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  • Le phénomène Glee : rencontre avec l’équipe

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    En deux ans, GLEE a tout balayé sur son passage. Plébiscitée par des millions de téléspectateurs et quatre fois récompensée aux Golden Globes, la série musicale cumule succès populaire et reconnaissance critique. Les divas de la pop se bousculent pour lui céder leurs morceaux, les acteurs stars s’invitent à son générique et d’autres séries font référence au phénomène. Comment GLEE est-elle devenue le plus gros buzz télé du moment ? L’Hebdo Séries a posé la question à son équipe.

     

    Egalement au sommaire :

    -           MAD MEN saison 5 : pas avant 2012

    -           Oliver Stone réalisera un pilote pour FX

    -           Les premières images du téléfilm préquel de BURN NOTICE

    -           Le thriller PERSONS UNKNOWN débarque en France !

    -           VAMPIRE DIARIES : la première saison sort en DVD

     

    En bonus pour finir, une rencontre improbable entre Tina Fey et Aaron Sorkin dans 30 ROCK !

     

    Bonne émission !

     

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  • Glee (Saison 2) Britney Spears et autres gimmicks creux

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    Pour cette nouvelle saison, on espérait que Ryan Myrphy et sa clique allaient profiter d’un été de relâche pour rediriger leur série vers quelque chose de plus sobre, complexe, spectaculaire ou mature, ou les quatre à la fois. C’était mal connaître l’obstination médiocre d’un créateur mégalo qui comme pour Nip/Tuck s’évertue à rendre sa série musicale toujours plus insipide et tartignolle.  

     


    La promotion de la seconde saison de Glee s’est faite facilement sur la toile et dans les médias. Après un hommage à Madonna et la Gaga, les fans de Britney Spears utilisateurs de Twitter voulaient leur compte en balbutiements hystériques et chorés paillettes à la Glee Club. Commandé en début de saison, l’épisode spécial Britney Spears, ou la star la plus couverte médiatiquement depuis déjà dix ans, permettait à Glee de s’auto-assurer d’une belle attente de la part des amateurs de la série pop et des fans même de Brit-Brit (il y en a un dans chaque famille). Et fort du succès d’audimat de cet épisode, la FOX peut remercier la chanteuse blonde d’avoir autant gesticulé dans ses clips.

    Si l’épisode de Madonna était déjà en soi un exercice de style ampoulé, poussif et creux, celui consacré à Britney Spears est pire encore. La pop star qui a fait le déplacement (ou trois scènes clins d’œil anecdotiques qui sustenteront difficilement les fans excités depuis des mois) voit tristement son propre hommage supposé musical et fanfaronnant réduit à une fausse dédicace, désirée par les membres du Glee Club qui ne tarissent pas d’éloge sur cet emblème contemporain de la pop culture mais refusée en bloc par le coach vocal dit trop coincé. A se mettre sous la dent donc, quelques reconstitutions de video clips déconnectées de toute matière narrative (si tant est qu’il y en ait un peu ici), permises grâce aux anesthésies dentaires de John Stamos, ou un délire bizarroïde tiré par les cheveux et sur le fond un peu fastoche.

     


    A cela, s’ajoutent des parallèles niaiseux entre la vie privée de Britney Spears et les histoires sentimentales de Rachel et Matthew, décidément en perte totale de personnalité. Puis une partie spectacle, seul maigre intérêt visuel de ce début de saison, des chorégraphies et mouvements lascifs assurés efficacement par une Brittany S. Pierce qui danse bien mieux que son homologue (mais dont la voix frôle carrément l’inaudible). Néanmoins, tout comme l’ensemble, Brittany devient elle aussi prévisible et soporifique -cette manie des auteurs de Glee d’anéantir les seuls maigres potentiels comiques de ses jeunes héros. Faute de mesure, l’humour décalé assomme et n’atténue pas cet épisode à effet compil’ (d’une chanteuse aux tubes bien plus efficaces en original), confus et chaotique dans son cheminement scénaristique.

     

    De moins en moins amusant, de plus en plus démésuré,  Glee persévère dans la caricature extravagante et les clichés tire-larmes. Simulacre d’intrigues, second degré foireux, prestations excessives et rythme décousu, le fond de la série ressemble à la marginalité orgueilleuse et inappropriée de ses apprentis chanteurs. Qu’on leur coupe les cordes vocales.

    4/10

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    Écrit par T.L

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  • L'Hebdo Series : Fortunes, la série Melting Potes

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    Si les comédies françaises traitent avec succès de la diversité au cinéma, nos séries font généralement l'impasse sur le sujet. Avec FORTUNES, Arte ose enfin une comédie décomplexée sur la France multiculturelle, autour d'un couple mixte et de quatre pieds nickelés arabes et gitans, prêts à tout pour réussir.

     

    Egalement au sommaire :

    -           HBO se remet à la politique avec une minisérie sur Dick Cheney

    -           Gilbert Melki chef cuisinier pour CANAL+ dans KABOUL KITCHEN

    -           WONDER WOMAN, nouvelle risée d’Hollywood

    -           Quand LA CHANSON DU DIMANCHE lance sa série…

    -           La série musicale phénomène GLEE débarque en France

     

    En bonus pour finir, la bande annonce du festival Séries Mania qui aura lieu au Forum des images à Paris du 11 au 17 avril prochain.

     

    Bonne émission !


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  • Friday Night Lights (Saison 5) Ultimes bouleversements texans

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    Friday Night Lights, grande série du plus petit milieu sériel, est depuis cinq ans le terreau d’émotions et de moments forts par excellence. Ignorée par le plus grand nombre, cette série sur le quotidien d’une équipe de footballeurs lycéens a achevé il y a peu sa cinquième et ultime saison. Douze semaines de diffusion qui ont associé larmes et intensité, authenticité et gorge nouée. Retour final sur cette belle série.

     

     

    Passer l’année à Dillon procure toujours des sensations rares, à la fois chaleureuses et désarmantes. Le retour ultime de Friday Night Lights s’inscrit dans cette idée, sur fond de paysages texans arides plus vrais que nature. Comme à son habitude, la série de Direct TV co-NBC, soigne ses histoires fortes en bouche et son terrain de jeu crispant, fidèle à l’univers bigarré qu’elle a construit et déployé depuis quatre ans.

    Quelques mois se sont passés au fin fond du Texas mais le plaisir de retrouver la vie des habitants de Dillon est intact, voire palpable, il s’agit là des ultimes retrouvailles. Le bonheur de s’attabler aux petits-déjeuners de la famille Taylor, entre cohésion familiale et inquiétudes pour l’avenir, de côtoyer le couple Vince et Jess, définitivement adopté, ou de partir en virée concerts avec Landry et Crucifictoriux, son groupe underground qui ferait rougir les Yeah Yeah Yeahs. Le plaisir est là aussi quant la conseillère Tami fait son premier jour au lycée, prête à en découdre avec les nouveaux cas de l’année ou quand Eric se remet à la tâche et débusque un nouveau talent du ballon rond, le couple Taylor héritant toujours des répliques les plus justes et des plus belles attentions filmiques. Idem pour Tim, le personnage maudit culte, qui fascine même derrière les barreaux pendant que le grand frère, Billy, rongé par la culpabilité, vient faire amende honorable sur le terrain herbeux.

     

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    Cette année, pour évoquer la séparation dernière, les auteurs ont vu juste. D’abord, en donnant cette importance nouvelle aux personnages secondaires d’antan, la famille Riggins, Becky, Vince et le patriarche criminel. De nouveaux liens familiaux se créent, dans la ligne droite du clan Taylor, qui restera l’exemple familial le plus brillant de l’histoire cathodique américaine. Puis, en s’attardant sur quelques cas nouveaux, brièvement Eyco, le professeur de Julie, les nouveaux joueurs (le fils de Buddy), quelques exemples habiles qui renforcent le caractère de cette série. Avec ces nouvelles storylines, la série a pu tester une dernière fois l’efficacité de son traitement scénaristique, sa spontanéité et sa matière filmique unique à la télévision en réussissant encore à donner âme et bonté à des personnages humais mais laissés-pour-compte.

     

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    Mais c’est au prisme des personnages que l’on a aimés depuis cinq ans que Friday Night Lights laisse une bonne fois pour toutes un souvenir impérissable. Voilà pourquoi la série texane a bien fait de faire resurgir les héros qui ont personnifié cette série : Lila, Tim et Jason en milieu de saison, puis Landry, Matt et Tyra, revenus faire la révérence, l’un pour la main de Julie, l’autre pour les beaux yeux de Tim. Pour le final, ils sont tous là ou presque. On évoque le mariage d’une adolescente avec son petit-ami de toujours comme aucune autre série adolescente n’aura su le faire, on procède aux retrouvailles familiales de la famille Saracen, on métaphorise sur les compromis, ceux d’Eric Taylor pour Tami, cette épouse dévouée et tellement généreuse. Pour ce grand final, rien ne manque, si ce n’est la naïveté de l’avenir, puisqu’acteurs comme personnages le savent : après cette année, rien ne sera comme avant.

    Alors pour se finir en beauté, pour symboliser cette série de personnages, Friday Night Lights renoue avec son art subtil de l’émotion et de la sincérité pour illustrer sa révérence. On finit simplement sur de beaux jours à l’horizon, ceux de Vince, ceux de Jesse, ceux de Julie et Matt à Chicago, ceux de Tim lié éternellement au Texas, ceux des Panthers retrouvés et surtout ceux du couple Taylor exilés à Philadelphia mais toujours unis.

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    L’avenir télévisuel ne sera plus le même sans le dicton Clear Eyes, Full Hearts, Can’t Lose de la feue Friday Night Lights. Parce que pour sûr, à Dillon plus qu’ailleurs, l’authenticité aura été jusqu’à la toute fin une règle de principe qui fait de Friday Night Lights une série d’exception. Parce que la série de l’ombre de la décennie (celle de Mad Men, Breaking Bad et Big Love) peut se targuer d’avoir été la fiction la plus authentique, la plus humaine, celle qui n’a jamais rien forcé, ni l’émotion, ni la force de ses personnages vibrants, celle qui a capté avec justesse le cœur de l’Amérique.

    9.5/10

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  • L'Hebdo Séries : dans les entrailles de The Walking Dead

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    L’Hebdo Séries enquête sur THE WALKING DEAD, l’adaptation de la BD de Robert Kirkman, qui invite pour la première fois des zombies à la télé américaine. Immortalisés par George Romero au cinéma ou par Michael Jackson dans Thriller, les morts vivants sont devenus une figure incontournable de l'horreur. Populaires en période de crise, ils exorcisent les peurs dans un monde et une société menacés de destruction…

     

    Egalement au sommaire :

    - Clap de fin pour NO ORDINARY FAMILY ?

    - Salman Rushdie signera sa première fiction pour Showtime

    - La minisérie LE SERMENT, au cœur de la genèse du conflit israélo-palestinien

    - FORTUNES : la nouvelle comédie d’Arte

    - UNITED STATES OF TARA revient pour une deuxième saison déjantée !

     

    En bonus pour finir, Zach Galifianakis, le barbu de BORED TO DEATH, prouve qu’il n’a pas perdu son âme d’enfant.

     

    Bonne émission !

     

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  • The Real L Word VS The L Word - Une communauté qui convainc

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    Les fans de la feue The L Word, annulée violemment il y a deux ans et amèrement regrettée depuis la fausse bonne nouvelle d’un spin-off mort-né centré sur le personnage d’Alice Pieszecki (peut-être le personnage le plus mignon du monde) se sont légèrement consolés depuis quelques mois avec le lancement de la télé-réalité, The Real L Word. Comme son nom l’indique, une émission sur Bette, Shane, Tina, Jenny plus vraies que nature, ou presque. Petite étude comparée.

     

    Entre The L Word et The Real L Word, l’indice incontournable : la lesbienne dynamique enracinée à L.A,  LA ville qui est à la communauté lesbo, ce qu’est San Francisco aux artistes en crise. C’est désormais notoire, The L Word a posé la représentation médiatique de la femme gay comme aucun autre contenu, les témoignages des lesbiennes du monde entier allant en ce sens.

    Si l’on regrettait parfois que The L Word enrubanne un peu trop joliment ces figures lesbiennes, toutes apprêtées, spirituelle et attirantes (où est-il le cambouis ?) sous des décors ensoleillés et frivoles de Los Angeles, on en aura appris des choses sur le mode de vie de la lesbienne ; rien qu’en terme de terminologie et de catégories (dyke ou butch, femme ou lipstick) et le fameux u-haul, notion qui en dit long sur le comportement de la femme qui en aime d’autres. Sans parler de toute la toile intellectuelle, artistique, culturelle que la série intelligente de Showtime aura su habilement tisser autour de la très pensante Betty (galeriste puis doyenne), de la coriace journaliste Alice et même de la tartignole Jenny, qui sous ses airs d’écrivaine imbue et imbuvable, avait quelques réflexions bien senties dans sa (jolie) caboche.

     

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    The L Word se sera donc montrée comme une série infaillible, à l’exception d’une terriblement médiocre saison 5, symptôme d’un manque d’inspiration tenace après quatre ans de fil-rouge feuilletonnant maîtrisé et férocement précurseur (les coucheries entre filles bien sûr, mais aussi le cancer (le décès impitoyable de Dana), le rapport à la provocation et à la censure, la crise idéologique générique, l’argent). Et c’était bien dans cet ordre d’idée que l’on attendait des créateurs de The L Word une tv-real tout aussi symbolique et subtile. Présentée comme une version réaliste de la série, on espérait ainsi un programme à la fois social et foutraque, comme une récré pas si imbécile digne d’Helena Peabody.


     

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    Sur les huit épisodes de The Real L Word, six lesbiennes phares, toutes emblématiques d’une certaine catégorie de lesbienne à LA. Mikey, la lesbienne carriériste, la butch aux airs de motarde tatouée un brin romantique, Rose, la bossy attirée par les jeunes plantes soumises (et attachantes, Natalie), Whitney, la Shane du groupe (option dreadlocks), autrement dit, la coureuse de jupons, Jill & Niki, le couple gay au regard hétéro-normatif bientôt mariées, et Tracy, le mannequin incomprise par sa famille, en ménage avec une maman débordée mais humoriste. De ces personnalités en avant, peu de clichés sur le papier, et beaucoup de singularités affriolantes.

    Très vite, on s’attache aux candidates, à leurs modes de vie, à leurs différences, à leurs vices assumés, ceux de Whitney qui assume sa gourmandise féminine, telle une Shane en dreadlocks, au paysage de L.A qui rappelle le décor de la série originale, aux coming-out délicats. Comme toute émission de télé-réalité, The Real L Word insiste lourdement sur certains traits caricaturaux injectés dans les relations entre les candidates, fort d’un montage saccadé et d’ellipses bien étudiées. A l’image de Rose, la lesbienne habituée aux mensonges, aux tromperies et à la cruauté psychologique que l’on adore détester ou Whitney que l’on veut soutenir contre l’avis général. Chacune d’elles représente l’archétype d’une lesbienne sans réelle nuance mais qui évolue dans un quotidien montrée sans fausse timidité.

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    Mais dans The Real L Word,  le trait volontairement grossi –comme cet épisode de paint-ball ou le week-end Dinah Shore, sorte de réunion gigantesque de lesbiennes prêtes à profondément fricoter- prend rapidement la forme d’un plaisir coupable chez le téléspectateur, qui alors redemande plus et plus encore en spectacle manichéen fait de situations théâtrales et de punchlines foncièrement méchantes et injustes, sensationnelles et fascinantes, en mot, digne d’un lesbianisme hautement mis en scène.

     

    Face à l'indétrônable The L Word, The Real L Word échoue dans son traitement de la vie homosexuelle au quotidien, préférant consacrer ses héroïnes représentatives telles des figures endiablées, des sous-genres, des emblèmes fictifs à propos, mais le programme traite avec largeur des facettes multicartes du lesbianisme à L.A, avec humour, « trashitude », émotion et un brin de véracité parfois, dans les relations familiales, ou les interviews face caméra. En somme, The Real L Word est un condensé d’ingrédients qui a fait recette depuis Big Brother, mais sous un angle libéral peut-être communautariste, rendant hommage à la série culte d’Ilene Chaiken. Décidément, on les adore, les lesbiennes.

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  • Les Beaux Mecs : générations gangsters

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    En racontant l’histoire d’un truand des années 70 qui s’évade de prison de nos jours, LES BEAUX MECS décline la  figure du gangster à la française. A travers la jeunesse de son héros, Tony Roucas, dit Tony le dingue, la série ressuscite l’atmosphère des films de pègre d’après-guerre. Comment cette tradition  est-elle revisitée ? L’Hebdo Séries a posé la question à l'équipe de la série.

     

    Egalement au sommaire :

    - Charlie Sheen viré de MON ONCLE CHARLIE

    - Jim Caviezel décroche le rôle principal de PERSON OF INTEREST, de J.J. Abrams

    - Anjelica Huston rejoint le SMASH de Spielberg

    - MELROSE PLACE : la nouvelle génération débarque !

    - FORGOTTEN, un polar signé Jerry Bruckheimer

     

    En bonus pour finir, une parodie de MON ONCLE CHARLIE, qui tombe à pic

     

    Bonne émission !

     

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  • Episodes (Saison 1) La fausse vraie vie de Matt LeBlanc

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    Pour son retour à la télévision, sept ans après la révérence de Friends sur NBC, le créateur comique, David Crane rempile avec l’un des acteurs phares de la série new-yorkaise. Dommage, ce n’est que Matt Le Blanc, le moins amusant de la bande du Central Perk. Pour autant, Episodes engendrerait-il une réussite cynique dans la lignée de The Comeback, un vrai comeback faussement raté de Lisa Kudrow qui a séduit tout le monde ... sauf HBO ?

     

     

    En inaugurant la case de la comédie à single camera, encore inédite sur Showtime abonnée aux dramédies inoffensives, Episodes suscitait les attentes. En tête, découvrir un grisonnant Matt Le Blanc, de retour et prêt à en découdre et se ravir d’un nouveau concept abyssal ou presque qui sur le papier frise l’insolent en s’attaquant comme il faut à l’industrie hollywoodienne.

    Si le concept d'Episodes était donc alléchant, et l’histoire, encore plus : deux scénaristes en chef gentiment décalés et caustiques, en un mot, foncièrement anglais, d’un show U.K de renom se voient de force embarqués dans une aventure sérielle américanisée et un brin dictée (notamment par l’embauche de Matt LeBlanc dans le rôle-titre) pour un remake U.S-, Episodes se dévoile avec déception, faute d’intrigues d’envergure visant à parodier les remakes navrants.

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    En voulant se moquer de la loi du remake qui s’abat paresseusement sur le tout-Hollywood, la série a vu juste. Puisqu’entre les séries étrangères adaptées au plan près (Skins, Shameless), les films de genre asiatiques ou ibériques, les productions américaines lorgnent effectivement plus du côté du papier calque à modèle grossier que de l’inventivité pure.  Mais la première saison d'Episodes en surlignant la contrefaçon sérielle se vautrent gaiement dans la caricature.

    Le problème d’Episodes, ce sont ses protagonistes mal esquissés et déjà irritants. Du côté des méchants de symboles de l’entertainment creux, mis en images sans subtilité ou attrait, un John Pankow en directeur de chaîne hypocrite et grossièrement vile (il trompe sa femme aveugle), comme du côté des victimes créatives, l’héroïne scénariste, Tamsing Greig est un cliché de l’anglaise dédaigneuse et sèche, les personnages excèdent à coup de répliques excessives ou moralistes et bien rangées.

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    Si Episodes manque de finesse (ou d’originalité) pour s’exécuter dans la parodie bien avisée, demeure de jolis personnages secondaires (en directrice des programmes, Daisy Haggard, une potiche qui s’assume), malheureusement sous-exploités et cette envie louable de se moquer de l’univers télé les pieds enracinés à L.A. L’ambiance légère, anecdotique mais rythmée permet ainsi à Episodes d’attirer à chaque nouvel épisode, mais sans jamais nous duper. Puisqu’Entourage et The Comeback ont depuis longtemps percé les mystères ironiques de l’industrie paillettes, Episodes, lui, se contente de brasser de l’air sans conviction.

     

    En ces temps de remakes mornes,  jouer les séries perturbatrices , c’est de bonne guerre. Mais le ton d’Episodes, sympathique mais jamais engageant, ni irrévérencieux, la condamne à une simple façade cynique et poseuse, qui ne se moque de peu sinon d’elle-même.

    5.5/10

     

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