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26.05.2010
New Adventures of Old Christine (Saison 5) Vieille et increvable

Get Smarter – 5.21 (diffuse le 12.04.10) (finale)
Les aventures finales d’Old Christine ont un arrière goût aigre. Le show de Julia Louis-Dreyfus ayant été annulé par CBS, son avenir est plus que sur la sellette. On murmure qu’ABC pourrait racheter la Vieille Christine pour sa grille à la manière d’un Scrubs l’an passé. Mais rien n’est encore assuré. Alors quand ce season final, hypothétique series finale, clôt sans grand humour la saison (ou série), l’éclat de rire fait place à la déception.
Pour cet épisode conclusif, si l’humour décapant n’était pas véritablement au premier plan, l’évolution et l’approfondissement des personnages ont été sans conteste de vrais atouts mis à profit par la série. En cinq année, la Vieille Christine et sa clique ont grandi, troqué valeurs superficielles pour d’autres plus vénales. Si la série a toujours voulu s’écarter des chemins moralisateurs en faisant faire à son héroïne principale tout et n’importe quoi, les auteurs se sont toujours focalisés sur une vraie cohérence de personnage.
Voilà pourquoi Christine Campbell est sans aucun doute le personnage féminin de sitcom le plus attrayant et le plus attachant du paysage sériel américain. Avec ses tares bien sûr, alcoolisme, égoïsme, racisme, ignorance mais aussi avec sa psychologie contrastée et ses envies de bien faire, Christine est l’héroïne moyenne par excellence, non une anti-héros un peu imbécile et caricaturale, mais bel et bien un personnage avec ses vertus, ses qualités et ses (nombreux) défauts, au potentiel comique inégalable. Cet épisode poursuit l’évolution du personnage de Christine.
Deja, depuis deux ans, la quadra n’était plus la mère possessive qu’elle était jadis (la réplique de la scène introductive allant en ce sens "je crois que quelqu’un l’a emmené à Disneyland"), maintenant, avec la confrontation à l’univers scientifique de son futur époux (Eric McCormack, toujours aussi bon), Christine pourrait aussi développer quelques complexes intellectuels. La thématique est bonne, quoi qu’un peu acharnée et cruelle à l’égard de ce personnage qu’on aime à défendre quoi qu’il nous en coûte. Malgré une scène déjà culte où Christine babille devant la poupée de Richard, plus de légèreté et de répliques cinglantes par le clan des Campbell aurait été de meilleur goût.
Les autres gais lurons ne sont pas non plus en reste, question évolution. Avec Richard notamment, à nouveau affublé d’un fardeau de paternité, tellement pris à cœur que l’homme n’hésite pas à s’afficher bébé en plastique sur le ventre, ou même Matthew qui d’année en année a gagné en considération (et en diplôme). Barb, fidèle à elle-même, demeure le sidekick comique absolu de Christine. Là encore réunis, on espérait plus du thème imposé « surprise party », la loufoquerie de cette saison pourtant constante en excellence s’est ici un peu émoussée. La peur du rideau final, sans doute.
Si cet épisode est la dernière chronique d’Old Christine, le spectateur et admirateur de Julia Louis-Dreyfus pourrait bien difficilement s’en remettre. Un épisode final aurait du inclure une prestation unique de Barb, un scène avec New Christine, une réplique signée Riccie, un moment dans la Prius. Mine de rien, Christine bénéficie d’un vrai paysage à elle. Pourvu qu’il se maintienne en vie, cela en va de l’humour américain et de l’héritage seinfeldien.
7/10

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Subway, Somehow – 5.16 (diffuse le 09.03.10)
Dure journée pour la Vieille Christine. Désireuse d’apprendre à son fils des valeurs comme l’indépendance et la liberté, Christine réalise que la rue n’est pas un milieu des plus faciles pour évoluer. La série, elle, nous montre que Vieille Christine est toujours la meilleure dans les scenarri catastrophe. Surtout lorsqu’ils incluent une scène de mendicité.
Depuis cette année, chaque épisode d’Old Christophe est un condensé d’humour grossi et de bonne humeur communicante. L’héroïne est plus en forme que jamais et jamais le rôle de la femme aux tares débordantes parfois même mystérieuses n’a sied autant au faciès si expressif de Christine.
La mère soucieuse aurait du y réfléchir à deux fois avant de se lancer dans une aventure souterraine. Pour le spectateur, c’est une aubaine, le décor du métro changeant radicalement des plans habituels des plateaux de sitcom.
Evidemment, comme on s’y attend, le métro comme moyen de transport pour la sortie de classe va vite devenir un calvaire personnel pour la quadra, qui une fois n’est pas coutume ne manquait pas de bonnes idées. Les auteurs prennent un malin plaisir à tyranniser au quotidien son matériau féminin, Christine est ainsi laissée à elle-même, dans la bouche de métro, sans sou, sans chaussure, le chemisier déboutonné, avec un étui d’instrument aux pieds pour faire la manche. Si ce n’était pas hautement bête et prenant, cela pourrait être triste.
L’histoire accessoire centrée sur Barb ne vaut elle pas grand-chose, à défaut d’avoir été vraiment une storyline. On parle de sms coquins (tout en profitant de moments entre colocataires qui commencent à virer au règlement de compte) puis ça se finit dans le décor. Si Christine n’avait pas retrouvé son foyer, l’air désabusé prête à noyer son chagrin, on aurait cru à une idée de sketch complètement raté, et pour Barb, ça aurait été une première. La série aurait sans doute gagné à exploiter le filons Lindsay et Marly dans le vrai monde, affublée de masques contre-tout. Pour une autre fois peut-être.
Le sort s’acharne toujours plus dans cet épisode et la drôlerie nous fait nous acharner toujours plus. Gentiment prévisible mais sauvé par des idées efficaces et des répliques décapantes, l’épisode est un bon moment. Qui nous apprend aussi que Christine pousse plutôt la chansonnette avec conviction. Un talent, qui l’eut crû ?
8/10

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Love Means Never Having To Say You're Crazy – 5.08 (diffusé le 18.11.09)
Pour oublier New Christine, Richard et Old Christine s’organisent un double blind date. Christine choisit une collègue de la gym, « hot and passionnate ». Quant à Richard, il choisit pour la troisième fois, son collègue Tom.
Après un épisode à l’humour fabuleux, Old Christine ne prend pas de risque avec ce chapitre sur l’amour arrangé, thématique connue de la sitcom. Mais comme toujours, la série exploite au mieux son matériau et peut compter sur l’idiosyncrasie de Julia Louis Dreyfus, le comportement indigeste de Richard, les interventions altruistes jamais arrangeantes de Matthew.
Curieusement, la relation entre Richard et son flirt s’est avérée de meilleure facture comique que celle de Christine et Tom. Sur le fond pourtant, c’est évidemment Old Christine qui continue de surprendre.
La quarantenaire autoproclamée féministe et progéniture indépendante se voit contrainte, joli pirouette scénaristique à l’appui où Matthew récupère son mobilier, de flirter avec un homme qui la répugne pour habiller son intérieur.
Parce que la série aime miser sur les vices de son héroïne, Christine l’égoïste, l’incultivée, la paresseuse, l’alcoolique, la cynique et la présomptueuse, devient un temps une femme vénale sans remord. Et plus elle est mauvaise, plus on aime ça.
(7/10)

Nuts – 5.07 (diffusé le 11.11.09)
Max fait réaliser à Christine son comportement lâche et paresseux. Pendant ce temps, Matthew met les choses au clair avec Richard à propos de leur colocation.
(8.5/10)

The Curious Case of Britney B – 5.06 (diffusé le 22.10.09)
Richie est choisie par la plus jolie fille de l’école pour le bal. Christine éprouve alors des regains de popularité et met tout en œuvre pour poursuivre le chemin du glamour, quitte à acheter la fillette…
(8/10)
Dr. Little Man – 5.05 (diffusé le 15.10.09)
Matthew à la recherche d’une secrétaire pour son cabinet, Christine accepte de s’y coller un temps. Mais l’ingérence de la quadra fait virer la collaboration familiale à la catastrophe. Choquée par cette dispute, Christine accepte (d’abord contre son gré) de consulter à son tour.
Si Old Christine demeure la sitcom la plus solide du paysage audiovisuel américain, c’est pour son héroïne, aux tares complexes, éparpillées, toujours folles. Et la série comprend enfin cette folie et décide de l’analyser.
Jolie pirouette scénaristique à l’appui –Matthew, sans secrétaire fixe depuis le départ de son assistante, décide d’embaucher sa grande sœur-, la série fait évoluer Christine dans l’univers de la psychologie.
Quelques scènes gentiment amusantes plus tard (celles du téléphone, assez rares pour nous montrer que Christine a certaines qualités professionnelles), Christine finit à son tour sur le divan, face à la guest star de choix du jour : Eric McCormack.
Si son personnage de mentor de Matthew est assez expédié, à quelques folies près (l’homme de Will & Grace est seulement un obsédé sexuel), en revanche, celui de Christine conserve sa solidité, humoristique mais pas que. Exploitée sans l’angle de sa douce folie, le personnage garde son ampleur comique, entre mimiques gestuelles et moues embarrassées.
La relation entre elle et son frère est un vrai atout, d’une importance égale à celle de Christine et Barb, et la série s’en sert gaiement. Parce que Christine a beau s’aliéner en joutes hystériques, s’épuiser en pilules minceurs, sa folie n’est entièrement qu’efficace qu’au travers des personnages secondaires du show. A défaut de Barb cet épisode, cela sera donc Matthew. Et le résultat psycho-familial est aussi explosif qu’une pilule minceur ingérée par Vieille Christine.
(8/10)

For Love or Money – 5.04 (diffusé le 14.10.09)
Barb et Richard sont prêts à se mettre la bague au doigt. Mais Barb doit d’abord divorcer de Christine et engage à ce titre un avocat. Ce qui surprend Christine. Ne se pensant plus aimer, elle engage à son tour un avocat requin, afin d’extorquer de l’argent à sa meilleure amie.
Matthew a, quant à lui, à faire à une version déprimée Lindsay et Marly. Plutôt flatteur, Matthew se voit alors contraint de complimenter les deux femmes pendant ses séances de thérapie.
(8/10)

The Mole – 5.03 (diffusé le 07.10.09)
Richard décide de ne plus se laisser faire et décide de récupérer Christine, ou à défaut, sa maison. Christine se découvre avec torpeur un grain de beauté douteux près du sein. Il n’en faut pas plus à la quadra pour évoquer trépas et testament.
Mettre en scène une Christina hystérique, paniquée à l’idée d’une grosseur, c’était presque trop facile pour la série, le personnage étant typiquement ce genre de cas hypocondriaques et déraisonnés.
Mais Christine a de la ressource, et tant bien que mal, en crise, en larmes, presque aveugle, Christine se rend à l’hôpital, fait plusieurs haltes à la gym, reçoit un étudiant en dermatologie pour finir en couple, avec un bout de brownie collée à la peau.
On aurait pu l’écrire soi-même cet épisode tant il ressemble aux aventures mouvementées et anecdotes sans queue ni tête de la mère Campbell. Mais toujours dynamique, toujours démesuré, la vie selon Christine sait nous divertir.
Celle de Richard, même allergique, peine elle, à nous désennuyer.
(6.5/10)

Burning Love – 5.02 (diffusé le 30.09.09)
Barb s’est fiancée à Richard pour son bien-être américain. Mais ce dernier est toujours attristé par sa rupture d’avec New Christine. En fausse altruiste qu’elle est, Old Christine organise des retrouvailles avec leur vieille bande de copains.
Tout est vieux chez Christine. Son rire, son patriotisme, son mobilier, son égocentrisme et même son entourage, vraiment vieux. On n’avait jamais vu auparavant les amis de Christine, à part l’atout Barb, on imaginait que Christine ne faisait pas simplement fuir la gente masculine et que son sort de célibattante vraiment battante était un choix de vie à tout niveau. A tort, Christine et Richard avaient des amis à la fac, aux surnoms qui donnent gaiement le ton : the Douche, Bong it et Sticky Candy.
Reine du coup scénaristique simple mais toujours surprenant, la série a vu juste en offrant des retrouvailles à Christine vraiment vieilles et usées, même un peu sexagénaires. Parce que la série ne sait pas faire dans le registre du comique mesuré, Christine étant bien plus jubilatoire en icône outrancière et hystérique, au frôlement de l’apoplexie.
On regarde alors l’épisode, pas crédible pour deux sous mais qu’importe ça fonctionne, avec une hilarité rarement atteinte devant un programme CBS.
Et comme avec Christine, c’est monnaie courante : poilage et dépoilage (elle et son rasoir y passent quand même une heure), on est plus que comblés du retour de la seule bonne sitcom à la télé.
(9/10)

Bahamian Rapsody – 5.01 (diffusé le 23.09.09)
Tandis que Richard s’est fait jeter à l’autel par une New Christine indifférente, Old Christine et Matthew tentent de sauver Barb de sa reconduite à la frontière en se rendant aux Bahamas. Mais Christine a des problèmes sentimentaux plus importants à gérer.
Quatre ans de vieilles aventures, et toujours aucune ride de temps. Même pas une patte d’oie pour Vieille Christine dont le charme désuet gentiment décalé opère toujours. Et elle pourrait même toujours plus séduire la Christine tant elle est attachante.
Toujours atypique en osant la caricature, le personnage de Julia Louis Dreyfus est un plaisir comique de tous les instants. Et le spectacle est d’autant plus désopilant quand la quarantenaire tiquée voyage avec son nonchalant de frère. Alcoolisme passager (mais pas que), hystérie publique, insultes homophobes tronquées, Christine en vol pour les Bahamas, c’est du haut vol.
A l’image de ce retour en fanfare : parce que personne ne fanfaronne plus grassement que la délurée Christine.
(9/10)

Écrit par Adam dans Episodes, Old Christine | Lien permanent | Commentaires (4) | Tags : the new adventures of old christine, saison 5, cbs, julia louis dreyfus, seinfield |
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Commentaires
Mais quel retour de Christine ! D'autant plus que certains épisodes de la saiosn 4 étaient pas tip-top. Faut esperer que le ton des deux premiers épisodes perdure !
Écrit par : LeChat | 06.10.2009
L'espoir est avec Christine ! Et LeChat !
Écrit par : adam | 13.10.2009
Bonsoir, c'est moi qui commente les épisodes 3 semaines après que tu en aies fait la review! Mais bon je viens à peine de voir le dernier épisode d'Old Christine (honte sur moi!).
Rien à redire sur l'histoire d'old Christine, comme d'hab c'était hilarant (d'ailleurs pour info, Julia Louis-Dreyfus chante très bien, elle avait d'ailleurs participé avec d'autres célébrités à l'album "Unexpected dreams : songs from the stars" y'a quelques années)
Ce qui commence à me déranger c'est l'histoire de Barb: je ne comprends pas la pseudo-romance avec Dave. Dès le mariage en fin de saison dernière, personne ne semblait le connaitre, que ce soit du coté de Richard ou de new Christine. Pourquoi était-il là alors?
Peut-être que quelque chose m'a échappé, m'enfin bon, c'est pas ça qui va gâcher mon plaisir!
Écrit par : Axel | 30.03.2010
Une série de plus à découvrir :)
Écrit par : luxe and vintage | 27.05.2010
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