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  • Touch (Saison 1) L'hyper-connexion du monde vue par Jack Bauer

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    On l'attendait plus, le Tim Kring. Depuis Heroes, série-évènement/pétard mouillé de NBC, le créateur engageant s'était volatilisé. Mais Tim Kring n'espérait que la fin de 24 pour engager Jack Bauer à sa cause et reprendre sa gageure à la fois humanitaire, sensorielle et grandiloquente. Mais cette fois sans cheerleader.

     

     

    Déjà dans Heroes, Tim Kring avait porté son regard sur l'étude sociologique du petit monde, des réseaux, de la globalité et des six degrés de séparation. Il l'avait synthétisé en trois-quatre personnages, avec un japonais dedans, et la thèse était prouvée, son obsession, entamée.

    Dans Touch, le sujet de la proximité devient son pilier. A travers les yeux d'un jeune garçon américain, de surcroît autiste, Tim Kring veille à ladite démonstration. C'est avec les pouvoirs, puisés de son autisme, de son intelligence hors-normes, que Jack Bohm s'adonne à des exercices de numérologie de haute voltige et prouve ainsi avec l'aide de son père, Kiefer Sutherland, et d'une assistante sociale, que le monde est intimement lié.

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    Sur le long terme, l'exercice est périlleux, l'idée peut paraître rapidement redondante ou excessivement naïve. Mais pour ses débuts, Touch s'en sort bien. Un fonds familial abouti, sans excès dramatique et la machinerie s'emballe.

    Avec un esthétisme poussé, notamment un générique joliment léché et des images du monde très picturales, Touch mène cette mise en scène du monde pincée, effrénée, dévouée, dans laquelle évoluent des personnages de tout horizon. Si le contrat inoffensif est clairement établi, la quête de fond n'est pas encore bien définie, même si le personnage de Danny Glover, donne du souffle. Mais contrairement aux séries de J.J Abrams, Alcatraz en tête, Touch ne semble pas être dans l'enjeu de rendement, à vocation intrigante, des arcs mystérieux et d'un mythe caché.

    Résultat, la série soigne ses personnages et ses épisodes one-shot. Kiefer Sutherland dont la côte a radicalement augmenté après 24 et Melancholia (le plus beau film de l'an passé, n'en déplaise aux cérémonies pompeuses) s'en sort bien. Dans ce rôle de veuf et de papa poule, frustré par la distance malade de son fils, mais désireux de résoudre ses mystères, Kiefer chamboule le monde. Encore.

     

    Un divertissement familial plus qu'une démonstration lymphatique et exagérée du monde social, Touch parvient à s'en sortir, produire son effet et capter un petit intérêt.

    6.5/10

     

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  • Alcatraz (Saison 1) Geôle et histoires de revenants

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    Encore une fois, il s'agit d'une île, de mysticisme et de musique à la Giacchino. Pourtant ce n'est pas Lost, mais c'est tout comme, J.J Abrams est là, veillant au grain, toujours derrière les manettes, à mijoter ses coups, ce créateur démiurgique qui aligne les projets. L'expert en succédanés a concocté son Alcatraz avec une certaine minutie. Le résultat, emprunt de tous les ingrédients de la machinerie Abrams, se veut ébouriffant. Mais il laisse le cheveu plat.

     

    Alcatraz, dans la vie comme à l'écran, est cette grande prison austère, abandonnée depuis cinquante ans. Abandonnée pas tellement puisque la série, diffusée sur la FOX, raconte cette drôle d'histoire, selon laquelle les détenus des années 60 se seraient comme volatilisés, pour mieux revenir, un demi-siècle après.

    Dans la paume du bienveillant Abrams, on vogue alors entre deux espaces temporels, les années 60 -sans le chic de Mad Men mais qu'importe, ici on est sur du gratuit- et les années actuelles, dans lesquelles une détective, Rebecca Madsen et son équipe, enquêtent de près ou de loin sur ces détenus-revenants.

    Malheureusement, le formula reste le roi sur la terre fertile de J.J. Comme Fringe, ou Lost à dose homéopathique, la série Alcatraz se fonde sur un contrat grossièrement procédural, qui en quelques épisodes n'intéresse pas tant. Cet aspect procédural, au schéma fastoche "un épisode, un disparu" d'où les titres, se résolvent avec le dynamisme bien connu du binoclard, son efficacité, sa rigueur, et aussi, ce manque d'allure débordante, ce côté hors-sentier jamais osé. Les disparus confinent à l'étrange, au mystérieux paranormal, enfin on essaie.

     

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    Pour amadouer le chaland, la mythologie, il y en a une, forcément. Elle se niche, du côté de Sam Neill, un ancien d'Alcatraz bien intriguant, officiellement impliqué dans ce gros coup monté. Au fil des épisodes, le mythe dévoile ses cartes, pose ses balises. Pourquoi les disparus ne vieillissent-pas ? Quelle est cette seconde Alcatraz ? Ces mondes encastrés, encore une histoire de marge ? Existe-t-il une société chargée de les missionner ? Et on pourrait s'interroger longuement, sans n'avoir jamais de réelles réponses.

    L'actrice principale, Sarah Jones, présente une certaine froideur,  rappelant Anna Torv à ses débuts. Mais l'actrice manque de grandeur pour susciter un rapide attachement. Heureusement, elle est accompagnée de sidekicks plus notoires, Jorge Garcia, le symbole adipeux de Lost qui ravira les âmes nostalgiques, et Sam Neill, l'acteur britannique, qui depuis Happy Town désespère de jouer les mystérieux à la télé.

     

    Sûrement très divertissante, la série Alcatraz n'en est pas moins criblée de codes et de touches rabâchées. On apprécie le moment, sans l'idée saugrenue d'y passer toutes ses soirées.

    5.5/10

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