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  • The Middle (Saison 2) Encore plus de beauf attitude

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    Les deux familles drolatiques adoptées par ABC l’an passé continuent de fédérer les audiences américaines. Les Heck, qui sévissent à la suite des Dunphy-Pritchett-Delgado le mercredi soir, ont beau être plus pauvres, plus cheap, plus ingrats, le succès est équivalent et leurs aventures s’épaississent même chaque semaine, frôlant le tour de force humoristique qui fait défaut à la déjà trop acclamée Modern Family.




    Tout portait à croire que Frankie et Mike et leurs trois enfants, Sue, Axl et Brick serait cantonnés à la vision d’une famille de genre moyen, le propre d’une série volontairement moyenne, cracra mais rigolote. On imaginait facilement que les basses aventures et le quotidien paresseux et sans folie de cette famille lambda du bas, habituée aux programmes télé et à la junk food sur canapé, rendrait vite la série poussiéreuse et dégarnie, pâle copie actuelle de la sitcom familiale traditionnelle des années 90. Et pourtant, depuis deux ans, les Heck déçoivent rarement.



    Cette année encore, les beaufs américains continuent d’amuser, des scenarii bien échafaudés et une narration fluide assurant aux Heck des exercices comiques de haut vol. Le fruit sacré de The Middle, c’est bien entendu d’avoir conçu une famille gentiment déjantée dans laquelle chaque membre bénéficie d’une personnalité propre et d’un humour à soi.

    Le benjamin de la famille, Brick, jeune prodige pourtant tout aussi paresseux que l’aîné exhibitionniste mais aux tares inédites (le petit se susurre à lui-même), caracole en tête à grands coups de marginalité comique, surtout lorsque le garçon la joue rebelle et impose à sa tribu entière de raconter l’histoire farfelue et mouvementée de sa naissance.


    Sue aussi, reste le même atout comique qu’aux grands débuts de la série. La jeune ado ingrate au sourire métallique perce enfin dans le monde cruel de l’extrascolaire. Fièrement vêtue de son pull de cross-country, la jeune Sue aspire alors à une reconnaissance sociale et amoureuse, mais avec la grande des maladresses humoristiques, échoue lamentablement, encore et toujours.
    Moins attachant que les autres, Axl ne devient pas pour autant un personnage inintéressant et prévisible, son parcours, aux côtés du patriarche bosseur et de proies féminines toujours plus caricaturales les unes que les autres, est emprunt d’une certaine créativité qui sied au bonhomme pubère. Quant aux parents, la satisfaction originale est intacte, Neil Flynn et Patricia Heaton exploitant toujours mieux que personne la carte du parenting laborieux presque désillusionné.





    Audiences en hausse, critiques positives en récrudescence, intérêts en éveil, The Middle vit actuellement sa première véritable naissance cathodique publique. Un effort payant pour cette famille génialement mitigée qui de semaine en semaine brille en innovation et en déroulements comiques maîtrisés. Les beaufs ont de beaux jours -plan-plan- devant eu
    x.


    7.5/10

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  • L'Hebdo Séries : Les rappeurs dans les séries

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    Cette semaine L’Hebdo Séries s’intéresse aux rappeurs dans les séries. C'est un classique de la télé : des chanteurs s'invitent régulièrement dans les séries pour quelques épisodes ou pour jouer les premiers rôles. Les rappeurs eux aussi ont suivi le flow et n’hésitent plus à passer devant la caméra en vedettes ou en guests délirants. L'Hebdo Séries a donc demandé à LL Cool J et Ice-T ce qu’ils pensaient de ce phénomène…

     

    Également au sommaire :

    - Le coup de poker de FRINGE

    - CALIFORNICATION 4 : une belle galerie de guests

    - UN VILLAGE FRANÇAIS revient avec une saison 3

    - BORED TO DEATH : entre délicatesse et virilité

     

    En bonus, pour finir, la bande annonce du nouveau volet de la saga Star Wars revisité par l'incorrigible famille Griffin.

     

    Bonne émission !

     

    L’Hebdo Séries, c’est votre émission de référence sur les séries. Chaque jeudi, retrouvez toute l’actu de vos séries préférées en 7 minutes chrono ! News, reportages, interviews, tendance, sélec…Toutes les émissions sur http://www.canalplus.fr/hebdoseries

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  • Weeds (Saison 6) L’art de la fuite et du sacrifice maternel

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    Bilan de saison.

    Sacrée Nancy Botwin. La matriarche dealeuse que l’on croyait finie, tout juste bonne à épousailler de dangereux gaillards légèrement psychotiques et à garder son allure narquoise, soda à la main, dans les situations les plus insurmontables nous a finalement pris de court, en retrouvant son ancien rôle fascinant. Retour sur cette sixième saison inédite et maîtrisée, ayant amené la série et son concept sur des sentiers jamais arpentés auparavant. On peut dire qu’elle aura été belle la fuite délinquante.

     

    Après quatre saisons en dents de scie, chacune apportant son lot de désillusions, d’incohérences et de situations poussives au mythe mis à mal de Weeds, Jenji Kohan et son équipe d’auteurs acharnés viennent tout juste de mettre fin à toute une épopée dérangeante et foutraque, qui sur le fond, n’avait aucun intérêt, si ce n’était de mettre en mettre en spectacle une clique de héros perdus tel des animaux de foire confus. Ce sixième chapitre de Weeds pourrait bien être le plus réussi de la saga hippie, juste après un volet inaugural impeccable.

    Tout s’est assombri très vite dans la vie des Botwin, mariage avec un agent de la DEA, traques mafieuses, gangs revanchards aux fesses, voisine plus qu’intrusive. Et pourtant, le sentiment de péril n’a jamais été aussi juste et prenant qu’aux prémisses de cette saison. La série aurait pu faire comme elle s’est toujours amusée à entretenir : nous racoler à coup de propos gentiment désillusionnés et absolument inconséquents dans un décor tragique plombant le paysage familial. Mais cette année, la rupture avec le faussement inquiétant s’est enfin opérée. Comme ce changement d’identité efficace pour l’emperruquée Nancy et sa famille, cette saison s’est voulue bien plus libératrice et dense, mêlant à la fois des histoires de pure comédie et des intrigues d’une rare émotion.

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    La fuite d’une famille recherchée pour meurtre aura été l’élément déclencheur à la base du changement de registre pour la série. Traversant les Etats-Unis dans une voiture, puis dans un camping-car, la série a montré patte blanche, en vue de l’unité famille soudée de nouveau et de l’esprit retrouvé du show. Le point de départ du renouveau ? Cette halte jubilatoire dans un hôtel où chaque membre de la famille Botwin y a trouvé son compte, entre tâches ménagères, lectures érotiques, révélation culinaire sur fond récurrent de trafic secret. Le clan Botwin a forcé le changement, à raison.

    Pour autant, Weeds n’a, à aucun moment, posé ses valises. Des épisodes road trip, une visite de courtoisie, une virée dans une ville fantôme où l’américain paumé vit sans broncher, une intrigue-kidnapping caustique, une reconversion au christianisme puis le retour aux sources, dans la ville natale de Nancy, et le début des nombreuses révélations familiales.

    Le catalogue établi par les auteurs n’a jamais été aussi farfelu et pertinent, comme ancré dans le mythe vrai de la série. Weeds a ainsi retrouvé un équilibre parfait entre la comédie caustique au cœur de son concept, dans son dysfonctionnement, ses mœurs en vrac et sa vision du monde, et la tragédie familiale, traquée par un passé coriace et nocif. Malgré les erreurs et les déboires, ou le danger qui assène, la série, comme ce noyau familial, toujours plus solidaire et touchant dans les épreuves, a fait face à l’adversité avec une force narrative et une ironie jouissive. Et a ainsi pu retrouver une sincérité de ton globale : entre Nanc’ et Andy, entre la mère et ses rejetons, et Shane surtout, qui quitte enfin son déguisement enflé de psychopathe.

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    Pour parachever cette fresque routière et spirituelle dans la même intensité, la saison s’est finie en beauté, et toujours en roue libre, sur le sacrifice de la matriarche pour le bien-être de ses fils, malgré la peur de la mort dans ses pupilles humides. Elle que l’on pensait mère indigne nous a comme coupé le souffle.

     

    En un mot, une saison réfléchie et oxygénée, qui a balayé d’un revers de la manche tout ce qui dans le passé avait pu faire défaut à Weeds et ses intrigues. En un mot, une rééducation proche de la perfection musculaire.

    8/10

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  • L'Hebdo Séries : Peut-on prendre les webséries au sérieux ?

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    Cette semaine L’Hebdo Séries s’intéresse aux webséries. Qu'elles aient du succès ou pas les webséries ont encore une image de produit vite vu, expédié en un clic. Elles offrent pourtant des espaces encore largement inexploités pour raconter des histoires autrement qu'à la télévision.  L'Hebdo Séries a donc demandé leur avis aux créateurs d’ADDICTS et du VISITEUR DU FUTUR…

     

    Également au sommaire :

    - HULK a trouvé son papa !

    - Le Parents Television Council à bout de nerfs…

    - SUPERNATURAL au bord de l’apocalypse 

    - FAIS PAS CA, FAIS PAS CA revient pour une saison 3

     

    En bonus, pour finir, on en découvre un peu plus sur le passé compromettant de Robin Sparkles dans HOW I MET YOUR MOTHER…

     

    Bonne émission !

     

     

    L’Hebdo Séries, c’est votre émission de référence sur les séries. Chaque jeudi, retrouvez toute l’actu de vos séries préférées en 7 minutes chrono ! News, reportages, interviews, tendance, sélec…Toutes les émissions sur http://www.canalplus.fr/hebdoseries

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  • How To Make It In America (Saison 1) L’Entourage de la débrouille

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    Bilan de saison

    Il y a de ces séries nouvelles qui nécessitent un temps aussi long qu’une saison inaugurale pour parvenir à un univers attirant et pourlécher avec un concept qui ne transpire pas de fausseté. How To Make It In America en fait partie.


    En huit épisodes inauguraux, la série sur l’art de la combine à New York a donc pris son temps, préférant privilégier la forme, le ton, les relations entre protagonistes que son fond véritable. A force d’intrigues qui n’en sont pas vraiment, la série lorgnait plutôt du côté de la comédie à épisodes anecdotiques, sans liant entre ses chapitres. Pourtant, à en juger par la saison récemment achevée, How To Make It In America avait bien des airs de série à propos.


    Entre les jeunes deux héros, Ben et Cam (Greenberg et Razuk, très bons), désireux d’industrialiser leur marque de jean et T-shirts, Crisp, mais aussi Rene (Luis Guzman, toujours impeccable), le vieil oncle réhabilité qui se prend à rêver d’un empire de boisson gazeuse, ou les deux jeunes décoratrices à la boîte encore fragile, la série avait bel et bien pour cible l’envie de réussite individuelle, la promesse d’un succès pour tous ceux, qui du bas de leur échelle sociale, louent un ode à l’indépendance récompensée.

    Un propos mûr, qui plus est conjoncturel, tombant à pic de pertinence dans un contexte de disette économique où la crise sonne désormais comme une justification, un nouvel état d’être. On a beau eu craindre les discours de consternation et de marché impitoyable, HTMIIA l’a joué subtile, sans grand rentre-dedans idéologique, avec une force d’humour et de ton simplifié plutôt louable et rare pour une comédie HBO.
    Comme Hung, qui elle aussi a, cet été, évoqué en pratique les conséquences du déclin économique américain en ravivant le mythe du plus vieux métier du monde sous un angle nouveau (c’est l’homme de famille qui désormais s’y colle et il le fait avec une maladresse attachante), HTMIIA a profité d’un contexte pour développer un propos actuel sans trop en faire.

     

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    Dans ce discours très urbanisé centré sur New-York -qui d’autre ?, le pilot indiquait aussi que la ville tendrait à devenir un personnage à part entière, un héros complexe, à la fois chic comme une galerie d’art contemporain et cheap comme un vieux hangar désaffecté. D’emblée, la volonté de ne pas s’embourgeoiser ou pire, prôner un misérabilisme de décor, donnait une authenticité formelle à la série. Pas de parti pris, ni de jugement de classe, les soirées aiment à allier fils à papa en pleine ascension et bande d’anciens copains encore sur la brèche juvénile. Il s’agit sans doute du meilleur atout de cette nouvelle recrue, qui là s’est trouvé un crédo des plus inédits, voire antiEntourage.

     

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    Evidemment, le nombre faible d’épisodes n’a pas encore donné la possibilité à la série de se maîtriser vraiment, de trouver une image, une empreinte. L’intrigue principale, -ou une problématique fil-rouge sur le business de Ben et Cam- ordinaire et souvent sur-simplifiée, ainsi que quelques subplots et des relations encore à l’état d’essayage n’ont pas suffi pour étoffer la série. Mais même si HTMIIA ne s’est pas véritablement attardé sur ses finitions, la série a réussi à entretenir une ambiance propre et une humeur tout en misant sur quelques nouvelles valeurs implacables comme l’amitié masculine, l’amour passionnel à vingt ans, le sens de la famille.

    Une astuce  payante pour une série qui s’expérimente encore. Si une suite est commandée –on croise les doigts, rien pour cette galerie de jeunes new-yorkais attachants, How To Make It In America gagnerait en cohérence et en force de persuasion en développant sans allure simplificatrice son matériel scénaristique. Parce que l’autoentreprenariat pourrait bien devenir un thème sériel à la mode.



    Grâce à son ambiance et ses dialogues très travaillés, How to Make It In America a réussi à s’imposer comme un programme chaleureux et divertissant. En filigrane, elle s'avère être une chronique citadine loin d’être déconnectée de toute réalité.

    Saison 1 : 6.5/10

     

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  • Community (Saison 2) L’exercice de style de la décennie ?

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    Seconde année d’études au community college de Greendale pour les désespérés du diplôme de seconde zone. Le petit groupe d’entraide espagnole, rapidement devenu un solide noyau de solidarité et d’entente joviale, continue d’écumer les cours inattendus, d’aligner les répliques référencées classieuses et de consacrer une seconde fois Community comme la comédie la plus improbable et maîtrisée des horizons humoristiques actuels.



    Tellement improbable et imprévisible, Community aurait pu facilement se casser le nez avec une seconde saison brouillonne et gravement jusqu’au-boutiste. Certaines critiques l’ont d’ailleurs hâtivement déclaré, après une légère poignée d’épisodes en deçà des grands moments scénaristiques de la série, en pensant bien entendu qu’une série dotée d’un tel génie narratif pouvait difficilement trouver les moyens de se pérenniser.


    Il n’en faut jamais beaucoup pour rapidement médire d’une série qui nous a allaité aux superlatifs critiques lorsque celle-ci connaît une période de creux un peu fâcheuse (remarque auto-visée, cf la critique de Modern Family). Pourtant, la perte de vitesse, Community ne connaît pas (encore). Si la conclusion de la saison inaugurale avait étonné le public avec sa priorité sentimentale, le retour de Community a corrigé avec une fine ironie ce trait sans doute également caustique, mais franchement déstabilisant : entre Annie, Britta et Jeff, c’est la fin des attirances et le début des moqueries mélo.

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    Toujours over ze top et soignée dans l’excès, les auteurs de la série maîtrisent parfaitement le concept même de jusqu’au-boutiste narratif pour donner à leur comédie des airs déjantés et malades. Entre le grotesque indigeste assumé (cet épisode poussif où la bande estudiantine est mise en quarantaine dans un vaisseau de SF des seventies) et le subtil décalé (épisode Halloween, intrigue du stylo perdu, histoire de trampoline ou autre frasque chrétienne hollywoodienne), Community accumule à dessein les facettes et les genres et permet à la matière comique du petit groupe studieux de se déployer avec une énergie féroce et une impression de maîtrise absolue.

    Plus multicarte que jamais, la série contrôle ses personnages et leur personnalité, les jauge dans des situations éclectiques, toujours expérimentales, et en frôle même l’absence de propos. A l’image des relations amoureuses des protagonistes brillamment avortées, le cahier des charges de Community induit de s’écarter des schémas narratifs habituels et des constructions sérielles stéréotypées. Rien d’important sur le fond : le parti pris conceptuel de Community, qui se dessine au fil des épisodes, c’est bien de faire interagir sa palettes de héros-type, figures représentatives sociales, professionnelles et religieuses, sans s’efforcer de créer des dynamiques scénaristiques usées jusqu’à la corde entre eux, en connotant les dédicaces de genre et se complaisant de façon jubilatoire dans un hommage global de pop culture.



    Rien de neuf donc chez Community, la série n’a pas revu sa copie et les personnages sont fidèles à eux-mêmes. Pourtant, en alignant les scenarii toujours plus inspirés et inattendus, en grossissant l’excès, l’ironie et se risquant même à l’indigeste, -des gags qui pourraient anéantir la série (comme celui du singe voleur ou du chat qui rôde) mais qui la nourrissent doublement, Community prouve toute l’exploitation brillante et décalée de son potentiel tragi-comique condensé dans des situations légères et anecdotiques.

    Aussi délicieuse, habile, subtile et originalement hilarante que l’an passé, Community reste assurément au créneau de la meilleure comédie en cours de diff‘, et de loin.


    9/10

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  • Modern Family (Saison 2) Six Emmy Awards plus tard

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    Toujours au top des audiences et des compliments médiatiques, Modern Family entame actuellement sa seconde saison, assurée de son joyeux avenir et de nouvelles louanges dithyrambiques déjà chez l’imprimeur. Mais que les Pritchett-Dunphy-Delgado ne crient pas victoire trop vite, l’épuisement créatif est un accident qui peut vite survenir.



    Après la jolie cueillette de cet été (six Emmy, on le rappelle), Modern Family lançait sa seconde saison avec sérénité. Evidemment, le plaisir de retrouver cette grande famille déjantée, à la fois homo-parentale et recomposée, était intact, les personnages de la tribu XXL des Pritchett-Dunphy-Delgado étant plus attachants et empathiques les uns que les autres.


    Mais parce que le goût laissé après chaque épisode est différent, peut-être un peu usé aussi, il faut bien reconnaître que cette année Modern Family 2.0 est en deçà de ce qu’on espérait d’elle. Moins hilarant, moins inédit, et plus convenu aussi, la nouvelle saison de Modern Family ne réussit pas à créer cet enthousiasme comique vivifiant à la source de la série l’an passé.

    Les épisodes gentiment déglingués, preuve de la force comique de Modern Family, comme ceux de l’anniversaire de Luke, du patinage de Mitchell et Claire, de l’examen de conduite d’Haley, et j’en passe et des meilleurs font aujourd’hui partie du passé. Dialogues moins inspirés, personnages au comportement légèrement attendu, les premiers épisodes de cette seconde saison manquent surtout de renouvellement comique de fond, comme ces situations en roue libre aux abonnés absents, dans lesquelles l’an passé, les héros impayables rivalisaient de maladresses et d’airs ahuris, mais s’en abreuvaient surtout pour démontrer la solide cohésion familiale qui les caractérise.

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    Pour autant, la série ne se repose pas exclusivement sur ses acquis récents et n’est pas à proprement parler une victime de son succès. Jamais vraiment en perte de vitesse, Modern Family tente d’aligner des trouvailles inédites. Il en va alors pour Gloria, brillamment disséquée dans ses approches singulières de l’anglais ou dans ses lubies d’anniversaire, ou Mitchell, toujours éclatant lorsqu’il finit rond de cuir crispé (dans un costume d’homme araignée). La famille continue aussi de fonctionner à plein régime lorsqu’elle est au grand complet, comme cet épisode maîtrisé d’Halloween où chaque figure apporte une touche comique à cet ensemble bancal, dans l’esprit du show.

    Mais à trop vouloir creuser et forcer la jouvence comique, la série, un brin avide de situations décalées et de quiproquo tarabiscotés, typiques des personnages qui en sont les instigateurs, pourrait vite manquer de simplicité et de naturel. A l’image de Cameron, personnage gay opulent et haut en couleurs, à l’attitude drama queen plus prévisible et moins sincère, tristement cantonné à des histoire de papa ours et de compagnon théâtral. Une ficelle essentielle à Modern Family qu’il faudrait recoudre à coup de bons mots et d’innovation avant qu’elle finisse complètement effilochée.

    6.5/10

     

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  • L'Hebdo Séries : Les geeks sont-ils sexy ?

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    Cette semaine L’Hebdo Séries s’intéresse au sex-appeal des geeks. Les informaticiens boutonneux du lycée tiennent leur revanche : en leur donnant le premier rôle les séries ont fait exploser leur cote de popularité. Etre obsédé par les jeux vidéo la technologie et la pop culture n’empêche plus de faire craquer les filles. Alors, être geek, c’est chic ?

     

    Également au sommaire :

    - Bonnes nouvelles sur les networks

    - Castings en série

    - SONS OF ANARCHY met les gaz 

    - MISFITS : la série trash entre SKINS et HEROES

     

    En bonus, pour finir, le générique spécial halloween des Simpson, petit clin d’œil à un certain bureau…

     

    Bonne émission !

     

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