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02.02.2011

Fairly Legal (Saison 1) Le legal show juteux et féminin

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Une jolie avocate, aussi guillerette que sexy, se reconvertit en médiatrice par foi en la race humaine. Telle est le pitch de la nouvelle série branchée sur USA Network. Amusant, joli (manquerait plus que ça) mais gentiment inoffensif.

 

 

USA Network est devenu en quelques shows bien calibrés la chaîne experte des séries distrayantes, version cellophane et récréative des genres clichés adulés des networks (policier, action et médocs avec Royal Pains, White Cellar et Covert Affairs). La chaîne continue sur sa lancée avec sa recrue 2011, Fairly Legal, une série judiciaire placée sous le ton du pacifiquement sexy.

Dans le rôle titre de cette série chatoyante, Sarah Shahi, l’actrice qui nous a fait connaître et adorer les lesbiennes lipstick dans The L Word. Avec Carmen, la splendide DJ latino qui a failli mettre la bague au doigt à l’insaisissable Shane, Sarah Shahi avait d’ores et déjà marqué les esprits, fort de sa présence naturelle et attendrissante. Idéale donc pour incarner une nouvelle héroïne des temps modernes, sans débardeurs faussement masculins, mais avec des codes civils et une envie légère de bien faire.

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Allure féline, espiègle et dynamique, louboutins aux pieds, le cheveu faussement ébouriffé, Sarah Shahi alias Kate Reed est aussi juicy que le personnage lesbien lipstick de la série de L.A. D’emblée, la médiatrice pose les principes de son mode d’emploi : un sourire ravageur mais compatissant et une attitude indisciplinée assortis de règlements de conflits à l’amiable pour le bien des ménages, des familles et même un peu de la race humaine. Entre un étudiant brillant à Yale, modèle citoyen, accusé à tort par un système judicaire qui se fiche des nuances, un couple en crise en raison d’une malheureuse bague de famille perdue, Kate montre ses talents d’oratrice sympa, perspicace et parfois un peu cynique mais qui gagne toujours à la fin. A l’image de cette scène introductive où Kate joue les négociatrices atypiques entre un tenancier de bistrot et un délinquant braqueur de caisses.

Mais Kate Reed n’est pas qu’une professionnelle à la langue bien pendue. C’est aussi une chic fille qui a le cœur sur le main et qui le prouve en vivant dans la baie de San Francisco dans le bateau du père regretté. Orientée vers la famille, Fairly Legal met un point d’honneur à centrer son personnage unique dans un paysage familial : endeuillée par la mort d’un père adoré, grand avocat, soutenu par un frère lui aussi membre du barreau, et en lutte permanente contre sa belle-mère veuve, la jeune patronne de la firme Reed presque aussi ravissante qu’elle. Heureusement, Kate peut toujours compter sur un assistant dynamique, geek à ses heures perdues, le personnage sidekick essentiel à toutes séries.

 

Fairly Legal ressemble à s’y méprendre à Covert Affairs, série policière diffusée cet été sur la même chaîne. Une héroïne attachante à la plastique impeccable (Piper Perabo chez Covert Affairs), une composition scénaristique fun et pas tellement importante, une distribution de rôles frôlant doucement la caricature, une ambiance décomplexée et légère, un respect des formes. Mais en dépit du classicisme qui parfois alourdit le script et les péripéties, Fairly Legal a le mérite de décrire précisément un métier, celui de médiateur, bien souvent ignoré des legal shows, sous les traits uniques d’une actrice plus pétillante et convaincante que toutes les héroïnes des séries ABC réunies.

 

Alors rien que pour ça, rien que pour elle, merci Sarah.

7/10

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Commentaires

Oui mais quand même : je crois qu'on va s'ennuyer (je le sens, je le sais...)(Fabian, L., 2000).
TAVU comme je suis à l'affût des brand new séries or what ?!

Écrit par : Justine | 02.02.2011

@ Justine d'amour : comme je suis impressionné par cet affût, je suis certain que l'atout Carmen a pesé lourd dans la balance de l'incitation. D'ailleurs, tu vas être ravie, je viens d'écrire un article sur The L Word.

Écrit par : adam | 02.02.2011

J'ai bien apprécié aussi le début de Fairly Legal, c'est sympa et pétillant, mais comme le dit Justine, à la longue, ça sent l'ennui.

Écrit par : Judith | 03.02.2011

Ohlàlà, je n'ai pas réussi à dépasser la 1ere demi-heure... L'ennui tant redouté a effectivement eu raison de moi, et le charme de l'actrice n'a eu aucun effet...
Une série bien plate, et bien ordinaire, à mon avis.

Écrit par : Clare | 16.02.2011

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