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  • Hart of Dixie (Saison 1) Rachel Bilson au pays des bouseux

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    La CW, chaîne la plus juvénile du paysage audiovisuel public américain a décidé d’injecter un peu de naturel et de simplicité dans sa nouvelle grille. Loin des nouveaux programmes fantastiquement ampoulés, la chaîne a misé sur Hart of Dixie, petite série modeste racontant l’arrivée d’une jeune docteure en milieu rural. Plutôt simple et différent.

     

     

    Teintée WB, l’ancienne chaîne américaine des séries familiales, Hart of Dixie part d’une ambition franche : renouer avec le public gentillet des séries des 90’s, celui qui préfère les bons sentiments et les scènes feuilletonnantes aux trahisons sur talons hauts et morsures vampiriques. Et à ce niveau-là, Hart of Dixie convainc.

    D’emblée, dans son paysage, ses répliques douces et son univers familio-rural, la série lorgne du côté des Parenthood, Friday Night Lights (deux de ses acteurs sont d’ailleurs à l’affiche : Scott Porter et Cress Williams) ou Gilmore Girls. Et c’est plutôt bon signe, car bien que la série soit formatée CW (musiques romantiques, moues appuyées), Hart of Dixie parvient à insuffler un peu d’optimisme, de bonne humeur et d’esprit authentique, à la façon de ses séries mères.

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    Emportée grâce à son actrice principale, Rachel Bilson plutôt rare à la télé (et ailleurs) depuis l’arrêt de The OC (à l’exception de petits passages anecdotiques dans HIMYM et Chuck), la série repose intégralement sur elle. Son joli minois (à peine vieilli), sa grâce, et son esprit sarcastique donne matière à ce personnage mignon et cynique à la fois qui guide le téléspectateur à travers sa vie personnelle et son périple en rase campagne. Dans le rôle du docteur new-yorkais qui soudain hérite d’une officine dans une petite bourgade d’Alabama (pour cause d’obscure secret familial, évidemment), Rachel Bilson s’en donne à cœur joie, à coup de répliques légèrement décapantes et de sourires angéliques, permettant de procurer tout l’humour girlie et l’avenant de cette série.


    Du sentimentalisme, de la fausse sincérité, il y en a une bonne dose, forcément, dans Hart of Dixie, qui à raison, mise sur le côté pathos propre aux séries médicales, avec ses habitants au cœur sur la main, ses dilemmes de vie, ses leçons de morale. Forcément, la série tente aussi de romancer son décor, en présentant d’emblée à la belle héroïne deux prétendants forcément antagonistes (le premier est un avocat bien lissé, mais fiancé, l’autre, un mauvais garçon habitué aux soirées arrosées) et en rendant ses personnages manichéens (l’affreuse Jamie King V.S l’adorable Rachel) qui bien sûr détiennent de multiples secrets.

     

     

    Un peu surannée, un peu forcée, Hart of Dixie croule sous les défauts figés des séries au bon cœur, mais réussit à convaincre dans sa forme très nineties, grâce au décor dépaysant loin des buildings de la Grosse Pomme et de son actrice principale, Rachel Bilson, toujours aussi affriolante depuis la génération Newport Beach.

    6/10

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  • Weeds (Saison 7) New-York et rédemption

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    Il  y a bien des choses que l’on pourrait reprocher à Weeds, la série foutraque de Showtime qui enchaîne les scènes désolantes sur fond de répliques brillantes, mais certainement pas sa constante évolution et sa manière à rebondir avec génie. Cette septième saison confirme l’art de Jenji Kohan de faire rimer drogues et farfelu, toujours de façon si unique.

     

     

    Weeds n’a pas toujours été une bonne série, qui assume ses décisions, fait de ses personnages des éléments de cohérence et d’identité. Mais la dramédie est devenue si confortable, si symbolique qu’on se demanderait presque si Weeds n’est pas la série la plus phare de Showtime.

    Trois ans se sont écoulés depuis le season finale de l’an passé. Trois longues années pour Nancy Botwin qui s’est vue mettre derrière les barreaux, lui court-circuitant l’accès au petit-business vert et à ses énormes gobelets de soda. La série reprend d’un geste, sans trop prévenir le téléspectateur des des bourrasques de changements. Nancy, en prison, amourachée non d’un maton, mais de sa compagnonne de cellule, une russe pyromane transie d’amour pour la belle brune. Le lesbianisme revient en force pour la chaîne à l’étiquette gay-friendly et rappelle d’ailleurs les penchants homosexuels d’Isabelle, la fille d’Helia, qui manque beaucoup.

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    De leur côté, les mâles Botwin ont réalisé leur projet : s’installer au Danemark. Silas est devenu pseudo-mannequin pour des campagnes évènementielles, Shane, un amant d’une danoise quadra passionnée par les marionnettes. Quant à Doug et Andy, leur duo reprend de la force comique, en se laissant vivre selon le train de vie local, entre péripéties bromance et fumette.

    Evidemment, la famille est ce qu’il y a de plus primordial dans Weeds. Et lorsque Nancy réussit à sortir du trou, coup majestueux des scénaristes laissant croire la mort d’Esteban Reyes entre deux unités carcérales, toute la bande Botwin revient aux Etats-Unis pour reprendre leur petite affaire (impératif de Nancy pour récupérer la garde de son bébé, placé entre les mains d’une sœur épouvantable (Jennifer Jason Leigh)). Et c’est à New-York que Nancy s’implante, d’abord dans un foyer de transition étroitement surveillé, et donc à New-York que débarquera  la joyeuse troupe.

    Il est toujours bon de changer d’air. Weeds le sait, elle est la série qui en format vingt-huit minutes à le plus écumer de paysages et de destinations. Mais New-York est une décision judicieuse pour la série, le décor urbain de la ville, le loft désaffecté, l’ambiance fashion et trahison, en bref, son potentiel fantaisiste lui sied au teint, comme à celui de Nancy.

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    Avec la même dextérité, le même effort, la même concentration pour se sortir des situations les plus ténues, Jenji Kohan et sa clique d’auteurs parviennent à donner à Weeds ce même air candide des débuts, malgré les difficultés et les coups du sort. Cette année, outre la dangereuse pyromane et la surveillance du système judiciaire sur Nancy, ce sont des étudiants dealers de marijuana (dont la boss n’est autre que la délicieuse Michelle Trachtenberg), un flic rustre dont s’entiche Shane,  un CEO mal intentionné que devront tromper la famille Botwin.

    Mais malgré ces trop nombreux enjeux,  la série n’en perd pas son naturel et son mordant. Un épisode « retour aux fondamentaux » dans la campagne en compagnie de Heylia et même de Dean vient satisfaire les plus mélancoliques. Et les personnages qui depuis longtemps ont gagné en lisibilité, Nancy et Andy en tête, gardent une part de fraîcheur et de charisme, de génie verbeux et de tragédie gestuelle, qui donne beaucoup au programme.

     

     

    Enième saison réussie pour Weeds qui s’installe à New-York et ainsi prouve son art de se réinventer constamment. Intrigues juteuses et quotidien décalé, manque de sérieux et instants profonds, les affaires des Botwin continuent de nous amadouer, de concilier les paradoxes, malgré l’agitation hystérique dont Weeds sort toujours plus victorieuse.

    8/10

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  • The Secret Circle (Saison 1) L’overdose puérile des créatures

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    La chaîne juvénile, CW, experte en adaptations littéraires pour jeunes écervelées, a décidé d’en rajouter une couche avec The Secret Circle, série sur une petite bourgade peuplée d’adolescents sorciers. Complètement vide d’intérêt.

     

    Avant d’affronter un tel univers, il faut savoir que The Secret Circle est tirée de l’esprit niaiseux de L.J Smith, l’auteure permanentée la plus prolixe du monde mythologique, déjà responsable de The Vampire Diaries, qui connaît le plus grand succès sur la CW. Mais contrairement à Vampire Diaries, qui malgré une évolution sans grand attrait, des phases un peu mornes, avait su s’imposer par des débuts hautement efficaces, quasi rocambolesques dans le traitement du genre ado croisé vampire, The Secret Circle, sa petite sœur, commence laborieusement, entraînant fausses notes et intrigues insipides.

    Cette série sur l’apprentissage de jeunes sorciers avides de former un cercle magique pour grandir leur pouvoir repose sur les épaules de Thomas Dekker, faux acteur hype (Kaboom, Cinéma Verité mais aussi Heroes et Sarah Connor Cronicles) et de Britt Robertson, déjà agaçante de tics appuyés dans Life Unexpected, autre série redite de la chaîne verte. Aucune alchimie n’émane de ces deux héros lisses, dépassés par le (manque des) évènements et surtout de la part des seconds rôles, pestes pubères caricaturales et parents incarnés par des acteurs has been aux visages bouffis (Gale Harold, Queer as Folk).

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    Toujours à l’inverse The Vampire Diaries, elle-même dirigée par la main du connaisseur Kevin Williamson, The Secret Circle manque de mordant, d’attrait frissonnant, malgré le talent du patron à « scream-iser » ses scènes d’action. Située dans une petite ville de pêche, rappelant Capeside, ville de villégiature de Dawson (le premier bébé du chef scénariste), dans laquelle débarque la jeune Cassie après l’assassinat de sa mère, l’histoire enchaîne les étapes scénaristiques formelles, les lieux clichés (le port, le couloir du lycée, la forêt inquiétante) en frôlant stupidité et linéarité.

    Agrémentée d’une bande son originale pop extrêmement bien soignée (The Kills, Imogen Heap, Sarah Blasko) mais totalement mise en porte à faux avec le contenu anémique de cette histoire caricaturale, The Secret Circle, prévisible et sans envergure, rate le coche du pilote séduisant, censé poser les bases mythologiques d’un concept ado en laissant entrevoir toute une promesse fictive.

     

     

    Tantôt Twilight, tantôt Mystic Falls, la série reprend les grandes lignes de ses consoeurs mythologiques tout en échouant lamentablement dans son envie d’imposer les sorciers comme nouveau phénomène de mode. A l’image de True Blood cette année, qui s’est radicalement perdue dans sa magie noire abêtissante et sans valeur.

    3/10

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  • Entourage (Saison 8) Showbiz et fin calamiteuse

     

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    La fin d’une série, c’est toute une histoire. On pleure, on regrette, on parle de façon amère ou alors on fait ses adieux bien contents de ne plus avoir un énième fardeau à inscrire sur la grille des programmes. Au vu de la qualité de sa saison finale, Entourage ne nous a pas laissé le choix. Ceci est un adieu teinté d’ignorance et de déception.

     

     

    On s’en doutait depuis bien plusieurs années : Entourage, ce n’est plus ce que c’était. Si la saison finale a été revue à la baisse (huit épisodes seulement), la fin particulièrement mitigée de cette série masculine pourtant bien appréciée par ses débuts hauts en couleurs et irrévérencieux a laissé de marbre. Pire, elle a réussi à irriter.

    Il y avait beaucoup à conclure sur cette grande saga hollywoodienne, sa bande de potes, son symbole de réussite et de défaillance moderne. Mais la clique des scénaristes d’Entourage l’a joué paresseuse, en produisant le minimum, quitte même à déshonorer la série de son label HBO.

     

    On avait quitté Vince en pleine remise en question existentielle, après une saison bordeline de déboires amoureux, d’excès illicites en tout genre. Ce sentiment de ras-le-bol général qui traverser souvent la vie des stars et permet à la presse people de se maintenir à flot était une idée facile mais plutôt utile à Entourage qui aurait pu verser dans la profondeur, les coulisses sombres sans détonner. Mais la série n’a pas été en mesure de prendre le pouls de la réalité parfois difficile des célébrités et du monde paillettes.

    La ressurection de Vince s’est faite facilement, sans grande crise identitaire, avec une simple rédemption intérieuse qui caractérise l’ordinaire et creux Vincent Chase (Adrian Grenier). Soit, on espérait que le reste de la tribu, bien plus intéressante depuis le tout début, joue leurs cartes et permette une fin digne de cette dramédie.

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    Mais là encore, ça coince. D’abord, avec le mariage menacé d’Ari qui perd de son verbe haut, de ses vices désopilants, à force de pleurnicheries et de désespoir irritant dans les bras de Dana, le personnage perd de sa prestance et de son intérêt. Bien sûr, le divorce n’aura pas lieu (l’idée de réunir l’agent numéro 1 d’Hollywood et la boss de la Warner était pourtant une idée solide, idéale pour une fin inattendue) et l’histoire débouche sur un happy ending un peu lisse.

    Du happy ending, Entourage en aura fait jusqu’au bout. Avec le mariage de Vince, complètement soudain, venu de nulle part, la série a fait fort, osé le coup du soap de longue date qui se veut larmoyant. Les séries qui s’entendent finir sur un mariage ou sur une grossesse sont de très mauvaises séries. Alors que penser d’Entourage qui en plus de réunir tout à trac son héros à une journaliste jolie mais insipide au possible ose le coup du bébé inopiné, moyen idéal de réunir un autre couple en crise, E et Sloan dont on connaît les difficultés depuis trop d’années ? Si l’épisode avec Melinda Clarke a rehaussé le ton, cette histoire morne a confirmé cette saison finale dans son statut de série en voie d’extinction.

    De cette saison, il restera alors (non pas Johnny Galecki, plus insupportable ici qu’en geek sidekick) Turtle et son envie rabâchée de business (et puisqu’il devient soudainement riche, l’ex bouboule finit par s’en ficher) et Drama qui toujours rattrape le coup. Son histoire de série animée n’est pas celle qui aura été la plus digne de lui mais celle-là aura permis au moins de contribuer au sujet hollywoodien et de revoir un personnage fort en gueule dans son dernier acte.

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    Saison finale médiocre pour Entourage qui s’achève dans l’agacement le plus complet. A force de trop en faire, trop polir les angles, la série a fini par être un ramassis de clichés faciles sur les célébrités et leurs petites contrariétés. Que tout le monde se rassure, Entourage est l’antithèse de la vraie vie.

    4/10

     

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  • Ringer (Saison 1) Parano et trahison : Buffy voit double

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    Ringer, première série à passer au crible de la critique pour cette rentrée 2011 riche en gros calibres. Prévue pour CBS mais rapidement tombée dans les bras de la chaîne juvénile CW, Ringer a l’honneur de signer le comeback d’une actrice sérielle culte : Sarah Michelle Gellar. Dans le (double) rôle de jumelles aux lourds secrets respectifs, l’héroïne antivampire s’en donne à cœur joie. Peut-être un brin trop ?

     

     

    D’emblée, l’histoire fait penser à un simulacre à suspense psychologique façon Amélie Nothomb. Siobhan et Bridget sont sœurs jumelles, l’une est riche, mystérieuse, l’autre, pauvre, ex-alcoolique et témoin clé dans une affaire de meurtre. La première disparaît soudainement au cours d’une promenade en bateau, avec sa sœur comme seul compagnon de bord. Alors pour fuir son propre fardeau, Bridget décide de prendre l’identité de sa sœur, au point de découvrir que celle-ci pourrait bien être aussi généreuse en problèmes sérieux. Alléchant, non ?

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    Introduire son pilot avec une scène des plus cheap –une ballade en bateau sur fond de mer en carton-, n’est peut-être le meilleur moyen pour donner à l’ensemble une véritable conviction. Mais Ringer tente pendant toute son ouverture de nous prendre au jeu. De nous laisser croire que son mystère, fondée sur le dédoublement, le vol d’identité, les secrets des riches, les problèmes des pauvres, est un bon mystère. Mais les ficelles de Ringer sont trop grosses, trop élimées pour vraiment permettre l’adhésion rapide du téléspectateur. A la fois dans la relation principale opposant les deux sœurs dont on devine le concept dès les premières scènes (et qui constitue malheureusement son cliffhanger de fin), dans la nouvelle vie usurpatrice de Bridget, le fond résonne faux, maladroit, faussement aguicheur dans son envie mystérieuse, à mi chemin entre affaire policière d’état et thriller paranoïaque.

     

    Mais il reste quelque chose d’intriguant dans cette histoire, à force de répliques lancées sur le ton du mystère. Même si l’épaisseur de l’intrigue ne semble pas dépasser celle d’un écran plat, il est toujours plaisant de retrouver Sarah Michelle Gellar, ce qui n’est pas toujours le cas des actrices des années 90 (Alyssa Milano peut bien nous laisser tranquilles). La vieillesse un peu plus acquise, l’ex Buffy ne s’en sort pas avec trop de faiblesse dans ce jeu à double emploi où elle est supposée jouer deux contraires, deux caractères un brin caricaturaux. L’actrice a toujours un talent fin pour écarquiller des yeux, fuir les individus mal intentionnés et minauder et sa prestation donne un certain équilibre, une mesure au début de Ringer.

     

     

    Ringer ne semble pas être la série mystérieuse, le thriller schizophrénique de l’année, mais il se pourrait que l’intrigue dépasse nos attentes, vienne nous surprendre dans ses rebondissements qui probablement seront nombreux et archi-prévus. A défaut, il reste Sarah Michelle Gellar que l’on regardera bien plusieurs épisodes pour finalement s’en défaire de nouveau.

    5.5/10

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  • Sélection cinéma : les films (ou pas) de l’été

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    La Guerre est Déclarée

    Il aurait fallu bien sûr être aveugle, ou vivre reclus avec des jacquards poisseux et des compagnons poissons rouge pour ne pas avoir entendu parler de la Guerre est Déclarée, qualifiée de tout un catalogue miel allant du merveilleux au bouleversant. Mais Valerie Donzelli mérite bien cet acharnement positif puisque la Guerre est Déclarée, son véritable bébé, est une décharge puissante, un hymne à la joie, au courage et à toutes ces qualités stupéfiantes propre aux grandes tragédies. Une énergie furieuse, une générosité euphorique, dont les prémices déjà palpables dans la Reine des Pommes, son premier long, un brin maladroit mais tout plein de bonne volonté, permettent à cette narration autobiographique d’atteindre un stade lyrique et lumineux qui se fait rare et doublement précieux au cinéma français. On remercie l’artisanal.

    9.5/10

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    Mes Meilleures Amies

    Les mâles de la bande à Apatow sont devenus ringards. Las Vegas n’est plus qu’un terrain de jeu sableux sans originalité, les blagues de cul, qu’une redite sclérosée. A présent, il s’agit de saluer Milwaukee, Wisconsin et son duo comique adorable, Maya Rudolph et Kristen Wiig, aussi singulières qu’une prestation croisée entre Amy Poehler et Tina Fey. Bridesmaids est bien entendu un film de filles, pour filles mais sa spiritualité, son esprit mutin, sa polyvalence comique rend le film global et hautement jubilatoire. Mes Meilleures Amies doit beaucoup à la prestation de Kristen Wiig, récente recrue du SNL en 2005. Son faire-valoir comique, garanti sans hystérie, sans excès gestuel, assure au film et à cette fausse bande d’amies un plaisir plus que coupable. Rose Byrne (Damages), dans le rôle de la bourgeoise parfaite et Melissa McCarthy déguisée en femme-armoire brutale (Gilmore Girls) étonnent par leu jeu radicalement différent teinté d’une extrême drôlerie.  Une comédie sans fausse note, sans écueil, où tout est emprunt d’un humour simple et décapant, et d’une bonne humeur contagieuse.

    9.5/10

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    Melancholia

    Lars Von Trier a réussi le pari fou voire impossible de concilier poésie et fatalité avec une aisance créatrice vertigineuse. Scindée en deux parties, passionnante pour l’une, fascinante pour l’autre, Melancholia est un opéra archi-contemporain où tout est sujet à dilemme et à déconstruction. Charlotte Gainsbourg et Kirsten Dunst, aussi remarquables l’une que l’autre attendent l’apocalypse avec une émotion sans pareil, chacune à leur façon. Les deux actrices offrent toute la puissance moderne et dramatique, son aspect lumineux, cette réflexion amère sur le désespoir et la résilience à ce film dense et contemplatif. Une belle œuvre indicible.

    8/10

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    The Future

    Horripilant ou formidable, l’art de Miranda July fait discuter. Mais chez elle, la poésie existentialiste fonctionne à merveille, tantôt loufoque, décalée ou simplement délicate, l’écriture de Miranda July est brillante et permet d’offrir une trame intrigante à ses films. Dans The Future, sa plume s’en prend à ce couple uni, gentils loosers aux bonnes intentions –elle est professeur de danse dans une association pour enfants, lui est réparation informatique et ose le drame en allant jusqu’à l’usure sentimentale, l’impression d’impuissance et la mort. Pas de vraie tragédie néanmoins, le film étant traversé d’éclairs divins, d’interventions oraux d’un chat abandonné qui narre les actions de ses maîtres déchus. The Future est un festival de sentiments, souvent contradictoires, de la simple tristesse à la propulsion onirique sous des lunes rondes. Plutôt singulier.

    7/10

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    Super 8

    Le blockbuster de l’été se voulait un hommage inspiré au cinéma hollywoodien des années 80, celui de Carpenter, Spielberg, Dante. Derrière cette mission, J.J Abrams, le maître mégalo sériel qui n’en est plus à ses premières armes. En inventant une sorte de créature extraterrestre traumatisée par la conduite des hommes et sa vengeance sur une petite bourgade américaine, en particulier une jeune bande d’ados débrouillards en plein tournage de film, le geek binoclard met tout le monde d’accord. Il y a l’humour, la magie et l’action dense du cinéma des Gremlins, des Goonies, de E.T et de Jurassik Park. Comme un esperanto atemporel, Super 8 retrouve l’esprit vivifiant de tout un genre oublié. Parfaitement calibré, à la fois impressionnant dans son contexte fantastique, et émouvant par ses petites touches d’amitié, de famille brisée, d’amour juvénile, le film naïf et puissant de JJ Abrams est une ode à la jeunesse et à la tendresse d’une époque.

    8/10

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    La Planète des Singes

    La mode est au recommencement, aux fondamentaux, à la nécessité de déceler une origine, un départ. X-Men l’a très bien réalisé en juin dernier et méchamment, on pensait que la Planète des Singes allait quant à elle se casser les dents. Mais à tort, puisque les origines de cette grande saga fantastique ont été brillamment conçues, à la fois intelligentes, spectaculaires et humaines. Une histoire prenante, qui en ne frôlant jamais le cliché expérimental animalier, a une force certaine pour décrire l’aliénation par la distance, par le biaisement du langage. Malin et efficace.

    7/10

     

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    Comment Tuer Son Boss ?

    Le cinéma comique américain fonctionne à plein régime. Comment Tuer Son Boss pourrait être cette année être son chef de file, à force de rouages à la mode. Mais il s’agit d’une bonne comédie, avec ce qu’il faut d’irrévérencieux, de vulgaire, de scabreux pour plaire au plus grand échantillon. Drôle et décapante, cette idée de se débarrasser des patrons de tout un chacun porte le film à son apogée intriguant. Kevin Spacey, en psychopathe manipulateur et bipolaire, Jennifer Aniston en dentiste nymphomane hystérique et (à moindre échelle) Colin Farrell en homme de pouvoir mesquin sans charisme sont les grands piliers de ce film « bromance », offrant quelques belles scènes ahuries et des dialogues tirés au cordeau. Mais le dénouement simpliste, le propos vindicatif noyé dans quelques états d’âmes et rebondissements peu attirants, condamne sur sa fin le film au genre comique limité. Amusant, divertissant mais pas vraiment assumé.

    6.5/10

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    Un Amour de Jeunesse

    Mia Handsen-Love est une réalisatrice douée, ses premiers films, Tout est pardonné, Le Père de mes Enfants, l’avaient sensiblement distinguée de son rang de jeune cinéaste ex-étudiante brillante, amourachée d’un grand réal (Olivier Assayas). Si Un Amour de Jeunesse garde cette essence propre à son « œuvre », la tendresse du jeune âge, la légèreté, la frénésie sentimentale, la jeune cinéaste se perd légèrement dans cette relation adolescente –entre Camille et Sullivan- à force d’ellipses et de rebondissements amoureux systématiques. Davantage balisé, un peu moins naturel, que ses précédents films,  Un Amour de Jeunesse, procure néanmoins l’illusion et la naïveté d’un amour-brasier, en particulier ces sentiments exaltants propres aux jeunes filles emportées, et réussit à capturer ces passions d’étés, modestes, vibrantes, mélancoliques, comme une madeleine de Proust.

    6.5/10

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    La Piel que Habito

    Pour le nouveau Almodovar, pas d’histoire de femmes, de caractère, de passions ardentes, on nous promettait une histoire sombre et fantastique à la fois, un brin déroutante. Mais La Piel Que Habito rate légèrement la tentative de Pedro Almodovar de concocter autre chose que ses compositions florales attendues. Adapté du livre Mygale, de Thierry Jonquet, La Piel que Habito renoue avec la noirceur et le ton sec qu’aimait le réalisateur ibérique à ses débuts. Malgré tout le potentiel cinétique du film -le schéma mécanique d’un docteur en plein tourment, les lieux cliniques de cette grande maison inquiétante, la lumière porté au visage de la poupée Elena Anaya-, le film se perd rapidement en prétexte malade. Ni viscéral ni fiévreux, le film interminable manque d’aplomb et de consistance pour donner une crédibilité à cette étrange histoire dont les atouts esthétiques restent (eux-aussi) prisonniers de l’écran. De beaux thèmes défilent toutefois devant nos yeux, l’obsession, l’identité, l’art, la filiation, mais sans convaincre.

    5/10

    la piel que habito

     

     

     

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    Les Biens Aimés

    Honoré est un cinéaste prolixe qui pourrait cadrer des heures une scène sans mordant. C’est un peu l’idée générale de ces Biens-Aimés qui sous leurs bonnes intentions, leurs envies dramatiques, cachent un certain ennui, une morosité de leur propre sort qui jamais n’est mis en avant dans ce film interminable et laborieux. Façonné en plusieurs parties chronologies, le film s’étend sur chacune d’elles, en espérant convaincre de son intensité, son potentiel tragique. Une bonne première partie, dans laquelle Ludivine Sagnier aime, séduit, pleurniche sans trop en faire, mais qui très vite cède sa place à Deneuve et progéniture pour un récit sur la culpabilité et l’espoir d’amour un brin surfait. En dépit des chansons souvent inspirées d’Alex Beaupain, les Biens-Aimés nous emmènent dans les tréfonds du faux-drame, de l’irritant et du complaignant. Histoire parfois saugrenue, parfois répétitive, tant et si bien que même les personnages chers à Honoré en deviennent archétypaux (la violence de Louis Garrel, l’acharnement romantique de Chiara Mastroianni) sans explication, sans décor émotif.

    4.5/10

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    L’Art de Séduire

    Casting alléchant (Valerie Donzelli, Mathieu Demy, Julie Gayet), idée de départ originale et intrigante, l’Art de Séduire aurait pu être la promenade de l’été, légère, enlevée, joliment écrite. Mais cette promesse parisienne s’est vite envolée sous le jeu fade de ces acteurs qui bien contre leur gré compose avec un scénario anémique et sans saveur. Le tout est truffé d’idées reçues, de situations convenues, de dialogues non inspirés. Bâclé à l’envi, ce film sur la séduction et la solitude, penche très vite du côté de la comédie bouffonne, irritante et sans attrait, particulièrement creuse à la fois à l’égard de la psychologie que de la séduction, que du film d’auteur bien pensé auquel de droit on s’attendait.

    2/10

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  • Death Valley (Saison 1) L.A : la ville zombie déglinguée

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    Dans la vallée de la mort, L.A résiste aux canines aiguisées des vampires et autres bêtes à poils qui errent dans les rues de la ville désertique, parmi les sosies de stars sans sou et les petites frappes policières. Cela s’appelle Death Valley. Un programme anti-True Blood ?

     

    On a beau ne pas décerner à MTV la palme de l’originalité sérielle, la petite chaîne médiocre a cet été réussi l’exploit de programmes différents, foutraques et divertissants. Après Awkward, la chaîne des clips pop a lancé il y a quelques semaines, Death Valley, énième série vampirique, mais pas que.

    A l’inverse des séries élégantes misant sur les vampires romantiques de HBO ou de la CW, Death Valley met tout le monde d’accord, en offrant la part belle à toutes les créatures égarées des contes de la crypte. Et celles-là ont radicalement quelque chose en plus, quelque chose qui manque cruellement aux comparses de Bontemps, Mystic Falls et on en oublie (sciemment) : de l’ordinaire.

     

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    Dans cette vallée de la mort moderne où les zombies fréquentent les vampires copinant avec les loup-garous faisant eux-mêmes ami-ami avec les flics pourris de L.A, les créatures n’ont rien de marginalisé. Death Valley signant un retour conventionnel brillant dans le monde des créatures de toute une époque, ces énergumènes au rugissement caverneux, au maquillage boueux, à la démarche foncièrement cheap.  Rien de choquant, d’anti-contemporain, puisque réside ici tout le parti-pris comique de cette série.

     

    Mais parce que les mockumentaires sont également trop en vue (les the Office et cie ont généré des petits à tel point que la caméra à l’épaule donne aujourd’hui la nausée, surtout lorsqu’elle manque d’envergure), Death Valley ose le genre embarqué, pour mieux parodier ses congénères. En suivant  une patrouille de flics de L.A luttant contre le crime zombifié à la nuit venue, la série de MTV s’amuse à mettre en scène une équipe de prod’, qui pour la gloire cathodique, se lance dans la recherche anti-zombi dans des endroits aussi glauques que désaffectés.

    Comme pour se moquer de REC et produits plus récents, l’action est ici pire et dure, trash et grossie à l’envi. Les scènes assurent un quota brillant en giclures sanguinolentes et en répliques chtarbées. La faute aux flics maladroits incarnés par Bryan Callen (Oz), Caity Lotz (Mad Men), Charlie Sanders, plutôt géniaux dans leur rôle de taré respectif.

     

    L’humour de Zombieland, l’énergie d’une série B, l’inattendu d’une série inspirée, Death  Valley convainc par son manque de moyen, son envie de mal faire et son parti pris déglingué. On n’avait pas fait plus bourrin, plus cheap, plus décomplexé depuis longtemps.

    7/10

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  • Misfits (Saison 2) Cinq supervoyous et beaucoup de dégâts

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    Has been les ados faussement destroy de la contrée Skins. L’Angleterre et les jeunes en mal de vivre ont définitivement adopté une nouvelle bande, celle des Misfits, cinq héros malgré eux habitués aux petits larcins et au parler cru. Plus marginal et décalé que n’importe quel teen show, Misfits est devenue, en douze épisodes, une série d’envergure, attachante et haute en couleurs.

     

    Pas facile de faire d’une série fantastique dont les protagonistes sont dotés de capacités extraordinaires une fiction à la fois récréative et solide. Si les séries américaines sont nombreuses à se bastonner dans le domaine du superpouvoir, peu d’entre elles réussissent à dépasser le cadre de l’ordinaire cathodique, faute d’un traitement du genre différent. Mais depuis l’an passé, la très modeste -et très anglaise- Misfits a donné un grand coup de cape dans l’extra-fourmilière usée en se lançant un pari : faire d’une super-série un show caustique et décomplexé.

    Fort d’une saison inaugurale calibrée et charismatique, Misfits était devenue une série atypique, gentiment ironique, de bonne facture esthétique, qui consacrait le super-héros comme un looser boutonneux inaccompli aux tares plus impressionnantes que les 4400 réunis. Cette année, avec une seconde saison plus coriace, plus noire et plus formula aussi, la bande des jeunes supervoyous est revenue faire des siennes. Entre les deux saisons, rien n’a vraiment changé pour Alisha, Kelly, Simon, et les autres. On les avait laissés après l’enterrement de Nathan, empalé sur une grille en fer avec la théâtralité qu’on lui connaît, en se doutant bien que le gai luron allait révéler son immortalité. Et on les retrouve cette année dans la même posture, chacun avec la maîtrise naissante de son superpouvoir.

     

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    Dans leur combi orange, sous l’autorité d’un community service aussi désoeuvré que ses délinquants en réinsertion, les cinq héros marginaux ont décidé de faire profil bas après l’assassinat de leurs précédents officiers de probation. Mais avec la malchance notoire du groupe inadapté, cette saison sans relâche a vu défiler un lot de cas compliqués et avec lui, une toile d’intrigues affriolantes.

    Entre un geek furieux qui se prend pour le héros tueur d’un jeu vidéo, une jeune attardée shape-shifter amourachée de Simon, bien décidée à se venger du groupe, un tatoueur cupidon qui a fait de Nathan un gay sensible le temps d’un épisode foutraque, et même un Jesus Christ avide de pouvoirs malfaisants, pour couronner cet épisode spécial Noël, les storylines de cette année ont visée l’overzetop assumé, en rendant le paysage plus fantastique que l’an passé. Plus de grandiloquence ironique donc, de morts en pagaille, de superpouvoirs de toutes parts, la saison 2 de Misfits n’a pas perdu en force de conviction et en rythme haletant.

    Avec ces histoires fantastiques à part, en prenant toujours soin d'éviter les situations pesantes et les quiproquos habituels du genre, la saison 2 a tendu vers le formula show distrayant et efficace. Grâce aux protagonistes de la série, aux personnalités bien définies (l’humour lourdaud de Nathan, l’attitude fort en gueule de Kelly, la timidité de Simon, la grâce d’Alisha)  la série est restée dans un registre feuilletonnant permettant au public une fidélisation alléchante. Cette année, la série a fait la part belle à Nathan et Simon, l’un enraciné dans son rôle d’animateur loustic émérite (mais aux problèmes familiaux toujours présents), l’autre, comme l’aboutissement d’une évolution radicale, partagé entre un Simon du futur, en couple avec la jolie Alisha, prêt à en découdre pour l’avenir, et l’actuel délinquant timoré, en voie de maturation (et de "dépucellement").

     

    Le feuilleton alléchant, la photographie grisée impeccable (des plans dignes d’une série d’AMC), l’humour borderline et le traitement scénaristique en roue-libre de cette seconde saison ont permis à Misfits d’acquérir une vraie empreinte visuelle et une identité propre qui lui donne des airs de grande série. A n’en pas douter,  l’anecdotique Misfits est finalement devenue une série chic, à la fois caustique et férocement aboutie.

    8.5/10

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