine, menées par une main de fer, par Kiyomi une lesbienne impétueuse, au sang dur. Si le groupe s'époumone d'abord dans la perplexité,  Kiyomi et ses grrls séduisent par leur force commune, leur souffle libre et leurs philosophie (celle de Vero, sosie de PJ Harvey qui a toujours le mot qu'il faut) tout en nous démontrant la vie pas toujours évidente d'artistes sur les routes.

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    Si évidemment la fête et le rentre-dedans de la lesbienne est au coeur de la série, sa bande-son rock et pop toujours au diapason, The Real L Word explore sans cesse de nouvelles facettes et montre la vie telle qu'elle est. Les difficultés familiales, le mariage homosexuel, le combat de la maternité sont autant de thématiques apportées à cette saison, lui donnant un air touchant presque tragique. Le feuilleton, fidèle à ses héroïnes, capte les instants dramatiques des personnalités et des couples, celui de Kacy et Cory, terrassé par la mort prématurée de leur petite fille, Charlie. Mais à aucun moment, la série ne fait pleurer dans les chaumières, se sacrifiant à démontrer les moments d'une vie, à la fois sombres et vaporeux.

     

    Toujours colorée, toujours humaine, The Real L Word fouille les vies et chamboule les moeurs, en se moquant du reste. Belles, indépendantes, courageuses, ces filles là, sans script, sas réplique, nous emportent comme des héroïnes modernes.

    9/10

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  • Go On (Saison 1) L'humour après la mort

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    Nouvel essai de come-back pour Matthew Perry qui enchaîne les bévues et moins les bons projets. L'acteur de Friends joue cette année pour le compte de NBC et Go On, son projet de série douce-amère. Un joli rôle feutré, pour peut-être une bonne comédie.

     

    Oubliés les récents projets très vite avortés de Matthew Perry, cette année, le quadra a trouvé la bonne partition. Celle de Ryan King, un présentateur de sport pour une radio locale qui reprend du service après la morte soudaine de sa femme. Malgré son air apaisé, le héros réalise sa détresse et accepte de rejoindre un groupe de soutien pour endeuillés.

    Après Gravity pour une Starz, le sujet du deuil revient donc en format télé. Moins dramatique, Go On tente l'humour du chagrin, en jouant sur les registres de la dérision, de l'amertume et de la douce ironie. Le résultat se révèle d'emblée exaltant et touchant, pudique et profond. Dans ce rôle meurtri et gentiment cynique, Matthew Perry excelle, retrouvant l'art de sa palette d'acteur mélodramatique un brin affecté.

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    L'humour de Go On, toujours sensible, avec le sarcasme qu'il faut, se fonde sur ce personnage bien écrit et son groupe de soutien aux personnalités diverses mais d'ores et déjà crédibles. Notamment le rôle du jeune homme introverti traumatisé par le coma de son grand-frère joué ou celui plus léger d'une femme atteinte par la perte de son chat. Dans Go On, une chose est sûre : l'habit du chagrin sera réversible. En filigrane, bien entendu, une love affair se dessinera vite entre le héros et la femme en charge du groupe, une jolie brune déjà vue dans Eli Stone et Playboy Club.

    Sur deux niveaux, la série de Scott Silveri (producteur de Friends) explore également les coulisses de l'antenne radio dans laquelle Ryan exerce ses fonctions d'animateur, entouré par les personnages de John Cho et Alisson Miller, eux aussi séduisants.. Peu exploité pour ces débuts, ce parallèle professionnel apportera très certainement une touche plus déconnectée, sujette à exutoire, qui pourrait alléger le constat du deuil rigolo.

     

     

    Premiers pas réussis pour Matthew Perry et sa nouvelle série maîtrisée et attrayante. On espère que celle-ci signera la fin de la malédiction sérielle de Chandler Bing.

    7/10

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