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  • L'Hebdo Séries rencontre les créateurs de Damages

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    Après une deuxième saison en demi-teinte, DAMAGES revient pour un troisième volet réussi. Plus claire,  plus rythmée et toujours portée par une impressionnante Glenn Close,  le thriller judiciaire continue de s’inspirer des grands scandales financiers de ces dernières années, en s’attaquant cette fois à l’affaire Madoff. Analyse de la série culte par ses créateurs.

     

    Egalement au sommaire :

    -         Nouveaux projets pour Spielberg et De Niro

    -         Michael Imperioli des Soprano  dans DETROIT 1-8-7

    -         LES INVINCIBLES de retour pour une deuxième saison

    -         COUGAR TOWN, la déception

     

    En bonus pour finir, Rob Lowe fête avec une bonne dose d’autodérision le retour de PARKS AND RECREATION sur les écrans américains !

     

    Bonne émission !

     

     

    L’Hebdo Séries, c’est votre émission de référence sur les séries. Chaque jeudi, retrouvez toute l’actu de vos séries préférées en 7 minutes chrono ! News, reportages, interviews, tendance, sélec…Toutes les émissions sur http://www.canalplus.fr/hebdoseries

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  • Skins U.S (Saison 1) Une triste impression de déjà-vu

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    La reine du clip, MTV, avide de gloriole et de retour en beauté sur la scène du hype, vient d’honorer un remake de Skins. Qui dit remake, dit redite et retrouvailles au plus près d’un univers au préalable exploré. Mais puisque dupliquer  l’univers de Skins est  une gageure artistique, le remake fait chou blanc.

     


    Qui n’a jamais vu Skins, la série anglaise culte ayant rendu nobles les beuveries  sourdes et autres dérapages délinquants pour prendre le pouls d’un malaise adolescent complexe ? La réponse, c’est tout le monde, les jeunes et les sériephiles engagés dans le thème de la jeunesse, et c’est là bien le problème.

    Puisque Skins n’est pas une série archivée (la cinquième saison sera bientôt diffusée sur E4), que les folles péripéties des jeunes de Bristol sont encore inégalées télévisuellement parlant et que les personnages singuliers comme Cassie ou Effie sont désormais passés à la postérité, le remake de Skins U.S semble d’emblée doté d’un goût inapproprié. Des personnalités reprises à la réplique près, des situations gentiment imitées,  le remake de Skins est une reprise conventionnelle et timide d’une série foncièrement foutraque mais poétique qui n’avait pas peur de franchir les limites ou de surligner les tabous.

     

    Pourtant, si le respect des scènes du pilot original pourrait inspirer l’hommage clément, certains s’indigneraient presque de cette absence de prise de risque. Rien dans cette introduction vague et mollassonne n’incitera quiconque à retrouver d’anciens partenaires de l’écran (en moins fascinants, moins inspirés et bien moins beaux) ou à rattraper ses lacunes télévisuelles placées sous le signe des chutes pubères.

    Parce que Skins, spécialement, frappait par son authenticité riche en mœurs et en innovation cathodique et plaisait aux publics par son côté pied de nez fait aux univers sclérosés des teen-shows U.S. Alors que le remake de Skins est une resucée sans âme, qui absorbe la poésie pour préférer les stéréotypies narratifs et les personnages pré-pensés sans interprétation tenace.

    Malgré certains changements notables (Maxxie, le danseur gay, loin des clichés, se voit remplacer par Tea, une cheerleader lesbienne, qui a tout à prouver, mais qui démontre déjà que la représentation du jeune gay est dépassée), Skins U.S, trop soucieux d’appliquer un modèle au succès proclamé, se vautre donc dans l’imitation sans saveur, sans ton à soi, comme une parodie de remake, démontrant cyniquement les fautes de goût du storytelling et de la mise en scène à l’américaine.

     

    En somme, un pâle remake d’une série qui jamais ne nécessitera de quelconque adaptation pour se faire entendre.

    Cruelle ironie, la version américaine, trop sage et convenue (les fucks sont censurés à coup de bips grinçants), crée déjà une folle polémique (plaintes d’associations de parents, retrait des sponsors, appels aux boycotts). Et si l’authenticité à la télévision, ce n’était  qu’une question de culture ?

    4/10

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  • Gossip Girl (Saison 4) Ados vieillis pour blogueuse essoufflée ?

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    La jeunesse sans qualités de l’Upper East Side entame son quatrième round doré. A en croire les mauvaises langues lucides, le dernier avant un retour définitif aux coulisses de l’oubli. Si cette nouvelle saison aspire à une certaine maturité de fond, fort de l’âge désormais avancé de nos héros attardés, le retour de Gossip Girl conserve cette oisiveté creuse caractéristique et garde la pose, toujours cette pose vitreuse et tarte.



    Pour faire peau neuve, Gossip Girl a eu l’idée avant-gardiste d’improviser un voyage à Paris. On s’attendait férocement à une redite de Carrie Bradshaw parcourant l’avenue Montaigne avec complaisance et attitude et le cliché n’a pas manqué. Plus glamour, tu meurs, Paris est revenue cette capitale fantasmée de tous, où l’on lit Colette dans un parc chatoyant, s’extase devant un Manet, porte des Louboutin dans les ruelles pavées et respire la pollution au derrière d’une Vespa conduite par un français qui aurait un nom de roi décapité.

    Et si dans la vie, la parisienne préfère lire Guillaume Musso dans un métro sale, sandales Minelli aux pieds, en route pour le dernier film de Michael Youn après un repas bourratif chez Hippopotamus, on laissera volontiers Blair et Serena rêver leur été, comme dans un film démodé des sœurs Olsen.

    Ces quelques clichés parisiens passent encore, mais au moment où la série organise un défilé éhonté de quelques grandes maisons de la mode (Ba&sh, Zadig & Voltaire, Fauchon, Chanel, Chantal Thomas), l’hommage à l’accent frenchi forcé devient irritant et l’on frôle véritablement l’écoeurement général. L’escapade juvénile de Serena et Blair, toujours en guéguérre éphémère, n’est alors plus qu’un prétexte sordide à un étalage griffé sur-référencé sur fond de Katy Perry. C’est ce qui s’appelle manquer terriblement son entrée sur le territoire.

     

    Mais plusieurs bonnes nouvelles viennent réconforter l’univers luxuriant new-yorkais de la série. Ne plus voir Jenny et sa moue tirée vers l’anorexie d’abord et compenser avec de vrais débuts d’arc potentiellement intéressants. A savoir celui l’enfant de Dan qui fait prendre un coup de vieux au père Humphrey et qui permet de revoir un temps la toujours convaincante Michelle Trachtenberg dans le rôle culte de Georgina.

    Aussi, l’arrivée de la très CW Katie Cassidy, qui enchaîne les ratés sériels mais qui ne désespère pas de cartonner, fort d’un minois plus harmonieux que toutes les héroïnes de Gossip Girl réunies. Katie interprète ici une femme mystérieuse, une certaine Juliet Sharp qui infiltre le microcosme mode de NY pour enquêter sur la jeunesse de l’Upper East Side, à savoir nos héros du petit écran. Une nouvelle Gossip Girl, en somme.

    Mais les fans les plus récalcitrants de Gossip Girl seront évidemment avant tout subjugués par l’histoire du rescapé Chuck qui parachève avec efficacité ce premier épisode. Charles Bass a donc survécu à l’agression de l’Europe de l’Est. Qui en doutait ? Qui dit seconde vie pour le jeune riche, dit nouvelle identité. Chuck s’auto-baptiste Henry Prince et décide de conquérir Paris, aux bras d’un nouveau trophée, Clémence Poésy. Blair peut prévoir son quota de perfidies à débiter.

     

    Avec son esprit poseur intact, ses défilés en toc, ses dynamiques relationnelles ronflantes, Gossip Girl continue sur sa lancée ostentatoire assumée. Mais la promesse d’histoires intrigantes permet à la série un soubresaut d’espoir, du moins un début de scénario.

    5.5/10

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  • L'Hebdo Séries : les séries d’espionnage passées au crible

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    De Mission Impossible à 24 Heures Chrono, les séries aiment les espions, qu’ils complotent ou sauvent le monde. Dernière arrivée en date, Rubicon, une œuvre à la paranoïa élégante et addictive. Les espions font fantasmer scénaristes et spectateurs… mais sont-ils pour autant crédibles à l’écran ?

     

    Egalement au sommaire :

     

    - Le palmarès séries des Golden Globes 2011

    - Sarah Michelle Gellar de retour dans Ringer

    - Pretty Little Liars, un teen drama caricatural ?

    - Pushing Daisies arrive en clair

     

    En bonus pour finir le Saturday Night Live se paye la tête de The Cape, la dernière nouveauté d'NBC!

     

    Bonne émission !

     

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  • Off The Map v. Harry’s Law (Saisons 1) Procès nul

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    Pour cette rentrée de mi-saison, les networks ont misé sur ce qui électrise autant les américains qu’un best-of de Billy Joel : les séries médicales et les shows judiciaires. Depuis ER et The Practice, aucun autre genre n’a su autant s’imposer dans les audiences et les avis enlevés des habitués de télé. Alors, pour fêter la diffusion de Off the Map et Harry’s Law, deux pilotes promues relèves, c’était l’occasion d’inaugurer la critique comparée, un peu désobligeante mais tellement absorbante.

     


    Entre Off The Map, série exotique centrée sur le quotidien sauvage de médecins  bons samaritains perdus dans un village au nom ridicule (La Ciudad De Estrellas) et Harry’s Law, série prétorienne qui voit évoluer une grosse avocate (Kathy Bates, tout en rondeurs) parmi les apprentis caïds, aucun point commun en apparence.

    Et pourtant derrière un pitch conventionnel emprunté, deux grands showrunners qui depuis toujours tentent de dicter leur loi aux grands patrons diffuseurs : David E. Kelley et Shonda Rhimes.  L’un est depuis vingt ans un as du marteau et de la plaidoirie loufdingue, l’autre, une nouvelle experte de la cisaille et du scalpel qui chouine. D’un côté, Ally McBeal, Boston Legal, et The Practice, de l’autre, Grey’s Anatomy et Private Practice, des séries cultes ou en voie de l’être qui souvent finissent mises en trophée sur les étagères de DVD.

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    Alors, devant leur nouveau projet, l’un pour NBC,  l’autre pour ABC, la chaîne-refuge de Dame Rhimes, pas étonnant que l’on se trouve directement en terrain connu. S’il est facile de décrire d’emblée Off The Map comme une série sauvage qui pue la noix de coco, on trouvera sur le fond de vraies similitudes avec les séries phares de ABC, le ton et l’ambiance médicalement désillusionné emprunté à Grey’s Anatomy et une envie de soleil déjà prégnante dans Private Practice, un spin-off-resucée en plus dramatique (mais moins réussi).

    Au Seattle Grace Hospital comme dans ce village d’Amérique du Sud, le personnel soignant est jeune, beau et vigoureux, aimant son prochain, le goût du risque et les confidences apaisées une fois la nuit tombée. Caroline Dhavernas et Zach Gilford, tellement attachants dans Wonderfalls et Friday Night Lights ne parviennent pas à rendre l’ensemble du cast convaincant, encore moins attrayant. D’une fadeur terrible en tout point, le pilot de Off The Map ne parvient à aucun moment à tirer profit d’un paysage spectaculaire et préfère la jouer prudent et consensuel, en enfilant les répliques sages et les situations médicamenteuses sans saveur.

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    Du côté d’Harry’s Law, même topo. On le sait, David E Kelley aime les protagonistes de poigne, le bagout et le bagage filmographique qui vont avec. Pour autant, Kathy Bates, dans la peau d’une avocate charismatique, se gratte un peu. Hormis la loufoquerie du cabinet mi-juridique mi-magasin de chaussures (tenue par une Brittany Snow encore fraîche), Harry’s Law est un show judiciaire convenu et accommodant, qui s‘arrange avec sa conscience légale pour faire du spectacle en boîte, option barre marbrée et plaidoyers sociaux larmoyants.

     

    Finalement, Kelley et Rhimes sont deux créateurs qui en dépit des nouveautés et du modernisme continuent de faire ce pourquoi ils sont toujours sollicités par les studios, à savoir des shows à leur image, mais à leur image passée (garantie donc en humour éculé et en redites scénaristiques), se voulant légèrement décalé avec une forte focalisation faite sur le mélo et l’attendu. Et lorsqu’ils osent créer différemment, avec Inside The Box et The Wedding Bells, leur projet finit rapidement tué dans l’œuf. Alors, au lieu de migrer sur le câble ou de faire front, David et Shonda créent Harry’s Law et Off The Map, deux séries blêmes et déjà vieillotes mais malheureusement pas assez kitsch pour jouer les atypiques. Encore ratées.

    4/10

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  • Secret Diary of a Call Girl (Saison 3) Belle, élue reine de la plume

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    Secret Diary of a Call Girl est l’une des séries protégées de Blabla-Séries. Parce que cette pépite anglaise, à la modernité du récit épatante et au ton unique affiché, réussit à tempérer et dynamiser un univers salace tout en étant très lucide sur la vie d’escort de luxe. Définitivement à l’image de Billie Piper, celle qui lui rend vie, SDoaCG est une série atypique et attachante. Et Dieu soit loué, elle est de retour.

     

    Dans la saison 2, le tournant avait été mélodramatique. La vérité scabreuse avait finit par éclater aux yeux de l’amoureux éperdu. Hannah en avait payé le prix fort mais sans renoncer à son mode de vie dual et désiré. Après un an et demi d’attente, Belle et Hannah reviennent à l’antenne. Prêtes à en découdre.

    Cette saison, sauvée par Showtime ou presque, confirme le trait dessiné par la seconde saison tout en allégeant le propos. Plus mature que la saison inaugurale mais moins tragique que la précédente, le mot d’ordre de cette année sera ambition et fidélité. 


    En effet, Hannah brille par son succès littéraire tout en gardant la cote auprès de ses clients privilégiés. Les aspirations de l’héroïne sont nouvelles et légitimes, Hannah grandit et rêve de plus. Mais la jeune femme consciente de ce qui a été son tremplin ne troque pas de mode de vie.

    Résolument ironique et terre à terre, Hannah continue d’explorer sa réussite avec un détachement presque profond.

     

    « The first thing you should know about me is that I’m a whore ».

    Evoluée, la série n’en oublie pas ses premiers atouts. Le décor coquin de Belle, qui enchaîne les hommes et les anecdotes diverses et variées. Et les seconds rôles atypiques. Bambi, en tête, toujours aussi savoureuse dans les répliques et les situations.
    La vie d’Hannah continue à être semée d’embûches. L’héroïne collectionne les bévues avec classe et ses poses toujours ironiques lui donnent fière allure. C’est encore le cas avec l’arrivée de sa sœur dans sa vie ou les représailles occasionnées par la sortie de son bouquin.

     

    Toujours très courte, imposant alors une ligne narrative brève et survolée mais composée de situations piquantes, la troisième saison guillerete et coquine, renoue avec l’esprit original de la série. Le ton donné est plus libre, sans retenue et dérisoire que jamais, ce qui sied follement à notre héroïne libertine et cynique.

    8/10

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  • L'Hebdo Séries : Ces méchants qu’on aime détester…

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    De J.R dans DALLAS à Al Swearengen dans DEADWOOD, les méchants des séries sont souvent plus populaires que les gentils. Vicieux, pervers, voire carrément psychopathes, on adore détester les sales types. Pourquoi une telle fascination ? Entretien avec Robert Knepper, l’affreux T-Bag de PRISON BREAK, de retour en grand méchant, dans la saison 4 de HEROES…

     

    Egalement au sommaire :

    - THE KENNEDYS et WONDER WOMAN en sursis

    - Le premier trailer de BREAKING IN

    - Le paf dégaine JUSTIFIED

    - 1788 ET DEMI, des aristos dans la tourmente

     

    En bonus, pour finir, un remake de THE CLOSER… version Sesame Street !

     

    Bonne émission !

     

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  • Shameless (Saison 1) La crasse, c’est de famille

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    D’un côté, il y a les nombreux amateurs de trasheries juvéniles, attendant impatiemment la redite par la reine du clip, MTV. De l’autre, un petit groupe ayant adoré les frasques déglinguées de la famille Gallagher. Entre Skins et Shameless, rien en commun, si ce n’est ce ton férocement décomplexé qui a fédéré les férus de bloody hell et l’annonce d’un remake impactant. Alors à l’aube de leur diffusion, le public américain s’en pourléchait les babines, à la manière d’un The Office jadis. Et avec le début de Shameless dimanche dernier, les foyers US ont eu raison de croire en leur salive.

     


    On en parlait depuis des lustres, la série culte anglaise, Shameless, allait être adaptée. Showtime, la chaîne qui s’associe déjà avec des homologues anglais pour la production d’une grille moderne (Secret Diary of a Call Girl), remet le couvert du remake, comme à l’époque des gays de Pittsburgh. Avec Shameless, Showtime ne quitte pas sa ligne de prédilection, à savoir le sacrosaint sujet familial, mais en montrant à tous qu’elle ne compte plus seulement sur ses succès (Dexter, Weeds, Californication) qui aujourd’hui prennent un peu la poussière.

    Loi du remake oblige, Shameless U.S reprend les pistes narratives et les codes de la série anglaise. Un clan dysfonctionnel, les Gallagher, qui agite son monde foutraque aux yeux des autres, non plus à Manchester, mais à Chicago, la ville du sans foi ni loi. Un chef de tribu malade (William H. Macy), qui vit collé à la bouteille, une mère partie, et de nombreux marmots (Ian, Liam, Carl, Debbie, et Lip) qui ne peuvent compter que sur Fiona, l’aînée responsable du clan, pour vivre leur enfance bancale.

     

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    Moins de voix-off que dans la série originale, ni de plans saccadés, le Shameless américain essuie avec brio le risque de l’adaptation sans âme, en conservant toutefois une identité de fond qui sied à l’univers de Paul Abbott, le créateur. Pas étonnant puisque John Wells (The West Wing) assure l’adaptation outre-atlantique. Pour autant, le style visuel plus lissé et le fond moins arraché du remake ne donne pas l’impression d’une redite sans goût, comme de coutume avec les maudites habitudes U.S.

    Outre une étude comparative, pertinente ou non, qui donnerait probablement quelques points au remake 2011, la série de Showtime force déjà la satisfaction. De ce clan à la fois désoeuvré et  funky, une vraie énergie d’ensemble, servie par un humour relevé sur fond scénaristique sans ombre au tableau. Le début de la série a beau imiter l’originale, à la situation près, Shameless US emporte la conviction, avant tout grâce à ses personnages, bien adaptés (William H. Macy en ivrogne déculpabilisé et Emmy Rossum en chef de rang) et attirants dans leur histoire respective.

    Des pistes vulgaires (des adolescentes nympho, des revues pornos et une maison en ruine) pour calibrer son sujet, et copiner avec la très bonne Raising Hope dans un registre du clinquant grossier, Shameless U.S s’avère tout aussi convaincant, comme le traitement de l'histoire homosexuelle, (l'un des cadets de la tribu couche secrètement avec son patron épicier), et cette histoire d’amour, forcément, entre l’héroïne aînée et un beau premier, qui pourtant nous soulage lorsqu’il quitte son costume fringuant pour finir voleur de voitures assuré.

     


    Pas d’ennui donc devant Shameless U.S, mais une bonne humeur grandissante et un attachement rapide. En définitive, une belle promesse pour les dimanches de Showtime qui enfin commence à remédier au cas terrible de Hank Moody.

    7/10

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