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  • Au service des objets trouvés : la sélection du mois de mai

    Cannes oblige, en mai, le cinéma se regarde le nombril. Sur Blabla-Séries, on n’oublie pas que Cannes reste une ville vermeil, qui symbolise les promenades en caniches et pue l’autobronzant. Alors pour ne pas céder aux excentricités cannoises et au délit de sale gueule, le carton de mai sera divers et éclectique, comme une sélection sans Pedro, comme un Cannes sans Laurent Weil.

     

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    The Tree of Life

    Pompeux et grandiloquent, magnifiant et intense, le dernier chef d’œuvre de Terrence Malick divise, tout en fascinant. Si Terrence Malick est ce qu’il est, un cinéaste rare et profond, mais qui se fiche des excès et des nuances, alors il faut croire que les arguments de chaque camp se tiennent. Parce que le propos du film, à l’image du réalisateur, est un mélange d’ambition, de pureté existentielle, de souffle familial, de musiques (Desplats, Peisner, Berlioz) au diapason, à la fois immenses, violentes, et émouvantes, mais aussi de génie prétentieux et de niaiserie spirituelle. Tree of Life s’adapte ainsi à sa matière, brillant mais sans bémol, extatique mais dénué de distance. La beauté des plans, minutieuse, ample, fougueuse, en harmonie céleste avec la rousseur d’une mère symbolique (Jessica Chastaing), ou l’œil vif du fils turbulent, ajoute une somptuosité, patte esthétique bien notoire du cinéaste,  à ce film sur la vie, la grâce et l’amour. La puissance de Tree of Life est indéniable, au cœur de ce portrait de famille pudique, mais l’ampleur du récit, sa face B documentarisante version « La Nature pour les Nuls, son impact religieux et son ambition philosophique très fumiste, paralysie cette triomphale peinture froide dans son essence démiurgique.

    7/10

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    Minuit à Paris

    Parce que Woody Allen a décidé depuis dix ans de faire des films « guides de voyage» sur les grandes métropoles du monde, le binoclard bien pensant et sa clique de bons acteurs ont naturellement posé leurs valises à Paris, histoire de se le rappeler à son bon souvenir. On s’attendait alors à un défilé jazzy de clichés parisiens, une carte postale très aquarelle au texte élogieux bavard, dans la lignée de ses précédents ratés. Mais Minuit à Paris déroge légèrement à la règle en s’emparant d’une idée très allenienne sur la nostalgie des époques. Le « c’était mieux avant », leitmotiv du héros, Owen Wilson, au meilleur de sa forme, permet au personnage écrivain de remonter dans le temps, trinquant avec Hemingway, discutant avec Scott Fitzgerald entre deux piques de Zelda. Le Paris des années 20, avec Picasso dans les parages et sa maîtresse française (Marion Cotillard, qui pour la minauderie et la séduction oculaire s’en donne toujours à cœur joie) donne ainsi vie à un salmigondis ironique (et éclatant, notamment avec Dali) des idées reçues sur Paris, ses ruelles romantiques, ses habitants poétiques, ses artistes vibrants. Mais à force d’hommages et de clins d’œil gentillets, cette belle hagiographie artistico-existentielle dans l’esprit cocasse de Woody finit forcément ivre et mièvre à la fois. Alors quand la machine à remonter le temps s’arrête, que la pluie s’abat sur cette ville faussement paisible, qu’Owen rencontre Léa Seydoux, la vraie belle lumière du film, on comprend que ce film-hommage enlevé a su capter un vrai moment : la douceur du présent.

    6.5/10

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    Water for elephants

    Moulin Rouge, Titanic, Australia, Chicago, les grands films romantiques hollywoodiens ont trouvé successeur moderne avec cette histoire de cirque dictatorial des années 30 dans lequel une romance interdite voit le jour. Si pareils aux grandes tragédies mélos filmées, De l’Eau pour les Eléphants garde un parti pris classico-sepia sans grande ambition narrative, avec pour seul point d’ancrage la romance intense des gentils, le film manichéen apportera là une touche historique et un décor en laiton, un paysage  de grand spectacle, ensemble de numéros haletants et somptueux,  et d’images en coulisses, brutales et sombres, tel un opus come-back de Britney Spears. Fidèles à eux-mêmes, Reese Witherspoon dans le rôle de la femme gracieuse et attachante, Robert Pattinson, le gros cœur inexpressif et Christopher Waltz dans le bon tyran au sourire radieux et terrorisant, jouent au triangle amoureux nerveux pour ravir les tempéraments fleur bleue. Académique mais viable.

    6/10

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    La solitude des nombres premiers

    Sous ce beau titre mathématico-poétique, un film adapté d’un livre brillant et inventif d’un nouvel auteur italien, Paolo Giordano traitant d’une fresque amoureuse décharnée et diluée dans le temps. Malgré l’ampleur du récit,  La solitude des nombres premiers version film se trouve éclaté et vite désamorcé par les quatre grandes périodes narratives de l’histoire, puisqu’ici le fil narratif s’effiloche à mesure qu’Alice, l’héroïne boiteuse,  perd en kilogrammes, sans qu’on saisisse la force du propos. La maigreur des corps, leur fragilité, la chair à la merci des pulsions, le réalisateur Saverio Costanzo maîtrise ce langage charognard et visuel du jeune écrivain mais en insistant peut-être trop facilement sur les instincts destructeurs des deux jeunes protagonistes. La beauté du texte littéraire retrouve néanmoins une valeur forte à l’écran, grâce à la générosité des deux héros meurtris, interprétés sur trois périodes par trois acteurs constants et vastes. Mais si l’intention est intense, le film ne parvient jamais à donner du sens à son propos, éteint et apathique, préférant la présence encombrante des synthétiseurs et le jeu triste des effets de style.

    6/10

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    La Conquête

    Un film-vérité sur l’ascension au pouvoir de Nicolas Sarkozy, avec dans le rôle du petit chef tyrannique, Denis Podalydès, pouvait redynamiser le genre du biopic qui en France n’a jamais bien eu la cote, mais cette Conquête, sentimentale et facile, laisse perplexe. Si l’appareillage scénaristique est dit fictif, les pseudo-rencontres entre les gouvernants, leurs quêtes médiatiques ou le cliché politicien de l’humour graveleux et leurs priorités triviales sont excessives et manquent de recul. Chirac, Villepin, Dati, Guéant, Lefebvre, nos amis des gouvernements passés présents sont tous là, comme une bonne camaraderie autour du petit promu de sang mêlé. L’interprétation est bonne, celle de Denis Podalydès, bluffante et profonde, mais le récit vide d’informations, décortiquant à peine les rouages d’une campagne politique, reste sommaire et sans réelle matière. Outre la lutte gentillette que se mène les personnages Sarkozy et Villepin au milieu d’un décor politique monté à la va-vite, demeure une histoire forte : celle du mariage avec l’embourgeoisée et grimaçante Cecilia. La vraie héroïne, c’est elle,  elle qui incarne le sacrifice, le sens politique, le devoir de l’épouse. Mais comme le montage est saccadé, l’envie trop globalisante, ces thématiques fortes restent en l’état, malgré un potentiel cinétique immense. En gros, Sarkozy gagne en sincérité, tandis que l’Elysée et ses coulisses, en valeur carton-pâte.

    5.5/10

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    L’aigle de la neuvième légion

    Du réalisateur du Dernier Roi d’Ecosse, l’Aigle de la Neuvième Légion promettait une histoire de guerre idéologique et esthétique, loin des sentiers battus par les soldats de Ridley Scott. Malgré les allures folles du film, entre péplum italien et western américain, rendant le récit intense (et crypto-gay), ce film sur la chute et l’honneur pêche par son manque de complexité et son déroulement complaisant. Dénaturé et vidé de tout enjeu flamboyant, cet aigle vite bien acquis  condamne le film à ce qu’il ne prétend pas être au départ : qu’une simple aventure épique.

    5/10

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    Pirates des Caraïbes 4

    Jack Sparrow et ses manières avaient beau nous titiller les zygomatiques, il faut confesser : depuis quatre ans, ils ne nous avaient pas manqué. Aujourd’hui sans Keira Knightley, débarrassée du triste à pleurer Orlando Bloom, le flibustier fait encore moins envie. Non pas que l’atout Penelope Cruz soit mauvais, l’espagnole reste fidèle à ce qu’on attend d’elle : du juron et du caractère, face au pirate efféminé, mais en soi,  l’aventure a perdu une sacrée dose de mythologie. Dénuée d’enjeux, le quatrième volet de Pirates des Caraïbes, ou la conquête de la miraculeuse Fontaine de Jouvence, s’enracine dans un scénario lénifiant où tout est mesuré, prévisible, des blagues ironiques de Jack aux rebondissements à épée. Face à Johnny Depp qui cabotine plus que de raison pour retrouver l’humour mi-enfantin mi-sarcastique des temps originaux, Ian McShane et Geoffrey Rush donnent un peu de charisme à cet ensemble bancal. Heureusement, survient à point nommé une scène poignante, celle des sirènes affamées qui charment les pirates pour les emporter, qui relève le niveau. Mais sans ces créatures vampiriques, cette épopée marine prend l’eau dès la première bataille, comme une mauvaise attraction qui après ses heures de gloire vertigineuses, mériterait bien une retraite technique anticipée.

    4.5/10

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    B.A.T

    Estampillé meilleur film des Frères Farelly, Bon à Tirer (l’original Hall Pass) est un exemple juste et scintillant de l’oxymore. Pendant sept jours, deux quadras donnent à leur bêta de mari la possibilité de fricoter, de flirter et même de tromper et ce, pour une paix future des ménages. Dans le rôle des deux époux frustrés et obnubilés par la conquête féminine, Jason Sudeikis et Owen Wilson (encore lui) s’amusent à parodier les vieux étudiants paresseux et pères de famille émasculés en manque, quitte à faire de la peine. La frustration, sujette aux drôleries scabreuses, le complexe, le vieillissement de la beauté (et l’art de la séduction) restent un terrain de prédilection mais désormais miné pour ces frères cinéastes qui comme leurs héros pubères ont perdu en fougue et en dynamisme. Dans Bon à Tirer, quelques bons mots échappés, mais jamais d’éclat, de situations risibles, de tours de force comique, comme à l’époque où les Farelly donnaient du coffre à leurs gags scato-cons. L’image laide du film, son casting honteux (Jenna Fischer et Christina Applegate, certes, mais Alyssa Milano, vulgaire, Wilson, affligeant) et son propos creux tirant naïvement vers la morale familiale typique qu’on aurait aimé ridiculisé transforment ce gros sketch farellien en accident filmique navrant et terriblement gênant.

    2/10

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    Stone

    Derrière ce casting (De Niro et Norton, Jovovitch et Conroy en prime) et ce pitch supposé manipulateur et alambiqué, Stone donnait des airs de film subtil et complexe qui alléchait. Mais aussi prolixe qu’inutile, ce film ne s’avère qu’être qu’une vaste fumisterie, sorte de ragoût érotico-psycholigico-religio-noir sans fond, sans éclat, foncièrement insipide et caricatural (sur le monde carcéral et ses rouages) dans lequel les deux acteurs stars se donnent la réplique (éculée et didactique) sans bien comprendre la taille et la profondeur de ce scénario volontairement prometteur mais finalement médiocre. Prétentieux et insipide, un constat irritant même pas digne d’un mauvais téléfilm anglais.

    1/10

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  • The Office (Saison 7) Au revoir Michael Scott

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    Il aura fallu sept ans de mariage, épineux et grinçants, entre Dunder Mifflin et Michael Scott pour que le boss star décide de mettre les voiles. Généreux jusqu’au bout, humain et touchant, Michael est parti, la tête haute, avec une modestie inédite placardée sur la figure et une émotion intense dans le regard de l’acteur Steve Carell.

     

    C'était il y a quelques épisodes la fin de cette septième saison, Michael Scott tira sa révérence. Sans trop vouloir attendrir dans les chaumières, Michael a préféré mentir sur sa date de départ et partir loin des adieux tire-larmes faits entre amis collègues. Etonnant pour un manager que l’on connaît pour son égotisme et son envie de gloriole. Et pourtant, si l’on misait peu cher sur une rédemption du patron fanfaron les premières années, il faut se rendre à l’évidence : Michael Scott a mûri. Moins complexé, moins avide de flatteries, d’autorité et d’attention comique, le manager en papier est devenu au fil des années le bon camarade de bureau, la bonne patte aux blagues éculées mais sympathiques, l’homme au gros cœur.

    Si la méchanceté parfois cruelle de Michael était lourde en acharnement et en rictus (pauvre Phyllis, humiliée, pauvre Oscar, stigmatisé, pauvre Meredith qui a fini sur le capot de Michael), le manager de Dunder Mifflin a prouvé au fil des années qu’il était surtout un homme esseulé en manque de considération mais avec une réserve d’amour à revendre pleine à craquer. En rencontrant Holly, une blondinette affectée aux ressources humaines, aussi guillerette et déconnectée que lui, le héros s’est adouci et a bien grandi. Alors le destin a fini par lui faire quelques clins d’œil, Michael, mari et père de famille dans l’âme, a ainsi pu connaître la satisfaction d’une vie sentimentale. Quitter Dunder Mifflin, sa seule famille, pour une nouvelle vie maritale, aura été la conclusion idéale pour ce drôle de bonhomme, humain et attachant, qui malgré l’attention faite sur le couple Jam, est et restera l’unique star de The Office.

     

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    Alors, sur la forme, l’épisode a préféré la jouer fine, sans discours prêts à pleurnicher, ni scènes prétextes à mélo, et la révérence de Michael Scott a parlé pour elle. Toujours excellent dans un humour émouvant (l’épisode du mariage de Pam et Jim), The Office a soigné la sortie de la star avec humilité et simplicité. En veillant à contenter tous ces bons employés, en leur offrant un moment de complicité ultime, en leur concoctant un banquet de départ à leur image, Michael a prouvé toute sa générosité et son attachement à ces collègues de bureau. Une fin digne, en retenue, qui a fait monter les larmes sans trop les déclencher, en rendant un bel hommage à cette équipe de vendeurs attachants et à leur superviseur unique en son genre.

     

    Alors, quid de l’avenir du bureau et de la série sans la figure phare de Scranton, sans le rire maniaque et les yeux tendres de Steve Carell ? A en croire ce qui se murmure,  James Spader serait le favori dans la succession au poste du patron. Mais l’envie de refondre un décor en lieu et place du bureau mythique de Michael sera une gageure de taille, d’autant que cette année, la série souffre déjà d’une fatigue chronique, rendant la plupart des épisodes apathiques et sans grande nouveauté comique. Avec Will Ferrell, dans le rôle du supposé remplaçant, la série a voulu prouver que son humour sarcastique pouvait avoir plusieurs visages, mais à défaut d’une vraie personnalité et de répliques annihilantes, la star Ferrell n’a pas fait grandes preuves.

    Il reste alors à The Office à prouver au monde télévisuel que la vie du bureau peut continuer malgré le départ de son symbole. Jim Carey, Ray Romano, Will Arnett, Ricky Gervais, Catherine Tate et James Spader se sont succédés pur le festival de clôture de la saison et présenter leur (fausse) candidature pour la succession au trône. Si l’annonce fut alléchante, digne d’une suite louable, personne, y compris l’addition des têtes d’affiches comiques américaines et anglaises, ne pourra vraiment remplacer l’unique et magnifique Steve Carell dans les cœurs. Pas vrai, Jim ?

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  • Les séries télé : Les sept péchés capitaux

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    L’univers des séries est impitoyable : en 2010 près de 15 nouveautés américaines ont été annulées dès leur première saison. L’hécatombe touche quelques belles propositions incomprises mais les victimes sont surtout des projets ratés.

    A l’occasion de la diffusion d’UNDERCOVERS, l’Hebdo Séries passe en revue les sept péchés capitaux qui expliquent l’échec de ces séries éphémères…

     

    Egalement au sommaire :

     

    - L’heure du bilan pour les séries US : annulations, renouvellements…

    - Quel sort pour DETROIT 1-8-7 et THE EVENT ?

    - La version U.S de SKINS débarque sur MTV

    - PARENTHOOD, adaptation en demi-teinte du film de Ron Howard

    - Coup de cœur pour LES MYSTERES DE LISBONNE

     

    En bonus, pour finir, les premières images de la nouvelle série de J.J. Abrams : ALCATRAZ.

     

    Bon visionnage !

     

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    L’Hebdo Séries, c’est votre émission de référence sur les séries. Chaque jeudi, retrouvez toute l’actu de vos séries préférées en 7 minutes chrono ! News, reportages, interviews, tendance, sélec…

     

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  • L'Hebdo Series : les remakes en overdose ?

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    Depuis plusieurs saisons, les chaînes américaines multiplient les remakes. Dernières productions à surfer sur la vague : HAWAÏ FIVE-O et NIKITA. Deux resucées qui en rajoutent dans la frénésie d’Hollywood à ressusciter des séries enterrées et à importer des concepts étrangers. L’Hebdo Séries vous explique pourquoi la télé américaine aiment tant les copier/coller.

     

    Egalement au sommaire :

    -           BONES et HOUSE renouvelées

    -           Le fils de Tom Hanks dans la saison 6 de DEXTER !

    -           Les premières images de la saison 2 de MISFITS

    -           FLASHFORWARD : l’héritier de LOST en clair

    -           LE DERNIER DES MAD MEN : Les mémoires du vrai Don Draper

     

    En bonus pour finir, Tina Fey et Amy Poehler parodient les starlettes trash de l'émission de téléréalité JERSEY SHORE.

     

    Bon visionnage !

     

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    Toutes les émissions sur http://www.canalplus.fr/hebdoseries

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  • HARD vs XANADU : le porno à l’honneur

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    Après HARD sur CANAL+, c’est au tour d’Arte de s’attaquer au milieu du porno avec XANADU. D’un côté une comédie bon enfant sur le choc culturel entre une bourgeoise et l’industrie du X, de l’autre un drame familial dans un milieu compétitif et violent. Deux séries créées par des jeunes femmes qui nous ont expliqué leur démarche.

     

    Egalement au sommaire :

    -           LA FIRME de John Grisham adaptée en série !

    -           MON ONCLE CHARLIE continuera sans Charlie Sheen

    -           Les premières images de HELL ON WEELS

    -           SMALLVILLE : quand Clark Kent devient enfin Superman…

    -           LES DIEUX DE L’ARENE : le prequel 100% sexe & violence de SPARTACUS

     

    En bonus pour finir, Jon Hamm prend des vacances de MAD MEN dans le dernier clip des Français d’Herman Düne…

     

    Bon visionnage !

     

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  • Au service des objets trouvés : la sélection ciné du mois

    En avril, on a beau dire que c’est de saison, le cliché printanier est bien là pour conforter les cinéphiles ébranlés par une disette hivernale de films mauvais comme une soupe à l’oignon.  Au diable les œuvres venteuses et les curiosités  de couleur grêle, pour inaugurer cette nouvelle catégorie du 7e art sur Blabla-Series, le temps a préféré virer à l’inattendu et au varié. Au service des objets trouvés, plusieurs enfants perdus, une chorégraphe anoblie et un déguisement sanglant, on s’en frotte les mains.

     

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    Tomboy

    Ecrite en un mois, tournée en un vingt jours, l’histoire de Tomboy pourrait être le brouillon pré-mâché et documentarisant sur la vie tourmentée d’une petite fille. Et pourtant, Tomboy a tout de l’œuvre achevée, celle qui s’impose à chaque situation, qui fait sens à chaque réplique, à chaque regard.  Plus qu’un questionnement sur la sexualité, Tomboy est un film qui remet en cause l’existence, qui met en avant les désirs, ceux de l’enfant en quête, ceux de Laure, rêvant d’incarner Mickaël, le garçon qui joue au football, qui veille sur sa petite sœur, qui se baigne sans complexe en maillot de bain parmi les copains. Dans Naissance des Pieuvres, Céline Sciamma captait déjà le mal-être, celui de deux adolescentes, sans en rajouter, malgré la lenteur désarmante des situations, conforme aux films de fin d’études.  Dans Tomboy, c’est à la fois une confirmation et une résurrection pour cette jeune cinéaste, habile scénariste, réalisatrice sans esbroufe mais profonde. Sur le genre, mais aussi le rapport de l’enfant à l’adulte (illustrée par des plans éloquents, toujours  confondants de simplicité), la relation entre enfants,  sur le sens des sentiments (ceux de la petite sœur, ceux de Lisa, qui tombe amoureuse du garçon « différent »), Céline Sciamma réussit un portrait troublant et poignant de l’enfance, quasi illusionniste, une démonstration pudique et férocement fouillée. Elle consacre Tomboy comme une œuvre délicate, qui donne vie à la confusion, qui saisit la violence (une simple robe, une simple présentation) sans la raconter, qui décrit l’ambiguïté et l’indifférenciation avec subtilité, avec la lucidité d’une fillette. Une réussite absolue.

    10/10

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    Pina

    Les petits gestes de Pina Bausch ont été ressuscités le temps d’un film hommage par son ami de vieille date, Wim Wenders. Loin du documentaire rigoriste, ou des récents films ratés du cinéaste allemand, Pina se libère du carcan du genre pour retrouver la force artistique et visuelle de la chorégraphe. Dès cette première scène dans la terre écrasée par ces coups violents et automatisés portés aux corps (Le Sacre du Printemps), jusqu’à cette fin où la troupe du Tanztheater reprennent sur la dune le gestuel phare des saisons de Nelken, Pina retrouve la grâce et la puissance atypique d’une chorégraphe à part. L’épuisement, la laideur, la singularité des corps, la force des éléments, l’énergie malade, autant de thèmes chers à Pina, qui retrouvent dans ce film une noblesse d’esprit, une poésie dure, froide et passionnée. Emporté et libérateur, cet hommage artistique est plus qu’un éloge pompeux et magnifié, il s’agit d’une redécouverte audacieuse et virevoltante, plus soucieuse de l’harmonie, de la scénographie, de l’art sec de Pina que d’une oraison bon marché pré-emballée. Des tableaux célèbres reproduits à l’intact, appuyés par des mises en situation inspirées dans des décors sensés (à Wuppertal notamment, ville de Pina) ou autres lieux qui dans leur force visuelle collent au maître-mot de la chorégraphe et agrémentés de témoignages pudiques et sincères d’une troupe qui loue (à juste titre) le mentor et la raison d’être faite Pina, le travail du Wim rejoint ainsi la profondeur de la feue créatrice. Avec cette œuvre aboutie, égale à elle-même, Wim Wenders ressuscite avec émotion l’existence du style Pina, la fragilité et la monstruosité émouvante de son art. Comme des retrouvailles ultimes avec l’être aimé.

    9/10

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    Rabbit Hole

    A l’initiative de Nicole Kidman, toujours gracieuse et poignante à l’écran malgré les pommettes botoxées et le front légèrement gonflé, Rabbit Hole est un essai pudique et profond sur la vie d’un couple après la mort de leur garçon. Sensible et juste, à l’image de ses parents endeuillés, Aaron Eckhart et Nicole Kidman, touchants dans leur complexité, leur refus de céder au moindre pathos, leur rage frustrée, leurs quêtes  intérieures, l’œuvre de John Cameron Mitchell  (Shortbus) est  une tragédie délicate sur l’absence et la retenue. En s’allégeant du poids hip et sur-écrit de la machinerie indépendante estampillée Sundance, Rabbit Hole préfère la sobriété de ton, la pâleur du décor et le cynisme d’un humour occasionnel mais cathartique pour ciseler avec force ce portrait de famille chamboulé parmi les autres. Ainsi, en voguant efficacement entre le léger et l’affect, la souffrance et la libération, Rabbit Hole prouve que le deuil et la reconstruction demeurent un sujet rare et puissant, qui ne nécessitent ni des clichés coriaces ni des situations tire-larmes pour émouvoir.

    9/10

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    Scream 4 (voir critique) 8/10

     

     

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    The Company Men

    Pour le premier film de John Wells (scénariste et réalisateur d’Urgences, The West Wing et de Shameless), tous les vieux de la vieille du ciné U.S sont là (Tommy Lee Jones, Chris Cooper, Craig T. Nelson, même Kevin Costner a réussi le casting). Ideal pour rendre authentique ce film sur l’âge d’or déchu de l’entrepreneuriat américain et la chape de précarité qui s’abat sur ces foyers sans défense. Si le propos de départ est intense, voire culotté (le cadre Ben Affleck refuse par orgueil  de mener une vie à la baisse), The Company Men reste un film sur la crise typique, illustré par des profils d’hommes sans aspérité, sans grande cause, sans péril.  En veillant aux destins de ces cadres supra-aisés sur le carreau, par pudeur ou par lâcheté, le film fait fi d’une réalité économique plus impitoyable, d’un propos social plus sévère, se contentant seulement d’un portrait familial (assez juste grâce l’actrice Rosemary Dewitt) pour témoigner des sacrifices. Si la morale ne chahute pas trop un récit globalement bien mené (mais toutefois conclue par un happy ending, il ne faudrait pas déprimer les femmes et les enfants), The Company Men conserve tout au long de son développement cette étiquette propre sur soi qui rend le tout un peu naïf et déconnecté.

    6/10

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    Mon père est femme de ménage

    On s’attendait à une œuvre dégoulinant de bons sentiments, un dicton politico-social plombant et des acteurs à côté, pourtant Mon père est femme de ménage est un film neutre et juste qui s’efforce à prouver le contraire. Ni social ni familial, le film préfère survoler les cases pour ne pas tomber dans la caricature. Malgré les ellipses, et quelques bonnes ficèles, le film de Saphoa Azzeddine se montre sensible et drolatique, grâce à une Nanou Garcia hilarante en femme au foyer immigrée et un Francois Cluzet épatant en bon père de famille aimant et sincère. Un joli portrait de famille actuelle, sans fioriture ni excès de pathos.

    6/10

     

    Thor

    Au royaume Marvel, Thor est plus qu’un super héros, il est l’héritier, le roi en devenir, massif et tout puissant. En s’entichant de Natalie Portman dans le rôle de l’humaine geek et attachante, Thor devient un cœur sur pattes, capable de loyauté et de courage. Combats entre planètes, conflit familial, trahisons et répliques amusées, scènes intenses et  costumes volontairement kitsch, récit sans passages à vide, Thor est une super-production prévisible et migraineuse mais qui ne déçoit pas.

    6/10

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    Mais aussi :

    Animal Kingdom - un drame noir familial ficelé et haletant qui redynamise le cinéma australien.
    6.5/10

    Detective Dee : le mystère de la flamme noire - un film de genre avec des biches prêtresses qui parlent et des cascades filmées au ralenti, à la fois kitsch et exaltant.
    5.5/10

    Source Code - du sous-Fringe facile, mollasson et bavard.
    5/10

    Le Chaperon Rouge – un film froid et sexuel, aux dialogues peu inspirés, mais dont la quête permanente de « qui est le Loup ? » permet de rendre le déroulement du récit aussi mièvre que prenant, comme un bon épisode d’Arabesque.
    5/10

     

     

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    Morning Glory

    Becky Fuller, inventive, bosseuse et loyale, a le malheur d’être productrice télé cantonnée aux matinales, à ces émissions grotesques et sidérantes, qui font danser des chihuahuas, alarment sur les dangers du Sida et conseillent l’ingrédient secret pour des pâtes au beurre réussies. A l’image du prénom caricatural de l’héroïne, son émission (et film éponyme) Morning Glory se veut ainsi agréable et accueillant comme une météo ensoleillée de bon matin. Mais en accumulant les écueils, l’énergie agaçante de l’héroïne (malgré le capital sympathie et le minois de Rachel McAadams, aussi ravissant qu’une rose trémière), les personnages secondaires pénibles (Harrisson Ford, râle autant qu’il ennuie) et le déroulement prévisible tirant vers la morale, le film finit par ressembler à ces programmes excessifs où l’humour américain et l’enchaînement des rebondissements embarrasse. Encombrée d’une storyline amoureuse inutile et de penchants moralo-familiaux irritants, cette comédie échoue dans sa mission anti-cathodique et reste condamnée à la pataugeoire des gags boursouflés propres à l’Hollywood des abrutis.

    4/10

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    Et soudain, tout le monde me manque

    Le monde a beau s’acharner contre Mélanie Laurent, sa filmo parle pour elle. Son dernier film, Et soudain, tout le monde, est le symbole d’une carrière parvenue, de ce charisme épais comme une corde vocale. Mais Et soudain, tout le monde me manque, ressemble à s’y méprendre à son actrice phare : une envie de bien faire, s’inscrire dans la tendance, se vendre.  Le film fait alors du Sundance sur commande, musiques à la cool, répliques supposés brillantes (mais d’une inventivité désastreuse), pour livrer une chronique douce-amère sur la famille. Mission hype ratée pour ce gros navet mûr :  à défaut d’être profond et décalé, voilà un produit complaisant, faux et creux.

    2/10

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    Devil

    Produit par Night Shyamalan, Devil est plus que ça, il est surtout une vieille idée du créateur de Sixième Sens et d’Incassable, ou plutôt du coupable de Phénomènes et du Dernier Maître de l’Air qui peine à retrouver les honneurs. Comme les films peu roublards de l’hurluberlu  américain, Devil fricote avec les esprits démoniaques et les personnages caricaturaux. Dans cet ascenseur du mal, un groupe d’individus  attend sans le savoir la faucheuse. Jamais fouillée, jamais mise sous tension, cette histoire de diable qui cueille les mauvaises âmes dans les otis de building restent d’un niveau intellectuel affligeant. Et comme dans chaque nanar de Night, la réalisation, l’absence d’enjeux et la faible écriture ne sont jamais la cause réelle du naufrage. Ce qui achève toujours le désastre, c’est cette morale ultime, dégoulinante de mysticisme à la mords-moi-le-nœud et de bondieuseries ancestrales, qui vient raviver éclats de rire et consternation.

    0/10

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