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19.02.2012
Touch (Saison 1) L'hyper-connexion du monde vue par Jack Bauer

On l'attendait plus, le Tim Kring. Depuis Heroes, série-évènement/pétard mouillé de NBC, le créateur engageant s'était volatilisé. Mais Tim Kring n'espérait que la fin de 24 pour engager Jack Bauer à sa cause et reprendre sa gageure à la fois humanitaire, sensorielle et grandiloquente. Mais cette fois sans cheerleader.
Déjà dans Heroes, Tim Kring avait porté son regard sur l'étude sociologique du petit monde, des réseaux, de la globalité et des six degrés de séparation. Il l'avait synthétisé en trois-quatre personnages, avec un japonais dedans, et la thèse était prouvée, son obsession, entamée.
Dans Touch, le sujet de la proximité devient son pilier. A travers les yeux d'un jeune garçon américain, de surcroît autiste, Tim Kring veille à ladite démonstration. C'est avec les pouvoirs, puisés de son autisme, de son intelligence hors-normes, que Jack Bohm s'adonne à des exercices de numérologie de haute voltige et prouve ainsi avec l'aide de son père, Kiefer Sutherland, et d'une assistante sociale, que le monde est intimement lié.

Sur le long terme, l'exercice est périlleux, l'idée peut paraître rapidement redondante ou excessivement naïve. Mais pour ses débuts, Touch s'en sort bien. Un fonds familial abouti, sans excès dramatique et la machinerie s'emballe.
Avec un esthétisme poussé, notamment un générique joliment léché et des images du monde très picturales, Touch mène cette mise en scène du monde pincée, effrénée, dévouée, dans laquelle évoluent des personnages de tout horizon. Si le contrat inoffensif est clairement établi, la quête de fond n'est pas encore bien définie, même si le personnage de Danny Glover, donne du souffle. Mais contrairement aux séries de J.J Abrams, Alcatraz en tête, Touch ne semble pas être dans l'enjeu de rendement, à vocation intrigante, des arcs mystérieux et d'un mythe caché.
Résultat, la série soigne ses personnages et ses épisodes one-shot. Kiefer Sutherland dont la côte a radicalement augmenté après 24 et Melancholia (le plus beau film de l'an passé, n'en déplaise aux cérémonies pompeuses) s'en sort bien. Dans ce rôle de veuf et de papa poule, frustré par la distance malade de son fils, mais désireux de résoudre ses mystères, Kiefer chamboule le monde. Encore.
Un divertissement familial plus qu'une démonstration lymphatique et exagérée du monde social, Touch parvient à s'en sortir, produire son effet et capter un petit intérêt.
6.5/10

Écrit par J.D.L (Webmaster) dans Critiques, Touch | Lien permanent | Commentaires (6) | Tags : touch, saison 1, tim kring, 24, kiefer sutherland, heroes |
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Commentaires
Mon avis ressemble au tien, Touch pourrait etre une série intéressante malgré le concept tiré par les cheveux et les conclusions mélodrama;
Écrit par : Eva | 20.02.2012
Mon avis ressemble au tien, Touch pourrait etre une série intéressante malgré le concept tiré par les cheveux et les conclusions mélodrama;
Écrit par : Eva | 20.02.2012
Mon avis rejoint aussi le tien, trop de déjà-vu pour vraiment garder mon attention...
Écrit par : Caramia | 20.02.2012
Bien d'accord avec toi aussi sur Touch.
Écrit par : MissT. | 07.03.2012
Bien d'accord avec toi aussi sur Touch.
Écrit par : MissT. | 07.03.2012
Est-ce que quelqu'un a vu la suite ?
Écrit par : Eva | 07.03.2012
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