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  • The Good Wife (Pilot) Légale, droite, sévère mais pas que.

     

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    Julianna Margulies est enfin de retour. Devant la barre, encore une fois. L’ex-star d’Urgences ayant déjà tentée l’expérience judiciaire il y a deux avec Canterbury’s Law, à l’image insipide. Dans The Good Wife, elle ré-enfile son habit d’avocate féroce. Mais avec un fardeau à assumer devant ses pairs : sa vie d’épouse bafouée par les déboires d’un mari procureur infidèle, sûrement corrompu (Chris Noth), méprisé de tous.

    Créée par Robert et Michelle King –pointures du genre, The Good Wife est une série d’abord originale. Son propos, qui ne se contente pas des allures des legal show classiques (mais qui les aborde efficacement) semble surtout vouloir explorer les rouages judiciaires internes. Du fonctionnement des cabinets d’avocats aux passations de pouvoirs magistraux, la série s’intéresse de près à la machine judiciaire en tant qu’institution. A travers l’héroïne, à la fois actrice et proie dudit système.

    The Good Wife s’avère donc être un joli concept judiciaire, mais pas que. Suffisamment féministe aussi pour exposer la vie privée d’une épouse humiliée après les dérives d’un mari public. Une réalité proche du lynchage médiatico-politique américain, qui a pu ébranler des figures d’épouses comme Hillary Clinton aux femmes de traders volages.

    Visuellement impeccable, distinguée et sobre, sans être austère, la forme de la série permet une vraie immersion dans un monde quasi-monacal. Presque théâtralisé. Une ambiance profonde, plutôt authentique qui sied parfaitement à l’allure de l’héroïne, elle-même assez charismatique et sévère pour porter à bout de bras la série sans jamais s’essouffler.


    Non dénuée d’imperfections –un format de formula show, qui limite l’étendue des intrigues par épisode et un ton versant dans le manichéisme-, The Good Wife reste une grosse production sérielle que l’on connaît par définition. Mais le talent de Julianna Margulies, l’allure générale de la série et sa force de conviction lui assurent un bel avenir.

    A suivre.

    (7.5/10)

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  • Eastwick (Pilot) Au rayon magie de votre supermarché

     

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    Joanna, Kat et Roxie sont trois jeunes femmes vivant dans la petite ville d'Eastwick. Sans jamais se fréquenter ni s’apprécier, les trois énergumènes vont par le coup du hasard et de la magie (sic) se réunir et se découvrir ensemble des pouvoirs à la Phoebe (pas Bouffay, l’autre), qu’elles n’avaient jamais soupçonnés.

     

    Un navet avarié dans une feuille d’or

    Ce qui est repoussant, intolérable, rédhibitoire dans le projet d’Eastwick, c’est son décor de small town show. Et pas n’importe quelle petite ville sérielle. Ce décor, c’est celui de Stars Hollow, ville sacro-sainte de Gilmore Girls, série tout aussi sacrée.

    Pour usurper le cadre intact d’une série intouchable qui a autant brillé par son spiritualisme unique que par ses rues bucoliques, ses étendues herbeuses, son kiosque à journaux, ses dalles, sa gazebo, ses auberges et la salle de danse de Miss Patty, il faut avoir un sacré culot. Et surtout pouvoir assurer derrière. Ce qui foncièrement s’avère impossible  lorsqu’on troque lugubrement Lorelai, Kirk et Taylor pour des personnages insipides incarnés par Rebecca Romijn, Lindsay Price et une ancienne catin oubliée de Veronica Mars.

    On peut comprendre qu’une série comme Eastwick soit tentée par le charme de Gilmore Girls. On n’en fait plus des comme ça. Mais encore fallait il que la nouvelle série d’ABC ne se contente pas de frôler des thèmes gourmands automnales à la Amy Sherman Palladino, entre imitations de foires du village, fêtes de l’Indépendance et Thanksgiving en habits de pèlerins. Et qu’elle mise sur plus qu’une fausse fraîcheur et une apparente énergie verbale. La fameuse magie niaiseuse en moins.

     

    Produit en fin de vie. Code barre effacé. Dernière démarque avant liquidation.

    Parce que Gilmore Girls est déjà inégalable, Eastwick, elle, est doublement stérile. Sur le fond (octo-LOL), un trio d’héroïnes sans charme –une sainte nitouche, une journaliste nunuche et une mère permissive tendance grosses manières- incarnés par des actrices de seconde zone, jamais avides de crédibilité. Toutes trois dignes des storylines amoureuses du pilot, aussi mauvaises que le jeu de Rebecca, devinables comme la démarche de Lindsay, éteints comme la prestation de l’ancienne de Vero, qui ne cogne tellement pas qu’on ne connaîtra jamais son nom. Appelez la Sappy Ginger, ça mérite un changement légal.

    Puritaine et sans saveur, Eastwick est un résidu de série bon marché : soap fifille préfabriqué aux lignes scénaristiques tirés d’un manuel débutant, rythme zéro, dialogues en boîte, ambiance calquée sur un modèle sériel avec lequel elle ne rivalisera jamais –même à l’usure de sortilèges à la con.
    Et en 2009, une série pariant sur le thème de la magie qui, lorsqu’elle n’est pas loufoque né d’un esprit Allenien, ne peut qu’être qu’un fonds de commerce périmé, est aussi rétrograde pour l’univers séries qu’urticant dans sa démarche.

    Comme « proposer » est le dernière préoccupation d’Eastwick, on se suffit d’un magic show gobe-mouche et couillon. A l’effet navette temporelle magiquement esotérique qui nous ramènent (de force) des années en arrière devant Charmed. L’acné tenace, la mentalité primaire acharnée et fort d’une ineptie quasiment ensorcelante tant elle nous flagelle les joues boutonneuses.

    Bienvenue à Eastwick. Sans Susan Surandon, mais avec des tartes. (N’oubliez pas votre sac à vomi : ça digère dur).

    (2/10)

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  • The Beautiful Life (Saison 1) Defiler, c’est gagner

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    MàJ : première annulation de l’année. The Beautiful Life a donc été rayé du menu si alléchant de la CW, après  seulement deux épisodes diffusés. Toutes mes condoléances à perle de lait, Cindy et ses copines qui n’auront jamais démérité.

     

    The Beautiful Aftermath – 1.02 (diffusée le 26.09.09) (series finale)

    Sonja décroche la campagne Versace mais Raina et Marissa sont sur le coup pour faire le background de la campagne. Pour se venger du retour à succès de Sonja, Marissa pique son mobile et le donne à un paparazzi. Chris, sur le point de quitter NY, décroche finalement un rendez-vous avec Claudia, de l'agence, pour le grand bonheur de Raina. Isaac continue d'être l'escort à tout faire de Vivienne.


    La question démangeait toutes les lèvres (les miennes, et celles de mes fans déçus qui anonymement (mes fans sont malins) m’ont menacé de mort atroce si je poursuivais la série). Allais-je aimer le second épisode de The Beautiful Life ? Allais-je encore être le seul sériephile (au monde) qui défendrait l’héroïne, l’ambiance, la série dans sa globalité globale ?
    Alors sachez que, oui. (Je n’ai pas peur de mourir empoisonné au brie avarié)

    Parce que Sara Paxton est vraiment une perle de lait. Que Misha mishe bien. Et que le tout se regarde avec quasi-intérêt.
    Mais il faut reconnaître que la série s’est considérablement standardisée en un épisode, avec moins de splendeur visuelle et plus de trames surfaites à la Gossip Girl. Mais l’univers de The Beautiful Life justifie ce luxe à outrance, ce narcissisme, cette mise en scène léchée et sa carte ostentatoire. Et cela n’est jamais aussi gratuit, formel et mécanique que chez Gossip Girl. Sûrement parce que la mode implique forcément cette démesure et ce faux réalisme d’en haut.

    Alors on aime, forcément pour ça et pour Bamby de Secret Diary of a Call Girl ou on s’indigne, probablement pour les mêmes raisons.
    The Beautiful Life aura simplement été un vidéo clip plutôt sympa.

    (6/10)

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  • Grey's Anatomy (Saison 5) Coups du sort et état de Grace

    Quand la tragédie et la maladie s'en mêle, cela donne du Grey's Anatomy multivitaminé, suremotionnel, en pleine efficacité.

    Parce que jamais Grey's Anatomy n'aura autant pris de risques avec ses personnages principaux. Faire passer Izzie pour une folle pendant une demie-saison, oublier Georges et son allure joufflu passé à la trappe des épisodes entiers, virer docteur Hahn qui s'imposait comme un leader féministe dans l'hôpital..., la série aurait pu en dérouter plus d'un avec ces directions scénaristiques incongrues. Mais la série a su garder le cap, imposant ses modèles, fixant ses propres conclusions, surprises à la clé.

    Alors, force est de constater qu'avec ces choix, le pathétique demeure. Le tire-larmes est roi au royaume des mourrants. La chaumière pleure, la ménagère est en émoi. Mais ne s'indigne plus.
    Parce qu'avec ses malheurs, ses destins funestes et ses gueules d'enterrement, la série s'assombrit allégrement mais sans pour autant s'affliger. Durant toute cette saison, la série n'a jamais épargné sa légèreté et son humour d'antan, quitte à parier sur une Izzie malade mais guillerette, sur un mariage et des (ré)conciliations à la pelle, toujours de bon ton.

    Cette saison de tous les dangers s'est finalement transformée en une ode à la vie. Mesurée, contrastée, toujours sensée. Sans mysticisme, sans logique poussive, mais avec une dose de réalisme et d'expérience qui se sont avérés payants. Et pour une série en perdition depuis deux ans, cela rélève du miracle. De ceux manigancés par Shonda Rhimes.

     

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    Retour sur les épisodes d'une cinquième saison d'envergure.

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  • Le Manifesto du Parfait Sériephile

    Ecrit pour pErDUSA (le meilleur site du Monde)

     

    Ou comment conjurer l’effet de rentrée pour une année séries au diapason.

     

    Il y a quelques jours, la toute pimpante saison 3 de Gossip Girl, la seconde saison mécano de Sons of Anarchy et (la moins reluisante) 90210, les nouveaux Glee, Vampire Diaries et même un Melrose Place sur le retour ont ouvert les festivités de la rentrée séries.

    Parce que oui, on est déjà mi-septembre, les séries se substituent aux mélanomes estivaux et reviennent en trombe.
    Et en cette période où les studios tremblent, les américains baillent d’ennui et les acteurs télé vivent sur le mode angoissé de Johnny Drama, nous, amateurs de la série-tranche-de-vie, c’est le début de l’aubaine. Ou de la grande malédiction.

     

    Vingt nouveaux dramas, une quinzaine de sitcoms, des produits neufs, des étiquettes alléchantes. Sans compter le retour attendu des feuilletons, des séries à formules, des shows avariés mais que l’on regarde parce qu’il y a Robin Scherbatsky dedans.
    L’immersion est entière. Comment concilier nos nouvelles envies sérielles, à nos féroces habitudes, accessoirement à notre vie d’être humain ?

     

    Alors, pour éviter les spasmes à l’estomac, les migraines intellectuelles, les nuits blanches à la Kubrick ou autres renonciations à toute once de sociabilité, Adam a l’honneur de présenter le Manifesto du Parfait Sériephile.

     

    10 règles farfelues pour savoir quoi (bien) choisir à la télé (souvent mauvaise) en cette nouvelle année.

     

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  • The Vampire Diaries (Pilot) – Cher journal, je suis hémophile


    Une adolescente triste et orpheline va voir sa vie chamboulée par l’arrivée d’un jeune vampire au grand cœur. Puis d’un autre, bien plus affamé et moins gentleman. Heureusement, elle pourra compter sur l’aide de ses amis lycéens et de son journal intime pour choisir qui sera son mordeur préféré.

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    Sans le succès littéraire (ça écorche toujours, on n’y peut rien) planétaire de Stephenie Meyer, the Vampire Diaries n’aurait probablement jamais atterri en prime sur la CW. Et celle-ci n’aurait jamais connu le plus grand de ses succès d’audiences depuis sa création.

    L’effet Twilight aidant, tout prédestinait The Vampire Diaries à devenir une série success. Au résultat aussi inodore et sans relief que la suite de romans à succès. Et pourtant, malgré son pedigree estampillé Twilight, la série de la CW tient assez bien la route. Quitte à marcher sur les plates bandes de cette apathie littéraire.

     

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  • Melrose Place (Pilot) – Nouvelle version bêta pour ados lambda


    Comme en An 40, la vie mouvementée des habitants du 4616 Melrose Place, entre coucheries, meurtres et trahisons.
    Ou une impression de déjà-mâché.

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    Parfaitement super-artificielle, exceptionnellement tape à l’œil mais faussement trash et bitchy, la version 2009 de Melrose Place, soap phare des années 90, n’a pas grand-chose à dire.
    Trop fidèle à la série bien connue, ce Melrose Place 2.0 cantonne son cast à incarner les personnages qui ont fait la gloire du show. Chaque protagoniste étant la copie « moderne » des piliers de Melrose (feu Amanda, Billy et Alisson, dites bonjour à Ella, Jonah et Violet).

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  • Desperate Housewives (Saison 5) - Elles ont vieilli, leur folie aussi.

    Marc Cherry est un showrunner angoissé qui connaît le potentiel profondément limité de son bébé. Alors pour dépoussiérer sa banlieue lisse mais cracra, Marc a jeté son dévolu sur la baguette magique du flash forward. Pour un Wisteria Lane, comme neuf, cinq ans après.

    Et cinq ans après, comment se portent les ménagères déséspérées ?Un mandat présidentiel plus tard, les ménagères n’ont pas changé.
    A croire qu’à Wisteria Lane, le linge sale, les énormités salaces et les intrigues usées sont éternelles. A part peut-être Gaby, qui change de ton, et de garde-robe.

    Mais cinq ans après, les autres continuent de tomber enceinte (sans jamais penser à contraception ou avortement). Elles se font sauvées du bord du précipice par leur chevalier servant (elles sont candides). Elles se re-re-marient (parce que la vie heureuse en concubinage est moralement condamnable, elles préfèrent la vie de bague au doigt désespérée). Elles tombent dans les bras d’un avocat macho (parce qu’elles n’ont pas assez de libre arbitre pour résister à l’attraction-répulsion du Mâle). Et elles entrent furieusement en concurrence avec des adolescentes débridées qui à force de visionnages de Melrose Place se prend pour Amanda Woodward, l’araignée prête à tout.

    Cinq ans après, le Desperate Show est resté intact. Pour le meilleur, comme pour le pire.

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    You’re gonna love Tomorrow (5.01) Cinq ans après, aucune ride, aucun cheveu blanc, un simple changement de coiffure. On tire son chapeau à la grande créativité de Desperate Housewives qui après l’effet de surprise passé, retrouve son ton habituel et ses storylines conventionnelles.

    Dans le lot, se distingue cependant Gaby qui évolue de manière considérable, elle devient le personnage le plus intéressant de Fairview. Les histoires de Lynette, Eddie et Bree font redite, dommage aussi que Katherine devienne le sidekick de Bree, elle pourrait être bien plus. Le personnage de Susan s’assombrit, c’est également un bon point, pas sûr pour autant que Teri Hatcher soit capable de faire autre chose que la moue effarée.

    (6/10)

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