« Better Off Ted (Saison 2) Et l’esprit du capitalisme | Page d'accueil | Dexter (Saison 4) Foyer, enfants, meurtres. Does it take a village ? »

15.12.2009

Glee (Saison 1) – Pour qui sonne le Glas (Bilan)

Glee_S1_-1-.jpg


G comme Gabégie

S’il n’y avait qu’une expression pour décrire ces sectionals, symbole du season finale de la mi-saison de Glee et Glee elle-même, ce serait : une immense gabégie. On pourrait aussi parler de final mielleux insipide. Incolore. Prévisible, affreusement prévisible. Qui tire davantage de la série Disney Channel que d’un ensemble show en prime sur la FOX.
Mais on retiendra surtout cette gestion gabégique de la série, aussi regrettable que les prestations de Finn, plus inexistant tu meurs.

Glee ne se contente pas seulement de faire triompher sa morale et d’associer joie, victoire, séparation, divorce, mariage avorté, renvoi disciplinaire et histoire d’amour dans un esprit rarement aussi sirupeux, complaisant et tristement maladroit.

Elle sacrifie surtout tous les enjeux déployés au cours de la saison pour un épisode de transition, commercialement important, en leurs attachant une importance quantitative et dénué de créativité, à l’exception du renvoi (tristement facile) de Sue, qui, elle seule, gagne en hargne.

 

glee11.jpg

 

Surexcitation sans fond

Pas de demi-teinte, seulement des excès. Vocaux, verbaux, situationnels, sentimentaux ; la série est un ramassis de scènes bien pensantes, où l’abjecte difficulté se résout toujours par la sincérité et l’esprit sain. Episode final, les Glee se font manger tout crus par des équipes tricheuses et malveillantes (même par des handicapés, ils devraient avoir honte ces êtres en difficulté, forcément honnêtes et le cœur sur la main).

Une chanson des Rolling Stones par Finn le gentlemen sauveur et la voix toute-puissante (trop-puissante ?) de Rachel suffira alors pour mettre en liesse une salle (ou en pleurs Will alors sur la touche) pour un final chanté ridicule. Le niveau du plus affligeant aurait été là atteint si la mi-saison ne s’était pas achevé sur un clipdance hommage au professeur émérite et dont le message idéologique rappelle l’importance d’avoir un bon compagnon de vie.

Aussi ridicule, ce perpétuel effort de fond de combiner des scènes drama avec des saynettes plus légères. Comme si la série n’assumait pas son propre ton, bon enfant ou méchamment puéril.
Quinn pleure avec conviction, Rachel est parfaite dans son rôle d’héroïne cheftaine (seul atout qui assume sa complexité) mais le reste est voué au mal trop peu ironique (dont les soubresauts du 1.12 ont crée une attente vaine) ou au bien simplet à l’intérieur duquel Glee Club guilleret, professorat et adultes immatures ont la part unique.
Entre les deux, une frontière étanche.

 

De toutes les ressources récoltées depuis treize semaines, Glee en fait un épisode synthèse bâclé et impose sa vision du triomphalisme dégoulinant de sensationnalisme et de bêtises vertueuses.
Une conclusion aux grands mais tumultueux débuts d’une série foncièrement populaire, à l’image de ce trophée gagné par Glee Club. Brillant, victorieux, tape à l’oeil, mais … en toc.

 

glee-sectionals-4-550x380.jpg

 

Moyenne : 4.5/10

Trackbacks

Voici l'URL pour faire un trackback sur cette note : http://www.blabla-series.com/trackback/2516470

Commentaires

Un peu de ton avis, je dois l'avouer mais je prends quand même un certain plaisir à regarder Glee, la recette "Disney Channel" a un effet trop important sur moi !

Ecrit par : Eclair | 16.12.2009

@ Eclair : il faut t'en défaire à tout prix, regarde Hannah Montana au pire !

Ecrit par : adam | 16.12.2009

Eh ben moi je suis pas du tout de ton avis, Glee s'est vraiment imposé comme une série sucrée et très second degré, chaque semaine, il y a un rebondissement et de l'humour ! J'attends la suite avec beaucoup d'impatience !

Ecrit par : Gill | 16.12.2009

Le fait que la série ne devait compter 13 épisodes au départ n'explique-t-il pas le côté "fin sirupeuse" de ces sectionals?!?

Ecrit par : Moo | 16.12.2009

@ Gill : des rebondissements ? Outre la fin précipitée, aucun rebondissement ni évolution de personnage.

@ Moo : il y aurait de ça en effet, la saison prévue pour 13 épisodes et qui a été réalisé d'un jet dès cet été, donne l'impression de s'achever avec ces Sectionals. Mais les conclusions de saison ne sont pas forcément toutes expédiées, et toutes sirupeuses. Garder quelques intrigues sous le coude en pariant moins sur du happy ending lui aurait fait du bien.

Ecrit par : adam | 16.12.2009

Pas d'accord avec toi!!!!!

Ecrit par : Dash | 17.12.2009

Trop gentil avec moi et trop dur pour Glee, c'est n'importe quoi

Ecrit par : Dex | 18.12.2009

Les gens qui critiquent Glee comme ça ne devrait pas la regarder !
Peut être y a t'il quelque remarques justes comme le fait que Finn ne soit quasi pas présent, mais bon là c'est carrément un pamphlet auquel on a le droit !
Cette série est basée sur l'humour, les mimiques parfois "too much" (surtout de Will)... mais c'est le principe.
Si les choses n'étaient pas comme elles sont ce ne serait pas une comédie musicale. Depuis quand on regarde une comédie pour voir tout le monde perdre, surtout à la fin de l'année où les gens ont besoin de voir que quelque part les choses peuvent aller correctement et finir bien ? Ben depuis jamais.

Ecrit par : Léa | 18.12.2009

Écrire un commentaire