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  • New Girl (Saison 1) Zooey Deschanel et son joli minois

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    Zooey Deschanel a enfin sa série : elle s’appelle New Girl et à peu de choses près, elle met en scène ce qui pourrait être la vie tendance et déglinguée de cette actrice qui l’est tout autant. Trop hype, non ?

     

    On la déteste ou on l’adore pour des raisons équivalentes : Zooey Deschanel est une fille cool, un peu indé, un peu hype, qui roule des yeux, chante des airs rétro, porte des serre-têtes fluo et assume ses blagues poussives. Une fille bien quoi qu’il en soit. Evidemment, l’opportunité de créer une série à l’effigie de ce symbole du über-cool était immanquable.

    Née de l’esprit d’Elizabeth Meriwether (la scénariste de Sex Friends), New Girl s’inspire de l’esprit du moment : celui des jeunes filles gentiment loufoques qui assument leur dinguerie en public et en font des couches. Zooey Deschanel, impeccable dans ce rôle, s’en donne à cœur joie. Dans le rôle d’une jeune fille récemment larguée, Jess, l’actrice impose son rythme de jeu. En jonglant entre les singeries d’une allumée et les pleurnicheries d’une paumée, Zooey occupe la scène, son premier plan, ses lumières, même le générique, à l’air désuet presque ridicule, sur lequel elle chantonne et danse avec conviction.

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    Résultat : la série prend une teinte délicate, revigorante lorsque Zooey Deschanel retrouve les mimiques déglinguées de son rôle dans Weeds. D’emblée, donc, la série séduit. Grâce à Zooey, sa gestuelle maniérée, ses blagues inoffensives et son esprit mutin.

    Mais les qualités de New Girl sont rapidement cloisonnés au cas de la it girl, qui peine à transmettre son plaisir du jeu et son envie marginale au reste du groupe. Entourée d’une bande de mâles lambda, avec lesquels Jess vit désormais, la série rate le coche de l’humour masculin et sensible à la fois. Avec un trio faussement comique –Lamorne Morris, Max Greenfield, Jake J. Johnson, trois acteurs de série ordinaires que l’on croise de temps en temps en guest star dans des séries feuilletonnantes ou policières, New Girl manque de punchy et de mordant.

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    Presque vieillottes, les histoires autour de ces garçons,  coach sportif, séducteur et barman, peinent à susciter un quelconque intérêt, malgré les moues crispées et les envies de plaire de ces héros diminués face à la présence (trop ?) excentrique de la brunette à leur côtés.  Les trois héros ont beau ne pas agacer, ils manquent en drôlerie ou en charisme pour se rendre attachants, ce qui est problématique dans une série de personnages et de traits fins. Plus d’originalité dans leur caractère ou d’histoires de groupe donneraient à New Girl une meilleure vue d’ensemble, plus drôle et plus enlevée.

     

    Mignonne comme tout, Zooey Deschanel reste l’atout unique de cette série gentiment bariolée qui a encore tout à prouver.

    6.5/10

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  • Friday Night Dinner (Saison 1) L’humour anglais se sert chaud

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    Les repas du Vendredi soir sont gages de grands moments sériels. Ceux de Gilmore Girls, entre moqueries et conventions, ceux de Dillon, après  le match de football et l’esprit de conquête. Cette année, Channel 4, la chaîne anglaise qui monte, a décidé de faire ce thème chaleureux  une série à part entière. Ou l’histoire d’une famille anglaise moyenne qui se retrouve au grand complet à table chaque vendredi soir pour des moments absurdes et caustiques. Une promesse gourmande ou écœurante ?

     

    L’humour anglais est un humour patrimonial. Les comédies anglaises sont reines dans leur domaine. Celui de l’humour loufoque et décalé, qu’on aime étiqueter de so british. En restant fidèle à cet esprit foutraque, Friday Night Dinner prouve que l’humour bête et méchant peut encore fonctionner en dépit de son ton démodé.

    A table, parmi les convives, la famille Goodman. Une famille qui sous ses airs de clan anglais lambda, décèle une excentricité  dérangeante. Dans le rôle de La mère, la désormais incontournable Tamsin Greig, qui parallèlement à l’univers L.A en tête à tête avec Matt LeBlanc, prouve qu’elle garde ses convictions nationales. Malgré la sympathie de Tamsin, et de son personnage Jackie, garant de la politesse, de la droiture, de l’ordre familial, rien ne va vraiment dans cette famille supposée normale.

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    A commencer par le père, sacré loucheur et féroce sourdingue, qui en plus de rendre la répétition des répliques qu’on lui adresse à la fois drôle et éreintante, est un drôle de personnage qu’on ne cerne à aucun moment au cours de cette première saison ; l’homme de famille est à la fois passionné de revues scientifiques et d’idiosyncrasie dégueu. Mais les deux protagonistes de cette série sont assurément les deux frères, Adam et Jonny, qui chaque vendredi soir, honorent leurs parents de leur présence pour un repas familial supposé traditionnel.

    Le problème de ces deux personnages, et donc du cœur de cette série, c’est que leur relation est conflictuelle, au point d’en être poussive et grotesque. Amateurs de coups bas (saler le verre d’eau de son frangin, se cacher dans la poubelle et même piquer la potentielle petite copine), d’insultes ouvertes, de rabaissement et de vengeance, Adam et Jonny rendent les repas de famille à la fois terribles et puérils. A croire que ces deux jeunes hommes émancipés et indépendants en sont restés aux querelles de bacs à sable qui les opposent depuis toujours. Cette relation volontairement compliquée gâche ainsi le potentiel spontanément humoristique de cette série, malgré quelques bons mots ici ou là de la part d’Adam, qui reste le personnage le plus attachant du lot.

     

    En plus de cette galerie modeste, quelques personnages gravitent de temps à autre, pour pimenter les repas et leur contenu virant presque à chaque fois au désastre. Si la grand-mère reste relativement anecdotique, demeure ce voisin binoclard aux airs pervers, absurdes et balourds, qui résume bien le concept intéressant mais un peu pénible de cette série. Mais parce que la série a su délivrer de très bons premiers épisodes, on se dit que Friday Night Dinner a quand même un joli potentiel devant, elle qu’il faudra exploiter l’an prochain, pour cette seconde saison déjà annoncée.

     

    En un mot, Friday Night Dinner est une série de moments, une anecdote parfois perspicace, parfois inutile. Si cette série anglaise a encore tout à prouver, on préfèrera dans le genre se repasser les premières saisons de The IT Crowd et The Thick of It.

    5.5/10

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