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  • Desperate Housewives (Saison 7) Un léger retour aux sources

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    Septième année de voisinage intense et autant de rumeurs colportées pour les femmes au foyer de Wisteria Lane. Pour passer le cap de la douloureuse saison sept, Desperate Housewives a choisi de recréer le commencement, lorsque Mary Alice avait encore la tempe chaude, que Felicia Tilman faisait des siennes et que le voisinage mimait la cohésion.

     

    Avec le retour de Paul Young dans le voisinage, le parti pris du soap domestique est clair : signer un retour en arrière et redonner vie à la mythologie première du show. Il faut dire qu’aucune autre saison n’a su égaler le chapitre inaugural de Desperate Housewives. Les auteurs ont eu beau essayer de créer de nouvelles dynamiques intrigantes, rien n’a valu l’histoire entourant la mort de Mary Alice Young, rejaillissant sur le quotidien de chacune des héroïnes au foyer.

    Alors au lieu de s’évertuer à créer de nouveaux arcs à tendance policière, la série a sorti les cartons du grenier : quelques scènes flashbacks sur Felicia Tilman, Paul Young et sa défunte épouse et le tour est joué : Desperate Housewives retrouve son quasi point de départ avec la volonté des débuts. Le retour du veuf diabolique dans la banlieue paisible assure donc aux fans de la première heure de goûter de nouveau aux saveurs originales de la série.

     

    Pour autant, la série ne perd pas en quotidien loufoque, chacune des épouses désespérées a été dotée cette année d’un bagage scénaristique plutôt fiable et suivi dans le temps. Finies donc –pour l’instant-, les intrigues loners où les housewives s’arrangent comme elles peuvent des tracas quotidiens insipides et des prises de becs hystéro-juvéniles vite oubliées. Le chamboulement familial de Lynette et de Gabrielle, un nouvel enfant survenant inopinément dans leur vie et avec lui un lot de remises en cause, la solitude de Bree et le marasme financier de Susan : les histoires construites des héroïnes conservent l’esprit de la série -léger, mélo, parfois pas si crétin que ça, tout en changeant radicalement de traitement scénaristique. A l’image de la reconversion professionnelle osée de Susan en escort ménagère sexy sur internet.

    Pour couronner le tout, l’arrivée de Vanessa Williams, ancien bourreau fashion de Betty Suarez, dans le quartier, permet à la série de s’assurer d’un dépoussiérage de fond en bonne et due forme. Les quelques altercations vitaminées entre la vieille peau refaite désormais appelée Renée avec Bree ou Gabrielle ajoute en piquant et bitchy attitude qui manquait cruellement au soap depuis le départ d’Eddie Britt.

     


    De nouvelles intrigues solides pour les housewives, un arc intriguant au cœur de l’histoire de Wisteria Lane et l’arrivée d’une nouvelle habitante haute en couleurs, Desperate Housewives a décidé de ne pas mal vieillir. Ou peut-être la fin d’une longue traversée du désert pour la série ?

    6.5/10

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  • L'Hebdo Séries : Stephen King et les séries télé

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    Cette semaine, l'HEBDO SERIES s’intéresse à Stephen King. Auteur de près de 80 romans vendus à plus de 500 millions d’exemplaires à travers la planète, Stephen King a beaucoup inspiré la télévision. De ÇA à DEAD ZONE les adaptations du roi de l'épouvante oscillent malheureusement entre ratages complets et honnêtes divertissements. Comment faire alors pour bien adapter Stephen King ? Se calquer à l’œuvre ou lui être infidèle ?

     

    Également au sommaire :

    - Annulations et confirmations en séries !

    - La campagne promo effrayante de THE WALKING DEAD 

    - TRUE BLOOD revient pour une troisième saison au sang très chaud

    - STARGATE UNIVERSE (ré)ouvre la porte des étoiles

     

    En bonus, pour finir, Joe Mantegna révèle sa vraie identité… Hannah Mantegna, adolescente et actrice à succès.

     

    Bonne émission !

     


    L’Hebdo Séries, c’est votre émission de référence sur les séries. Chaque jeudi, retrouvez toute l’actu de vos séries préférées en 7 minutes chrono ! News, reportages, interviews, tendance, sélec…Toutes les émissions sur http://www.canalplus.fr/hebdoseries

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  • The Big Bang Theory (Saison 4) Les geeks font du surplace

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    Depuis deux ans, The Big Bang Theory est la comédie la plus plébiscitée par les américains. Rien de plus normal donc pour que la sitcom de CBS intègre cette année la case horaires du jeudi, concurrençant directement les comédies de NBC et les valeurs sûres médicales d’ABC. Une promotion méritée pour le Big Bang ?

     

    Si la série geek est devenue un lead-in mené d’une main de fer par Sheldon Cooper, The Big Bang Theory se fragilise avec le temps, quitte à nous donner l’impression que les meilleurs vannes et les situations les plus geekesques et inspirées de la bande à Sheldon sont loin derrière elle.

    Pourtant, la série ne repose pas sur ses lauriers et ses doctorats accumulés. The Big Bang essaie tant bien que mal d’évoluer et d’élargir son propos en déployant de nouvelles intrigues, de nouvelles histoires … malheureusement taillées pour Sheldon, le héros unique.
    La quatrième saison s’est ouverte sur une romance platonique entre Sheldon et Amy (surnommé Shamy par la toujours pétillante Penny), mais Amy, aussi butée et psychorigide que Sheldon, sujet aux mêmes logorrhées scientifiques et principes étroits, n’a pas réussi à faire voir à la série de nouveaux horizons, encore moins à assurer le renouvellement d’un humour, toujours cantonné à de grandes tirades verbales désormais largement appréhendées. Et c’est tout l’enjeu d’un personnage féminin dans la vie du geek tout-puissant qui s’est réduit comme peau de chagrin.

     

    Le problème de The Big Bang Theory est aussi son plus bel atout, celui qui reçoit les statuettes et les honneurs depuis quatre ans : Sheldon Cooper/Jim Parsons. La série a atteint un tel degré de notoriété personnalisée Sheldon et ses tendances Asperger, qu’elle manque d’envergure et d’appui extérieur, voire de personnages.

    Leonard, en bon sidekick vieillissant, n’a plus rien à dire depuis sa rupture avec Penny, elle-même habituée à son rôle de donneuse de répliques tordues au personnage de Sheldon, et le duo Hollowitz-Raj tourne en rond, alternant les situations figées sur les coutumes indiennes et l’altercation avec la mère juive du scientifique aux pantalons slim. L’inanité actuelle de la série est telle que ce début de saison procède désormais de façon automatique, en créant les mêmes guéguerres et controverses scientifiques, les mêmes dynamiques de personnages, ou en faisant par exemple rabibocher Howard à sa belle et timorée serveuse. Une prudence de fond qui expose la série à un manque récurrent d’enjeux nouveaux.

     

    La quatrième année de The Big Bang Theory débute laborieusement. Rien n’est manifestement mauvais dans cette comédie à la mécanique scientifico-loufoque bien rôdée, trop rôdée peut-être. Prions pour que la série grignote un peu d’innovation, établisse de rôles nouveaux, de références plus modernes pour ne pas s’épuiser en intérêt.

    6/10

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  • The Event (Saison 1) Une conspiration d’envergure

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    Après l’annulation brutale de Lone Star, My Generation ou même Outlaw (humour spécialisé de sériephile), l’étau des meilleurs dramas s’est considérablement resserré cette année, laissant une amère impression de rentrée sérielle tuée dans l’oeuf. Rescapée des bons calibres flagellés, The Event, la série évènement de NBC, pourrait survivre tranquillement cette année et nous faire renouer aux plaisirs oubliés de la série d’action de network.

     

    Les séries évènement n’en sont plus. Bionic Woman, Heroes, Prison Break, FlashForward, les récentes séries blockbusters n’ont finalement jamais eu l’effet évènementiel escompté, la faute à leur fonds de commerce, plus pétard mouillé que fiction magistrale. Pourtant, The Event cette année pourrait bien mettre fin au sort maudit des séries auto-prometteuses.

    Tout commence gentiment par une croisière, deux jeunes amoureux qui prennent du bon temps aux Caraïbes, entre deux mots doux et quelques activités solaires. Sean Walker (Jason Ritter) compte bien épouser sa belle Leila (Sarah Roemer), jeune fille douce et innocente, issue d’une famille aimante et protectrice. Mais tout bascule très vite, lorsque Leila est tenue pour disparue et que l’identité de Sean est effacée. Au même moment, la mère de la kidnappée est assassinée, tandis que le père, pilote, est contraint de pirater un long-court afin de se crasher sur la résidence du président des Etats-Unis. Mais une intervention divine, ou simplement fantastique, court-circuite la conspiration terroriste et expose le gouvernement et le peuple américain à une espèce rare, des extraterrestres à l’ADN quasi identique à l’homme.

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    Mêlant donc conspiration politique, traque d’un fugitif accusé à tort et invasion extraterrestre, The Event n’a pas froid aux yeux, la série accumule autant de propos qu’elle campe de genres différents et l’exécute subtilement. Se voulant décomplexée, riche et intrigante, en somme le successeur honorable de 24 et de Lost, The Event parvient à mener de front son histoire à tiroirs, ce récit gigognes où tout semble lié, sans se perdre en détails subterfuges, à la manière d’un FlashForward prolixe l’an passé. De la fuite de Sean au rouages de pouvoir en passant par le passé amoureux des deux héros et les enjeux nébuleux de cette race cachée d’extraterrestres, chaque couche de cette histoire à strates est parfaitement dessinée, reposant sur des enjeux distincts et un intérêt clair.

    Pour déployer ce grand arc pluridisciplinaire, la série a opté pour la construction elliptique où tout se noue, se dénoue, s’explique et se complique avec le passé, le présent incertain et la promesse d’un futur. Courante dans les séries (on pense surtout à Damages), la pratique des allers-retours dans le temps donne à coup sûr matière à suspense et le fait est que The Event en maîtrise parfaitement l’usage et justifie le procédé à chaque scène forte.

    La prestation des acteurs, aussi, remarquable incarnation de la paranoïa, du doute ou du mystère palpable, est le facteur indispensable pour sceller la série dans ce registre bigarré et addictif. James Ritter, le héros traqué, force le respect tandis que les grands noms du show, Laura Innes, Blair Underwood et Zeljko Ivanek, Clea Duvall, apportent leur charisme et leur jeu nuancé à cet ensemble inquiétant et intrépide.

     

     

    Maîtrisée et lapidaire, The Event ne tombe dans aucun écueil de genre, faisant une priorité à cette histoire pluri-genre, compliquée mais déployée avec soin, qualité technique et de jeu en plus. Survécue aux premières diffusions à effet guillotine des studios, The Event peut désormais mettre à profit tout ce large potentiel dont elle dispose.

    8/10

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  • L'Hebdo Séries : Où est passé l’humour français ?

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    Cette semaine, l'HEBDO SERIES s’intéresse aux séries comiques françaises. Entre des séries familiales cuisinant la même recette jusqu’à l’écœurement et une flopée de programmes courts plus ou moins réussis, les bonnes surprises sont trop rares. A qui la faute ? Nous avons posé la question à deux auteurs Alexandre Astier et Jean-André Yerlès, invités des 5e Rencontres Scénaristes en Séries qui se tenaient le week-end dernier à Aix-les-Bains.

     

    Également au sommaire :

    - NBC : renouvellements en séries !

    - Le retour de L’INCROYABLE HULK

    - Les secrets de HAVEN

    - CALIFORNICATION : Hank moody toujours aussi rock’n roll…

     

    En bonus, pour finir, Eva Longoria hôte des prochaines MTV Europe Music Awards nous prouve qu’elle rappe mieux que son mari.

     

    Bonne émission !


     

    L’Hebdo Séries, c’est votre émission de référence sur les séries. Chaque jeudi, retrouvez toute l’actu de vos séries préférées en 7 minutes chrono ! News, reportages, interviews, tendance, sélec…Toutes les émissions sur http://www.canalplus.fr/hebdoseries

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  • The Social Network (D. Fincher) Un chef d’oeuvre en mode viral

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    Avant même sa sortie en salles, The Social Network rivalisait d’adjectifs et d’approches phénoménales. Puisqu’il s’agit de Facebook, les esprits clignotent et les attentes s’amplifient. Résultat ? Un joli pied de nez gouailleur fait à la toile.

     

    C’est l’histoire d’une dispute ordinaire, une rupture d'étudiants un peu sèche, qui poussera un génie de l’informatique, simple geek asocial parmi tant d’autres qui pullulent sur l’énorme campus d’Harvard, à faire de ses démons sociaux une priorité virtuelle, l’apanage des intégrés, et son refuge narcissique frustré. Après s’être donc fait larguer par une demoiselle, et à juste titre au vu du mépris parfois clinique du bonhomme, le créateur de Facebook, Mark Zuckerberg, a lancé au cours de cette même soirée de clash un site de partage semblant social, où les rustres de Harvard sont amenés à noter physiquement leurs consoeurs entre elles. Cela s’appelle Facemash et le site est le prédécesseur de l’original TheFacebook.


    Si, bien sûr, raconter l’histoire de l’ascension d’un geek désormais plus riche que Bill Gates et la création du réseau social virtuel le plus impactant de la planète relève du biopic pur et dur, le réalisateur Fincher, après le désastre nommé Benjamin Button, s’écarte de la mécanique hollywoodienne assommante pour accoucher d’une œuvre en roue-libre, imprégnée d’un souffle romanesque vivifiant et aiguillée par une mécanique innovante et inspirée. Avec Jesse Eisenberg, absolument parfait dans le rôle de l’informaticien démiurgique, claquettes aux pieds, l’adaptation est définitivement plus vraie que nature, impeccable, surtout vertigineuse.

    Le caractère remarquable du film penche avant tout du côté de l’écriture, ce scénario tiré au cordeau et concocté avec génie par Aaron Sorkin, l’un des auteurs les plus pertinents du paysage cathodique, élevé au rang de parolier artiste et maître à penser depuis sa série-mère, The West Wing (mais aussi au travers de l’excellent Studio 60). Sans ces joutes verbales, délicieuses punchlines, répliques joliment échafaudées, et autres tirades cinglantes débitées par ces jeunes personnages dans l’air du temps, sans finalement la prose d’envergure propre à la patte Sorkin, l’allure vibrante et folle de ce biopic aurait été bafouée, anéantie dans un académisme linéaire propre au genre et dont quelques résidus sont malencontreusement injectés par le patron Fincher dans quelques scènes de batailles judiciaires légèrement tourne-en-rond.


    Mais si The Social Network frôle parfois la linéarité d’un propos qui foncièrement s’y prête, ne pas louer la maîtrise de Fincher reviendrait à nier tout la profondeur technique et la capacité formelle de ce film, qui plus qu’une biopic, s’apparente à un genre avant-gardiste, sorte de blockbuster d’auteur, entre gros calibre bien rôdé et essai arty des plus majestueux. La minutie et la grandeur des plans, la poésie de certains autres, comme cette scène d’aviron déchue tournée en ralenti et arrivant tel un climax ironique  dans cette atmosphère de conquête, Fincher ne lésine pas sur les moyens pour insuffler sur le fond un élan tragique et mélo au fondement même de cette histoire de réussite par la destruction.  

     

    Atmosphère dense et épaisse, ambiance singulière, The Social Network est un film romanesque, moderne et cruel, où l’art du storytelling est sublimé à l’envi pour l’empreinte visuelle et vicieuse d’une histoire d’appartenance sociale, de réussite et de trahison. Dans son parler vif, sa décadence et son allure tragique, le film de Fincher est un symbole perçant et amoral de cette e-génération connectée, trépidante et folle. A la fois figure d’espoir et portrait d’une ère malade.

    8/10

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    Ecrit par T.L

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  • Better With You (Saison 1) Causettes vie de couple et vacuité

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    Malgré les échecs successifs depuis quelques années, les sitcoms traditionnelles sont tenaces. Placée stratégiquement entre Modern Family et The Middle, la nouvelle sitcom romantique de ABC tente un putsch rétro centré sur la vie de couple et les bonnes mœurs des new-yorkais. Un peu léger pour un retour au vintage comique.

     

    Better With You a des airs de Modern Family, le filtre blanc à la CBS et les rires enregistrés en plus. Comme la série maintenant emmysée de ABC, Better With You place son viseur humoristique sur trois couples issus d’une même famille, avec l’optique particulière de faire rire de l’art de la vie de couple, entre commencement (Mia et Casey, ensemble depuis deux mois), maturation (Maddie et Ben, amoureux depuis neuf ans) et routine (les parents des deux filles, Joel et Vicky mariés depuis 35 ans).

    Pour autant, Better With You n’a pas vocation à pousser la logique prônée par Modern Family et faire rire les foyers sous l’angle du mockumentaire tellement à la mode. Plus rétro, la sitcom d’ABC préfère se cantonner au mode d’emploi classique de la comédie qui a fait le succès de Friends ou de How I Met Your Mother : carton pâte et répliques automatisées. Pas étonnant qu’on retrouve à l’écriture, quelques noms de l’ancienne comédie phare de NBC.

     

    Mais dix ans après les succès imbattables de Friends ou Will & Grace, difficile de voir dans les premiers épisodes de Better With You, un successeur solide et inspiré. A la différence de 100 Questions cet été, Better With You manque de personnages attachants, le point de ralliement essentiel pour les comédies. De ces trois couples mis en situation, chaque héros est une caricature moulue de ce qui a été déjà parfaitement représenté à la télé.

    Les deux sœurs (Joanna Garcia, parfaite pour la pose figée et Jennifer Finnigan), composante sentimentalo-mièvre d’un humour télévisé girly, sont amourachés de deux bonhommes patauds, l’un destroy et décalé, l’autre converti au sérieux cravate, tandis que les deux parents âgés (Debra Jo Rupp du 70’s Show et Kurt Foller) ont le cynisme et la moue rageuse des patriarches bien connus de Meet The Parents ou Worst Week. Des personnages donc appréhendés d’emblée, sans originalité ou facette inédite, qui entraînent naturellement des situations comiques standards, prévisibles mais jamais déplaisantes.

     

    Au final, Better With You délivre un portrait déjà-vu sur la vie de couple et les conflits familiaux. Moins aiguisé et caustique que ce qui a pu se faire il y a dix ans sur ces mêmes thèmes. A voir pour les amnésiques et les amateurs de ficelles sentimentales.

    5/10

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  • How I Met Your Mother (Saison 6) Un éclat de rire à l’horizon

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    La sitcom la plus usée du paysage télévisuel US, c’est bien How I Met Your Mother. Poussive, répétitive et caricaturale, la série matrimoniale avait perdu en trois ans tout son bagage comique au MacLaren’s, devenu le repère poussiéreux de quelques copains insipides réunis par la routine. Pourtant, un vent nouveau semble souffler sur la vie de notre bande d’amis new-yorkais. Ou la promesse d’une saison plus travaillée ?

     

    Il se pourrait bien que la sixième saison de How I Met Your Mother fasse date dans l’histoire de la série. Les premiers épisodes de ce nouveau chapitre, bien plus inventifs que les débuts de la série, toute saison confondue, prouveraient bien à qui veut l’entendre (notamment aux détracteurs acharnés de la comédie) que la série a encore quelque chose à dire.

    Plus drôle et créatif, la sixième introduction d’How I Met Your Mother renoue effectivement avec le propos inspiré à la base de son concept humoristique. En explorant les diverses facettes de ses personnages phares, l’histoire familiale de Barney, en quête de repère patriarcal, l’errance sentimentale de Robin, ou son appartenance spirituelle à New York (le meilleur épisode dès lors) et la volonté de Marshall et Lily de fonder une famille,  la série a fait taire les démons en elle : se vouloir machiste et terre à terre, abusant des situations triviales et des flashbacks déguisés sans égard à l’évolution de ses têtes connues.

    Même Ted, héros malgré lui, s’écarte peu à peu du personnage figé avide de romance qu’il était. Elle est bien loin la recherche obsédante de la mère emblématique où Ted comme spectateurs finissent par être confus par tant de fausses pistes déployées et de simulacres d’indices. Désormais, le célibataire architecte prend sa vie comme il vient, mélangeant rencontres fortuites, lubies et cours magistraux. Chacun des personnages d’ailleurs se transmue, fait évoluer ses aspirations et avec ça, ses rituels comiques.

     

    Tant qu’How I Met Your Mother ne se cantonne pas à des répliques de drague faciles, des réunions attablés creuses et faussement mythologiques, en somme des épisodes déjà-vus, la série de CBS a un joli restant d’avenir devant elle : sobre, simple et de nouveau amusant.

    7/10

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