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14.01.2010
Friday Night Lights (Saison 4) Ballon neuf pour pelouse dévastée

The Toilet Bowl – 4.08 (diffusé le 06.01.10)
Eric Taylor réalise que son équipe est en proie à un sabotage extérieur. Tami et Julie partent à la fac pour l’entretien de la jeune Taylor. Vince se rapproche de Jess autant qu’il s’éloigne de ses amis. Quant à Tim, il décide de mûrir…
Après une première partie intensément trépidante, Friday Night Lights renoue avec sa simplicité. Et à Dillon plus qu’ailleurs, il fait bon d’être authentique.
Un peu comme une réminiscence à la Gilmore Girls, l’épisode Toilet Bowl récrée un road trip entre une mère et sa fille. A la manière de Road Trip To Harvard où Lorelai conduit Rory à explorer Harvard et ses dimensions, Tami et Julie partent en virée universitaire. Et même si les deux n’ont en commun qu’une héroïne actrice hors du commun, Friday Night Lights a su jouer de cette relation privilégiée tout en appuyant le mal-être de Julie depuis le départ de Matt. Un joli moment familial.
Du côté des crampons, les ennuis continuent. Sans sou, sans soutien, sans espoir, l’équipe des Lions fait maintenant face à un coup dur : le sabotage mêlé de mépris. Mais pour le coach Taylor, il n’est pas question de baisser les bras. Avec l’aide unique de Buddy qui s’improvise alors commentateur de match, les Lions avancent.
Très vite mis au second plan cette storyline s’est recentrée sur le joueur Vince. D’épisode en épisode, le quaterback devient comme Smash, un personnage vif et troublant. Sa relation particulière avec une mère fragile et alcoolique (qui attire bien sûr la pitié, mais que pas), son attirance frustrée pour Jess, ainsi son dilemme posé par l’antagonisme entre ses amis voyous et ses devoirs sportifs inspirés par la figure bienfaitrice d’Eric font de lui un personnage qui gagne en complexité et donc en intérêt.
Cette complexité que l’on retrouve encore et toujours chez Tim. Le seul vrai rescapé de la série s’en sort brillamment. Sa relation presque fraternelle avec Becky et son envie désincarnée de stabilité (deux scènes de job interview brillantes) le grandissent. Mais le jeune homme pourrait bien risquer de perdre tout ça, avec le nouvel arc de l’illégalité prônée par les auteurs. Wait & see.
Un épisode dans l’esprit confidentiel et fort de la série. D’une richesse presque désarmante.
8.5/10
In the Bag – 4.07 (diffusé le 16.12.09)
Vince deviant le quaterback official de l’équipe. Julie est abattue depuis le départ de Matt, rien ne semble y faire, même pas le soutien de sa mère Tami. Le père de Luke oblige le joueur de foot à sécher les cours pour l’aider à la ferme. Celui de Becky, également, refait une apparition de courte durée dans la vie de la jeune fille.
(9/10)
Stay – 4.06 (diffusé le 09.12.09)
Malgré le refus parental, Julie décide de partir avec Matt à Austin pour un festival de rock. Quant à Tim, il retrouve Lyla venue à Dillon pour les vacances.
(8/10)
The Son – 4.05 (diffusé le 02.12.09) Elu meilleur épisode de l’année.
Matt enterre son père. Et toute la ville de Dillon est derrière lui.
Y’a t-il vraiment quelque chose de mieux que Friday Night Lights à la television ? Non seulement elle est la série la plus intense du monde sclérosé de la télé, mais elle est aussi celle qui est la plus émouvante.
Et quand on passe 45 minutes à pleurer comme une fillette devant son écran, submergé par ses émotions, incapable de retenir sa matière lacrymale, cela relève d’un exploit impensable, intolérable, dur, personnel mais vivifiant. Qui colle les cils.
Parce que parvenir à pleurer devant l'image, à l’heure où la télévision est devenu le support de choix du pathos et du programme lacrymal facile, c’est une chose rare et transcendante de sincérité.
Alors, quand la série la plus vraie du moment décide de parler de la mort, de la manière où s’est illustré le seul Six Feet Under, avec empathie, humilité et douceur, cela aboutit nécessairement à un épisode d’une qualité rare. Servi par des acteurs exceptionnels -Zach Gilford force là un respect éternel, le soutien sensible de Julie, sa famille parfaite, le désarroi d’une grand-mère démentielle, les copains présents jusqu’au clin d’œil de Lyla : l’épisode aborde la mort, la haine, l’incompréhension et l’esprit de groupe avec simplicité et évidence. Une leçon de télévision.
La scène de l’éloge funèbre, du terrain de football ou celle où Matt est envahi par les larmes devant son père ou face aux Taylor sont des moments d’intensité pure. Où le spectateur n’est plus. Où il s’oublie face à l’image, au pouvoir jamais séducteur de l’interprétation.
C’est Friday Night Lights, l’art puissant de parler de la mort. De fanfaronner la vie.
(10/10)

"And all I really want to say is ‘Hear lies Henry Saracen, his mother annoyed him, his wife couldn’t stand him and he didn’t want to be a dad so he took off to be in the army because that’s the only way he could come up with to get out of here and ditch all your responsibilities and no one could call you out on it and that worked out great so you just decided to enlist four more times and that ended up getting you killed and now here you are. And all you left behind is a mother with dementia, a divorced wife and a son that delivers pizza. Thank you for coming 100 people I do not know.’ You know what the worst part is even if I did get up and say all that I don’t even know if I’m saying it to him because I don’t know what’s in that damn box. In a closed casket might be someone else, someone funnier or a bunch of rocks."
A Sort of Homecoming – 4.04 (diffusé le 11.11.09)
Landry et Vine réalisent leurs sentiments pour Jess. Matt part en virée chasse avec Tim. Julie accepte d’accompagner Devon dans un bar gay et y rencontre l’assistant coach de son père.
(9/10)
In a Skin of a Lion – 4.03 (diffusé le 11.11.09)
Eric connaît de graves difficultés avec sa nouvelle équipe et en vient à payer son fournisseur d’équipements avec un chèque personnel. Luc se sent délaissé par ce premier. Buddy retourne sa veste. Tim prend de la distance. Matt poursuit son voyage artistique avec le vieux ronchon croûteux. Quant à Tami, elle tente de convaincre Julie des mérites de l’Eglise. Parce qu’il y en a.
La vie, l’espoir, le travail et l’envie de s’en sortir : tout ce qui fait de Friday Night Lights la série méritante qu’elle est depuis quatre ans, se retrouve de manière pregnante dans cet épisode.
Eric, Tami, Buddy ou même Matt : toutes les intrigues de cet épisode ont été dominées par des scènes fortes. Celle des Lions découvrant leur nouvel équipement, celle de la dispute entre Eric et Vince sur le terrain, sans complaisance, celle de Matt pris par l’oeuvre d’art ou celle de Buddy écoeuré des Panthers, à la mentalité intacte. Autant d’éléments symboliques qui permettent au virement effectué par la série de déborder d’enjeux à frissons.
Pourtant l’univers artistique de Matt et de son percepteur caricaturé avait mal démarré. Mais incorporés Julie à l’histoire, la vie compliquée de l’ancien quaterback et on retrouve une tension et un propos sensé.
Dans un registre plus léger, les historiettes de Tim et Landry, futures romances ou avortements, insufflent un peu de bon sentiment et d’insouciante, tout en gardant le cap de la sincérité. Même le discours familial sur la foi tenu étonnamment par Tami avait un ressort argumentatif. Pas de discours boiteux judéo-chrétien, seulement une envie de repère familial et d’amour, que personnifie comme personne dans le monde sériel, Tami Taylor, aka Connie Britton.
Comme Eric face à la misère financière et humaine, face aux talents en profonde jachère, la série ne se démonte pas. N’empruntant jamais les chemins de la facilité, elle continue de se traîner dans la boue, la terre sèche et les mauvaises herbes, dans un but d’authenticité désarmante. De laquelle s’évaporent encore naturellement la sueur et l’émotion, marques de la série.
(9/10)

After the Fall – 4.02 (diffusé le 04.11.09)
Luke, l’une des stars Panthers de West Dillon est contraint de quitter le lycée et de rejoindre l’Est. La ville et Joe font pression sur Tami pour reprendre le prodige. Coach Eric tente lui de souder son équipe de bras cassés pour les élever vers le haut. Quant à Matt, il poursuit son apprentissage artistique.
Si quelques doutes avaient subsisté après le season premiere quant à la direction prise par la série, ils se sont à présent envolés. En fumée, pendant le feu de joie conclusif de cet épisode haletant et exemplaire.
Les nouvelles recrues, qu’elles viennent de West Dillon High à contre cœur la gorge serrée (Luke) ou qu’elles soient les fondements de l’East Dillon sont de parfaits remplaçants à Jason, Smash, Lyla and co. Aussi époustouflant dans leur manière d’être, de parler et de réagir, et comme les trois premières saisons, ces portraits aboutissent à des scènes d’émotion condensées, vibrante, tirées en permanence vers le haut par les deux pièces maîtresses du show, Eric et Tami. Les deux personnages formidables, toujours constants de bravoure et d’humanité, malgré la difficulté, la pression et la corruption.
Curieusement, le point faible de l’épisode réside dans l’un des aspects familiers de la série : l’intrigue du résistant Matt, qui bien que tout à fait charmante donne une impression d’isolement par rapport aux trames générales, toutes intenses et nerveuses. Les péripéties de Matt passeraient mieux si elles continuaient à concerner sa vie de famille, sa grand-mère, son pote Landry. Le voir artiste apprenti a de quoi décontenancer.
Mais l’anecdote Matt ne perturbe en rien la globalité exquise de cet épisode à l’esprit FNL intact. Qui toujours un peu plus aime à entretenir son terreau fait de misère et d’espoir.
(9/10)

East of Dillon – 4.01 (diffusé le 29.10.09)
Eric Taylor devient le coach des Lions, partie Est de Dillon. Julie et Tami restent à West Dillon, mais la jeune fille a des remords. Les meilleurs joueurs de foot restant aussi à West Dillon, Eric doit alors récréer une équipe, sans un sou et sur un terrain minable. Quant à Matt et Tim, les deux sont aussi partis pou rester.
Parfois, il est préférable de faire peau neuve. Faire table rase du passé. Quand une série entame sa quatrième année d’enthousiasme, les personnages prennent un coup de vieux. Même parfois des vergetures d’antenne.
Alors quand on annonce au fan qui n’y croit plus que la fervente Friday Night Lights aura droit à une quatrième et une cinquième saison sur Direct Tv, celui là est comblé. Mais il est pris d’angoisse. La troisième saison FNL ayant été plus ou moins conçue comme le chapitre final, comme la conclusion de nombreux personnages phares de la série (Smash, Jason, Tyra, Lyla, même Riggins), le spectateur se demande quelles seront les pirouettes scénaristiques employées pour faire revenir son petit monde adoré.
Et puis le spectateur se met à le season premiere. Et réalise que Smash, Tyra et les autres ne sont plus. C’est dur. Il réalise que la série a fait sa crise identitaire à la Skins, qu’elle ne compte en rien faire évoluer des personnages déjà au sommet mais mise sur un nouveau bétail prometteur. Et puis tant qu’il y a Tami…
Alors, il ne restait plus qu’à la série de créer de nouveaux destins sans faire redite avec les anciennes stars du show. Mais vu la direction prise par la série, il n’y a rien à craindre.
Dillon se divise, Taylor quitte les Panthers pour les Lions dans l’Est de Dillon, plus miteux et poussiéreux que l’Ouest, sans un sou, sans un seul talent à l’horizon. La misère sociale étant un formidable enjeu pour la série, le nouvel univers de FNL se révèle très prometteur. Avec cette division municipale, les tensions sont également au rendez-vous. Jeunes et moins jeunes s’affrontent. Tamy du côté Ouest, Eric du côté Est. L’arrivée des jeunes recrues est encore top récente pour s’attendre à des intrigues solides. Mais retrouver le couple Taylor, redevenu les piliers de la série, est une excellente nouvelle. Parce qu’Eric et Tami Taylor sont toujours plus charismatiques dans l’adversité.
(8/10)

Ecrit par Adam dans Episodes, Friday Night Lights | Lien permanent | Commentaires (15) | Tags : friday night lights, saison 4, critiques, série, peter berg, nbc, direct tv |
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Commentaires
Je reste un peu sceptique personnellement avec les nouveaux personnages, je suis pas sûr d'aimer et je pense que ce sera jamais aussi bon que les "anciens" (qui manquent beaucoup !). Y a pas mal de stéréotypes donc ça m'enchante pas pour l'instant.
Un bon season premiere sinon, même si je pense que la série aurait dû s'arrêter en saison 3 pour converser un bon niveau. Là, j'ai peur d'une éventuelle chute... Mais c'est FNL, je reste optimiste :)
Ecrit par : Red | 02.11.2009
Le problème avec cet épisode, c'est qu'il n'aborde finalement aucune histoire afferant aux nouveaux personnages. Et meme si Lyla et Tyra manquent, je suis sur que l'on aimera cette suite. Il le faut.
Ecrit par : adam | 02.11.2009
Ils ont osé laissé partir une partir du casting, renvoyer le coach à zéro, moi je trouve ça génial! J'ai vraiment hâte de voir ce que ça va donner!
Ecrit par : Delph | 04.11.2009
Ah non mais : je suis TROP d'accord.
Parce que bon, je râle toujours pour dire que "oui non je suis pas très d'accord"... So là, ta plume exquise, juste, addictive, ainsi que ton avis tout aussi exquis, juste et addictif me font dire que : je suis TROP d'accord.
(et sinon, Fr2 a des horaires de diffusion de GG drôlement aléatoires)(tu penses bien que j'attends de pied ferme, au beau milieu de la nuit)
Ecrit par : Clémentine | 26.11.2009
@ Clementine : je crois alors préferer les commentaires "je suis TROP d'accord" de dearest love que les "bof d'accord, oui, mais, et puis Kelly vraiment". Parce ta lucidité franche me va droit au coeur.
Et accroche toi pour les séances gilmoriennes nocturnes. Mais préserve toi, d'autant que je compte bien débarquer, mes coffrets sous le bras, mon sourire aux oreilles, prêt à en découdre. Les pieds de Super Y ne me font pas peur, au contraire.
(Ecris moi)
Ecrit par : adam | 26.11.2009
J'avais hâte de lire ton post sur cet épisode et je ne suis pas déçue! Je ne peux pas rajouter grand chose, à part dire que je suis triste de ne pas voir d'épisode cette semaine...
Ecrit par : Delph | 27.11.2009
Content que les reviews de FNL soient attendues Delph :) Il me reste encore une review cela dit, je suis en retard mais avec FNL, je préfère prendre mon temps, déguster, m'investir :)
Ecrit par : adam | 27.11.2009
YES. YES. YES. Le 4o5 était vraiment magnifique, je l'ai regardé hier, et comme dans pas mal d'épisodes de la saison 3, j'avais les larmes aux yeux soit à des moments complètement anodins soit dans les scènes dures et y en a un paquet, sans que ce soit larmoyant, juste réaliste et sincère.
Rares sont les séries qui ont arrivent à rendre le spectateur aussi investi et attaché à la vie des personnages. J'ai adoré les scènes entre Tami et Matt, quand on regarde FNL on se dit quand même qu'on a envie de vivre avec de tels personnages ! Y a un vrai sentiment de chaleur humaine et de solidarité qui émane de cette série que ça en devient presque choquant pour de la télé. (bon j'exagère un peu, mais j'adore cette série, et cet épisode prouve bien toutes les qualités du show)
Zach Gilford était très bon aussi comme tu le soulignes. ^^
Ecrit par : Red | 07.12.2009
Ah mais non tu n'exageres pas du tout, c'est exactement ca ! J'aime FNL pour la vie, elle est ma raison de vivre hebdomadaire :)
Au fait t'écris pu pour Spin ?
Ecrit par : adam | 07.12.2009
Si si, d'ailleurs j'ai écrit une critique pour cet épisode xD
Mais le site un peu down en ce moment oui...
Ecrit par : Red | 07.12.2009
YEP ! (ahah !) (gloatin')
Ecrit par : adam | 07.12.2009
Les acteurs étaient une fois de plus fantastiques, tout sonnait juste et sincère. On est triste pour Matt et comme lui on en veut à son père d'avoir été si distant... Très bel épisode, y compris le début avec un match comme on les aime...
Ecrit par : Delph | 11.12.2009
Entièrement raison Delph :)
Ecrit par : adam | 11.12.2009
Je sais, je suis en retard sur les comm mais Zach Guilford me manque. Le 5ème était pour moi le meilleur épisode (toutes séris confondues) cette année. J'ai pleuré comme rarement. Merci!!! Vive FNL!!!!
(désolé, il fallait que je crie mon amour quequepart...)
Ecrit par : Flow | 16.01.2010
@ Flow : tu fais bien :) Je suis carrement de ton avis !
Ecrit par : adam | 16.01.2010
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