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  • An Education (Critique) Initiation au sentiment & mirage de l’être

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    Soixante cinq ans après Lolita, cette liaison impensable entre la prépubère Dolores et le tourmenté Humbert Humbert, le mythe de l’amour sans âge ni frontière social renaît de ses cendres. Plus précisément, il s’est exilé au Royaume-Uni, implanté dans un univers sixty chic, sans Jeremy Irons. De mauvaise augure, vraiment ?

     

     

    Education (senti)mentale selon Flaubert

     

    D’entrée de jeu, An Education s’affranchit de la comparaison avec l’œuvre de Nabokov, puisque dénuée d’une quelconque ambition amorale. Point de similitude en effet entre l’effarouchée Dolores et l’impudente Jenny. Regrettable alors, parce que si la sulfureuse Lolita avait marqué les esprits par sa teneur dérangeante criante de vérité, An Education, vierge de toute provocation, est condamné au plat. Disons au chemin éduqué.

     

    Elle (Carey Mulligan) est jeune, triomphale, en quête de déniaisement, mieux, d’élévation de soi, d’embourgeoisement probablement. Le Saint Graal par le haut. Férue d’art, de littérature, de philosophie existentialiste, cette jeune bohème chic avant l’heure, socialement inhibée, aspire à un regard, une reconnaissance mêlée d’envie.
    Lui
    (Peter Sarsgaard) est un dandy qui voûte sous l’avancement du temps. Trentenaire enraciné, jolie gueule, l’instruction séduisante -peut-être apparente mais qu’importe, le verbe haut, embobelineur, l’attention facile.

     

    Il n’en faut pas plus pour que la jeune créature s’amourache de David, qui est en fort aise. Innocemment ou presque, le couple se forme par la force des choses. Il est sa clé pour s’extirper de son milieu et de ses obligations estudiantines. Elle est son remède au vieillissement, un sortilège narcissique qui prend de l’ampleur à mesure du conditionnement amoureux et social qu’il lui offre gracieusement, la belle âme en façade.

    De ça, le film est riche. Comme une chanson de Gréco que l’héroïne écoute dans le secret de la demeure familiale, An Education se présente comme un joli morceau de vie, contrasté, une romance hésitante, originale, voulue par les allures d’une époque.

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    Marasme à peine amoureux

     

    Au-delà de la rencontre et de l’attachement soudain, c’est le vide.

    Jamais de passion ni d’égarement libidineux, An Education prône la carte de la pudeur pour esquiver à profit l’objet de scandale qu’il aurait pu susciter. Ce qui malheureusement n’explique pas l’absence pregnante des étreintes déchirées, d’une romance du moins vécue. Triste frustration pour le spectateur qui contemple au loin l’œuvre de Lone Scherfig narrant un amour distant, comme prisonnier de l’écran, dans l’écho d’un son étouffé.

    Pas d’esbroufe non plus quand retentit l’heure de la rupture au demeurant triviale, presque inachevée. A peine, un espoir qui vole en éclat sous les quelques larmes –convaincantes- de la jeune Jenny. Qui est bien seule dans ce marasme sentimental.

    Le visage de l’héroïne (jouée par la nouvelle égérie du cinéma anglais, Carey Mulligan, juste, sans jamais flamboyer vraiment) se mue ainsi au gré des rebondissements sentimentaux. Ses yeux qui d’abord s’émerveillent (trop ?) d’un rien, d’un tableau d’art, d’une découverte de vie, cèdent leur place à un regard de désillusion sociale, sans jamais atteindre une teneur crève-cœur, cette perte totale d’elle-même, pourtant trahie par celui qu’elle aime. L’aime t-elle vraiment ?

     

    Une fadeur de ton qui se retrouve dans l’évolution narrative du film, quasiment elliptique, alternant des scènes posées interminables et une rapide reconversion de l’héroïne qui a finalement pris le chemin de l’université.

    Cette permanente déconnexion entre l’allure de cet objet de cinéma, toujours jolie, clinquante, parfois subtile, et le fond troublant viennent à laisser incompris les mouvements de l’entourage de Jenny dont le laxisme familial fait peur à voir (à l’exception de sa professeur jouée par Olivia Williams) sans jamais véritablement questionner la place/le dilemme de la femme des années 60. Incompris par ricochet ce manque cruel de féminisme pour une héroïne qui présentait une carrure moins naïve mais qui pourtant décide de faire priorité à l’arrivisme social. Son personnage était d’emblée une caricature légère, mais contraire.

     

    Si le film est lisse, gentiment poseur, à peine trop contemplatif c’est parce qu’An Education partait à la recherche d’une romance d’abord ingénue, décompliquée malgré les difficultés. Mais la Jeunesse dont on excuse volontiers les erreurs de l’héroïne amoureuse, ne fait pas pardonner en revanche le manque de cohérence d’une histoire distante et malmenée, encore moins l’absence de déploiement sentimental, qui anéantit la portée intense de cette bluette.

    5.5/10

     

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  • Blabla-Series regarde l’Hebdo Séries n°20

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    Dans les rouages de la saison 3 d’Engrenages


    Attention, exclu ! L’HEBDO SERIES s’est rendu sur le tournage de la troisième saison d’ENGRENAGES. Dans un décor digne des meilleurs polars, nous avons assisté à la répétition d’une scène a haute tension. Le réalisateur Jean-Marc Brondolo et Caroline Proust (Laure Berthaud) nous en diront un peu plus sur l’univers et les thèmes de ce troisième volet, avec en bonus, les premières images en exclusivité !

    Dans les news, NIKITA fait son retour sous les traits d’une nouvelle actrice, les comédiens d’UGLY BETTY se recyclent, le twitter d’un inconnu adapté à l’écran, les actrices de FBI : PORTES DISPARUS se rendent chez ABC et DR HOUSE dévoile ses sources.

    La sélec, elle vous fait voir du pays,  et se rend même aux confins de l’univers.
    Enfin, pour le bonus, LES INVICIBLES poussent la chansonnette, lors d’une flashmob assez osée pour promouvoir la série.

     

    Bonne émission, et a la semaine prochaine pour une spéciale jeu vidéo !



    L’Hebdo Séries, c’est votre émission de référence sur les séries. Chaque jeudi, retrouvez toute l’actu de vos séries préférées en 7 minutes chrono ! News, reportages, interviews, tendance, sélec…Toutes les émissions sur http://www.canalplus.fr/hebdoseries

     

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  • Shutter Island (Critique) Mise en scène scorsesienne

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    Après un remake infiltré formidablement adapté, Scorsese retrouve son poulain à la mèche blonde (et inversement) pour une oeuvre croisée des genres, entre thriller effréné et film paranoïaque tendance encéphalique. Une course noire intense, trop intense ?

     

    Sans foi ni loi

    Adapté du best-seller de Dennis Lehane, Shutter Island présentait un scénario tout fait, idéal pour le cinéma fantastique tourné vers les tourments de l’homme fautif. Avec ce matériau béni des Dieux, Martin Scorsese retrouve la dimension la plus cinéaste de sa filmographie et bénéficie d’un univers emballé qu’il aime à consacrer, à peaufiner visuellement, scénaristiquement, musicalement jusqu’à l’ongle.

     

    A ce niveau, Scorsese parvient brillamment à reconstituer une île asilaire des plus terrifiantes dont la noirceur et l’inquiétude latente renaît sous chaque rocher mystérieux, dans chaque chambre capitonnée. Voire à travers chaque échappée cauchemardesque qui propulse l’US Marshall en pleine guerre nazie, ou sous son toit infernal envahi par les cendres et la mort.
    En prime, Scorsese établit une moiteur exotique des plus humides et progressives, catapultée par un déferlement météorologique pour consacrer toujours un peu plus la teneur anxiogène progressiste d’une œuvre sans demi-mesure.

    Le casting en or massif n’est pas étranger à cette réussite d’ambiance : entre DiCaprio bouillonnant, intensifié jusqu’à l’os, Michelle Williams terriblement juste, ou la folle toute-désignée, Emily Mortimer, aussi dangereusement inquiétante que le référent de raison joué par Ben Kingsley.

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    Fantasmes exilés

    Si cette forme au cordeau est chez Scorsese toujours au service de l’intrigue, pour mieux ombrager ce fond impalpable dissimulé au fond du tiroir, Shutter Island reste parfois à côté de son chemin narratif.
    Envie passagère de repos entre-deux ou défaut chronique d’une réalisation si chaotique qu’elle crée derrière elle quelques nids-de-poule, diverses situations à vide sans impact eu égard à la résolution finale ?

    Evidemment, la traque héroïque contre un système psychiatrique présumé barbare est sans cesse reconstituée avec beaucoup de conviction. Mais Scorsese prend un malin plaisir à noyer le spectateur sous une avalanche d’indices sans liant au point d’accumuler les cartes et les enjeux confus.


    Alors, quand le dénouement tardif pointe le bout de son nez éclairé et nous enlève tout le poids scénaristique de nos épaules, difficile de ne pas ressentir une once de déception. Parce qu’a contrario d’un déploiement actantiel des plus obscures -le plus souvent maîtrisé, Martin Scorsese commet l’erreur de finalement trop en dévoiler sur les fondements de son œuvre : la frontière entre réalité et représentation.

    De cette ligne frêle entre fantasme et preuve, le film, étonnamment jusqu’au-boutiste, enchaîne les explications pragmatiques et anéantit le mythe du traumatisme humain sujet à fantasme. Un parti pris rationaliste qui nous confisque toute portée imaginaire, injectée à la seringue depuis les prémices de l’histoire.

     

    Par sa mise en scène à tiroirs, paradoxale, abyssale, très écrite, Shutter Island sait nous emporter dans un tourbillon d’évènements cérébraux où folie, histoire et onirisme torturé s’entremêlent sans envahir.
    Dommage que l’obsession narrative du génie réalisateur vienne entacher cette chute vers la folie romanesque sans retour.

    6.5/10

     

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  • Married Single Other (Saison 1) Dans la vie, cochez la bonne case

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    Pilot – 1.01 (diffusé le 22.02.10)

     

    ITV est peut-être la chaîne britannique la plus sentimentaliste. Ayant obtenu ses galons d’or avec des séries à l’eau de rose, notamment Cold Feet (ou la dernière en date Mister Eleven), la chaîne anglaise essaie constamment de créer des programmes relationnels et symboliques.

    Et depuis la très louable Call Girl, ITV ose la série sur l’engagement cynique. Pour cela, qui de mieux placé que le producteur et réalisateur de la feue série phare de la chaîne, Cold Feet, Robson Greene ?

     

    Le mariage, un acte politique hostile

    « Je ne crois pas au mariage, vraiment pas. Je pense que le mariage est au pire un acte politique hostile, une manière pour les hommes étroits d’esprit d’enfermer leur femme à la maison sous prétexte de tradition et de religion conservatrice insensé. Au mieux, le mariage est une belle désillusion, deux personnes qui s’aiment vraiment et qui n’ont pas idée de leur destinée misérable ensemble. » s’est écriée non sans cynisme Tina Moddoti à Frida Kahlo.


    Sur ce même ordre d’idée valide, se bâtit ainsi Married Single Other. Une comédie romantique pur-jus. Mais modernisée, donc rendue cynique et luttant à propos contre l’union maritale et l’engagement spirituel. Pour illustrer c’est le couple d’Eddie et Issy qui s’y colle. Contre le mariage, Issy aime Eddie depuis seize ans (avec deux enfants issus de leur amour) et refuse toute forme d'engagement contractuel. Au grand malheur de son dernier fils et son compagnon éploré.

    Les deux autres couples de la série eux luttent avec moins de ferveur contre l’engagement mais surfent sur la même vague de la désillusion. Babs n’en peut plus de Dickie et décide de rompre. Quant à Clint, c’est le coup de foudre pour Abbey et en oublie son mode de vie coureur de jupons.


    De ces trois couples, apparaît donc une vision de l’engagement et de la relation amoureuse. Cette idée pré-établie qui finalement paraît moins décompliquée qu’on n’osait le penser.

     


    Des idées et des acteurs

    Le sujet bateau de Married.Single.Other pourrait en rebuter plus. Pourtant, ce nouveau show anglais a tout de la série élaborée et bien pensée. De jolies répliques ciselées servent un ton caustique, gentiment cynique, mêlé d’amour naïf mais bien venu. De ces dialogues, naît une écriture au cordeau caractéristique, toujours au service de situations denses, tantôt comiques, tantôt plutôt spirituelles.


    L’autre point fort est sans doute les protagonistes eux-mêmes du programme. Avec des pointures télévisées comme Lucy Davis (The Office, Studio 60), Shaune Dooey (Five Days, The Street) ou Miranda Raison (Spooks), les héros de MSO ont une carrure suffisante et un capital sympathie qui se retrouve dans leur rôle. Tous étant également doté d’un bagage original qui se prête à une adhésion rapide (l’ambulancier altruiste qui se prend d’amitié pour une vieille dame, la femme cynique est responsable d’un centre de femmes battues, le mari branleur qui passe son temps à jouer en ligne au poker).


    En cela, la série parvient à insuffler une jolie énergie d’ensemble, un point d’accroche très dynamique dès les premières situations bien trempées du pilot.


    Après ce pilot introductif de bonne facture, les trois couples de départ deviennent respectivement Mariés. Célibataires. Et Autres. Un concept anodin mais qui, compte tenu du casting solide et de l’écriture maîtrisée du show, pourrait devenir une valeur sûre pour ITV.

    7.5/10

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  • Musique : les trois albums de février à faire fondre la neige

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    En février, la glace mastodonte qui nous gèle les doigts et nous mouille le coin des yeux a pu être rompue. La raison de la fonte des eaux ? Trois chanteuses bien senties, bien différentes, qui par leur talent nous font nager dans une mare d’eau chaude d’enthousiasme.


     

    Marina & the Diamonds – The Family Jewels ****


    Marina & the Diamonds est parvenue, à force d’EP sympathiques, à sortir enfin un album (dont la durée totale est enfin plus longue que le temps d’une douche), dans la même veine de ses débuts remarqués.

    Avec Ses Bijoux de Famille, et ses diamants, toujours, l’anglaise Marina nous enrubanne dans un univers coloré et fantasque, représenté par I Am Not A Robot et Hollywood déjà en ligne depuis des semaines (un avant-goût de goût). S’ajoutent à ces titres d’une efficacité redoutable, quelques pop-electro songs parfaitement calibrés, et deux trois ballades enragées plutôt bien venues dans cet esprit délibérément funky.


    Plus affûtée que Florence, plus exotique que Kate, plus atteinte que Dragonette, plus globale que Lily sur le point de prendre sa retraite (encore), Marina (et ses bijoux fantaisie) est l’artiste hype à ne pas rater. Si on vous le dit !

     

     

     

     

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    Emmanuelle Seigner – Dingue **


    Oubliés Emmanuelle Seigner en rockeuse volontairement de pacotille et son groupe Ultra Orange qui avait signé en 2007 un joli hommage à Velvet et Nico. A présent, Emmanuelle fait route seule. Susurrant dorénavant ses textes en français, au risque de tomber dans ce truc variet’ un peu barricadé depuis toujours.


    Médiatiquement très soutenu (quasi autant que son mari Roman, mais c’est pour la bonne cause), son opus Dingue, composé d’onze titres, ne vérifiera pas totalement les talents vocalistes de la belle. Son énergie à revendre la sauve cependant de l’échec résonnant, avec sa conviction de Femme Fatale ou ses mots assurés dans Le Jour Parfait et Petite Pédale, rendus possible par le talent de compositeur de Keren Ann.
    Le reste de l’album s’avère un peu lancinant, un peu attendu à l’image de ce duo avec Iggy Pop, plus atout commercial superfétatoire que véritable alchimie musicale.

    Si la sublime collaboration avec Ultra Orange allait au teint de chaque saison, Dingue, au son résolument pop sixty, aurait du attendre l’arrivée du printemps pour se coller aux platines. De loin, avec un verre de citronnade, le goût aurait été plus apprécié.

     

     

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    Agnès Bihl – Reve Général(e) ***


    L’autre chanteuse du pays et du mois, c’est Agnès Bilh.

    Moins narcissicée par les médias que la blonde rugissante aux yeux émeraudes, Agnès est pourtant ce qui fait de mieux du côté répertoire français féminin (avec Jeanne Cherhal).

    Habituée aux textes sombres, divinement élaborés dans ses deux albums précédents, Agnès opère là un virement inattendu placé sous le signe de la joie de vivre. Comment ça chanter le bonheur, c’est encore pertinent ?

    Finalement peu onirique, gentiment terre à terre, toujours humain, Rêve Général(e) prône l’amour ou sa quête, quitte à assumer les critiques cyniques.

     

     

     

    En bonus, la (très bonne) chanson de la jeune Holley Maher, Daisies

     

     

    Et le mois prochain, on parlera du retour désiré de She & Him (le groupe vintage avec Zooey dedans).

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  • Blabla-Séries regarde l’Hebdo Séries n°19

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    Un acteur de série qui chante, ça donne quoi ?


    Cette semaine, l'Hebdo Séries est parti à la rencontre de Julien Gester, responsable culture du magazine GRAZIA. Nous lui avons demandé de passer en revue, extraits à l'appui, ces acteurs de série qui ont comme autre passion la musique. Seuls ou en groupe, et avec des fortunes très diverses, William Shatner, Jason Schwartzman et même Hugh Laurie se sont tous un jour ou l'autre essayé à pousser la chansonnette. Oreilles sensibles, s'abstenir !


    Retrouvez aussi dans l'émission les traditionnelles news : castings, retours, annulations, et même plagiat biélorusse ! La sélec, elle, vous parlera d'un tueur, d'un accro au sexe et d'un chef-d'oeuvre injustement méconnu. Pour le bonus, LES GRIFFIN lanceront un cri d’alarme, avec beaucoup d'humour, a base d’écologie… et de méthane (qui aurait aussi pu s’appeler « Guerre et Pets »)


    Bonne émission !

     


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  • Lovely Bones (Critique) La jolie ossature du néant

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    Peter Jackson aurait sans doute gagner à trépasser au fin fond du Mordor, l’air triomphant après sa trilogie joaillière.  Au lieu de ça, le néo-zélandais récidive avec une bouillie poissonnière familiale des plus fades.
    Entre thriller raté et traversée onirique poussive.

     

     

    La mort lui va si bien

    Elle s’appelle "Salmon, saumon, comme le poisson" et elle a été sauvagement assassinée un soir de rentrée d’école en décembre 73. Sauvagement, on le suppose parce que Jackson a préféré le parti pris de l’implicite, à son honneur.

    Si le film s’attarde rapidement à créer un entre-deux fantasmagorique à cette jeune héroïne familialement épanouie (encore plus injuste !), avec une volonté endueillie infroissable, Lovely Bones rate malheureusement le coche de l’adaptation. La matière littéraire demeurant en jachère, le conte visuel lui, reste éloigné des grandes tragédies filmées.

     

    Pourtant adapté du roman profond d’Alice Sebold, le fond même de Lovely Bones manque de mordant subtil. De nombreux passages à vides oraux signés par l’héroïne défunte ou sa famille entière condamnent véritablement le film à une étiquette niaise des plus indécrottables. « La mort, ça bouleverse tout » « Mon assassin a gâché beaucoup de choses ».
    Certes, la narratrice est une adolescente un brin ingénue mais de là à surnager dans le larmoyant bêta avide d’existancialisme, il n’y a qu’un pas que le film a gaillardement franchi. Mais cette œuvre adorable n’est pas qu’un essai philosophico-juvénile médiocre.

     

     

    Mélo défectueux mais pas que.

    Dans Lovely Bones, tout est sur-écrit, sur-désigné. Les intentions, les remises en causes, les gestes effrayants d’un sociopathe clownesque ou ceux dépités d’un père théâtralisé qui manque cruellement de nuance. Mark Wahlberg devrait songer à renoncer à vie aux drames et se contenter de travailler ses gros bras pour les films à pistolet.
    La famille Salmon reste, quant à elle, sauvée du gouffre de l’incrédule par Rachel Weisz, mère douleur intacte mais trop absente, ou Susan Sarandon, à la loufoquerie communicative, probablement inappropriée.

     

    La maladresse récurrente du film réside dans sa perpétuelle succession de ses deux facettes fantastico-tragiques. Parce que la combinaison est mécanique, Jackson en vient à réduire la portée dramatique de son matériau, en effleurant à la fois (sans jamais approfondir) polar inattendu, rage familiale parachutée et traversée cabotine en direct du pays des morts innocents.

    A l’imagerie des plus ringardes (pastel et grafitti de rue), ces échappées surnaturelles voulues douces-amères, maximisées par un travail d’effets spéciaux alourdissant, ne font pas honneur à ce drame adolescent, le fondement initial et louable du film.

     

     

    Lovely Bones est un voyage douloureux qui a voulu reconstituer spirituellement l’épreuve du deuil familial par plusieurs chemins de traverse laborieux, férocément à la mode.
    Si la douleur est bel et bien au rendez-vous, c’est davantage pour celui qui assiste impuissant à ce gloubiboulga caricatural, bâclé et vide de sens.

    3/10

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  • Blabla-Series regarde l’Hebdo Séries n°18

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    Cette semaine, l’HEBDO SERIES fait son Soap !


    Dans les news, alors qu’un ancien de LOST se reconvertit, le flic pourri de THE SHIELD se dote de pouvoirs, PRISON BREAK nous surprend encore, ABC fait de la politique, et Sheryl Crow trouve enfin sa place.

    Dans le reportage, nous avons rencontré Maria Bell, la patronne du célèbre soap : LES FEUX DE L'AMOUR. Elle nous expliquera ce qui fait la particularité de ce genre et surtout les raisons son succès planétaire.

    Dans la sélec, entre un homme pris au piège (LE PRISONNIER), des stars qui passent sur le divan (HEAD CASE), et des travestis (SORDID LIVES), il y en aura pour tous les goûts.

     

    Enfin, le bonus se met au jaune avec une pub où LES SIMPSON vantent une célèbre boisson gazeuse…

    Bonne émission !


     

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