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  • Entourage (Saison 7) Le Temps des Dispersions

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    Pour leur septième année de mauvais et déloyaux services sur HBO (parmi les plus longs de l’histoire de la chaîne), les garçons mal peignés de L.A continuent de se la couler douce, quitte à se faire eux-mêmes de l’ombre. Entre absence d’évolution et dispersions mal gérées, la bande à Vinnie gigote sur place, mais n’ennuie jamais.



    Parmi les séries actuelles HBO, Entourage est sans doute celle qui bénéficie aujourd’hui le moins de contenu. A l’image du héros, Vincent Chase, devenu le sidekick de ses propres sidekicks, notamment Drama, son vieux frérot, la série Entourage se contente d’incarner un décor et une ambiance en arrière plan.

    A ce niveau, la série réussit toujours à maintenir une bonne humeur et son capital sympathie intact la sauve du précipice éculé. Remercions ici la riche et éclectique distribution de la série (Entourage est une série qui tourne avec minimum une douzaine de personnages secondaires réguliers), des principaux mentors qui ont fait leurs preuves depuis belle lurette (Piven, Dillon) aux rôles secondaires féminins devenus quasiment indispensables à une nouvelle mécanique de la série.
    Debi Mazar, garante du cynisme farfelu de la série, malheureusement trop absente, Perrey Reeves, alias Madame Gold, Beverly d’Angelo, Constance Zimmer, Emmanuelle Chriqui, mais surtout récemment Dania Ramirez, compagnonne de Turtle et la très convaincante, Autumn Reeser, sublime agent aux longues dents et au discours affirmé qui donne du fil à retordre au machisme d’Ari.



    Sans l’énergie amenée par ces nouvelles têtes aiguisées qui en disent long sur la prise de pouvoir d’Hollywood par les femmes, la série signerait désormais des chapitres convenus qui n’apporteraient rien à cet univers show-bizz dont on a fait le tour depuis des années.

    Les guest stars ennuient, les défilés de jolies filles aussi. Alors quand Vince la joue garconniere, n’en fait qu’à sa tête au point de se la raser (le syndrome Britney Spears, de mauvais augure) et ne jure plus que par l’associé bêta et inconséquent de E., le téléspectateur tire la sonnette d’alarme : l’histoire de l'ascension d’une coqueluche n’est plus, il n’y a plus que lun enrobage superficiel sur fond devenu tout autant guimauve.

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    Alors, il reste l’évolution d’Ari, toujours à la conquête d’un empire plus grand, de E., qui décide de se ranger pour l’amour, ou de Turtle, bien décidé à faire sa place quelque part, mais leur histoire manque de mordant ou d’inattendu. Les premiers épisodes, maladroits dans le fond, peinent à rendre l’histoire du petit commerce de Turtle et son avenir dans la Tequila d’un quelconque intérêt.
    Même topo pour Ari, qui malgré son envie mégalo d’acquérir sa propre équipe NFL et ses discours toujours si impertinents, commence à flirter avec les frontières de l’imprévisible et seul l’atout Lizzie lui permet de sortir de sa stature jamais plus méconnaissable.



    Heureusement, pour assurer les scènes les plus typiques d’Entourage, Johnny Drama veille au grain. Lui n’évolue jamais, toujours avide de succès, d’un projet qui cartonne, d’une reconnaissance ultime. Drama s’essaie désormais à la comédie, avec en partenaire "l’éphèbe" John Stamos.
    S’il réalise que l’échec et le manque de considération des autres lui sourient toujours, Drama découvre enfin son potentiel comique et pourrait à l’écran devenir son propre rôle désopilant. L’avenir de la série reposerait peut-être bien sur ses épaules voûtées. Pour Vince comme pour la série, il ne leur manque plus qu’à réaliser que les succès paresseux et sans surprise, cela ne suffit plus.


    6.5/10

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  • Au service des objets trouvés : la sélection ciné du mois

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    Une Séparation

    La Séparation a beau tisser sa toile autour d’une rupture, dans un Iran actuel, la complexité est à l’image de la réalité, elle s’étale tout au long d’un scénario puissant, de manière globale, sans compartimenter son récit. Le film d’Asghar Farhadi est une œuvre qui tend à s’ouvrir, dont le sujet est un salmigondis bien rodé de situations quotidiennes, de zones d’ombres splendides, de nuances dramatiques, et d’interrogations profondes. Car après le soutien, vient l’accident puis la mise en responsabilité, une charge à la fois amoureuse, civique, familiale et religieuse, un exemple de la complexité humaine et un symbole de la perte de l’innocence.  Construit admirablement, au prisme du privé et de la perception post-dictature, le film illustre la part de chacun –mari ou femme, père ou enfant- dans une société moderne tuméfiée.

    D’une intelligence et d’une psychologie rarement exploitées à l’écran, le cinéaste iranien bouscule les valeurs sociales et conjugales, interroge les vertus religieuses et politiques et paralyse toutes les certitudes. Par l’interprétation à couper le souffle de ses deux couples à double visage, qui jamais ne campe un rôle défini, par la puissance narrative, sans orientation, sans influence, par cette mise en scène quasi à huit-clos, intime et fascinante, par cette absence vertigineuse de voile moral, Une Séparation est plus passionnant et ténu qu’un drame social, il est un exemple de mesure et  de discernement, une invitation à l’interprétation et aux (re)questionnements de nos valeurs.

    10/10

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    Harry Potter et les Reliques de la Mort (2ème Partie)

    L’attente était telle que l’on partait déjà déçu, tristement empoisonnés par cette ultime histoire du sorcier binoclard qui prendrait bizarrement fin sur un quai de gare vingt ans plus tard. Mais parce qu’il faut parfois faire ses adieux aux symboles adolescents, le dernier volet de la croisade Potter s’est établi avec satisfaction, en forgeant la maturation et les enjeux belliqueux.
    Alors oui, Harry Potter a mûri, ses amis ont grandi, le mettant désormais au défi, mais pour autant, l’éclat est intact de retour à Poudlard. Le cinéaste David Yates a ainsi réussi sa dernière trajectoire, allier enthousiasme magico-pubère à destruction idéologique. Si la marotte du réalisateur de ponctuer de répliques gentiment futiles et adolescentes tout au long d’un combat sérieux fait perdre le récit en force de conviction, le ton et le rythme, très engageant de ce dernier volet,  désormais noir et gris, fait de missions périlleuses et de dilemmes internes, profite à long terme à cet esprit bon enfant menant vers la voie adulte.

    Soucieux de démontrer l’ampleur de la mythologie magique, ses allants profonds, ses quêtes torturées et ses défis fatals, David Yates s’en tient à de splendides plans d’ensemble, mêlant dénouements de la lutte bien contre mal, flashbacks explicatifs, et tunnels symboliques sur la vie des Potter, leur épopée contre Tom Jedusor, promu Voldemort. Lui, reste impeccable, tenant la dragée haute et cruelle face à Potter viril et combattif. Si l’apothéose n’est évidemment pas au rendez-vous, enjeu cinétique impossible face à la forte imagerie littéraire, l’allure effrénée et l’envie de bien faire sont toujours là, rendant un hommage vif et féroce à cette grande et belle histoire générationnelle.

    7/10

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    Blue Valentine

    L’inégalable Michelle Williams s’amourache un temps du mystérieux Ryan Gosling pour composer une fresque douce-amère sur l’amour, le délitement. Conquis dès les premières notes, dans le regard perdu d’une épouse prise au piège de la routine et du désenchantement, dans les mains délaissées d’un mari présent et maladroit qui ne sait plus comment jouer. Blue Valentine est un film humble et sensible, qui emporte par sa sincérité. Composé en deux temps, au passé-présent, par des saynètes symboliques, exprimant tantôt la rencontre, tantôt l’ennui, la colère ou bien la passion, ce film indé capte des instants volés, illustre l’ineffable et la décomposition sans en parler. Grâce à la mélancolie superbe de Michelle Williams, l’érosion devient intense, tragique dans sa terrible inéluctabilité. D’une justesse louable.

    8/10

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    X-Men :  Le Commencement

    Oeuvre complexe, parfois cérébrale, X-Men est plus qu’un film de super-héros. En recyclant sa galerie d’acteurs (Halle Berry, James Marsden, Hugh Jackman, un peu fades) pour des talents actuels (McAvoy, Fassbender, Byrne) et en déterrant une époque, celle des origines sixties de l’homme mutant, le quatrième volet des X-Men est l’histoire de la légitimité, celle qui finit par rendre passionnante une saga de bonne facture mais ternie par les codes du genre. Décrire l’opposition centrale entre Magneto et Professeur X, avec psychologie et trait d’esprit, et en usant aussi du mouvement pop culture et des enjeux de la Guerre Froide a permis au cinéaste Matthew Vaughn de prouver que l’adaptation des comics américains peut aussi chercher du côté de l’inventivité et de l’intelligence. Avec de vrais questionnements, en vrac, sur la marginalisation, l’affirmation et la tolérance des autres, X-Men : First Class dépasse le registre de l’histoire de bon aloie, et parvient à être une aventure haletante et créative, sur fond de récit intéressant et enlevé.

    7/10

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    Hanna

    Si Joe Wright nous épate encore, ce n’est pas pour son faciès mélo qu’il fait convoler sur toute sa filmo, c’est bel bien pour son art esthétique de la mise en scène, qu’il parvient même à insuffler dans son essai d’action à vocation de divertissement. Entre les romances tragiques et les productions d’espionnage, il n’existe pas de transition pour le cinéaste anglais, qui jongle avec le blockbuster, le fantastique et le puéril avec la même sensibilité. Tant par le casting savamment mesuré (opposé le diaphane Eric Bana à la lumineuse Cate Blanchett est une idée rare) que par ses effets profonds, sa musique infernale implacable, ses scènes d’action plus délicates que les vingt dernières bobines hollywoodiennes. Fort de son rythme, de sa mélodie singulière, Hanna est un thriller vertigineux, frôlant le registre malade et le genre poétique. Dans cet esprit, Saoirse Ronan et Cate Blanchett sont admirables de conviction, l’une en adolescente froide et intrigante, l’autre, en diablesse rugissante de malfaisance délicieuse.

    7/10

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    Derrière les Murs

    On a beau dire, les films d’horreur français sont condamnés au terrain glissant. Dernier exemple en date, l’ennuyant à pourrir, Derrière Les Murs, creux et vain de bout en bout. A force de gratter la moelle des Autres, de voir du côté des productions ibériques et de simuler des ambiances fantastiques asiatiques, Derrière Les Murs, premier film horrifique français en 3D, devient un produit lénifiant, une gabégie pauvre en matière, qui oublie le frisson pour appuyer sa cartouche provinciale façon mauvais Pagnol en trois dimensions. Dans ce marasme sans teint, ce scénario aussi lisse que nos malencontreuses lunettes lourdes, Laetitia Casta essaie de trembler à la surface. En jouant une écrivaine et mère endeuillée par la perte de sa fille, la belle actrice paumée à la campagne, finit par jouer les hystériques de série Z. Des cris, des hallucinations, des visions terribles, Casta s’essaie à la possession comme elle peut, en clignant brutalement des paupières devant sa machine à écrire. Du cliché, évidemment, mais surtout un fond méchamment inoffensif.

    2/10

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    My Little Princess

    Trop, bien trop d’effets et de fausses notes dans ce film quasi autobiographique mais totalement ampoulé d’Eva Ionesco.  Isabelle Huppert, dans le rôle d’une mère-artiste maudite exploitant sa progéniture, frôle le registre du médiocre, l’auto-caricature, en poussant l’interprétation à son paroxysme parodique, en s’évertuant dans le cabotinage et les excès de bourgeoise glaçante.  Sa fille à l’écran, Hannah, a beau faire peau neuve, elle est une version miniature d’un même constat de grande actrice qui s’entend jouer. En devenant une égérie glamour pseudo-érotique d’un milieu pervers, la nymphette perd son innocence, mais en oubliant la détresse, la sensibilité. Sorte de petite peste sortie d’un teen-show américain, la jeune héroïne nous enflamme les tympans par ses répliques hurlées contre sa mère. Irritant, embarrassant, ennuyant, le film gonflé aux surdoses mélodramatiques, passe par toutes les étapes, en oubliant toute notion de justesse, en prenant racines aux défauts. Scénario présomptueux, photographie hideuse, interprétation plus que sordide, et psychologie insalubre qui dévie toute sensibilité à l’image de ses décors grotesques, le film est un malaise pernicieux à faire détester les premières œuvres.

    0/10

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  • Harry Potter et les Reliques de la Mort - partie 1 (Critique)

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    Le 23 novembre 2010, l’horloge nationale pointant sur l’heure du crime, tous pour Harry Potter. La date des retrouvailles était apprise par les fans comme un mantra. A minuit tapantes, la partie finale de la saga Potter s’est projetée sur tous les écrans français, annonçant en grande pompe la première partie d’un dyptique final d’une fresque pas comme les autres.

     

    En guise d’amuse-gueule, une bande-annonce redoutable qui circule depuis des mois et quelques bribes de films, « les premières minutes exclusives » filtrant plus ou moins légalement sur le net pour appâter un public déjà hameçonné à la cause Potter. Pour autant, l’impatience des uns et l’énervement des autres n’a pas faibli pour ce moment quasi-religieux dévoilé ce mardi.

    Puisque la partie finale s’annonce mortifère, le réalisateur David Yates a injecté les formes, abyssales et mornes, dans cet épisode ultime. Depuis le Prisonnier d’Azkaban, la rupture était consumée entre le doux onirique Harry Potter se plaisant à faire des tours de passe-passe à Poudlard, entre deux tournois de quidditch et le nouveau guerrier du bien, l’Elu idéologique, mèche coupé, regard torve, des opus suivants également bien plus ténébreux. D’emblée, la scène introductive de ce chapitre final resitue ce décor sérieux de dénuement, d’une noirceur dense presque étouffante, au milieu de l’errance magique.

     

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    Fort d’enjeux plus impactant que jamais, à savoir cette course poursuite entre le bien et le mal, Harry d’un côté, Voldemort de l’autre, pour s’équiper comme il faut pour le combat ultime, le septième film de la saga converge vers un point noir culminant impérial, sorte de climax dramatico-magique, où il n’est plus question que de quêtes matérielles et de finalités idéologiques. Alors, les personnages secondaires s’effacent, et les facettes humoristiques et légères avec eux. Oubliés les historiettes accessoires et les flirts adolescents, le film se recadre avec un académisme de fond louable et efficace sur le trio original en partance pour la bataille.

    En prenant son temps, la saga Harry se détache enfin de son image de feuilleton blockbuster grandiloquent, ce chapitre, plus pusillanime et claudiquant, met l’accent sur une bande de jeunes sorciers braves mais fragilisés, épuisés mais lucides. Des scènes de remise en cause au long repli dans les bois, la firme Harry apparaît plus sincère et déconcertante que jamais. Dans la réalisation, grise et monotone, les dialogues, d’une résignation intimiste, la désillusion générale l’emporte sur la force juvénile et l’action avant tout.
    D’une efficacité redoutable pour augurer d’une seconde partie ultime, aussi attendue dans le fond que dans la forme, ce chapitre inaugural prend le pouls d’une situation dramatique coûteuse, tire le bilan des péripéties effectuées jusque là au prisme d’épreuves difficiles, faites de colères intérieurs, de jalousies réprouvées et de questionnements incertains. A l’image d’Harry, ce héros binoclard confus, rattrapé par les traumatismes enfouis et l’ignorance d’un monde maléfique qui lui échappe.


    Pour autant si la mise idéologique ne manque pas de péril creux, la franchise Potter ne perd pas sa conviction première : sa mise en scène léchée et son atout d’acting. Les trois sorciers, plus soudés et touchants que jamais, un Ron ravagé en tête, s’embarquent dans un récit plus féroce qu’eux où chaque étape mythologique emmêle fascination et torpeur, à l’image de ce court-métrage au crayon d’une beauté sublime et d’une résonnance scénaristique étourdissante.

     

    Beau et implacable, Harry Potter et les Reliques de la Mort se met sur la piste funèbre du combat. Sans esbroufe ou parti-pris guerroyeur, le film magique et politique fouille les états d’âmes et les détails maléfiques pseudo-fascistes avec une précision et une force narrative ébouriffante. Un avant-gout de choix avant le dénouement ultime.

    7/10

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  • L'Hebdo Series : Best Of spécial Glee

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    Tout au long de l'été, retrouvez chaque semaine le meilleur l'Hebdo Séries avec nos best-of thématiques. Cette semaine l’Hebdo Séries est 100% GLEE !

     

    En deux ans, la série de Ryan Murphy a tout balayé sur son passage. Plébiscitée par des millions de téléspectateurs et quatre fois récompensée aux Golden Globes, la série musicale cumule succès populaire et reconnaissance critique. Les divas de la pop se bousculent pour lui céder leurs morceaux, les acteurs stars s'invitent à son générique et d'autres séries font référence au phénomène. Comment GLEE est-elle devenue le plus gros buzz télé du moment ? L'Hebdo Séries a posé la question à son équipe.

     

    Deux bonus pour finir : Jane Lynch en mode Sue Sylvester qui ruine consciencieusement  les vœux de la FOX et un extrait des Emmys où le ridicule ne tue pas…

    Bon visionnage !

     

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    L’Hebdo Séries, c’est votre émission de référence sur les séries. Chaque jeudi, retrouvez toute l’actu de vos séries préférées en 7 minutes chrono ! News, reportages, interviews, tendance, sélec…

     

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  • Grey’s Anatomy (Saison 7) La saison des traumatismes

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    Personnel du Seattle Grace Hospital comme spectateurs ont été marqués à vif par l’épisode final clôturant la sixième saison de bon aloie de Grey’s Anatomy (à lire ici). Si certains effets étaient indécents, le recours à un tel procédé, une telle violence de fond fut incontestablement source de traumatisme. Le sujet de cette nouvelle saison fut alors tout trouvé. Pour Grey’s Anatomy, il s’agit désormais de se convoiter le nombril avec une douleur traumatique intérieure plus noble.

     

    Un soulagement. Le retour de Grey’s Anatomy s’est fait sans heurt, en traduisant plutôt subtilement cet état post-apocalyptique des chirurgiens traumatisés. A coup de flashbacks brefs, les premiers épisodes de cette dernière saison ont crée un pont avec les évènements de la saison dernière. Fort d’un rythme lancinant, de répliques tragiques et sans ellipse fâcheuse, a contrario de Desperate Housewives toujours inconséquente suite à ses épisodes catastrophiques, la production de Shonda Rhimes prend en compte ses précédents rebondissements, quitte à en faire beaucoup pour l’avenir. Mais parce qu’il s’agit de Grey’s Anatomy, le show qui aime faire de ses états d’âmes ampoulés une priorité, on pardonne facilement, convaincus par le moral en berne d’une Lexie en pleine confusion, la perte de repères de Miranda, et des autres.

    Parmi ce troupeau de beaux jeunes et talentueux chirurgiens plissés par la vie, c’est sur Meredith que s’établit un recentrage, bien mérité depuis que l’héroïne phare devenait celle qui complémentait les storylines des autres. Après cette fausse couche, Meredith a eu l’occasion de renouer avec son caractère dark et twisty anciennement archivé pour le bien-être de son couple. Avec Derek, en pleine remise en cause existentielle, nouvel habitué des moments d’adrénaline et des gardes à vue (cliché mais pas dérangeant), les deux amoureux phares du SGH nous ont servi une relation incertaine fait de complications mélo et de projets scientifiques ennuyants.

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    Même si un mariage n’est pas forcément le meilleur pas en avant pour se reconstruire, la renaissance de Grey’s Anatomy post-assassinat se fait grâce à l’union de Cristina et d’Owen. Yeux ébahis, cérémonie chaleureuse, échange de vœux éternels. A partir de l’évènement, la sobriété de la saison s’est noyée dans un torrent de larmes trop convenu.

    Adoption, grossesse, mariages puis ruptures en pagaille, querelles et acharnement, la seconde partie de saison aura davantage parié sur des rebondissements dignes d’une télé-novela que d’une réelle évolution. Meredith et Derek, en pleine processus d’adoption, vont se déchirer à propos d’un projet médical, Owen et Cristina à propos d’un enfant, idem pour Callie, Arizona, Mark et Lexie. Quant aux autres, Karev et les petits nouveaux, on restera dans un registre amoureux et superficiellement professionnel. Comme toujours, dans Grey’s Anatomy, les émois, la compétition faussement joyeuse et les états d’âme prennent le premier rang. Mais après six ans de fréquentation, contempler le désastre amoureux de Cristina ou découvrir une nouvelle attitude orgueilleuse de Alex ou Shepard n’est pas tellement gage d’une bonne saison.

     

     

    Après le carnage, voici venu l’heure de la saison de la dépression. Si Grey’s Anatomy s’est donné à cœur joie dans la dramatisation de son programme en forçant l’inventivité (un épisode musical, un épisode documentaire), les fondements du Seattle Grace sont les mêmes qu’il y a cinq ans : beaucoup de situations tourne-en-rond et de pleurnichages pour très peu d’émotions.

    5.5/10

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