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  • Hung (Saison 3) Prostitution et gros tracas

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    Hung, la production sans histoires de HBO, poursuit sa route sur les voies de la chaîne à péages. Après deux saisons simples convaincantes, la série bien montée a voulu compliquer son paysage. Moralité, la série perd légèrement en sex appeal et en force réaliste.

     

    Il y a toujours eu quelque chose de touchant dans Hung. De par l’acteur star jouant ce prof de sport gigolo, Thomas Jane, qui avant la gloire hollywoodienne, connut lui aussi ses heures d’escort et de petits trottoirs pour gagner sa vie à Los Angeles. De par sa vision contemporaine, aussi, Hung, ayant toujours eu un regard désenchantée, post-industriel, sur la crise, le logement et la situation des familles et des petites bourgades américaines.

    Mais Hung n’en est plus à ça. Si la précarité a fichu le camp, c’est pour voir évoluer son personnage principal, Ray, qui désormais est un play-boy demandé, une catin de luxe. Avec sa partenaire, Tanya, toujours aussi loufoque et attachante, désormais guide de vie derrière son comptoir (à la tête d’une entreprise sur le ton de l’orgasme féminin, Happiness Consultant), l’ex-joueur de base-ball accumule les rendez-vous et les attentes des femmes qui en veulent pour leur argent.

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    Cette saison, les (bons) personnages restent les mêmes mais les dynamiques changent. Le gros défaut de cette saison, c’est de s’être embarrassé de tics de jeu et de personnages secondaires irritants. Notamment ce couple de jeunes opportunistes recrutés par Lénore pour concurrencer le petit business de Ray et Tanya. La concurrence était au départ alléchante (cette thématique de la prostitution homosexuelle) mais la série s’est contentée d’un triangle anecdotique d’égos sans action, ni parti-pris.

    Du côté des clientes, la série change également de cap. Finies les femmes désoeuvrées, douces ou chagrinées qui faisait les joies du charisme de Ray, davantage chargé de réconfort, d’écoute que de performances dignes d’un super héros, cette troisième saison ne fait plus d’étude de cas. A l’exception d’une transsexuelle émouvante, les rares personnages n’auront été que des figures académiques ou des rôles agaçants venues compliquer le quotidien des héros, notamment cette ancienne écolière, faite de lieux communs et d’attendu et cette flic violente (Ana Ortiz) qui commettra le crime sériel le plus horripilant :  le bon vieux chantage.


    Même chose du côté de Tanya. La pauvre maquerelle s’est vue accompagnée tout au long de la saison par son ami mac, fourbe et menteur, qui par ses actions, rendra la vie de Tanya encore plus misérable. Heureusement, pour rendre l’équilibre drame/comédie plus solide, on pouvait toujours compter sur les prestations d’Anne Heche, toujours vibrante et touchante dans son rôle de femme perdue, mère négligée désireuse d’indépendance et de considération. Idem pour Lenore (Rebecca Creskoff). Si son personnage incarne tout le mal de Hung, ses histoires tarabiscotées, ses enjeux parfois pénibles, le jeu de l’actrice, ses moues, ses grands airs, sont impayables.

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    Une légère évolution pour Hung qui dévoilera les secrets de tous mais qui perdra en équilibre. La série maintient la psychologie de ses personnages, sa rythmique comique à part, mais se perd parfois en détails crispants.

    7/10

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  • Once Upon a Time (Saison 1) Le conte de fée format feuilleton

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    Il faudra bien l’avouer un jour ou l’autre : la rentrée publique des séries est parvenu à un niveau de médiocrité rarement atteint sauf dans les plaines mexicaines. Le bilan est tel que les sitcoms en carton pâte gagnent le premier plan tandis que les séries moyennes (Pan Am, Revenge, Person of Interest) sont promues petites surprises de l’année. C’est le syndrome Once Upon A Time, série supposée évènement, mais plus vraiment.



     

    L’idée était originale, du moins surprenante, consacrer les contes de fée et autres légendes enfantines dans une série moderne fantastique. Storybrook, la ville où habite le jeune héros, regorge en effet de personnages aux similarités inouïes avec des héros tels que Blanche Neige  et son prince charmant, la Belle au Bois Dormant, Jiminy Cricket, ou encore la reine noire.


    Mais rien n’est rose à Storybrook, dans cette ville, les habitants n’ont aucune idée de leur identité, le temps s’est arrêté et les frontières se sont scellées à jamais. Le jeune garçon en question, adopté par la maire de la ville, qui s’avère être la reine noire de l’autre côté, comprendre le sortilège et décide de retrouver Emma, sa mère biologique, fille selon lui de Blanche Neige et Prince Charmant, l’élue pour rompre ce mauvais sort.


    Si ce concept est saugrenu, il est à ce point alambiqué qu’il finit intriguant. D’ailleurs, aux manettes, ce sont les scénaristes de Lost qui assurent la machinerie. Bonne ou mauvaise nouvelle ? A l’image des rebondissements parfois hésitants de la grande série mystère de ABC, Once Upon A Time a de quoi cultiver un mythe ultra-notoire et le faire miroiter à la sauce contemporaine, à savoir petite ville étrange et rumeurs insidieuses.

     

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    Scindée en deux histoires, toujours parallèles, l’arc mythique sur les héros littéraires renvoyant toujours à l’histoire moderne vécue par les habitants de Storybrook, Once Upon A Time est une série qui se veut dense, à tiroirs. Les personnages merveilleux pullulent d’aventures et de facéties, si bien qu’Once Upon A Time et ses héros aux identités doubles (la maîtresse d’école-Blanche Neige, incarnée par Ginnifer Goodwin, la reine/maire, l’antiquaire, joué par Robert Carlyle, épatant dans son rôle maléfique) ont ce défi majeur de regrouper tout un pan de la littérature enfantine dans une seule histoire actuelle. Du pain sur la planche donc, les premiers épisodes prouvant la quantité ingérable pesant sur cette mythologie à double face.



    Mais consciencieuse, notamment à l’égard du récit fantastique, Once Upon A Time maîtrise son concept créatif. Au risque d’avancer lentement. Et hasardement. Les débuts de la saison, plus introductifs et gentillets qu’autre chose, démontrent l’envergure du scénario, mais sans en borner les enjeux. Epique, intrigante, la série manque malheureusement de terrain passionnant pour convaincre totalement.

     

    6/10

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