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04.01.2011

Damages (Saison 3) Patty Hewes, ex-carnassier et nouvelle proie

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Bilan

The Next One’ Gonna Go in Your Throat – 3.13 (diffusé le 19.04.10) (season finale)

Avant l’ultime baisser de rideau, Damages nous offre un dernier épisode-sensation, qui s’emploie à régler l’arc de saison tout en rendant hommage à certaines facettes clés de la série. Ambiance de fin pour le show judiciaire de FX.

C’est devenu une tradition pour la série, chaque année, la scène conclusive se déroule sur le ponton de la propriété secondaire de Patty Hewes. Les yeux qui scrutent l’horizon aquatique, le regard plongé dans le vide, il est l’heure de l’introspection. Avant toute réflexion intérieure, place aux pistes centrales qui ont fait de la saison 3 une jolie mosaïque intrigante.

Tom Shayes est mort. L’arc Tobin a dorénavant son mot de fin. L’agresseur de Patty a une identité. La série a consciencieusement assemblé ses éléments distillés au cours de la saison pour composer un final bigarré. Concernant l’intrigue centrale, le clan Tobin, la série n’a pas manqué à ses ambitions. Si les protagonistes de fin sont ceux que l’on imaginait facilement, Damages a surtout pris un malin plaisir à enclencher l’implosion d’une famille originalement soudée. Entre la reconversion maléfique de Joe Tobin, un bon gars à la base, la dépression de Carol, le geste désespéré de Marylin ou celui de Louis il y a plusieurs semaines, sans évoquer le sort réservé aux filles Marchetti, les Tobin sont un plaidoyer éloquent antifamille. Malgré ce pessimisme de fond qui a eu raison du cœur familial unissant les Tobin, cette intrigue s’est révélée dans sa maîtrise et son caractère jusqu’au-boutiste.

 

On s’en doutait, la mort de Shayes est liée à l’affaire de ces protagonistes sur le déclin. Subtilement (ou presque), l’épisode retrace ainsi les dernières heures de vie de l’avocat, en mettant en lien les histoires principales entre elles, à l’exception faite de l’accident de Patty, qui lui est exclusivement réservée. Du sac d’Ellen au rôle du sans abri, en passant par la noyade de Tom ou le cadavre jeté dans l’Est River, cette boîte à puzzle s’est reconstituée sous nos yeux, sans vraiment nous surprendre, mais en nous cependant l’impression d’un travail bien accompli de la part des auteurs.

 

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Pourtant, ce sont bel et bien les ultimes coups de projecteurs accordés à Patty et Ellen qui permettent à l’épisode de tenir le haut du pavé. En ravivant les souvenirs d’une Patty culpabilisée jusqu’à la moelle ou en rendant justice quant au meurtre de David Connor, fiancé d’Ellen, l’épisode signe une conclusion psychologique et formelle à ces histoires transversales, à la base de la pyramide Damages. Quitte à rendre moins impactants l’élucidation du cas Tobin, le sort de Lenny Winstone ou l’acte impardonnable de Joe Tobin.

Fidèles à nos héroïnes complexes, le spectateur préfère s’attarder sur leur passé, les fondements de leur évolution. Malgré des flashbacks vocaux très peu probants, le retour dans le temps accordé à Patty, sa première grossesse, son cas de conscience (la carrière ou la maternité ?), prouve à quel point Patty est un personnage féminin taillé pour l’ambition, prête à tout, même à provoquer une fausse couche. Evidemment, cette histoire ancienne qui ressort des tiroirs a une résonance actuelle qui réside dans l’histoire de Patty et Michael, son rejeton. En jetant en prison la concubine de son fils, Patty continue d’assurer ses arrières, sans égard au bien-être de son fils. Une logique de protection destructrice qui aura finalement raison de leur relation, puisque à l’origine de cet accident à travers lequel Patty a risqué la mort, ce n’est autre que le fils prodigue le mystérieux instigateur.

 

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Moins éloquente que l’étude faite de Patty, l’histoire d’Ellen et Frobisher qui trouve là un regain d’intérêt inespéré. Le premier drame de la série demeure sans nul doute dans l’assassinat impitoyable de David, le gentil fiancé d’Ellen, qui par la suite conditionnera la mécanique de la jolie avocate. L’histoire n’évolue symboliquement qu’avec le retour de Timothy Olyphant et l’hommage posthume fait à Zeljko Ivanek. Forte de quelques répliques conclusives, l’histoire a au moins le mérite de rendre justice à David Connor et Ellen Parsons, la victime collatérale de tout un système légalo-politique pervers.

 

 

Face à ces histoires de fond ou temporaires, le travail d’orfèvre des auteurs est à louer. Evidemment, si l’on imagine difficilement l’avènement d’une quatrième saison, c’est aussi parce que la série vient avec cet épisode rythmé et dense comme boucler la boucle, eu égard à l’investissement actif de ses spectateurs. Et comme le demande Ellen à Patty en réflexion finale : Is it worth it ? A méditer.

Saison 3 : 7.5/10


 

 



 

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All That Crap About Your Family – 3.11 (diffusé le 05.04.10)

A deux épisodes de la fin, Damages s’égare un peu. Ou aime à s’écarter l’air de rien de son sentier le plus exigu pour garder précieusement ses éléments centraux en toute fin d’histoire. Une question peut-être d’intérêt scénaristique.



Entre le retrait partiel de l’affaire Tobin, un subplot centré sur Arthur Frobisher qui manque de mordant et une explication sur le passé familial d’Ellen quelque peu facile, cet épisode pré-final n’a pas été à la hauteur des espérances. La série a toujours cette difficulté à maîtriser ses arcs secondaires sans liant avec son intrigue principal, c’est encore le cas ici.

Pourtant, revoir Ted Danson dans son rôle du mégalo Art Frobisher est toujours de bonne augure, la storyline autour d’une éventuelle adaptation de son histoire avec Patty avait permis à la série une mise en abyme certaine, parcourir à nouveau ce qui avait procuré à la saison inaugurale de Damages fièvre et ambiance moite. Cette histoire aurait du s’arrêter là, le potentiel d’un tel hommage ne peut que s’affaiblir lorsque la rencontre a posteriori –savoureuse, entre Arthur et Patty s’est enfin déroulée. Dorénavant, l’intrigue sur le côté sombre d’Arthur fait pâle figure, un bête substitut à autre chose de plus impactant.

Le passé d’Ellen avait alimenté nombreuses spéculations. Adoption, mère-mystère, troisième sœur, les rumeurs allaient bon train. Si l’explication a péché par manque d’approfondissement –Ellen a manqué d’être adopté, on espère que la base de ladite révélation assurera plus encore pour la fin de la saison l’évolution d’Ellen, son individualisation, sa rupture familiale conséquence, sa Patty-sation donc.


Avec toutes ces intrigues secondaires, sans grand impact avec le reste, Damages a néanmoins assuré un spectacle vibrant, une confrontation sans lange de bois entre Patty et Ellen. La série avait réussi en quelques épisodes à faire se réunir à nouveau Patty et Ellen dans la confiance, retrouver cette complicité, cet accord, pour que la nouvelle querelle ait le goût des grandes disputes dramatiques de la série. Le conflit, bien que désamorcé très vite par Tom, a fait la part belle à la violence orale de Patty, absente depuis de nombreuses semaines.

Pour finir, l’affaire Tobin continue de noircir ses personnages. Peu éloquente dans son déroulement, malgré un flash back intégral sur le fameux Thanksgiving central, les scènes de cet épisode ont permis surtout à remettre chacun à sa place, notamment Marylin percée à jour. Avec la mort de Tessa Marchetti, qui rejoint sa mère dans le groupe des laissés pour comptes, la série retrace la féroce vénalité d’une famille inexorablement soudée.


Pas d’annonce en forme de flash forward ni de révélation qui introduirait un final à suspense, cet épisode, de transition, précisé néanmoins les véritables intentions de protagonistes restés dans l’ombre. Dommage que le reste se perde en sous-intrigues peu efficientes.

6/10

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Drive It Through Hardcore – 3.09 (diffusé le 22.03.10)

Spécialement organisé, cet épisode pourrait servir de manuel à tout auteur scénariste en manqué de méthodes sérielles. Parallèles maîtrisés, symbolique subtil, arc flamboyant, dialogues d’une psychologie sans faille, Damages nous fascine véritablement avec une saison 3 inespérée de qualité.

 

A aucun moment, la série ne se sera donc perdue en route. A quelques épisodes de la fin, Damages poursuit le déploiement de sa sombre histoire légalo-financière, en ajustant les déclics, réhaussant les manipulations et les personnalités.

Entre Tom qui démission ou Carol comme facteur déclencheur du cas Tobin, la série trouve un filon de choix pour avancer, exploité formidablement, toujours avec intelligence par Patty. Les flashbacks divinement reconstitués, sur Tessa, Thanksgiving, la position de chaque protagoniste comme des indices offerts par la grâce d’une enquête assurée, l’histoire prend ainsi de l’ampleur à mesure des pièces de puzzle reconstituées. Il faut avouer que tous les acteurs, sans exception, sont impeccables.

 

Entre Ellen qui est prise d’un dilemme moral, Arthur Forbisher qui revient et Keith Carradine enfin introduit dans le présent de la série, les histoires parallèles se sont avérées fortement concluantes. Subtilement encore, la série souligne l’évolution d’Ellen, qui se Pattyise à force d’épisode et de faveurs familiales.
Aussi, les scènes où Patty se retrouve laissée à elle-même face à un trou béant (et encore une vision chevaline !), après une discussion dérangeante avec son fils faisant ressurgir le passé de l’héroïne, face à un trou béant (et encore une vision chevaline !) la série retrouve sa bizarrerie mystérieuse, entre symbole et frisson.

Le retour d’Arthur Frobisher qui avait décontenancé la semaine passée justifie enfin ses buts scénaristiques. Cette histoire d’adaptation de livre est une idée formidable pour Damages, fonctionnement comme un miroir à l’égard de la première saison, de Patty, d’Arthur, même de Ray Fiske. Chaque dialogue de Frobisher (Ted, toujours génial) ou de Patty dans cette scène de confrontation magistrale pouvant être une analyse psychologique fine et complexe des protagonistes qu’ils sont et de la mécanique transversale de la série.

 

Des pièces de puzzle dispersés au début de saison, il n’en reste plus beaucoup sur la chaussée des plateaux. Mis bout à bout, ces éléments forment d’ores et déjà une part d’histoire enivrante de mystère et de maîtrise psychologique. Brillant.

9/10

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I Look Like Frankenstein – 3.08
(diffusé le 15.03.10)

Racetrack, no killing. Cet épisode aurait pu s’intituler ainsi, cette réplique anodine prononcée par Joe Tobin à son rejeton résumant plutôt efficacement le contenu du chapitre du jour et la direction générale prise par Damages.



Cette semaine, en avant les flash forwards. Peut-être pour rendre hommage au retour de la grosse série futuriste d’ABC (ou pas), Damages a senti la nécessité d’en dévoiler davantage sur la consistance de son arc de saison. On apprend ainsi qu’avant le meurtre de Tom, lui et Ellen comptaient fonder leur propre cabinet juridique.  Le parallèle avec le présent est bien mené puisque cette semaine, Tom fait équipe avec Ellen pour remonter la piste de Carol Tobin, pratiquement portée disparue.

Ladite intrigue fait pale figure et manque de charisme, la jeune du clan Tobin s’étant réfugié dans l’un des biens immobiliers de Lou (à son insu) sous la protection de Joe. C’est au moins l’occasion de retrouver le clan Tobin dans sa presque totalité, l’un des atouts de départ de cette histoire s’avérant être cette grande famille mystérieuse, qui malgré tout perd en figure de semaine en semaine.

L’intérêt du spectateur repart de plus bel à la toute fin de l’épisode, au moment de l’ultime révélation concernant Tom. L’avocat aurait-il sacrifié son éthique en acceptant de passer un pacte financier avec la partie adverse ? En quelques détails visuels, la série semble nous aiguiller vers les prémices de la vérité.



Dans les bonus secondaires de la semaine, on retrouve deux anciennes cartes de la série. D’un côté, Arthur Frobisher, de retour, pariant sur l’écologie et l’autobiographie mea culpa. Y’a-t-il vraiment une nécessité à faire réapparaître le néanmoins charismatique Ted Danson dans la série ? Le doute est permis. L’histoire est en tout cas à l’heure actuelle des plus connectées avec le reste, et l’adhésion s’en est ressentie.

De l’autre côté, il y a le retour du fils prodigue, Michael Hewes. Ellen découvre la vérité sur le fils de Patty, sa future paternité, son projet artistique toujours d’actualité et en tient évidemment informée sa chère collaboratrice privée. Patty, qui dissimule le mensonge mieux que personne, s’en tire avec humilité. La suite, au contenu lourd (menaces, offre financière et chantage maternelle), aurait pu être davantage ciselée, Patty nous ayant habitués à plus de subtilité.

En résumé, I Look Like Frankenstein est un épisode décomplexé. Avec la même tension habituelle, la série poursuit son chemin vers la mort de Tom Shayes en resserrant toujours un peu plus l’étau de la vérité (Ellen, le sans-abri, le clan Tobin). Les pistes se dissipent, laissant pointer au loin une lumière d’explication. Et il se pourrait bien que la machinerie générale ne soit pas si alambiquée qu’on le pensait.

7/10

 

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You Haven’t Replace Me – 3.08 (diffuse le 08.03.10)

Direction les îles. Plus précisément, les Antilles, un endroit exotique idéal pour déposer des liasses de billet. Dans le rôle du détective, c’est Tom qui s’y colle, affublé d’un chapeau de paille. Son boss, Patty, reste à NY et continue la traque. A vrai dire, Ellen s’en charge pour elle, par amour pour la Justice.



Le duel de pouvoir et d’amitié continue d’exulter entre Patty et Ellen. La première rend jalouse la jeune assistante du Procureur en s‘affichant avec sa nouvelle bonne à tout faire juridique. Tandis que la seconde tombe pile dans le panneau, en se servant de la nouvelle avocate pour montrer à Patty qu’elle est encore acquis à sa cause. De toutes les manipulations de la série, les plus basses stratégies sont les plus excitantes. Alex Benjamin est idéale dans le rôle du pion phare, balancée de camp à camp.


Du côté de l’affaire Tobin, l’histoire avance, établit ses cartes, à quelques épisodes de la fin. Tom part enquête aux Caraïbes, on nous fait comprendre que la fille de Danielle est moins impliquée qu’il n’y paraît mais que de plus gros poissons tirent les ficelles dans l’ombre. En outre, cet épisode ne remonte pas tellement le temps en proposant de rares flashbacks.

Cela dit, il nous apprend beaucoup sur les véritables apports de l’avocat des Tobin, qui lui aussi bénéficie d’un passé trouble. En un clin d’œil, la série nous justifie une scène passée, dans laquelle Leonard se regarde longuement dans les télévisions. Une médiatisation qui aura raison de lui. Et ainsi, nous apprend finalement que l’homme a un rôle à ne pas écarter dans le meurtre de Tom Shayes. Encore une fois, le tour vient de Patty. Avec son discours lucide sur la famille, l’avocate entraîne Leonard dans un tourbillon d’évènements dont la majorité reste à dévoiler.


Le fond le plus intéressant de la série est sans doute l’irréversible action d’Ellen, qui en une décision, en vient à choisir son camp. La vraie évolution de Damages, la voilà. Ellen est de l’acabit de Patty, plus soucieuse du sort des victimes que des prononcés prétoriens des coupables. En cela, Ellen remonte la piste du meurtre de Danielle et découvre que Carol Tobin est le suspect n°1. Elle en informe Patty tout en le dissimulant au bureau du Procureur. Un geste symbolique qui scellera le sort d’Ellen. Avec cette histoire, la série réussit à utiliser son arc central pour composer sur les facettes privées de ces héroïnes.


Dans chaque histoire magistrale de Damages, il y a le contenu d’une affaire politico-juridico-financière et il y a le reste, des parallèles secondaires qui en disent plus long sur la personnalité des protagonistes que tous les scandales de la série. Dans cet épisode, la combinaison fonctionne efficacement, assurant à la fois la poursuite d’un arc prenant et des intrigues accessoires d’une subtilité inouïe.

8/10

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Don’t Forget to Thank Mr. Zedeck – 3.06 (diffusé le 01.03.10)

Patty engage Alex comme nouvelle recrue mais lui fait passer un test préliminaire. Joe Tobin rencontre le mystérieux Zeldeck. Tom décide de s’en prendre à l’investisseur qui a causé sa ruine. Quant à Ellen, elle se la joue assistante du procureur et conseil d’avocat sans emploi.

6/10

 

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It’s Not My Birthday – 3.05 (diffusé le 22.02.10)

Les Tobin enterrent leur patriarche. Patty fait des rêves étranges (ou refuse t-elle de vieillir ?). Ellen renoue avec un ancien contact. Patty s’approprie Danielle. Et Lou Tobin décide de se venger.



Fil rouge onirico-gore pour cet épisode un tantinet passif et sur-écrit. Si la trame principale reste des plus impalpables et si les rêves de Patty collent au personnage, les détails secondaires-mais-précieux sont lourdement soulignés, à l’image du meurtre de Danielle Marchetti qui a raté son effet. Faudrait pas non plus que Damages nous prenne dorénavant par la main.

 

Louis Tobin a passé l’arme à gauche, le poison dans les veines. La famille Tobin se réunit alors autour des funérailles du patriarche tant aimé. C’est la première fois, vraiment, que le clan Tobin se forme devant nous. Sur le fond de l’histoire (l’argent caché, où, qui, comment), un seul indice (mais de taille) est dévoilé pour la suite. It’s not my birthday signe en effet l’arrivée d’un personnage clé dans l’arnaque manigancée par Louis Tobin. Encore mystérieux, Stuart Zedeck est seulement représenté par un intriguant associé, nous laissant deviner l’importance de son existence et de son rôle ici.

Le reste de l’arc était bien plus captivant. Des enchères publiques commanditées par l’Etat malmenant le deuil des Tobin aux vidéos d’humiliation sur le net, tout est mis en œuvre pour asséner cette pauvre famille. Patty en profite pour ne pas relâcher la pression (la scène au cimetière illustre cette mainmise psychologique intense), fidèle à son personnage.

Avec quelques détails donnés au hasard d’une conversation (Patty apprend que Louis et Danielle ont une fille), la brillante avocate parvient à faire chanter Danielle, témoin clé de l’affaire. Sous couvert d’une astuce constitutionnelle (l’invocation du 5e amendement), Patty fait échapper Danielle des mains du DA pour mieux s’approprier la jeune égarée.

La famille réunie, la série en profite pour nous présenter à la cadette de la tribu, Lou Tobin. Celle-ci qui n’aurait pu avoir qu’un rôle empathique dans cette sombre histoire qui a volé aux éclats mais Lou vire protagoniste clé de l’affaire, lorsqu’elle en vient à venger sa famille et sa mère trompée, en assassinant Danielle qu’elle tient finalement pour responsable de cette déchéance. On aurait apprécié plus de subtilité dans cette histoire foncièrement prévisible.


En parallèle, Ellen retrouve Josh Reston (vu en saison 2) et fort à parier que ce rapprochement aura une incidence par la suite. La proposition que Rosh le journaliste avide de scoops soumet à l’assistante du Proc’ sera-t-elle la preuve du changement d’éthique d’Ellen, à la manière d’une jeune Patty ? Ou Ellen restera t-elle le roc d’intégrité qu’elle-même prône face à la potentielle recrue de Patty, Alex ?

 

Ces histoires secondaires, qui n’étoffent pas l’histoire sont mine de rien les exemples de maîtrise et d’avancement psychologique des héros/héroïnes phares de cette série bâties sur eux et leur complexité. Et aboutissent à un résultat inévitablement dense.

7/10

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Don’t Throw That At The Chicken – 3.04 (diffusé le 15.02.10)

Louis Tobin est entendu par Patty Hewes sur sa fraude et sa relation avec Danielle Marchetti, toujours hospitalisée. Joe continue la boisson. Patty revoit son fils, Ellen abandonne sa sœur mais s’infiltre plus profondément dans l’affaire Tobin.


Après un épisode au schéma inattendu, Damages renoue avec sa mécanique huilée. Le dévoilement de l’intrigue principale (ou des deux) se fait à douce mesure de la construction a posteriori d’un triste dénouement déjà en lumière.


Trois axes sont encore choisis pour exploiter le matériau de l’année. Avec l’exploitation parallèle des vies intimes de nos héroïnes prétoriennes, qui la plupart du temps ont quelconque incident sur le gros du show, du moins sur leur personnalité et leur manière de voir les choses.

Pour Patty, il est l’heure de retrouver le fils prodigue. On aurait pu penser que cette intrigue avait le même niveau que toute l’histoire passée de la saison précédente (niveau nul) sauf que. Sauf que Matthew est un sacré manipulateur et qu’il montre qu’il a été élevé à bonne école. Sauf que Louis Tobin fait un parallèle inattendu avant son suicide entre lui, son fils, Patty, le sien. C’était peut-être anecdotique, il n’empêche que ça efface tout sentiment de réflexe bouche-trou.


Du point de vue d’Ellen, c’est encore incertain. Son intrigue familiale s’avère de bonne facture, d’une part parce que Rose Byrne et Mirian Shor sont des actrices qui savent pratiquer l’art de la réaction humaine, d’autre part, parce qu’il met en lumière la nouvelle attitude d’Ellen. Etonnamment réfléchie, méfiante tout en assumant sa nouvelle autorité, cette Ellen qui abandonne sa sœur junkie.

 

Quant au gros de l’histoire, Tobin et Shayes entremêlés, c’est prudemment que la série avance vers l’inéluctable résolution. A l’image flash forwards, instructifs mais très flous. Avant de finir noyé, on apprend que Tom était dans l’impasse. Une scène de coup de fil nerveux et un mystérieux passager suffit à donner une once de thriller à l’intrigue. Même si le sériephile n’est pas dupe : la scène à la fonction « préliminaire au danger » fait redite à l’égard de celle de la saison inaugurale (David, le serre-livre Statue de la Liberté, tout ça).

L’intrigue générale ne perd pas en intensité. Ellen s’insère facilement dans l’histoire, en infiltrée multi-camp. Et Patty continue de souffler le chaud et le froid, sans grande piste, au même point que le spectateur novice. L’alchimie est au rendez-vous entre le lancinant Louis Tobin et la vicieuse Patty. Avec Ellen en médiateur analytique.
D’un bon niveau général, cette histoire s’est parfaitement imbriquée avec l’historiette secondaire à travers laquelle Louis, pour protéger les arrières de sa famile, fait surveiller son alcoolique de fils. D’une part, l’avocat de la famille prend une drôle d’envergure dans cette ligne. D’autre part, les doutes des Tobin sur leur fils ont peut-être tout fait basculer, il semblerait que Joe vienne à changer le cours de l’histoire. Pas sûr que les partisans du bien en soient rassasiés.

 

Arrivé au tiers de saison, l’enjeu de l’arc reste épais, voire nébuleux. Difficulté intense pour le spectateur que de faire le lien entre l’intrigue Tobin et celle de Shayes. Et si Damages savait naviguer dans le brouillard du mystère ?

7.5/10

 

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Flight’s at 11:08 – 3.03 (diffusé le 08.02.10)

Patty veut mettre la main sur Danielle, témoin clé dans l’affaire Tobin. Mais Joe et son équipe sont bien décidés à la mettre à bord de l’avion. En parallèle, Ellen prend l’air et rend visite à sa famille récemment réunie.

 

Moins riche, moins dense mais tout aussi maîtrisé et peut-être plus subtil, cet épisode de Damages confirme sa nouvelle profondeur et sa nouvelle approche judiciaire, avec une vraie psychologie.


Flight’s at 11:08 ne fait pas avancer le schmilblick concernant l’affaire Tobin. Au contraire, Damages sait prendre son temps lorsque la réflexion lui permet.

Sous cet angle, l’épisode se contente seulement de reprendre là où The Dog Is Happier Without Her s’était achevé. Au moment où Joe avait renversé Danielle, témoin clé de l’affaire. Depuis que le nom de la maîtresse est apparue, Danielle est la personne la plus recherchée de New York, ou presque. Avec Patty et Tom sur le coup. Moins de péripéties rocambolesques, même pas de flash forward tape à l’œil, la série décide de suivre l’évolution du cas Danielle, en misant sur une tension quasiment minutée, à la fois du camp de Patty et du camp vilain.

Toutefois dénué de grande révélation, la série refait la part belle aux astuces sans faille de l’ingénieuse Patty. Sans être du niveau nerveux de l’affrontement Patty/Ray, le nouveau duel formé entre l’avocate aux longues dents et l’avocat de Joe Tobin promet quelques moments bien sentis.


Dans cette même optique de mise au ralenti, la soirée comme seule unité de temps, la série fait un coup de projecteur sur la sphère familiale d’Ellen. Avec une historiette qui tient la route, sur les coups durs de la sœur d’Ellen (Miriam Shor, toujours impeccable), Damages permet d’expliquer le retour d’Ellen dans la course aux prétoires.

Fragilisée depuis la mort de David, celle qui aspirait à un peu de tranquillité réalise que sa vie de famille n’est pas cet havre de paix recherché. Alors quitte à s’oublier, autant s’oublier dans les méandres d’un travail tortueux et prenant. Ellen a raison et Damages l’a parfaitement illustré.


Une fois n’est pas coutume, Damages a pris son temps. Mais l’épisode n’en néglige pas pour autant son fond, prenant et brillant, à la manière d’un vieux thriller lancinant.

8/10

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The Dog is Happier Without Her – 3.02 (diffusé le 01.02.10)

Hewes & Associates découvre que Tobin a une maîtresse, Tom suit cette piste avec l’aide d’Ellen, qui lui doit une faveur. Patti négocie les conditions de son divorce avec Grey. Quant au fils Tobin, il doit choisir entre l’argent ou la justice.

 


Après une plongée intégrale en plein mystére, option meurtre, Damages renoue avec son ambiance policière mêlée d’intimité. Pour cause, Patti est en plein divorce et Ellen et Tom semblent se rapprocher.

Prudemment mais savamment, la série continue de distiller ses indices. Au compte goutte ou moins, le spectateur en apprend plus sur l’envergure de l’histoire de l’année. Sur le plan général, Joe Tobin est confronté à un dilemme crucial. Collaborer avec Patti et s’offrir une rédemption grandeur nature. Ou accepter le marché de son père véreux et bénéficier de l’argent extorqué.

Jeune fils malin, Joe essaie d’abord de concilier les deux. Parce qu’il a le sens de l’honnêteté mais aussi de la famille, qu’il tente de mettre à l’abri du besoin. Le reste de la famille Tobin reste dans l’obscurité dans cet épisode mais cette piste centrée sur Joe permet d’en mener à une autre. Celle de DMM.

 

Cette année, les flash forwards sont nombreux mais instructifs. Très vite, on découvre comment Tom rencontre le sans-abri clé de l’histoire, le fameux numéro de téléphone, ou détenteur du sac d’Ellen. Le sans-abri aura la part belle dans cet arc, en accumulant les étiquettes des dénouements secondaires. Grâce à son aide, Tom remonte la piste des mystérieuses initiales. Et découvre grâce à Ellen, en retrait dans cette première moitié d’épisode, l’identité de cette personne, qui n’est autre que la maîtresse du patriarche Tobin.

Il n’en faut pas plus pour que le trio infernal se réunisse, Tobi, Joe et leur avocat omniscient. Pour échapper à la vérité made Patti, ils s’entendent alors sur de nouvelles règles. Joe Tobin accepte le deal de son père en voulant miser la carte de l’ignorance complète mais semble avoir lui aussi des liens personnels avec les protagonistes de l’affaire de son père. La suite, en suspens.


Autre trio infernal, Patti, et Ellen qui retrouve une proximité avec Tom. Tout commence avec cette faveur judiciaire faite par Tom, la série, ensuite, projette la relation à six mois plus tard en nous faisant brillamment comprendre la nature nouvelle de leur lien. L’une des raisons de cette soudaine relation ? La confiance mutuelle de Tom et Ellen, Tom se découvrant lui aussi victime de la banqueroute orchestrée par Tobin, il met dans la confidence Ellen. Ce qui mène sûrement à l’irréparable. Avec le meurtre de Tom, dont on apprend qu’il meurt de noyade, Ellen demeure au centre des attentions et des suspicions. Sa malédiction ne lui lâche pas la semelle.

 

Moins tortueux que le season premiere apocalyptique, ce second épisode exploite l’univers personnel des personnages phares en en laissant de côté (le futur amant de Patti), tout en poursuivant la construction du mystère arqué. Le résultat est riche et dense, prenant et fluide. Une réussite formelle par rapport à l’échec fait saison 2.

8/10

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All Your Secret Are Safe – 3.01 (diffusé le 25.01.10)

Ellen et Patty ne se parlent plus depuis un an. Alors qu’Ellen brille dorénavant au bureau d Procureur, aux stupéfiants, Patty ouvre un nouveau gros dossier. Une arnaque boursière incommensurable à l’origine d’une mystérieuse famille.


Soulagement.
Le retour de Damages s’est fait avec une classe et une profondeur folle. La série a réussi le pari incroyable de faire oublier une histoire de meurtre en demi-teinte en un épisode débordant de promesses. La frénésie est plus que de rigueur.

Difficile d’analyser épisode par épisode les composants d’une série de l’acabit de Damages. Sa structure foncièrement labyrinthique, ses flash forwards maîtrisés, son allure mystérieuse qui entremêle avec panache le vrai du faux tout en sachant tenir comme il se doit l’haleine du spectateur font de la série une intrigue entière, qui ne se dénoue véritablement qu’à la fin ultime de la saison.

C’est au moins tout ce que l’on souhaite pour cette annoncée sublime saison 3, de retrouver son plus bel apparat et son fond haletant.


En tout cas, le retour dans la vie de Hewes et Associates a vraiment été superbement opéré par les scénaristes et promet une digne succession à la saison inaugurale de Damages. D’abord, la relation entre Patty et Ellen monte d’un cran. En les séparant pendant plus d’un an, les auteurs ont vu juste. Ellen retrouve sa sérénité, Patty montre à sa manière son attachement envers la jeune avocate.

Cette atmosphère de distance totalement tacite était un atout superbe et a permis une rencontre au sommet en fin d’épisode pour les deux héroïnes. Le jeu entre les deux stars est encore au centre de leur relation, Patty est incorrigible ou Ellen trop intelligente.
L’intelligence de Damages en tout cas, nous a même fait penser à un moment que cette longue séparation n’était qu’un stratège entendu par les deux protagonistes. Le doute reste permis.

Au vu des flash forwards, comme par le passé, distillés au compte-goutte pour une sombre histoire qui s’annonce, il semblerait que cette année soit celle de la vengeance conte Patty. Un accident traquenard est monté contre elle, avec le véhicule de Tom, le fidèle acolyte, dont on retrouve avec stupeur le cadavre en fin d’épisode. Sans mentionner dans cette scène vibrante le sac d’Ellen, ensanglanté, comme d’accoutumé. Le trio promet là encore de nombreux rebondissements. Avec la mort de Tom, fort à parier qu’une tension supplémentaire sera au rendez-vous, à la manière de l’agression d’Ellen et du meurtre de David en saison première.

Etroitement liés à l’arc de l’année, le spectateur ne doute plus de la cohésion globale qui s’annonce, ce premier consiste en une sombre arnaque boursière équivalant à plusieurs milliards de dollars initié par un patriarche d’une grande famille new-yorkaise, les Tobin. D’emblée, l’histoire révèle un véritable intérêt, notamment grâce à cette famille mystérieuse et formidablement incarnée (Martin Short, Lily Tomlin et Campbell Scott sont trois recrues impressionnantes de charisme) le potentiel de l’arc n’a rien à voir avec celui de l’an passé, ce qui est une extrême bonne nouvelle.
Comme à son habitude, Patty va tenter d’extorquer l’argent caché et prêcher le faux malsain pour déceler la vérité. Le spectateur est à sa merci.


Cet épisode nous donne envie d’y croire. Et si rien enfin ne sera laissé au hasard pour cette série à l’instinct superbe ?

9/10

 

Écrit par J.D.L (Webmaster) dans Damages | Lien permanent | Commentaires (18) | Tags : damages, saison 3, fx, critiques, genn close, rose byrne |  Facebook

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Commentaires

Quel épisode fort, j'en suis toute retournée !

Écrit par : Biennou | 29.01.2010

J'espère que la série sera à la hauteur, c'est vrai que ça a l'air bien partie. J'ai adoré l'affrontement nouveau entre Patty et Ellen et le choc a la fin, génial ! Tom était trop bien je suis trop triste

Écrit par : Jimpack | 29.01.2010

@ Jimpack : j'ai été retourné aussi, je crois qu'il va falloir profiter plus de Shayes cette année, parce que la série a osé dévoiler son sort, ce qui est tout à fait respectable. Plus qu'une dizaine d'épisodes pour Tom, donc, apprecions les !

Écrit par : adam | 29.01.2010

Je viens de le voir, je regrette pas d'avoir repris la série, c'etait vraiment bien !

Écrit par : Antoine | 30.01.2010

Moi qui avais adoré la saison 1 et bien aimé la saison 2 (si, si, je vous jure, il y a des gens qui l'ont aimée cette saison) j'ai été un peu déçue par ce season premiere. La mort de Tom n'était pas vraiment une surprise le bon flash forward du crash de voiture n'a pas été repris dans le deuxième épisode s'interressant exclusivement à la mort de Tom ce qui m'a vraiment manqué. Ceci dit, la série reste ce qu'elle est, une série génialissime aussi bien en matière de scénario qu'en ce qui concerne les acteurs ce qui rattrappe bien sûr ses quelques petits défauts. Vivement mardi prochain pour le suite !

Écrit par : Jacksam4eva | 04.02.2010

J'ai juste regarder le petit résumé en italique et la note finale, parce que je veux garder toutes les surprises ;)

Écrit par : Miss Babooshka | 07.02.2010

& Timothy Olyphant est toujours dans le coin ou pas ? ;)

Écrit par : Miss Babooshka | 07.02.2010

@ Miss B : tu as raison, pas question de gacher son plaisir ! Malheureusement, il n'y aura pas de Timothy cette saison...

Écrit par : adam | 08.02.2010

Tu voulais dire "déconnecté", non ? Bref.

Damages est peut-être la série qui m'excite le plus cette saison, j'avoue qu'après la géniale mais laborieuse saison 2, j'y croyais que très moyennement...

A la limite, les intrigues internes et les personnalités des personnages (toujours remises en question et surtout Miss Hewes) m'intéressent plus que l'explication du dénouement... Peut-être parce que la relation Ellen/Tom m'agace très légèrement...

Écrit par : M. | 22.03.2010

@ M : déconnecté ? En quoi selon toi ?

Écrit par : adam | 22.03.2010

Parce que .. heu, enfin je me suis pas vraiment posé la question mais il semble qu'il n'y ait aucun rapport entre les deux histoires, je me trompe ?

Écrit par : M. | 22.03.2010

Trop fort cet épisode, c'est de mieux en mieux damages!!

Écrit par : Biennou | 26.03.2010

La honte moi qui l'adore je n'ai toujours pas commencé la saison... Mais bon les notes que tu mets me rassure quant à la qualité de l'ensemble...

Écrit par : Flow | 08.04.2010

Je n'ai regardé que les notes, canal plus ne va pas tarder à diffuser cette saison-là ... Alors, cette saison 4 aura-t-elle lieu ?

Écrit par : Miss Babooshka | 04.01.2011

Elle aura lieu, oui, et même une ultime saison 5. VIVEMENT.

Écrit par : adam | 04.01.2011

5 saisons alors, je suis en joie avant même d'avoir vu la saison 3 ;)

Écrit par : Miss Babooshka | 04.01.2011

Very interesting! Thanks!

Écrit par : neff | 28.06.2011

tait, la mort de Shayes est liée à l’affaire de ces protagonistes sur le déclin. Subtilement (ou presque), l’épisode retrace ainsi les dernières heures de vie de l’avocat, en mettant en lien les histoires principales entre elles, à l’exception faite de l’accident de Patty, qui lui est exclusivement réservée. Du sac d’Ellen au rôle du sans abri, en passant par la noyade de Tom

Écrit par : makeup artist | 01.07.2011

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