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29.05.2010
Lost (Ultime Saison 6) The End Is the Beginning Is the End

The End - 6.17 & 6.18 (diffusé le 23.05.10) (series finale)
Sur l'île, Jack doit sauver l'île grâce à la grotte lumineuse alors que la réalité alternative -dans laquelle tous les losties se retrouvent et se reconnaissent- révèle sa nature.
Ça y est, c'est la fin de Lost. Et je dois avouer que malgré toute la bonne volonté que je peux y mettre, je n'achète pas. J'ai trouvé beaucoup de défauts à cette saison, mais depuis Across the Sea non seulement les dialogues sont d'une pauvreté désolante, les épisodes frôlent le ton parodique apparemment consenti. Je ne peux même plus regarder un épisode de Lost désormais sans me demander si les scénaristes rigolent dans leur salle ou pas, et c'est dérangeant, car je vois bien que les scénaristes n'avaient jamais dans l'intention de finir la série et ils le font comme ils peuvent.
Les facilités scénaristiques ridicules s'enchaînent (le retour de Frank), les scènes tire-larmes pleuvent, les personnages sont réduits à leur propre caricature et cette révélation finale a été la cerise sur le gâteau. Et je ne dis pas ça pour descendre la série, je le dis car j'ai beaucoup aimé la série dans ses 4 premières années et ça me désole de la voir se terminer ainsi dans la facilité - et ce, dans tout ce qu'elle a tenté de faire dans ce dernier épisode. Je m'explique.
Tout, ou presque, sonnait baclé dans ce final. L'épisode use et abuse de tout ce que je déteste dans la fiction en général : l'émotion facile, le mélodrame, entre autres. Alors que Lost s'était démarquée des autres séries dans sa première saison avec un traitement plutôt sobre des relations humaines dans un groupe qui était marqué par sa diversité ethnique, on peut dire qu'elle finit son travail en piquant du nez, avec un degré de subtilité qui avoisine le zéro. Quand on compare la scène du final de la saison 1 où les personnages quittent l'île sur le radeau qu'ils ont construit à tout le pathos qui est servi dans les sideways dans cet épisode, on se dit qu'il y a quand même une sacrée différence dans l'efficacité émotionnelle.
Parce qu'en fait la réalité alternative a été dans cet épisode un enchaînement de la même scène. Un awakening pour chaque couple, à comprendre un réveil, une prise de conscience de chaque protagoniste de ce qu'il a vécu sur l'île avec un autre personnage. Au choix, on a donc Juliet et Sawyer, Jack et Kate, Charlie et Claire et surprise... Sayid et Shannon. Tout y est pour faire pleurer dans les chaumières : la musique, le jeu excessif des acteurs, la caméra qui insiste sur les personnages, et le pire, des montages filtrés à mort sur les moments marquants de chaque personnage (à noter que l'épisode commence ainsi aussi : sur un montage larmoyant digne des fins d'épisode de la CW). Sans compter le fait que de faire réagir ces personnages d'une telle manière à leur prise de conscience n'a aucune cohérence d'un point de vue narratif. On croit regarder une parodie ou une vidéo youtube. Il n'y a aucun scénario. On passera sur le fait qu'ils doivent se toucher pour se souvenir, cela aussi étant très peu subtil.
Ces scènes s'enchaînent heureusement avec des scènes sur l'île qui sont un peu plus intéressantes. Pour sauver l'île et donc l'empêcher de couler, Jack doit utiliser le bouchon (un vrai bouchon, ce n'était pas une métaphore) après que l'Ennemi ait succombé à une bataille qui a duré une petite minute, la lumière étant éteinte. Et tant mieux que le combat n'ait pas duré plus longtemps, ce n'était pas le plus important. Lost nous fait donc du Lost de fin de saison, c'est-à-dire que ces séquences-là sont relativement bien rythmées, à défaut d'être généreuses en révélations.
Je comprends bien qu'il aurait été impossible et absurde de répondre à toutes les questions restantes, ça n'aurait eu aucun intérêt, mais les scénaristes n'ont même pas l'idée de nous réserver une révélation, même ouverte, sur la nature de l'île.
Les scènes sur l'île restent cependant cohérentes, malgré les confusions qu'elles soulèvent : on pensait Desmond (et les autres personnages capitaux) plus experts en ce qui concerne le fonctionnement de l'île, on ne sait toujours pas pourquoi l'île a été engloutie dans le season opener, ni ce qui a réellement causé la réalité alternative. Il faudra faire travailler son imagination, faire le travail que les scénaristes auraient du faire eux-mêmes. Peut-même inventer des plot devices comme les voyages temporels pour expliquer concrètement des éléments scénaristiques encore flous comme la cause de la réalité alternative. Ce qui ne sert finalement à rien, à part créer sa propre série.
Et enfin, j'y viens : la révélation finale. Je n'ai rien contre l'idée d'une réalité parallèle où les personnages se retrouvent après leur mort, mais je ne comprends pas l'intérêt d'avoir créé une mythologie aussi fournie, d'avoir étalé l'arc alternatif sur toute la saison, pour une révélation aussi maigre.
Ce qui est dommage et hallucinant, c'est que les théories des fans auront été plus intelligentes que cette fin. En fait, il n'y avait rien à résoudre. Lost ne se résume finalement qu'à une grosse histoire amicale on-s'aime-tous ; des personnages torturés (hum) ont passé des années fabuleuses sur une île (aux capacités surnaturelles, mais dont l'intérêt est nul, à part pour nous expliquer les causes du crash) et ont inventé une vie après la mort où ils se retrouvent. La série aurait pu se résumer à deux-trois saisons. Et encore une fois, je ne sais pas si c'est le jeu d'acteurs mais la fin ne procure strictement aucune émotion, une fois la déception avalée. Et si le but était de regagner la considération des fans avec des répliques aussi niaises que << Remember. Let go. Move on. >>, au-même titre que les scènes voulues émotionnelles de l'épisode, encore une fois, je n'achète pas.
Lost aura été pour moi une série que j'ai appréciée surtout pour ses trois premières saisons et sa mythologie - alambiquée mais ambitieuse. C'est ce qui a réellement façonné le charme de la série à mon goût, n'en déplaise aux scénaristes qui insistent sur le fait que l'intérêt de la série ne se résume qu'aux personnages. Le personnage le plus intéressant aura été Desmond, c'est lui qui a offert parmi les meilleurs épisodes de l'expérience : << Flashes Before Your Eyes >>, << Live Together, Die Alone >>, << The Constant >>. C'est la vraie constante de Lost en réalité, celui qui a permis de revenir aux bases de la série, cette saison le prouvant dès son retour.
Le gros problème de la série, c'était finalement de trouver ce juste milieu entre personnages et mythologie. Dès le cliffhanger de la fin de saison 3, ils ont clairement mis l'accent sur l'histoire. Et la raison pour laquelle cette saison a boîté sévèrement, c'est simplement parce que les scénaristes ont voulu réitérer la recette qui a fait le succès et la qualité de la série dans sa première saison (ils l'ont dit eux-mêmes) alors que l'histoire a pris un tournant qui ne le permettait pas. Cette fin me déçoit, d'abord pour la révélation finale qui ne fait pas du tout honneur à la dimension mythique qu'a pris la série avec le temps, mais aussi pour l'écriture et la réalisation, qui ne sont plus soignées du tout. On se consolera en revisionnant les saisons précédentes, parce que des inédits de Lost, il n'y en aura plus.

What They Died For - 6.16 (diffusé le 18.05.10)
De toute façon, les déçus ne pourront rien n'y faire : cette conclusion de Lost se concentre en très (trop) grande partie sur les personnages et il faudra s'y faire, ce sera sûrement pareil pour le final. Je m'attendais naïvement à une saison 6 mythologique jusqu'au bout, avec une avalanche de The Constant, qui avait brillé par sa fusion subtile entre mythologie et développement de personnages. On reste là dans un registre beaucoup plus léger et ça ne marche qu'à moitié.

Across the Sea - 6.15 (diffusé le 11.05.10)
Quid du passé de Jacob et son frère, l'Ennemi ?
Le voilà, l'épisode tant attendu par les fans, l'épisode-mythologique de cette saison 6 sur le passé de Jacob et l'Ennemi (qui est en réalité son frère).
L'épisode commence, dans la pure tradition des épisodes de Lost, par un quart d'heure time-filler peu intéressant et faible de rythme. C'est la jeunesse plus-banale-tu-meurs de Jacob et son frère, élevés par leur fausse mère (interprétée par Allison Janney, The West Wing) qui est mise en scène, malheureusement sans surprise aucune, comme le reste de l'épisode. C'est même plus une question de surprise, c'est juste une déception aigüe qui marque finalement quand on sait qu'il reste quelques heures avant la fin.
Les défauts propres à Lost subsistent. Il faut toujours s'aventurer sur du nouveau terrain, esquiver les priorités (la storyline principale avec Jack et ses acolytes), raconter quelque chose d'autre, de nouveau entre deux, en attendant. Ce qui rend la saison très décousue et à ce stade-là de la série, ce manque de discipline narrative est terriblement navrant.
Cette semaine, on nous sert l'histoire de Jacob, tant mieux, mais on aurait préféré l'avoir connue plus tôt son histoire. À l'époque où le personnage avait encore une chance d'avoir une histoire personnelle fidèle à son statut de personnage mythique et suprême décrétée il y a quelques saisons. Après quoi on aurait pu voir le personnage évoluer et agir pour ou contre les losties pour nous captiver. Au final, aucune des deux exigences n'ont été remplies : on a vu le personnage que très peu et sa background story est des plus ordinaires.
En saison 2, la série avait l'audace de développer pour la première fois sa propre mythologie, étrange, qui sort de l'ordinaire : la Dharma, ses stations, la série de nombres à taper dans l'ordinateur, l'équation de Valenzetti, Desmond, Radzinsky, et plus tard dans l'évolution de Lost, les voyages dans le temps ont été instaurés. La série a toujours joué la carte de la science-fiction mais sans jamais tomber dans la facilité avec des grottes lumineuses qui transforment en fumée noire ou boissons magiques donneuses de super-pouvoirs. C'est d'un ridicule. S'ajoutent à cela des répliques paresseuses qui ne mènent à rien, le fameux << because i'm special >> entre autres.

Sans compter le fait que tout cela est fait sans fond, c'est une mythologie ambulante qui ne sert que de masturbation cérébrale pour les plus courageux qui osent encore réfléchir à des théories. L'épisode a peut-être des résonances religieuses, mais elles restent artificielles au possible, comme les tentatives de réponses, tout cela relève plus du génie creux : on veut parler de quelque chose sans le faire.
Pour la comparaison personnelle, je dirais que la série était bien plus touchante dans ses débuts avec sa fine dimension philosophique : les rapports entre Locke, Jack, les références redondantes, naïves mais émouvantes au destin.
Les dialogues sont désormais risibles : << there's a little bit of this light in all of us >>, << my answers will lead to more questions >>.
À ce propos, la série avait l'habitude de se moquer des aspects négatifs de son concept au travers d'Hurley dans la saison 5, mais à trois épisodes de la fin, elle fait pire, elle se prend maintenant au sérieux, elle est consciente de ses erreurs (répondre à des questions en souvelant de nouvelles interrogations, à trois épisodes de la fin) mais sans les réparer ; elle se moque de nous.
Un dernier mot sur la scène de fin avec la séquence flashback de la saison inaugurale. Alors certes, pas tout le monde ne se souvient de ce mystère Adam et Eve, mais un simple rappel dans le previously aurait été suffisant plutôt qu'un flashback futile voulant nous faire croire que tout a été pensé depuis le début alors que l'incohérence des vêtements porte clairement à penser le contraire – au même titre que les interviews des deux auteurs d'ailleurs.
Ce qui prouve que c'est ça aussi Lost, c'est une série qui vit pour ses fans et son concept, qui doit plaire constamment, faire couler de l'ancre à coup de << qui est le good guy ? qui est le bad guy ? >> (un leitmotiv manichéen qui est quand même ultra peu subtil quand les personnages ne se résument qu'à cela). Si on reste lucide deux secondes, on réalise que c'est une série qui se permet de refuser des qualités capitales dont des séries aussi high-concept qu'elle comme Battlestar Galactica regorgent : les deux ont une mythologie intéressante mais BSG a aussi une écriture fine, des personnages travaillés, une réalisation efficace et des ressorts philosophiques intelligents que Lost n'a pas ou peu développés.
Lost a beaucoup trop dépendu de son succès cette année au détriment de son scénario alambiqué et cet épisode marque l'apogée de ce gâchis de potentiel : les scénaristes ne savent plus écrire des personnages intéressants, les mystères sont traités maladroitement, les réponses sont ridicules, la direction d'acteurs est médiocre, ce qui nous donne finalement un épisode qui ne se range même pas dans le tiroir du perfectible mais qui est complètement à côté de la plaque.
C'était donc un épisode capital pour Lost, mais qui a détruit le peu d'espoir que j'avais encore dans ces derniers épisodes et leurs hautes exigences. Cette saison est extrêmement décousue, mais la qualité médiocre des réponses est là dure à avaler. Il est assez évident que les scénaristes ne prennent même plus l'effort d'écrire un épisode consistant à la fois sur l'échelle de la saison que celle de la série, et c'est bien dommage pour une série qui avait cinq saisons très très perfectibles mais ambitieuses derrière elle.
3/10
The Candidate - 6.14 (diffusé le 04.05.10)
Il est temps pour les candidats de quitter l'île, mais par quel moyen ? Direction le submarine où certains twits surviennent...
Quatre. C'est le nombre d'épisodes qu'il reste à Lost pour faire ses preuves et clôturer son histoire avec un final d'une durée avatar-esque, un peu moins en fait, 2h30. Soit l'équivalent d'un peu plus de trois épisodes traditionnels dans la durée, ce qui fait qu'on est quand même assez loin de la fin en terme d'évolution scénaristique.
D'un côté, c'est rassurant parce que tout ce qui a manqué à cette saison (révélations, conflits) pourra prendre sa place, avec un peu de chance, dans ce final. D'un autre, c'est un prétexte un peu facile pour nous offrir des épisodes comme celui-ci, digne d'un 24, riche en adrénaline pour les fans de la première heure, mais dont on ne retire que des morts et de l'action mais toujours rien au niveau mythologique. On nage aussi dans un bain de facilités scénaristiques, mais on y est habitués, ce qui n'est pas vraiment en la faveur de la série cela dit.
Il y a néanmoins une conclusion intéressante à tirer des quelques derniers épisodes : Jack est le personnage qui a (pris) le plus d'épaisseur cette année. Si on met l'Ennemi de côté, toujours campé par un Terry O'Quinn qui transpire de charisme. Mais ne mettons pas ce personnage de côté, justement, parce que c'est ce rapport éthique entre les deux personnages (Jack et l'Ennemi) qui nous donne des scènes mémorables. Si l'aspect action-boum-boum de l'épisode laisse indifférent, l'alchimie étonnante entre les deux personnages demeure saisissante et cette fin de saison vaut surtout pour eux.
J'avais beaucoup aimé leurs scènes à l'aéroport dans le season premiere et le charme opère à nouveau dans cet épisode dans l'hôpital. S'il y a bien une intrigue sobre et émouvante dans cet épisode, c'est celle-ci. Et encore une fois, O'Quinn est génial, ce qui est peu dire quand on sait qu'il doit gérer deux personnalités complètement différentes dans le même épisode.
Parce que dans le sous-marin, c'est l'agitation : l'Ennemi montre enfin son vrai visage et laisse une bombe dans l'appareil. Ce qui nous donne une succession de scènes plus futiles les unes que les autres pour des personnages auxquels je ne m'intéresse plus depuis que les scénaristes ont décidé de faire pareil.
À peine retrouvés il y a deux semaines dans une scène abrégée, Sun et Jin succombent donc à l'accident. Comme Sayid et Frank. Tout le monde est triste mais l'émotion est nulle parce que les personnages sont devenus fades au possible donc il est assez difficile de s'intéresser à leur sort. Cela dit, la scène sur la plage quand Kate et Hurley apprennent la nouvelle reste belle (parce que c'est la nuit et c'est joli, forcément).
À l'inverse de la plupart des fans, l'épisode m'a surtout plu pour la réalité alternative et les échanges entre Jack et (le faux) Locke, aussi bien sur l'île que dans l'arc alternatif. Tout ce qui concerne l'action sur le sous-marin est peu intéressant, la mythologie étant à nouveau évitée de la plus belle manière et Widmore demeurant aux abonnés absents. Rien de bien spécial finalement.
6/10

The Last Recruit - 6.13 (diffusé le 20.04.10)
Il est temps pour les candidats de quitter l'île, mais comment et par quels moyens ? Différents groupes prennent différents chemins.
J'avais un petit espoir avec les deux épisodes précédents mais il fallait bien un épisode comme celui-ci pour revenir à la raison, cette saison est une vraie déception. Le fil-rouge est là, les enjeux sont là, mais pour une raison qui me paraît encore floue, rien n'avance. Les scénaristes attendent sûrement le series finale pour mettre en scène la confrontation finale (alors qu'on veut je pense tous des réponses prioritairement et non un duel futile). Nous avons donc encore une fois un épisode de transition avec une réalité alternative qui joue la carte du multi-centric, sans retrouver la magie des débuts.
Cet épisode a surtout la lourde tâche de nous montrer par quels moyens les candidats décident de quitter l'île sous la gouverne du Faux Locke, la vraie surprise de cette saison 6, personnage qui conserve son statut capital épisode après épisode.
L'épisode a surtout d'intérêt pour Jack, étrangement, qui décide finalement de rester sur l'île, alors que c'était le premier qui était prêt à partir quelques saisons auparavant.
Théoriquement, des scènes entre Jack et l'Ennemi pourraient être prometteuses mais au même titre que Widmore, c'est quelque chose qu'on ne voit pas encore à l'écran. Ne comptons même pas la seule scène-révélation de l'épisode où l'Ennemi fait comprendre à Jack que les apparitions de Christian étaient de lui, chose que l'on avait déjà devinée.
L'épisode se concentre vraiment sur les états d'âme des personnages, leurs histoires respectives, leurs choix et leurs passés. Finalement, l'action sur l'île n'a aucun intérêt (encore faudrait-il qu'il y en ait réellement) puisqu'elle ne sert que de soutien à l'arc alternatif, qui s'avère divertissant mais terriblement dispensable. Et surtout, sans énergie, sans charme : tous les personnages -ou presque- sont présentés dans la réalité alternative mais à l'exception d'une scène entre Sawyer et Kate, la magie de ces interactions entre le casting est inexistante.
La partie entre l'Ennemi, Desmond, et Sayid était plus digeste. Reste à voir comment la suite se présentera, si l'Ennemi a une raison d'avoir cru la parole de Sayid à propos de Desmond...
À quelques épisodes de la fin, c'est un énième épisode de transition qui nous est proposé où l'intérêt, au-delà des flash-sideways divertissants tout au mieux, réside dans le changement de camp de Jack. Encore une fois, les scénaristes meublent comme ils peuvent jusqu'au series finale et c'est bien dommage.
5,5/10

Everybody Loves Hugo - 6.12 (diffusé le 13.04.10)
Dans la réalité alternative, c'est à Hugo de vivre son expérience amoureuse, guidé par Desmond. Sur l'île, les personnages se réunissent pour décider de ce qu'il faut faire de l'avion. Ils se rendent alors au Black Rock pour la dynamite mais quelques événements imprévus surviennent...
Le retour de Desmond aura finalement fait un peu de bien à Lost, puisque le personnage confirme son statut de personnage-pilier, celui qui dirige les personnages, en tout cas dans la réalité alternative. Et celle-ci prend finalement une nouvelle dimension, avec le retour de Libby et à la fin, l'accident de Locke causé par Desmond lui-même. À la différence des premiers épisodes de la saison, cet épisode et le précédent ont réussi à créer une cohérence entre les deux arcs narratifs (l'île et l'alternative) et l'épisode devient par conséquent plus agréable au visionnage, pas décousu. L'émotion devient plus juste, légitime.
À quelques semaines de la fin de la série, c'est aussi l'occasion pour rejouer au jeu des questions-réponses (sans questions qui surviennent cette fois-ci). L'épisode est globalement bien écrit ; les groupes de personnages se reformant, c'est l'occasion pour nous de passer par plusieurs sites différents et heureusement, d'en tirer quelque chose à chaque fois.
Le Black Rock est détruit et on découvre un ancien puits. On retrouve même Michael dans les visions d'Hurley, rencontre qui va finir par une révélation : les chuchotements proviennent des défunts sur l'île, incapables de pardonner leurs actes. Ici aussi, la cohérence entre les apparences de Michael (qui avait tué Libby) et l'intrigue amoureuse dans la réalité parallèle est plus subtil.
Demeurent quand même beaucoup de défauts, notamment au niveau de la réalisation encore une fois. La mort d'Ilana par exemple (et évidemment la chute de Desmond). Les dialogues sont toujours aussi vides. On ne le répétera pas : les défauts sont les mêmes. Mais ce sont quand même des défauts majeurs.
Un épisode sur Hurley qui retrouve le niveau moins enthousiasmant de la majorité des épisodes de cette saison mais qui bénéficie du retour de Desmond qui permet de revigorer le rythme et de marier intelligemment l'action sur l'île et celle de la réalité alternative.
6/10

Happily Ever After - 6.11 (diffusé le 06.04.10)
Desmond est de retour sur l'île. Alors que Widmore veut l'utiliser pour des fins expérimentales grâce à ses capacités de résistance aux événements électromagnétiques, il découvre sa propre mission dans son flash : trouver Penny après l'atterrissage du vol 815 à Los Angeles.
Les épisodes sur Desmond ont toujours été bons. On a vraiment l'impression de regarder une autre série devant un Desmond-centric, et c'est une vraie bouffée d'air frais, principalement parce que les scénaristes réservent une confiance infinie à ce personnage (et ils ont sûrement raison, sera-t-il la clé de Lost ?).
De ce fait, les enjeux sont importants et l'acteur, Henry Ian Cusick, porte toujours son épisode (quasi intégralement) sur ses épaules puisque cette semaine, 98% de la distribution principale est restée chez elle. Et tant mieux.
On nous offre en échange le retour réjouissant de Dominic Monaghan. Et la réussite principale de cet épisode vient de là : avoir réussi à reconstruire l'univers initial, familier de Lost et son développement narratif réfléchi et cohérent, sur l'épisode complet.
La réalisation est soignée : une caméra plus calme, quelques choix artistiques légitimes (le reflet de Desmond sur les surfaces vitrées) et des décors bien choisis, presque proches du cinéma, qui confèrent à l'épisode une atmosphère plus mythique.
En découle un sentiment plaisant de regarder un épisode bien filmé, immersif et captivant, qui bénéficie d'un charme évident, charme qui est le fruit de la redécouverte de certains détails propres à la mythologie de Lost - le stade par exemple.
Et d'autres détails, plus futiles mais assurément efficaces, comme la reconstitution de l'aspect visuel des débuts de la série : les vêtements des personnages, leurs coupes de cheveux, qui nous ramènent avec plaisir aux temps de la saison inaugurale et du crash, tout comme l'avait bien fait le season premiere de la saison 6, LA X.
Reprocher aux scénaristes de bricoler le thème de l'Amour avec chacun de ses personnages serait une erreur finalement, puisque grâce à cet épisode, on y voit plus clair dans le rôle des flash-sideways. À partir de maintenant, Desmond pourra s'entretenir avec les autres personnages au sujet de leurs histoires alternatives respectives. La saison a donc enfin trouvé son fil conducteur, un autre point positif.
La loi de l'excellence des Desmond-centric ne sera finalement pas trahie, puisque cet épisode aura réussi à mêler habilement charme et mythologie. Les dynamiques entre les personnages sont efficaces, l'épisode est bien réalisé et la mythologie prend gentiment son envol.
8/10

The Package - 6.10 (diffusé le 30.03.10)
Sur l'île, Sun est confuse au sujet de sa place parmi les candidats et Jin est tenu prisionner. On apprend comment Jin finit dans un frigo sous les ordres de Keamy dans la réalité alternative.
Certes l'épisode est intéressant sur cetains aspects (le retour de Desmond, quelques informations supplémentaires sur le groupe de Widmore), mais encore une fois, la qualité des révélations laisse à désirer.
Les flash-sideways soporifiques font encore de l'ombre à ce qui aurait pu se passer sur l'île. Et épisode après épisode, le personnage qui est au centre de l'épisode perd grandement de charisme. À vrai dire, le seul acteur qui donne encore de son mieux dans son jeu est Terry O'Quinn, qui excelle dans son rôle habité.
Jin est tenu prisionnier dans la station Hydra : une partie un peu plus intéressante, puisqu'on permet d'apprendre quelques petites choses au sujet du groupe de Widmore. La révélation de fin (Desmond étant le "package") était prévisible mais plutôt réjouissante, vu que c'est le seul qui n'a pas encore perdu de son charme.
Le gros point faible vient surtout du personnage de Sun. Les personnages de Lost n'ont vraiment plus aucune consistance. En fait jusque là, ou presque, chaque épisode de Lost cette saison s'est concentré sur les états d'âme du personnage ; Sun veut retrouver son mari mais ne sait pas à qui faire confiance, Sun ne veut pas qu'on détruise l'avion, Sun veut faire à sa façon... Comme Richard ne voulait qu'une chose dans son centric : retrouver sa bien aimée. Finalement, avec tous ces enfantillages, on n'avance à rien, ça fait peine à voir, pour ne pas dire ridicule par moments (l'accident contre l'arbre)
Et dans le genre analogie foireuse (le doute sur Sun qui parle anglais dans la réalité alternative), c'est grotesque.
De plus, la scène-pathos de l'épisode quand Widmore montre à Jin des photos de sa fille fait partie de ces choses que je ne supporte plus dans la série : du mélodrame, il nous FAUT une scène faussement émotionnelle par épisode. Les réalisateurs de Lost n'ont définitivement pas le sens de la retenue qu'il faut pour filmer ce genre de scènes. Résultat : émotion zéro.
Ou alors c'est très mal écrit, car la scène est amenée comme un cheveu sur la soupe... (Je préviens que j'ai trouvé les 4 premiers épisodes de la saison étonnement impeccables au niveau de l'émotion, ce qui est rare pour Lost qui aime le mélo gratuit-sans profondeur)
Ce fut dur d'écrire cette critique, tout simplement parce qu'il ne se passe rien. Si les scénaristes veulent vraiment se concentrer sur les personnages comme ils l'ont fait en saison inaugurale, qu'il le fassent mieux, c'est-à-dire avec un scénario solide et une gestion de la mythologie plus aboutissante.
4/10
Ab Aeterno - 6.09 (diffusé le 23.03.10)
Quid du passé de Richard Alpert et comment est-il arrivé sur l'île ?
Cet épisode avait tout pour être mémorable et malgré la forme qui diffère des épisodes précédents (plus de flashsideways, mais des flashbacks) et une belle photographie, le fond demeure le même : des chagrins d'amour ou conflits relationnels qui amènent les personnages, même capitaux comme Richard Alpert, sur l'île.
Ce qui donne l'impression de revoir perpétuellement la même histoire, ce qui en l'occurence démystifie en partie le personnage qui aurait sûrement mérité une storyline plus mythologique de par son statut qu'une simple idylle déchue.
Pourtant, la dimension romantique avait parfaitement fonctionné dans The Constant avec Desmond et Penny, mais à force de tirer sur les mêmes ficelles, la magie cesse d'opérer et on se retrouve à subir un épisode sans goût, qui nous montre une histoire trop conventionnelle pour attiser notre entousiasme. L'émotion est donc absente, malgré le jeu correct des acteurs.
Cela dit, les éléments mythologiques reviennent constamment : la fumée noire, les antagonistes Jacob / Ennemi (Fumée Noire) mais toujours dans une perspective anecdotique.
On n'utilise jamais ces éléments pour faire avancer l'histoire de la série, mais du personnage, ce qui est un vrai frein pour la saison. Et contrairement à ce que veulent prétendre les scénaristes, la série n'est pas character-driven, ou ne l'était qu'en saison 1 : le coeur de son intérêt réside dans ses scénario et ses mystères et cette maniaquerie pour le développement des personnages fait vraiment de l'ombre à cela.
Et si révélations il y a, elles arrivent avec la plus grande délicatesse au monde, on se limite à la métaphore du bouchon : si l'île disparaît, le Mal va se répandre. La symbolique à la fin de l'épisode est d'ailleurs assez grotesque.
Au même titre que la romance entre Richard et sa bien-aimée, le conflit entre Jacob et son Ennemi est donc tout sauf savoureux, pas par faute de redondance, au contraire, mais tout simplement parce que l'intrigue n'a toujours pas commencé et on se limite au blabla habituel.
Un épisode qui nous permet de suivre le passé de Richard en confirmant quelques hypothèses, à défaut de nous surprendre avec de nouvelles idées imprévisibles. La réalisation est un peu plus soignée.
6,5/10

Recon - 6.08 (diffusé le 16.03.10)
Dans la réalité alternative, James est un flic qui se lie d'amitié avec Miles, ce dernier découvrant les raisons de son vol à Sydney. Sur l'île, Sawyer retrouve l'Ennemi, pour finir par découvrir le sous-marin de l'équipe de Charles Widmore.
Cet épisode m'a rappelé encore une fois la saison 1, un sentiment que je n'avais pas vraiment ressenti pour les trois derniers épisodes. Un rythme lent, certes, il ne se passe pas grand chose, aucune révélation majeure, mais c'est plaisant à suivre et bien-sûr c'est à la fois une qualité mais surtout un défaut pour la dernière saison.
Quoiqu'il en soit, il m'a paru plus récréatif que le précédent et restait fidèle aux ficelles narratives classiques de Lost : des balades dans la jungle, des échanges efficaces entre les personnages et du blabla futile mais qui gonfle un peu l'épisode. C'est Lost, on reste grandement sur notre faim mais c'est ce qu'on nous offre pour le moment.
Encore une fois, les flash-sideways répondent à la formule habituelle : un personnage au centre de l'épisode et des petites apparitions d'anciens. Ainsi, on retrouve Miles dans le rôle du co-équipier pote de James, et Charlotte, toute en beauté.
Plus j'y pense, plus je trouve que les flash-sideways sont responsables en partie de la perte de rythme de la série cette année. De par leur allure téléfilmesque et leur développement mou et prévisible, ils n'apportent pas grand chose, si ce n'est un retournement de situation majeur d'ici la fin de saison j'imagine. Pour l'instant, ça se laisse regarder sans passionner. Et moi qui pensais que le jeu de Josh Holloway avait gagné en nuances avec le temps, grosse erreur, il nous sert une gamme d'expressions faciales qui se compte sur les doigts d'une main.
Sur l'île, cependant, il y a quelque chose, quelqu'un, qui garde toujours de son charisme, c'est l'Ennemi. Terry O'Quinn prend son pied à se glisser dans la << peau >> de la créature, avec un jeu nuancé et subtil. On ne sait jamais si l'Ennemi est sincère ou s'il bluffe, ce qui rend ses scènes captivantes, dans les limites du possible, malgré la pauvreté des dialogues. Il fait ce qu'il peut, donc, ce que peine à faire Josh Holloway. Par contre, la confrontation entre Kate et Claire est assez décevante. La gifle de l'Ennemi contre Claire, cela dit, grand moment de Lost. Mais c'est vraiment pas ce genre d'intrigues qu'on aimerait voir se résoudre cette saison en priorité.
À force de faire furtivement référence à sa storyline sans jamais s'y consacrer pleinement, Charles Widmore parait désormais assez fade. Il faudrait vraiment faire bouger les choses de ce côté mais j'ai bien l'impression qu'il faudra attendre les 3-4 derniers épisodes pour voir un semblant de fil rouge se construire, parce que beaucoup d'intrigues attendent d'être dévoilées pour l'instant et la construction de la saison ne s'y prête pas (un épisode pour chaque personnage). Ce qui est assez frustrant.
Bref, on ne veut pas nous faire croire à la mort de Sawyer pendant les trois quarts de l'épisode, donc l'épisode est meilleur que le précédent, ou du moins, il se laisse suivre sans déplaisir mais sans entousiasme particulier. Les défauts sont toujours les mêmes : du remplissage et un manque de révélations. Et un cliffhanger décevant pour la fin. Toujours rien de bien folichon à l'horizon pour l'instant donc...
(6/10)

Dr. Linus - 6.07 (diffusé le 09.03.10)
Au tour de Ben d'avoir son épisode centric. Dans la réalité alternative, on le voit en tant que professeur d'Histoire alors que sur l'île il doit confronter Illana qui apprend la vérité sur Jacob.
Un peu mieux que l'épisode précédent quand même, sans être génial, loin de là. Je pensais vraiment que la saison 6 allait respecter une trame fixe qui évoluerait au fil de la saison mais pour l'instant, on a droit à un épisode-hommage pour chaque personnage qui n'amènent que peu de révélations et il reste une dizaine d'épisodes avant la fin. Autant dire que si la fin de la série se résume à un combat entre bien et mal, la déception risque d'être amère.
Cet épisode revient sur Ben, le personnage proclamé maître de la situation trop tôt. Le thème-leitmotiv de l'épisode ? Le pouvoir. Le pouvoir à travers les flash-sideways, où on voit notre cher Dr. Linus derrière des lunettes toutes rondes désireux de prendre la direction de l'école où étudie Alex Rousseau. Et sur l'île, où Notlocke demande à Ben de protéger l'île quand son "groupe" (dont fait partie Sawyer normalement) sera parti.
L'idée n'est pas mauvaise, mais l'analogie est assez maladroite : passé l'aspect ridicule de voir Ben dans la peau d'un professeur dans une réalité dont la nature demeure encore un peu mystérieuse, parler du pouvoir que détient Ben sur l'île sous l'angle de la hiérarchie scolaire, c'est malhabile. Et une énorme perte de temps. On a déjà fait le tour des personnages de Lost, depuis longtemps, donc si chaque épisode doit s'y consacrer une dernière fois, on aurait besoin d'une saison supplémentaire. D'où le vide perpétuel qui se sent à chaque épisode dernièrement...
Si sur le thème du pouvoir, les flash-sideways sont inutiles, c'est plutôt la présence d'Alex qui rend le parallèle avec ce qu'il se passe sur l'île plus intelligent mais vain. On revient sur la mort de celle-ci en saison 4, dans une scène ma foi voulue émouvante (et qui peut l'être), mais c'est tout : une référence sans effet, qui ne mérite pas toute la storyline construite sur l'île dans cet épisode.
La partie sur l'île donc, on veut nous faire croire à la fois à la mort de Ben et à celle de Richard. La mort de Ben ne se produira pas (tout comme celle de Richard, car on apprend que Jacob rend les personnages immortels en les touchant) mais on savait dès le début qu'aucun des deux allait mourir.
Les scènes entre Ben et Ilana ne volent pas très haut non plus, car le personnage manque cruellement de cohérence : elle veut tuer Linus dans un élan de colère, puis elle s'émeut devant l'histoire de ce dernier au sujet d'Alex cinq minutes avant la fin.
Le cliffhanger est intéressant par contre, l'arrivée de Widmore sur l'île. Il tombe vite, après une scène mielleuse comme Lost nous y a habitués après 6 ans maintenant où les personnages se retrouvent (en l'occurence, Sun, Hurley et Jack). Mais là encore, cette scène ne donne aucun effet, la série s'enlise et on attend un peu la fin.
Un épisode qui n'apporte pas grand chose, qui manque de rythme, de révélations, d'un fil conducteur.
(5,5/10)

Sundown - 6.06 (diffusé le 02.03.10)
C'est sur l'île que le gros morceau de l'épisode se déroule : Notlocke attaque le temple, le détruit et tue quelques figurants. Dans les flash-sideways, Sayid se rend compte qu'il est et restera un assassin alors qu'il retrouve Nadia.
Cet épisode a beaucoup divisé les fans pour les avis que j'ai pu lire. Il y a ceux qui l'ont trouvé jubilatoire et riche en action, et d'autres qui restent dubitatifs face à la direction que prend la série et ont été déçu de l'épisode. Je fais partie de la deuxième catégorie, parce que je ne porte pas ce genre d'épisodes de Lost dans mon coeur : tout se bouscule, les personnages passent d'un endroit à l'autre et le résultat donne franchement un goût médiocre parce qu'il y a trop de choses à traiter avec un trop de plein de personnages qui, saisons après saisons, perdent grandement de leur intérêt alors que la série se veut character-driven.
Faisons un peu le tour : es remises en questions éthiques plus faciles tu meurs de Sayid sur la nature de ses actions (trop manichéen), l'arrivée de Notlocke au Temple, la confrontation (abrégée) de Claire et Kate au sujet d'Aaron, Sun qui cherche encore et encore son mari (on a pitié pour elle, un peu), Dogen qui nous parle de la mort de son fils, et en même temps les flash-sideways qui viennent rendre l'épisode encore plus brouillon... Mais c'est la première fois qu'on voit un rapport entre ce qui se passe dans ceux-ci et ce qui se passe sur l'île entre Sayid et Notlocke, donc réjouissons-nous (ou pas, let's wait). Donc finalement c'est un épisode d'action, oui, qui fait bouger les choses mais qui n'amène aucune révélation majeure.
Je préfère davantage les épisodes qui se concentrent sur un seul personnage de Lost, plus riches en sens, mieux écrits et justes. D'ailleurs, il manque vraiment un personnage comme Desmond -qui est mon petit favori et de loin- parce que cet épisode réunissait les personnages initiaux de Lost qui, comme je l'ai dit, n'ont plus aucun intérêt pour la plupart. Même Notlocke ne fait que multiplier les ficelles manichéennes de la série, chose qui me gêne beaucoup parce qu'un combat entre bien et mal, ça ne m'intéresserait pas du tout. Lost a le potentiel pour faire bien mieux, quand on sait qu'elle nous a réservés des épisodes grandioses comme The Constant. Cette semaine, on nage dans du divertissement pop-corn improvisé et mal écrit, le résultat est nettement moins convaincant.
Cet épisode de Lost, on ne l'oublierai pas, pour la simple raison qu'il a divisé plein de fans, certains aiment, certains n'aiment pas, parce que chacun cherche quelque chose de différent avec Lost. Mais à quelques épisodes de la fin, une chose est sûre et tout le monde sera d'accord, les révélations doivent être de mise et cet épisode en manque grandement. Mais la saison semble prendre un nouveau tournant...
(5/10)

Lighthouse - 6.05 (diffusé le 23.02.10)
Sur l'île, Jack et Hurley discutent dans la jungle jusqu'à ce qu'ils tombent sur un phare qui appartient à Jacob. Dans la réalité alternative, Jack essaie de construire une relation saine avec son... fils.
On tombe de haut... Faut-il vraiment apprécier Jack pour aimer cet épisode ? Peut-être. Je pense personnellement que Jack est le dernier personnage de Lost qui puisse amener la série à exploiter son vrai potentiel. Quoiqu'il en soit, il ne se passe pas grand chose et en saison 6, les responsabilités paternelles de Jack, c'est juste secondaire. Je veux bien qu'il fasse créer un tant soit peu d'émotion mais il faut pas non plus que les flash-sideways prennent le pas sur l'action sur l'île. Parce que les flash monopolisent un peu l'épisode, oui, mais sur l'île il ne se passe rien non plus. Les balades dans la jungle, on n'en veut plus. Elles sont inutiles et occupent la partie la plus précieuse de l'épisode. Surtout quand on sait que la saison 6 est la dernière. Jack doit se rendre au phare, d'accord, mais pourquoi dédier la grosse partie de l'épisode à son voyage à travers la forêt ?
Les scènes entre Hurley et Jacob ont peu d'intérêt, Jacob ayant perdu son aura d'homme mystérieux et charismatique. On aurait pu commencer l'action au phare dans cet épisode mais l'épisode préfère en rester là. Je regrette vraiment qu'ils n'abrègent pas les 30 premières minutes de l'épisode, parce que le problème est là, le format est vraiment mal utilisé et le rythme faiblit fortement alors qu'il y a matière à donner des réponses et surtout, un épisode riche. Ce qui n'est pas le cas ici.
On voit plus Claire mode Rousseau, mais là encore, les choses n'avancent pas vu qu'elle se demande où est Aaron.Une chose à retenir : l'Homme en Noir est son ami. Ils vont visiblement rejoindre le Temple, ça pourrait amener des choses intéressantes.
Bref, épisode majoritairement vide de Lost comme on en avait plein en saison deux ou même dans la première partie de la saison 3. On continue en espérant que les auteurs savent ce qu'ils font. Quand est-ce que la série sera capable de profiter de son format 40 minutes à fond et avec subtilité ?

(4/10)
The Substitute - 6.04 (diffusé le 16.02.10)
Sur l'île, les personnages enterrent Locke alors que Fake Locke / L'Ennemi de Jacob entraîne Sawyer dans une traversée qui amène une révélation concernant Jacob. Dans le monde parallèle post-LA X, Locke perd son boulot et prépare son mariage avec Hellen.
Les producteurs avaient promis un retour aux sources pour la sixième saison de Lost. Et pour l'instant, c'est plutôt réussi, que ce soit dans le ton ou leur façon de jongler entre les deux réalités alternées, plus subtile qu'en saison 5 avec les voyages dans le temps (bordélique). L'épisode fait donc ainsi beaucoup penser au 1.04 "Walkabout", premier épisode de la série consacré à Locke.
Retour au boulot (qu'il perd) pour celui-ci dans le fil rouge post-LA X et si c'est fun de voir Hurley en costard, le flashmaybe permet surtout de revoir Hellen, campée par Katey Sagal. Un retour à la vie assez déprimant pour John, mais certainement plus capitvant et intéressant que les fuites chorégraphiées de Kate hors de l'aéroport et sa relation avec Claire qui n'apporte... well, rien. On revient aux racines de la série et on joue plutôt intelligemment sur l'évolution de Locke. Cette partie était la plus intéressante, bien maîtrisée comme le monde alternatif l'a plus ou moins été jusque là.

Sur l'île, c'est Fake Locke qui emmène un Sawyer déprimé et soumis à la boisson (quel cliché) dans une sorte de grotte où il trouvera le nom des rescapés encore vivants gravés dessus par Jacob, suivant la suite des nombres maudits d'Hurley. Leur but sur l'île, protéger celle-ci (à priori). Avec en prime un reflèxe scénaristique stupide purement-ABC en nous faisant cadeau dans cette scène des images qu'on a déjà vues où Jacob est intervenu dans la vie des losties dans le passé. Un peu comme si on avait oublié. Le nom de tous, donc, sauf Kate. Oubli ou lapsus qui a son importance ? La suite nous le dira.
La révélation des noms gravés arrive un peu tard dans l'épisode, mais l'épisode prend clairement sa place dans la mythologie et pour cela, il sera sûrement d'importance pour la suite. Encore une fois, Lost fait du Lost : une balade à travers la jungle trop longue dont aurait pu se passer largement (surtout dans l'ultime saison) et des dialogues qui jouent un peu la carte du spirituel raté. L'île n'a plus grand chose à offrir aux personnages, le post-LA X, lui, oui. Et c'est là tout le charme de l'épisode jusqu'à la dernière scène.
En attendant, le vrai Locke est enterré et la scène est plutôt bonne, avec un Michael Emerson qui donne un côté creepy-but-nice à son personnage. La réalisation est nettement plus soignée aussi en comparaison à la saison 5, et ce depuis le 6.01. On retrouve même tous les thèmes made in season one. Et ça c'est un plus non-négligeable, l'émotion passe mieux. Et l'attachement pour la série qu'on a tous tant aimé il y a 6 ans remonte à la surface.
L'épisode-Locke de la saison 6 est un peu comme celui de la saison 1 : plus dur, plus spirituel, pas le meilleur mais assez bon. Toujours des défauts (majeurs) comme une première partie d'épisode qui ne sert pas à grand chose, et un manque de continuité entre les épisodes. Mais on y est habitués. Faudrait juste lâcher le frein à main en fait et revigorer le rythme.
(7/10)
Ecrit par Red dans Lost | Lien permanent | Commentaires (21) | Tags : lost, saison 6, abc, kate, lost sawyer, locke, ben, monster |
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Commentaires
Contente de retrouve ce bon vieux Locke, j'ai vu que la première partie de l'épisode mais je reste satisfaire de cette nouvelle histoire pour ce personnage. Et l'ennemie de Jacob me fascine de plus en plus !
Ecrit par : Walinette | 18.02.2010
Je n'ai pas encore vu cet épisode, mais je suis d'accord avec toi, lorsque tu dis que la saison six a tendance à revenir aux sources imposées par la saison une.
Et puis moi, j'ai bien aimé l'épisode sur Kate (même s'il était un peu long à démarrer) !
Ecrit par : Fabien | 18.02.2010
Rah je ne l'ai pas encore vu mais je ne peux pas m'empêcher de lire les spoilers^^
Ecrit par : luxe and vintage | 18.02.2010
Pour le moment, c'est le meilleur épisode de cette saison. Comme tu le dis, y'a un retour aux sources qui est fait et c'est vraiment super ! Lost n'est vraiment excellent que lorsqu'elle mise sur sa mythologie, c'est le cas ici, symbolisé par le grand Locke ou ce qu'il en reste.
Il faudrait que la suite garde ce même cap, c'est pas sur, mais il faut espérer, après tout le chrono final est lancé.
Ecrit par : Franco | 18.02.2010
Je suis plutôt de ton avis Red sur la globalité de cet épisode. Mais j'aurais mis une meilleure, va savoir pourquoi. J'ai été aussi particulièrement convaincu par le flashmaybe de Locke, les clins d'oeils des autres personnages, le discours prôné par Helen sur le miracle. C'était fin, bien vu, joli.
Quant à l'autre réalité, c'était encore une fois très mystérieux, mais on semble se rapprocher du but, cela n'est pas à douter. Les chiffes maudits d'Hurley ont un début d'explication, on ne se mouille pas, mais le côté numerotation des candidats ou des simples habitants de l'île à la Prisonnier me plait pas mal. Aussi, j'ai été ravi de ne pas voir le temple. Pour l'épisode de l'enterrement de Locke (il est enfin sous terre, ça commencait à traîner de ce coté), c'etait de bon augure de mettre le nippon, Kate et Jack out un peu.
Et comme toi, les retours de Jacob et le côté alcolo de Sawyer, j'ai trouvé ça so cliché.
Ecrit par : adam | 18.02.2010
D'accord avec toi en ce qui concerne l'épisode 5 ! Inintéressant jusqu'au bout (même si j'ai bien envie de savoir qui est la mère du David en question). Il n'y a que les 10 dernières minutes à sauver. Déjà, on sent que Kate ne va pas tarder à clamser, ensuite que Claire et son ami vont rejoindre le temple...
Bref ! A oublier pour ce coup-ci !
Ecrit par : Fabien | 26.02.2010
J'ai aussi un avis mitigé sur l'épisode 6. C'est sur qu'il était pas aussi bien que les précédents mais il y avait du bon quand même. Hâte de Sun et Jin se retrouvent, sa commence à faire long tout de même.
Ecrit par : yousra | 05.03.2010
5.5/10 pour dr.linus et 4/10 pour lighthouse :/ ... Franchement ... rien à dire !!!
Ecrit par : quentin | 15.03.2010
Bof, c'est des notes méritées hein, la saison est loin d'être géniale ... Pourtant j'avais adoré les 4 premiers épisodes mais là depuis Lighthouse, j'attends vite la fin. Et les notes ne veulent rien dire, les arguments qui l'accompagnent sont là aussi :)
Ecrit par : Red | 15.03.2010
Adam... pendant les neuf premiers épisodes tu élabores une théorie selon laquelle les scénaristes ne savaient pas vraiment les réponses à leurs propres questions... certes.
Et là... alors que l'épisode en répond à environ la moitié d'une manière tout à fait élégante, tu nous expliques que finalement l'idée de la romance pour expliquer l'histoire de Richard c'était pas l'idée de l'année, au contraire je trouve ça absolument génial, Richard est une clef de l'énigme mais certainement pas la totalité de la réponse. Jacob et MIB ont encore beaucoup à dire (pourquoi ? Comment ?) et cet épisode n'est pas le serie final ! J'étais d'accord avec toi pour les précédents épisodes mais là... on comprend pourquoi les scénaristes nous ont fait attendre si longtemps !
Bien cordialement, ton fidèle lecteur (pas-toujours-posteur-certes)
Ecrit par : M. | 27.03.2010
M, fidèle lecteur, adresse toi à Red qui est le véritable critiqueur de Lost, comme cela est dument indiqué sur la note :)
Ecrit par : adam | 27.03.2010
(En même temps c'est un compliment qu'on me prenne tout le tmps pour Adam, même si je ne prétends pas du tout écrire aussi bien que lui) :)
Donc, oui, mais à quelles questions cet épisode répond-il exactement ? On ne sait pas exactement ce qu'est l'île, on n'a qu'une métaphore. Je dirai qu'on y voit simplement plus clair et encore... Et il paraîtrait que l'explication du bouchon ait déjà été donnée dans le dernier épisode de la saison 5, j'avoue que j'ai oublié. L'épisode ne fait que nous montrer dans quelles circonstances Jacob a touché Richard.. on le savait, pas besoin de nous montrer comment. La statue qui soit brisée, était-ce réellement important ?
Le passé de Richard n'a finalement rien de spécial. Il y a toute la dimension de jugement qui entre en jeu (enfer, purgatoire, mal etc) mais c'est toujours très flou et il me semble que les scénaristes avaient rayé cette possibilité des conclusions de la série. J'aimerais surtout savoir ce que servent les flash-sideways précisément parce que pour l'île et les personnages, on a une idée plus claire depuis l'épisode 4.
Ecrit par : Red | 27.03.2010
Oh et bien-sûr en apprendre plus sur Jacob et l'Ennemi, surtout l'Ennemi. Le season finale de la s5 était l'occasion parfaite pour en apprendre sur Jacob, mais j'avais été vraiment décu de la façon dont ils ont ont géré ça : Jacob qui apparaît systématiquement dans des flashbacks qui nous étaient déjà familiers.
Ecrit par : Red | 27.03.2010
Toutes mes excuses, j'avais définitivement rien compris.
Je pense que l'explication "purgatoire-enfer" est juste anecdotique, un clin d'œil aux multiples hypothèses qui avaient été lancées au sujet de la série. Elle n'en sera en aucun cas la conclusion de la série car elle vient surtout de Richard et du passé.
Pour ce qui est des réponses, je pense que de savoir comment la statue est tombée est au contraire énorme! Mais il faut peut-être être fan-addict pour l'apprécier vraiment... Et puis la petite parenthèse finale I mean discussion entre Jacob et MIB est juste magnifique et me donne au contraire absolument envie de connaître le fin mot de l'histoire, car oui les personnages principaux de la saison 1 seront tous inclus dans cette explication, j'en suis certain et j'en fais la promesse (quoi ? Moi je me prends pour le scénariste de Lost ?)
Ecrit par : M. | 28.03.2010
En ce qui concerne les deux derniers épisodes, si je me suis profondément emmerdé devant celui consacré à Desmond, j'ai bien aimé celui d'Hurley, notamment grâce au come-back tonitruant (ou presque) de Libby, soit un personnage trop tôt disparue dans la saison 2 (à l'instar de Shannon et d'Ana-Lucia). Les flashs sont par ailleurs bien écrits. Quant aux scènes se déroulant sur l'île, on est loin du haut niveau de l'épisode 8 par exemple.
A six épisodes de la fin, c'est assez inquiétant...
Ecrit par : Fabien | 18.04.2010
Le dernier épisode en date (6*15) était du gros foutage de gueule. Une grotte qui brille quoi ! Rien de plus kitch. Vivement le final qui j'espère remontera le niveau dangereusement bas de cette saison...
Ecrit par : luxe and vintage | 18.05.2010
Épisode inutile au possible!
En fait toute la saison jusqu'à présent.
A croire que les scénaristes n'avaient de matériel que pour faire vivre la moitié de ce qui a été filmé.Le reste étant du remplissage.
Alors, oui il y en a toujours eu.Mais à ce niveau là c'est déprimant.
Je ne comprendrais jamais pourquoi les chaines veulent toujours tirer vers l'éternité les séries à succès.
Une saison de moins aurait été parfait pour Lost.Même si le final est digne.
Ecrit par : Tam | 18.05.2010
J'viens de voir l'episode 6x05 et 6.
Le premier, je l'ai aimé. C'est vrai c'était plutôt vide, mais bon y'avait Claire, -mon personnage préféré- j'ai aimé la scène avec le coréen... Mais bon sang Pourquoi avoir mis un sosie de John Lennon :/
Ouf je viens de voir qu'il mourrait avec son pote samourai. Celui la je l'ai moins aimé, p'tet parce que les Flash machin étaient centrés sur Sayid que j'aime pas. Et la scène finale laisse presagé quelque chose de pas mal... même si en fit non vu que j'ai lu les critiques des épisodes suivants.
Ecrit par : keepo | 20.05.2010
Je n'ai toujours pas regardé le final et je ne sais pas combien de temps je vais encore pouvoir tenir (en même temps, je n'ai pas envie de dire aurevoir à nos losties :( )
Ecrit par : luxe and vintage | 25.05.2010
En fait nous n'avons pas la même demande de la part d'un season final. L'épisode était très émouvant. Le fait de voir tous les personnages tomber dans les bras l'un de l'autre en se remémorant leur passé, c'était aussi une façon pour nous de dire adieu à la Série. J'y ai revu des scènes très fortes.
Tu sembles très attaché au début de la série, donc aux personnages, du coup j'ai du mal à comprendre ta réaction.
Quant à la maladresse, j'en parle sur mon blog, elle provient certes de problèmes d'écriture (mais il faut aussi comprendre les contraintes énormes qui pesaient sur cette fin de saison) , mais aussi par le fait qu'on a tellement fantasmé sur cette fin de série que rien ne pouvait être au niveau de notre imagination. Et ça concerne aussi la révélation finale : "tout ça pour ça?".
Ecrit par : Eclair | 02.06.2010
Je suis beaucoup attaché aux débuts de la série, effectivement, et aux personnages à cette période, mais avec le temps ils ont tous perdu beaucoup de leur charme et cohérence à mon avis, même Desmond malheureusement (Desmond était quand même censé en savoir beaucoup plus sur l'île). Je pense qu'en saison 1 je regardais la série pour les personnages et les mystères et au fil du temps, le mystère a clairement fini par prendre le dessus, d'où ma déception vis-à-vis de cette fin. En tout cas, pour moi, au niveau des personnages, il y a une nette différence entre les saisons 1 (quasi parfaite) et 6 (très plate).
Ecrit par : Red | 02.06.2010
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