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20.05.2010

Desperate Housewives (Saison 6) Bis Repetita mais avec Drea

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I Guess This Is Goodbye – 6.23 (diffusé le 16.04.10) (finale)

Ne jamais se fier aux épisodes finaux de Desperate Housewives. La série qui use et abuse des twists et des révélations faussement grandiloquentes n’a jamais matière à tel suspense de fond. Si cette conclusion de saison 6 déroge peu à la règle de la poudre aux yeux, elle convainc sur le fond, avec une habileté scénaristique plutôt surprenante.



Entre les histoires terroristes et les traques psychotiques, les intrigues économiques et les prémices faites saison 7 (une sombre histoire à la long fleuve tranquille), la série a décidé de ne rien laissé au hasard pour soigner comme il se doit la fin de sa sixième saison. Quitte même à sortir du placard de vieux scripts laissés à l’abandon depuis des années. Avec l’intrigue concernant Juanita Solis, Desperate Housewives nous surprend en assumant enfin ses graves péripéties à soap.


Contre toute attente, le cas du faux-fils vengeur qui s’accapare de l’entreprise est une étape secondaire dans l’histoire consacrée aux Van de Kamp. Avec le départ d’Orson de la tribu, la prise de conscience de Bree (d’abord intérieure, puis avec Gabrielle) et l’étonnant envoi en prison d’Andrew, la série a décidé de mettre de l’ordre dans cette famille proprette. Les évènements sont amenés de manière brusque mais ont néanmoins eu le chic de mettre à mal une histoire qui avait tout de la storyline conclusive prévisible. La série réussit même à nous rendre curieux quant à la future relation Bree-Gabrielle.


Dans le genre « je te sacrifie pour le bien-être de la morale », Lynette convainc davantage que cette Bree en plein désarroi. Pourtant, sans le talent dramatique (et physique, elle accouche avec vigueur, cf. veines frontales) de Felicity Huffman, cette histoire de huit-clos paresseux était destinée au pur gâchis narratif. Il s’agit là quand même de l’arc principal de saison et son traitement s’est fait quasi de manière anecdotique, avec une moralité presque imbécile (la gentillesse du vilain a eu raison de sa psychopathie, le regard d’une maman étant primordial). Dommage d’ailleurs que cette histoire de tueur en série n’ait pas rejailli de manière globale sur le voisinage. Ca aurait sans doute intéressé Susan de connaître l’identité de l’agresseur de sa fille chérie.


Il faut évidemment supposer que la vie de Wisteria Lane est réelle, qu’il existe d’autres moments hors caméra qui ainsi font honneur aux explications (Tom à Lynette sur l’accouchement secret par exemple). Imaginons nous sans doute que Gaby s’est délectée de sa récente aventure auprès de ses copines avant l’au revoir quasi-insipide de Susan (mais intéressant dans son apport conducteur épisodique).

Voir Gabrielle, la housewive déjantée attitrée, œuvrer dans un genre plus noir était assurément une bonne idée. Mais la tension n’a été que de courte durée, le rebondissement final de ce second arc a manqué de consistance dramatique (le méchant meurt, vite) et les Bolen n’ont jamais été bien fascinants. Il faut dire aussi que Gabrielle pourrait nous faire arracher un sourire même à Auschwitz (surtout lorsqu’elle imite Angie), alors pour une bombe miniature, c’est dire l’impact tragique causé par la pétillante ménagère...


Si cet épisode conclusif n’est pas totalement de bonne facture (dialogues pompeux et excès sentimentaliste), ce final se révèle d’une meilleure production et maîtrise par rapport au reste de cette saison, en ficelant de manière plutôt inattendue des histoires de longue haleine, qui ont souvent lorgné du côté de l’ineptie scénaristique. Un mal pour un bien (de quarante minutes).

6/10

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Epiphany – 6.20 (diffusé le 25.04.10)

Pour apprécier un épisode décisif de Desperate Housewives, il suffit d’être dans un état d’esprit plutôt off. Quand on a l’avantage d’être triste et empathique de tout, on trouve alors qu’un épisode consacré au serial killer de Wisteria Lane est plutôt louable et étonnamment émouvant.


On en parlait la semaine dernière : Eddie, -pas la blonde peroxydée morte électrocutée, l’autre : le gamin chevelu à l’air inoffensif-, habitué aux répliques secondaires sans intérêt a bénéficié d’un joli coup de projecteur –inattendu, il faut l’avouer, en devenant l’agresseur attitré de Wisteria Lane.

Et comme Desperate Housewives est toujours soucieuse d’expliquer ses envies créatives, rien de tel qu’un épisode flashbacks où chaque housewive livre son histoire en lien avec le jeune adolescent névrosé.

Entre le maternage de Mary Alice (l’occasion de revoir Brenda Strong devant la caméra), la solitude hype de Gabrielle, le coaching sentimental de Bree, l’aide artistique de Susan et l’altruisme de Lynett, le jeune Eddie vogue de foyer en foyer bienveillant. On aurait pu craindre la linéarité narrative souvent flagrante dans ce genre d’épisodes dégoulinants de bons sentiments mais cet épisode a réussi à nous surprendre en s’axant sur différentes époques de la série et différents registres (plutôt amusant du côté de Gaby, plutôt touchant chez les Hodge), et en nous offrant en toute fin un regard neuf sur l’origine de l’agression de Julie Mayer (Susan devait périr, quel gâchis).

Fort d’une mère indigne légèrement borderline (Diana Farr, convaincante), cet ado sans histoire a un problème, celui d’avoir le béguin pour chaque femme qu’il croise (Marc Cherry lit assidûment Freud).
Gabrielle à neuf ans, Danielle à quinze, puis Susan, Eddie est finalement plus serial loveur que véritable détraqué. Mais quand la frustration mène la danse, entre l’amour et la psychopathie, il n’y a plus qu’un pas. C’est en tout cas ce qu’essaie de démontrer avec rigueur l’épisode. Evidemment, ce recours n’a pas grande approche psychologique (mais ce n’est pas bien pire que certains thrillers violents des années 90), à l’image de l’acharnement du symbole maternel sur le déclin, très caricatural. Mais même si le tout n’a pas grande valeur sérielle, l’histoire, prenante et bien montée, parvient efficacement à retranscrire cette histoire d’éducation échouée à l’ambiance polar de Wisteria Lane.


Malgré le manichéisme de cet épisode (une famille à vrais problèmes, entre alcoolisme et maltraitance d’enfant, vit dans une propriété miteuse au milieu d’un voisinage altruiste et bienveillant), Epiphany s’en sort avec les honneurs en réussissant à rendre le jeune Eddie plutôt intéressant. Malgré ses cheveux.

7/10

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We All Deserve To Die – 6.19 (diffusé le 18.04.10)

Quand déception rime avec révélation. Souvent habituée aux épisodes loners médiocres, Desperate Housewives monte d’un cran dans l’échelle du tristement sériel en accouchant d’un épisode principal, malheureusement aussi mauvais qu’une anecdote de transition.



La série pensait réaliser un gros coup en révélant enfin le nom de l’agresseur de Julie Mayer, la fille au long cou de Susan. Balise spoiler : pas de fils Van de Kamp détraqué (on pense à Sam mais même Andrew aurait fait l’affaire, un homosexuel qui tue les femmes au lieu de les mettre sur un piédestal, voilà un anticliché gay qui aurait redonné un peu de couleurs au faciès de Marc Cherry) ni de Zach Young sur le surprenant retour. L’agresseur machiste n’est autre que l’ami de Danny Bolen, celui qui a une tête à écouter The Cure en lisant Harry Potter.

Evidemment, la révélation est de taille parce qu’inattendue. Mais qui dit inattendue ne dit pas nécessairement inspiré. Clairement, la série a voulu marquer les esprits en cherchant un protagoniste très éloigné de la série. A ce point éloigné et superficiel que toute cette histoire finit comme peau de chagrin, sous terre avec cette poupée russe dont on nous abrège ces souffrances de jeu.



Maintenant que l’ex future femme de Preston n’est plus (ultra-prévisible, à Wisteria Lane, on ne se débarrasse que des personnages encombrants), que Lynette est soulagée (nous aussi, avouons-le) mais que le gothique raté rode toujours, la série a perdu en tension (et en crédit). Et ce n’est pas avec le suppposé dangereux ex compagnon d’Angie et père de Danny, désormais à Wisteria Lane que Desperate Housewives va relever le niveau du suspense. Si la série a toujours eu cette difficulté à maîtriser une ambiance policière, la saison 6 sera sans aucun doute la moins prenante et efficace à ce niveau.


Pour compenser (les auteurs se sentiraient-ils obligés ?), on essaie d’évacuer tout ce stress mal géré en parlant crise économique. Parce que les séries réalistes sur fond de disette du tout pullulent partout, en particulier sur des chaînes de bonne facture, Desperate Housewives a eu l’idée d’en faire de même. Et c’est le plombier Mike qui en fait les frais. L’époux de Susan est noyé sous les dettes et le cache désormais à sa bien-aimée. Comme Desperate Housewives ne garde jamais ces résolutions réalistes très longtemps, Susan découvre le pot aux roses et s’investit d’une mission de charité (payer ses copines pour embaucher son compagnon). D’une créativité affligeante.


Et comme il est éreintant de dire du mal d’une série dépitée sur plus d’une page, inutile d’évoquer les nouveaux tracas eugéniques de Gabrielle et l’impasse familiale dans laquelle s’est (encore) fourrée Bree Hodge : elles seront toujours là dimanche prochain.

3.5/10

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My Two Young Men – 6.18 (diffuse le 21.03.10)

La gagne. Voici le sentiment à adopter lorsque l’on vit dans une banlieue paisible de la côte pour être prêt à en découdre au quotidien. Gagner un concours chocolaté, conquérir un futur mari, ou une mère de substitution. Récupérer l’enfant prodigue, ou même gagner la confiance de l’amour lesbien. C’est beau, c’est subtil, c’est Desperate Housewives.



Evidemment, le thème de la semaine est large, presque fourre-tout. Il n’empêche que cet épisode en particulier s’en sort à jouer avec ses différentes historiettes pour maintenant le cap de la bonne humeur domestique tout en signant l’évolution de son arc de saison. Malheureusement pour celui-ci, comme les cinq précédents autres, celui ne s’avère pas aussi divertissant (et trop caricatural) qu’une histoire recyclée d’une housewive habituée.

En lieu et place du terrible père de Danny qui débarque à Wisteria Lane, ce sont Gaby et Susan qui tirent leur couverture à elles, et leurs enfants.
Après la hiérarchie scolaire entre les girafes et les léopards, il est question d’être celui qui vend le plus de barres chocolatées. Dans une Amérique bourrelée, la chose est aisée. Alors pour être certain (ce que veut Juanita et M.J tout autant) d’être le vainqueur, il faut ruser. Et dans le genre de la ruse fine et légère, rien de tel d’avoir Gabrielle en robe moulante et Susan en mère d’handicapé inventé pour sortir les armes.
Evidemment, l’histoire est caricature, grossie, prévisible sur son dénouement. Mais tellement bête qu’elle en deviendrait presque épique.



Dans le genre du combat enfantin, on trouve également Lynette, opposée à Irina, la fiancée russe et cupide (l’est-elle vraiment ?) de son fils, Preston. La série continue d’entretenir le malaise familial autour de cette femme vénale, sans s’orienter vers la porte de sortie, façon bâclée. Le thème est simple, mais étalé sur plusieurs épisodes, il permet de capter l’intérêt sur le long terme.


Quant à Bree, le propos lorgne plus du côté sombre du manichéisme ambiant de Desperate Housewives. Les doutes sur les intentions de Sam planaient déjà, sans être justifiées, cet épisode vient nous le confirmer : Sam est bel et bien un manipulateur. Encore flou dans ses buts narratifs, l’histoire reste convaincante, grâce à une Bree qui retrouve une forme dramatique et à sa famille enfin au grand complet. Les scènes disfonctionnelles des Van De Kamp venaient à manquer.


Pour finir, la série fait ses adieux à Katherine et Robin. Emballées dans le même sac, jetées comme le bébé avec l’eau … de la honte gay. Et si finalement, la série avait trouvé la plus paisible des conclusions pour les deux jeunes bras cassées de la série ?

6/10

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The Chase – 6.16 (diffuse le 01.03.10)

Bree engage un nouveau premier bras, Sam, ce qui ne va pas à son fils. Gabrielle fuit la maison familiale en raison d’une varicelle carabinée. Lynette oublie l’anniversaire de sa fille, Penny. Angie découvre que Danny est parti à New-York chercher Ana. Quant à Madame McCluskey, elle est sur le point de se marier. Ou de mourir ?


Mauvais rôle. Cette semaine, les housewives sont (ou redeviennent) des mères indignes. Négligentes, autoritaires, égoïstes ou lesbiennes, nos ménagères ne font pas honneur au modèle exemplaire de parent. Tant mieux, elles ne l’ont jamais été.


Bree et son fils Andrew renouent avec leur relation conflictuelle qui a fait jadis la gloire du duo. Entre temps, un loup aux apparences angéliques est entré dans la bergerie pour une once de mystère injectée dans l’entreprise familiale. On met donc de côté un temps l’attention portée sur Orson l’handicapé pour retrouver la sphère familiale compliqué des Van de Kamp. Il ne manquerait plus que Danielle soit sur le retour. Après tout, c’est tant mieux, cet univers de crise était peut-être celui qui sied le plus à Bree, et qui contrastait mieux avec sa perfection de toutes les façades.

Pour Lynette, c’est aussi une joie (relative) de retrouver sa difficulté en chef d’orchestre. D’abord, l’histoire est présentée sous un angle humoristique (ce qui fonctionne). Une fugue ampoulée plus tard, le ton devient plus sérieux. La morale à la ABC façon « oublier un anniversaire est une honte parentale à graver sur la roche » est crainte. Mais les auteurs ont évité l’écueil, signant une conclusion gentiment mélo entre Penny et sa ma mère Lynette distinguée par des répliques pas trop sirupeuses.


Chez les Solis, c’est la varicelle qui atteint Celia. Ni une ni deux, Gabrielle (qui ne l’a pas eu) s’exile chez ses voisins follement gays. Ancienne vedette de beauté, Gabrielle retrouve les plaisirs de la vie célibataire, gay-friendly, noctambule et désoeuvrée. L’héroïne retrouve alors son égoïsme légendaire, qui a consacré l’humour de son personnage. Dommage que la fin, des plus expédiées, signe une morale balourde sur le bonheur d’enfanter. Parce qu’on sait bien que c’est faux.

Autre lubie gay, celle de Katherine et Robin. L’ex de Mike continue d’être hantée par le personnage séducteur de Julie Benz. Ca se torture l’esprit, se refoule sur la banquette, luttant contre l’enfer de l’homosexualité avant de finir, résignée, dans le lit avec la belle plante.


Dense, pas toujours maîtrisé, cet épisode a signé quelques moments flamboyants et d’autres bien plus ternes. Rien de nouveau sous le soleil à demi feu de Wisteria Lane.

6.5/10

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Lovely – 6.15 (diffusé le 21.02.10)

Robin s’installe à Wisteria Lane. Les hommes s’en lavent les mains. Les femmes paniquent.


Pour le retour de la série domestique, ABC mise sur sa guest star de choix : Julie Benz. Mise en perspective exclusive, gentillette et glamour. Quitte à rendre has been ses housewives la plupart décrépies.



Pour les habitués de Desperate Housewives, tout épisode qui sort du schéma habituel (feuilletonnant jusqu’à la corde, sans cohérence ni liant solide entre les histoires) se voit étiqueter innovant. L’épisode présent est en effet plus récréatif que la moyenne. Grâce à Julie Benz, ou à cause, et en raison également d’une séparation plutôt fiable de chaque histoire.

Pourtant, la linéarité de l’épisode est un défaut absolu. Cloisonner chaque intrigue, dont le titre en mauve « Bree and the Stripper » fait franchement ringard. Au-delà de la maladresse de la démarche, le ton retrouvé est des plus agréables.

L’alchimie des Scavo plongés dans un univers familial intact et divertissant. Bree qui évolue dans sa manière d’aborder Orson (en dépit d’une scène de strip-tease quasi dérangeante), la jalousie débordante de Susan face à une Robin tout à fait innocente ou même l’art de la manipulation par Gaby à l’égard d’Ana (où alors Robin est une excuse scénaristique complète !). Face à ces histoires diverses, parfois minces, Robin apparaît comme un atout ingénu (aux bords niais) mais plutôt rafraîchissant dans cet univers dont on a fait le tour depuis des années.


A son niveau donc, la jolie Robin dont la personnalité reste malgré tout réduite à une caricature limite niaiseuse, permet de faire avancer chaque housewive dans son chemin à elle. Le tout est léger, parfois amusant, parfois bien venu (la reconversion de Katherine ?).

6.5/10


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The Glamorous Life – 6.14 (diffuse le 01.02.10)

Bree tente de garder Orson en vie malgré ses envies suicidaires. Susan se met en tête de sauver une âme légère en peine. Ana et Danny donnent du fil à retordre à Gaby et Angie. Quant à Lynette et Tom, ils se retrouvent sur le divan de la mauvaise foi.

 


Cette semaine dans la série domestique, séance altruisme, deux housewives s’attaquant aux mœurs de vie généreuses et concernées. Quant aux autres, elles font revivre la flamme de l’humour et du mystère grec, comme d’antan.


Marc Cherry a ressuscité Rita Morgan, la victime de l’année. Dans cet épisode, Julie Benz retrouve les plateaux télé. Et même si son personnage est une caricature sur pattes, Julie Benz retrouve sa fraîcheur de vivre mêlée de fragilité, qui avaient consacré son minois dans Dexter. L’histoire, sympathique, l’est avant tout pour cette actrice et l’envie de bien faire de Susan, pas désagréable pour une fois.

On pensait la guerre terminée entre Bree et Orson après une scène décapante au karcher. Mais Orson a les envies noires tenaces et Bree doit poursuivre le mouvement rédempteur. Assez ennuyeuse parce que sans évolution, cette histoire s’est néanmoins conclue, qui plus est, sur une note attendue qui promet un avenir plus rangé.


Plus léger, Lynette et Tom continue l’exploration analytique avec le réalisme d’In Treatment en moins. Mais avec l’humour façon ABC inspiré, il faut le dire. Absolument tirée par les cheveux, cette intrigue fondée sur les compétences discutables de la psy et les tendances sectaires de Lynette ont consacré quelques séquences intéressantes, divertissantes dans un ensemble plus teinté drama.

Mais un drama néanmoins rehaussé, attribué une fois n’est pas coutume aux Solis, qui avec l’histoire adolescente d’Ana et Danny, se retrouvent nez à nez au mystère des Bolen. Jolie pirouette assez bien menée, sur fond de teenagerie, assurée évidemment par les poses ahuries de Gabrielle.


En résumé, Desperate Housewives poursuit ses précautions pour ne pas prendre une mauvaise direction de saison. Actuellement, l’effort s’avère payant.

6.5/10

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How About A Friendly Shrink – 6.13 (diffusé le 07.01.10)

Gabrielle tente de démystifier les aléas de l’école de Juanita et s’oppose à Susan. Tom ouvre un journal et débute une thérapie, ce qui ne plaît pas à Lynett. Angie voit d’un mauvais œil le rapprochement de Danny et Ana. Et Bree continue d’éduquer un mari sauvage.


Après réflexion, la série s’est dit non. Qu’il fallait arrêter les dégâts et partir du bon pied pour une année 2010 domestique et triviale. Alors quoi de mieux que des enfantillages bien sentis et des répliques puériles au cordeau ?

Il fallait simplement à Desperate Housewives de réajuster son niveau. Oublier sa prétention drama avec des accidents d’avion mal gérés et des flashbacks ratés. Il lui fallait également mettre de côté ses envies d’évolution et d’humour nouveau. Vraiment, la série fait bien de se satisfaire de ce qu’elle est : une cour de récré futile et efficace. Et avec Gabrielle en chef de file matriarcal au sens aigu de la réparti, vraiment, c’est roulez jeunesse.

Parce que cette histoire de compétition scolaire, entre petites têtes et bonnets d’âne, s’est avérée drolatique et divertissant. Le rôle de mère borderline en avant, les deux housewives, Susan et Gabrielle retrouvent de l’attrait. Leopard, chipmunk, giraffe. Gabrielle est décidément plus hilarante quand elle met les pieds dans le plat de Juanita que lorsqu’elle porte une perruque grise. Et Susan est bien moins exaspérante quand elle réalise que son rejeton est un empoté.

Katherine refait surface. On l’aurait presque oubliée dans les méandres de l’univers psychiatrique mais là voilà réveillée de parmi les fous à bâillonner. Elle semble moins crispée, et son histoire alors moins crispante. C’est comme Bree. Son enfantillage avec Orson est usé jusqu’à la corde mais ne manque pas de relief, la scène d’arrosage a révélé la tigresse qui sommeillait en Bree. Et l’histoire sait nous capter le temps de scènes bien écrites.

Même Angie et sa famille se révèlent plaisant lorsque l’écriture est de leur côté, la scène du repas était un régal italien.

Pour Lynett et Tom, cela démarrait sous de bons auspices. Cette idée de feeling book un peu gay était bonne, incontestablement et inédite assurément. Leurs guéguerres sont monnaie courante mais ces petites pièces de monnaie se digèrent mieux quand elles sont faites sous le ton de l’humour et du second degré, comme ici.


How About A Friendly Shrink est un soulagement : Desperate Housewives sait encore nous faire rire (et nous émouvoir sur la fin, mais chut).

(7/10)

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You Gonna Get a Gimmick – 6.12 (diffusé le 10.01.10)

Susan apprend qu’elle a hérité de Karl de ses parts afférant à un club de strip-tease mais elle apprend aussi que Mike est un client occasionnel. Julie joue les entremetteuses. Les Solis découvrent que leur fille ignorait ses origines mexicaines. Bree décide de venir en aide à Orson. Quant à Tom, il reprend le travail de Lynett en espérant qu’elle s’habitue à son mode de vie au foyer…


Desperate Housewives et les amalgames éculés, c’est une très longue histoire de passion.
Parce que c’est de rigueur avec cette série, autant en faire de même.

Marc Cherry et sa clique de scénaristes n’aiment pas les strip-teaseuses, encore moins les spectateurs de strip-tease (ils préfèrent l’union du mariage et les ébats intimes). Ils ne débordent pas d’affection non plus pour les mexicains. Parce que le mexicain est un homme pauvre, démuni et sale. Et qu’il est synonyme de banlieue d’en bas (alors, il faut être blanc et riche, ou au pire des cas, mexicain et riche, ça annule le sort étranger)
Ces gars-là méprisent également les femmes carriéristes, qui veulent travailler et éduquer leurs enfants à temps réduit (sauf si la femme enceinte perd l’un des enfants qu’elle attend, auquel cas, elle a droit à dédommagement en reprenant son rythme de travail).

En revanche, la série est plutôt à fond derrière les aides aux suicidaires et autres handicapés. Parce qu’en filigrane, la série défend de jolies valeurs chrétiennes et conservatrices, qui obligent la bigote à être au service du mari tétraplégique. Et si ce dernier est très méchant, rancunier et fourbe, la bigote relit la Bible et se tait en enfilant son tablier naperonné de femme bafouée. C’est le pouvoir du malheur (et du fauteuil roulant).

La série aurait du le dire plus tôt.

3/10

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If… - 6.11 (diffusé le 03.01.10)

Les habitants de Wisteria Lane ont élu domicile à l’hôpital habituel du comté. Pour savoir, comme nous, qui va mourir cette année …


Pour le retour de leur série domestique, les scénaristes ont concocté l’idée la plus obligeante qui soit : un épisode hypothétique. Si la glissade sur rue ne s’était jamais produite ? Si Susan n’avait jamais divorcé de Karl ? Si Bree l’avait plutôt épousé ?
Et si nous n’avions jamais visionné cet épisode sans intérêt ?


La catastrophe aérienne a finalement eu raison de Karl Mayer, personnage volage et père attachant d’une fille au double menton. Les scénaristes ont pris l’agréable risque de préférer Karl à Orson pour le cercueil de l’année. De cette décision, découlent de possibles intérêts narratifs. Mais ceux-ci sont encore trop hâtifs, Desperate Housewives se contentant cette semaine de combler le vide. Et d’enjoliver.

L’hommage à Karl à travers le fantasme d’une Susan engraissée et d’un Bree vieillie n’en était pas vraiment un et c’est un bon point. Pas de scène tire-larmes (Julie Mayer ne pleure même pas à la fin de l’épisode, alors pourquoi devrait-on se forcer ?), seulement une fantaisie.

Et celle-ci s’est avérée de meilleure facture que l’hypothèse de Gabrielle, complètement déconnectée et relativement stupide. Alors que celle de Lynett, aussi déconnectée de l’intrigue générale, a su profondément déstabiliser (le talent de Felicity Huffman aidant, une réalisation plus nerveuse aussi) malgré une fin dégoulinante de bons sentiments.



Les fins de crise, Desperate Housexives n’a jamais vraiment su gérer. Souvent trop expédiées ou trop mal fichues, les après-catastrophes de Wisteria Lane sont souvent la démonstration d’une capacité créatrice réduite à néant pour la série. Mais cette année, les scénaristes ont fait mine de. De ce simulacre, il ne ressort pas grand-chose, à part quelques vérités que l’on imaginait déjà jadis.

4.5/10

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Boom Crunch – 6.10 (diffusé le 06.12.09)

Orson accepte de divorcer de Bree et découvre que son amant n’est autre que Karl. Gabrielle a la rancure sévère contre Lynette qui commence à regrette ce futur procès, mais qui fait priorité à sa famille. Mona, l’infirmière de Danny découvre la vérité sur les Bolen et fait chanter Angie. Quant à Wisteria Lane tout entier, le comté est victime d’un World Trade Center téléguidé.


Desperate Housewives, la vicieuse. Ce n’est plus seulement Bree qui fricote au motel salace, c’est la série toute entière. Mais pas de tare surprise : la série nous le fait chaque année. Le coup du cliffhanger pré-Christmas.



Au lieu d’une insoutenable attente sur l’habituelle question « quel rôle secondaire peu essentiel va passer l’arme à gauche pour ces nouvelles fêtes de fin d’année ? », un sentiment de lassitude. Et ce n’est pas la construction laborieuse de l’épisode qui désenfle l’agacement. Vouloir annoncer une catastrophe aérienne aussi amatrice que le pilot lui-même,  dès l’introduction de l’épisode alors que l’ensemble scénaristique est déconnecté dudit incident, c’est plutôt contestable, surtout après une tornade à la même époque. S’abaisser à ça pour fidéliser le spectateur pendant la pause hivernale, c’est limite, même pour une série d’ABC.

D’autant que les enjeux qui découleront de cette catastrophe seront du niveau complaisant récurrent. Au même titre que la mort plus que probable du maître chanteur d’Angie (comme tout personnage dérangeant, Martha ou l’ex de Tom), ils permettront la réconciliation de Lynett et Gabrielle, alors que leur conflit devenait intéressant.


Seul attrait du crash d’avion (peut-on parler plus de glissade sur rue ?), qui se profile au loin, la mort éventuelle de Karl ou Orson. On prie pour que l’avion ait condamné Karl, le deuil allant bien au teint de Bree. Et parce qu’on ne peut pas décemment tuer un personnage de Twin Peaks et Sex & The City pour un acteur cheap du Sentinel et d’Harper’s Island.


Pour le reste, enfermement psychiatre à la Kimberley Shaw, rivalités masculines et petits historiettes de chantage sans effet dans un esprit de Noël manqué, à l’image de ce Jingle Bells désincarné. Décidément, Desperate Housewives sent le sapin.

(5/10)

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Would I Think of Suicide - 6.09 (diffusé le 29.11.09)

Mike met les choses au point avec Katherine et lui fait comprendre que leur futur est sans espoir. Danny tente de flirter avec Julie mais la nouvelle rousse refuse catégoriquement et pousse le jeune garçon à commettre l’irréparable.

4/10

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The Coffee Cup – 6.08 (diffusé le 15.11.09)

Bree s’efforce de faire de Karl un parfait gentleman mais les suspicions d’Orson quant à Bree et un éventuel amant, lui rendent la tâche ardue. Susan écope d’heures de TIG, comme Katherine, pour un délit bien différent. Gabrielle tente de soudoyer le prête de Wisteria Lane pour que Juanita soit admise à l’école catholique. Lynette, quant à elle, rivalise d’astuces pour garder son poste tout en dissimulant encore son compagnon l’embryon.

A Wisteria Lane, dont on ne connaît finalement que les model home des modèles ménagères, il existe un café, le Coffee Cup. Julie y essaie de faire ami-ami avec la femme de son ex-amant, Angie. Quant à l’amant en question, il y étrangle son petit personnel. Ou tout porte à croire que c’est le cas.



Mais Gabrielle, Lynett, Bree et Susan n’y ont jamais mis les pieds. D’abord parce que Gabrielle préfère l’Eglise et y retrouver son partenaire comique préféré : le prêtre du comté. Même si son chemin vers la foi fait redite avec ses antécédents chrétiens, l’intrigue de Gabrielle amuse. Entremêlée à celle de Lynette, elle finit forcément dramatique.
Cette dernière n’a évidemment pas le temps d’aller s’hydrater en caféine, la femme poursuit sa mission de dissimulation de grossesse. L’intrigue voit enfin le bout du tunnel et semble ne pas préférer la facilité scénaristique, misant sur un Carlos curieusement impitoyable à l’encontre de la quarantenaire chef de tribu.

Quant à Bree, habituée des country club, ne pas aller au Coffee Cup, c’est l’évidence de l’évidence. La femme d’Orson et maîtresse de Karl continue d’être la femme et la mâitresse de. Mais les scénaristes y injectent du sang italien, en la personne d’Angie. L’histoire ne révolutionne pas la trame de l’adultère périlleux mais a le mérite de divertir. Tout comme Susan, qui prise par ses pulsions sexuelles, préfère le stimulant Mike à celui du café, parce que la mère de Julie préfère continuer les chamailleries avec Katherine, devenue l’ombre d’elle-même. Du niveau bêta des précédents.

Mais à part ces détails centraux, le Coffee Cup reste la thématique centrale du jour. Parce que Desperate Housewives n’a rien d’autre à offrir qu’un jus de chaussette.

6/10

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Careful The Things You Say – 6.07 (diffusé le 08.11.09)

Susan persiste et signe : elle dénonce Katherine comme l’auteur de l’agression de sa fille à la police. Malheureusement pour elle, l’enquêtrice chargée de l’affaire partage un passé difficile avec la nouvelle Madame Delfino et compte se venger.
Julie avoue à Lynett sa liaison avec Nick Bolen, ce qui l’amène à penser que celui-ci est son agresseur. Gabrielle s’accommode mal de sa nouvelle vie de mère enseignante. Quant à Bree, elle tente tant bien que mal de sympathiser avec Angie, pour mettre la main sur ses recettes italiennes.


A l’instar du présent résumé, le septième épisode est une longue et laborieuse histoire à tiroirs. Tous tapissés de tissus au motif prévisible et habituel, faisant évidemment redite. Couleur jaune déjà-vu.


Mais tel est la malédiction du show domestique d’ABC, qui désormais, ne prend plus la peine d’innover (Lynett, Susan). Mais il y a bien Bree, qui comme à son habitude, use de ses manières embourgeoisées pour arriver à ses fins. Il y a aussi Gabrielle, qui fidèle à elle-même, s’essaie difficilement à l’éducation, quitte à préférer serpiller qu’à instruire. Toute la contradiction de cette housewife pas comme les autres.
Mais ces deux héroïnes là gardent leur fougue gentiment piquante et se démarquent du voisinage de Wisteria Lane, pourtant honoré par la présence Drea de Matteo, mais limitée sous bien des rapports.

Le contrat comédie se veut à chaque épisode rempli. Mais dans cet épisode, comme dans les autres, les rouages sont trop bien connus, les tempéraments déjà tous dévoilés, les situations rarement inspirées, et le sentiment d’enchantement, éloigné depuis longtemps.
Il ne reste alors qu’une impression de longueur interminable. A l’image des logorrhées maladroites de Susan, qui braille encore et toujours.

(5/10)

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Don’t Walk on the Grass – 6.06 (diffusé le 01.11.09)

Bree commence sérieusement à s’attacher à Karl mais le comportement de celui-ci fait douter la rousse incendiaire de ses intentions. Katherine continue ses vaines tentatives de séduire Mike, à coup de dépannage romantique, ce qui irrite Susan. Lynette découvre que Tom triche à la fac. Quant à Gabrielle et son verbe haut, ils sont obligés de faire l’école à domicile pour Juanita. Mais quand on ignore que l’URSS n’est plus, la chose s’avère ardue.


Les aventures des housewives se suivent, se ressemblent, n’évoluent que très légèrement. Mais le thème du jour -les règles en société imposées- ne trompe personne sur le faux fond de l’épisode. On décline à l’envi des idées au départ originales. Parfois, la déclinaison fonctionne (Bree ou Gabrielle), parfois pas (Lynette).

Pourtant l’histoire des Scavo, centrée une fois n’est pas coutume sur Tom,  aurait pu s’intéresser enfin au tournant de vie d’un mari toujours instable, redevenu étudiant malgré la désapprobation de sa femme. Mais la série préfère grossir le trait sur un mari puéril, qui sort et triche, et ainsi assurer son quota de morale sans effet pour 42 minutes.

Le quota rempli, Bree est alors à l’abri. L’humour reconquérant, Bree redevient la femme maniérée qu’elle l’était. Pour une fois, le duo formé par elle et Karl promit une interaction comique et gestuelle des plus amusantes. La seule véritable histoire à évolution de l’épisode offre des moments intéressants et probablement fondateurs.

Quant à Susan et Gabrielle, rien ne change vraiment. Gabrielle reste la mère irresponsable finalement prise de remords. Et Susan la voisine maltraitée par une Katherine toujours aussi allumée. Les deux histoires assument leur dimension ultra-soap gonflée et assurent au moins quelques moments distrayants dignes des deux mégères. Pour Desperate Housewives, on n’en demandera désormais pas plus.

6.5/10

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Everybody Ought to Have a Maid – 6.05 (diffusé le 25.10.09)

Gabrielle organise la  fête d’anniversaire de sa fille Juanita pour montrer à toutes qu’elle est une mère responsable. Bree continue de fricoter ave Karl dans l’hôtel boisé, mais est confronté à une femme de ménage catholique. Susan apprend que Katherine drague Mike et agit en conséquence. Quant à Lynette, elle réalise que son voisin est un macho presque fini.


Si l’épisode suit le schéma le plus classique de la série (morale d’abord, tentatives de métaphore à travers la vie des housewives après), il assure aussi diverses historiettes alléchantes et des allusions bien senties plutôt revigorantes (le couple gay qui refuse de patrouiller parce qu’il y a Project Runway qui passe à la télé –on ne peut que les comprendre).


Lynette dispose d’une intrigue qui la suit depuis le début : sa réputation de femme-émasculation. Le caractère bien trempé en avant, Lynette confirme le trait. Mais cette fois, les auteurs la rendent victime de son autorité, en la personne de Roy, le vieux voisin qui bricole chez les Scavo. Plutôt convenu, cette histoire a au moins le mérite d’aboutir sur un discours explicatif de Tom à propos du comportement de sa femme, plutôt bien venu et d’un réalisme certain.

Finalement ratée, l’histoire de Bree, démarrait sous de bons auspices. La républicaine s’oppose à une femme de ménage (la médium de True Blood) qui visiblement n’approuve pas son adultère. Aidée de sa plus grande obstination bourgeoise –cela faisait longtemps-, Bree amuse et retrouve sa forme piquante. Mais simple prétexte à mettre en lumière la culpabilité d’une femme infidèle, l’histoire renoue avec sa rigidité primaire, loin d’assumer son propre contenu.

Moins moralisatrice mais toujours emprunt d’un certain jugement –thème du jour on n’y peut rien, l’histoire de Gabrille et de son « homicidal monkey » assume sa logique jusqu’au boutiste, assume les défauts d’une héroïne négligente et peu responsable. Encore une fois, la meilleure partie de l’épisode.

Pour Susan et Katherine, l’heure est aux règlements de compte. Le ton est espiègle, Susan est mesurée, mais l’histoire a des airs graves (Katherine devient folle – et si c’était elle l’agresseur de Julie ?). Il s’agit probablement que des prémices d’une histoire d’amitié qui virera au désastre dans un épisode-sweep. Mais à l’heure actuelle, l’humour et la légèreté restent saufs, et Katherine aussi.

7/10

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The “God What Don’t You Love Me” Blues – 6.04 (diffuse le 18.10.09)

Julie sort du coma, Susan n’attend pas une seconde pour questionner sa fille. Gabrielle découvre que John éprouve encore des sentiments pour elle, alors que sa nièce est amoureuse transie. Bree tente de remettre Katherine sur le chemin de la raison, mais la rousse n°2 demeure obsédée par Mike. Tout comme Carlos à propos de la poitrine de Lynett.


God, what don’t you love me ? C’est vrai, ça, pourquoi Dieu (et accessoirement, nous) n’aimons pas Desperate Housewives ? Cette bonne vieille série, rentrée dans les mœurs de bas étages les plus clichées possibles, mais qui reste là, en dépit des années et des changements de goût. Pourquoi n’aime t-on plus Desperate Housewives ?
Est-ce Susan qui geint à outrance ou Bree qui n’astique plus à merveille, les fautives ? Et pourquoi ne plus l’aimer quand enfin, elle fait l’effort d’offrir un épisode bien écrit ?

Des épisodes bien écrits, c’est un fait rare à Wisteria Lane. Les épisodes de bon aloie sont rythmés, dynamiques ou divertissants, parfois les trois à la fois quand elle s’achète un bon karma, mais la série ne court jamais après une écriture de qualité.
Et cet épisode, au titre pied-de-nez, fait entorse à ladite règle sérielle. Ecrit avec le souci de démontrer l’évolution des héroïnes ménagères.

Principalement, c’est l’intrigue de Julie qui sensibilise. Oubliées les réactions épidermiques de mère combattante, Susan réalise que sa fille grandit et n’est plus celle qu’elle était. Etonnamment dit avec tact, la réussite de histoire rejoint celle qui concerne Bree et Katherine. Karl de côté pour un temps, les auteurs misent à nouveau sur une Bree camarade et la rousse s’en sort toujours mieux qu’en mangeuse d’homme frigide. Même si Katherine devient curieusement aliénée (c’est comme ça que l’on dissimule une dépression compréhensible pour Marc Cherry), l’histoire, dans la lignée poussive des précédentes garde un ton modéré et se finit avec un pathos acceptable.
L’intrigue de Gaby vient alors en point d’orgue, palliée son manque d’originalité, cette histoire parie sur l’émotion d’une nouvelle ménagère encore réticente qui tente d’oublier ses amours de jeunesse. Et quand tante et nièce se comprennent, la série évite les ennuis sans effet, et le spectateur respire un peu.

Evolutions psychologiques, nerfs à vif, raisons retrouvées, et retour d’un thème liant l’épisode, avec cet épisode bluesy, les auteurs se sont surpassés.

7.5/10

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Never Judge a Lady by Her Lover – 6.03 (diffusé le 11.10.09)

Dylan retourne chez lui, après avoir été entendu par les autorités. Mais Susan ne l’entend pas de cette oreille et décide de faire la guerre aux Bolen. Bree continue sa liaison avec Karl mais lui fait comprendre qu’elle n’y met aucun sentiment. Lynette dissimule sa grossesse à Carlos pour le bien de son nouveau poste. Et comme il n’y a jamais trop de redites : Gabrielle retrouve John. L’ex-lover ou l’ex-jardinier.


On ne corrige plus jamais le tir dans Desperate Housewives. L’agression de Julie monte au cerveau mou de Susan, qui décide de mener sa mini-vendetta. Rumeurs diffusées, menaces à coup de cric sur Dylan et tentatives d’endoctrinement de son entourage. Du Susan poussive et annoying tout craché, comme jadis.
Bree, comme la dessinatrice pour enfants, s’empire avec le temps. Il est loin le temps où la bourgeoise républicaine avait des manières et des valeurs. La rousse ne rugit désormais plus que pour Karl l’ex compagnon de Susan et la rousse est prête à tout pour la mainmise masculine, quitte à faire tomber sa rivale sur la piste de danse. Petit, et même pas efficace dans sa tentative de drôlerie.

Gabrielle n’est pas franchement en reste : le retour de John dans la vie des Scavo et de la latino réveille des souvenirs de jeunesse révolus, où le glam’ était encore pregnant, mais c’était déjà le cas dans la précédente saison. Heureusement, certaines répliques de la jeune housewife la sauvent du gouffre de l’ennuyeux déjà-vu.
Il ne reste alors plus que Lynette pour sauver la face. La redite grossesse améliore le paysage terni de Wisteria Lane, avec une scène familiale de haut vol, où franchise adolescente prend le pas sur l’erreur des plus grands.

Toujours over the top, tout noir ou tout blanc, trait grossi et ton ampoulé, Desperate Housewives a servi cette semaine un épisode best-of. Ou worst-of, c’est selon.

(5/10)

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Being Alive – 6.02 (diffusé le 04.10.09)

Le tout Fairview se rassemble autour de l’agression de Julie et de Susan. Lynett lui apprend bien malgré elle un secret de Julie tandis que Bree tente de dissimuler sa relation avec Karl. Quant à Gaby, elle convainc Ana de ne pas être l’alibi de Danny, suspect numéro 1 de l’agression et fils des nouveaux arrivants.


Avec Desperate Housewives, on ne reste jamais trop longtemps sans nouvelles des mauvaises habitudes, raccourcis simples et humeurs hormonales des auteurs de la série. Après un season premiere de bonne facture, il fallait bien remettre le doigt sur les faiblesses de la série. Parce que sinon, c’est Bree Land et compagnie.

Evidemment, on s’attendait à ce que Julie ne meure point, Marc Cherry préférant toujours tuer des personnages de troisième rang (ou qui veulent quitter le navire –Nicolette Sheridan) mais là, du coup, on reste sur notre faim.
Faire supporter un vrai deuil à Wisteria Lane et précisément à la trop guillerette Susan aurait été facteur de (bons) changements. Qu’à cela ne tienne, on se contentera des gémissements de Susan qui apeurée, triste et en colère, préfère pleurnicher et s’emporter contre ses amies qui n’ont rien fait plutôt qu’intérioriser et encaisser.

Incohérence encore, avec l’histoire de Katherine, qui profite de l’absence de Susan pour remettre la main sur Mike. Comme si la rousse lady était une séductrice prête à tout allant à l’encontre de ses principes. La constance n’a jamais été le fort de Desperate Housewives mais il y a constance et absence de discernement. Et l’épisode en manque terriblement.
Heureusement, les latinos ont toujours le pouvoir dans la banlieue. Gabrielle est assurément la seule housewive à (toujours) conserver sa personnalité, même si outrancière et tape à l’œil.
Parce qu’Eva Longoria, elle, a l‘avantage de distraire et faire rire. Alors que les autres sont plus calées dans l’art de l’ennui et autres  assommantes contrariétés.

(6/10)

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Nice is Different Than Good – 6.01 (diffusé le 27.09.09)

Tandis que de nouveaux voisins mystérieux s’installent à Wisteria Lane, Susan et Mike se marient, encore. Lynett n’accepte pas son énième grossesse. Bree batifole avec Karl, dans le dos d’Orson. Et Gabrielle tente d’élever au mieux sa nièce qui lui rend la vie impossible. Et inversement.


Pour beaucoup, la sixième saison de Desperate Housewives serait celle de trop. Et avec ce season premiere qui ne développe que du déjà-vu, on aurait tendance à le croire. Pourtant, l’épisode n’a rien de foncièrement usant. Et même si Susan, mariée, hystéri

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