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24.05.2010
Grey’s Anatomy (Saison 6) Après la mort, il reste les engelures

Sanctuary – Death and All This Friends - 6.23 – 6.24 (diffusé le 20.04.10)
Quand Grey’s Anatomy la joue Elephant, ce n’est pas affaire de plaisanterie. Résultat, les têtes sautent, le sang coule, les embryons se désagrègent et les larmes s’incrustent plus que jamais dans l’univers habituellement placide du SGH. Mais entre la subtilité contemplative de Gus Van Sant et le manichéisme lacrymal et crétin de Shonda Rhimes, il y a tout un fossé épineux dans lequel nos amis rois du scalpel se sont gaiement jetés, gueule ouverte.
Grey’s Anatomy a décidé que son final serait théâtral ou ne serait pas. En soi, ce n’est pas une surprise, la série aime tirer des révérences pompeuses et mélodramatiques et aime à réaliser des épisodes placés sous le signe du spectacle. A cet égard, aucun doute, le contrat est formidablement rempli. Pour sa sixième conclusion de saison, la série s’est convertie gore, enchaînant les rebondissements surprises à la Scream et les ambiances de traque à la Elephant. L’amateur lambda de spectacle pop corn partira content, parce que la peur n’a jamais autant hanté les couloirs gris du Seattle Grace Hospital et parce que le résultat visuel est exagérément entretenu.
Si le médical et le soap ont laissé leur place de traître au gore bêta, ce n’était pour guère longtemps. Si les aficianados des blockbusters estivaux attraperont leurs orteils de joie devant cette théâtralisation à la démagogie facile, les autres, amateurs du vrai genre et d’autres plus terre à terre, pourraient bien trouver à redire.
Malgré leur envie d’épater la galerie, les auteurs de la série ont cédé au mal essentiel qui couve le lit de Grey’s Anatomy depuis toujours. Entièrement prévisible depuis le départ (du sauvetage de Derek en passant par la perte du bébé de Meredith), cet épisode n’était qu’un gros artifice monté, qui à l’exception de deux trois scènes étonnantes (le retournement de situation quasi-final en pleine salle d’opé), s’est montré très paresseux dans son cheminement narratif et consternant de moral, stigmatisation nœud-nœud sur le port d’armes aux Etats-Unis (par le tueur en personne, évidemment).
Des scènes ultrasaccadées qui n’assument pas la tension et les enjeux du vrai carnage que l’épisode sous-tend (Lexie manque de se faire décalquer puis enchaîne sur Karev), aux pénibles monologues toujours tire-larmes, en passant par la bande son inappropriée et sans effet dont la série s’accommode plus ou moins avec le temps, l’épisode ne revisite pas sa créatrice phare et se contente d’une pure distraction de cirque meurtrier sur fonds de commerce inchangé.

Idem pour le personnage du tueur fou, absolument raté, qui symbolise cette intrigue mal embouchée. Monsieur Clark veut venger la mort de sa femme et a verrouillé ses cibles (Lexie, Derek, Richard). Mais l’homme va rapidement perdre la raison et viser à loisir celui qui se mettra en travers de son chemin tueur, en particulier les chirurgiens.
Rapidement, la série boursoufle son idée de départ (pourtant cohérente, cette histoire ayant un vrai ancrage passé) en grossissant le trait. Franchement scandaleuses, ces scènes purement gratuites où le tueur quasi-omniscient s’infiltre dans chaque lieu-dit clé de l’épisode (de la chambre de Mandy Moore, qui joue formidablement la morte, où Clark débarque tel un serial killer en manque de peau à scalper à la visite de chaque service (en pédiatrie, il y a même des compresses), de chaque personne).
Faux-jeton en simultané, la série n’assume jamais cette idée de déraison saugrenue et donne matière à compréhension (le tueur qui tue de sang froid finit Parrain devant Derek et ose même la dénonciation du système de vente d’armes aux Etats Unis), à regard apitoyé (plusieurs scènes dont celle de l’explication made Oprah par Sarah Drew a signé un non-retour dans le ridicule du show). Enfin, au vu des morts sacrifiés sur l’autel du suspense à deux franc (Reed, Charles (les deux nouveaux insipides), des figurants et un embryon à la va-vite), on ne peut s’empêcher de déceler l’arnaque à plein nez à la façon d’un « c’était finalement si surprenant que ça ? ».
Néanmoins, la série nous épargne un cliffhanger faussement insoutenable en réglant la présente situation, il n’y aura pas d’attente impossible programmée début octobre. Et sous les coups de feu, en filigrane, un triangle amoureux (Cristina, Owen et Teddy) et le rabiboche de deux lesbiennes qui s’aiment sont également réglés. Heureusement que les acteurs (Ellen Pompeo, Sandra Oh) se sont surpassés.

Au revoir le soap et la tragédie prosaïque. La série la joue peur bleue/coup de feu, à mille lieux de son genre établi et des valeurs simplement sentimentales qu’elle défend. On murmure déjà que les prochains épisodes spéciaux de Grey’s Anatomy se dérouleront en costumes d’époque, celle du XVIIe siècle pour un bal romantique vraiment spécial ; puis dans la voie lactée pas loin du Soleil, dans une ambiance futuriste tirée au cordeau, évidemment filmée en 3D. Sacrée série touche à tout qui finalement ne palpe pas grand-chose.
5/10
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Sympathy for the Parents – 6.19 (diffusé le 01.04.10)
Quand Meredith se lève matinal, c’est pour réfléchir. Selon elle, tous les psychologues s’accordent à penser que chaque être est conditionné dans ses modèles d’action, ses pensées, ses comportements en raison de la relation que ledit individu entretien avec ses parents.
Meredith, enfant lesé, n’en dit pas plus.L’épisode sera donc la reprise thématique de ce court bilan analytique dont le titre est également un hommage à une chanson de Marylin Manson. Un vrai poisson d’avril ?
Quand Shona Rhimes et sa clique décident de mettre en scène une nouvelle trame psychologique, ce n’est jamais à moitié. La preuve, avec cette introduction au thème famille et enfants. Pour l’occasion, Miranda renoue même avec son garçonnet, alors qu’on pensait dur comme fer que celui-là était, depuis le divorce entre Miranda et Tucker, parti avec son père, loin de Seattle.
Evidemment, rien n’est jamais très simple au Seattle Grace Hospital et l’optique d’enfanter n’est pas une envie consensuelle désirée par tout le personnel médical. Meredith est anéantie depuis l’annonce de Derek, en bonne et due forme -sous la couette-, de vouloir faire un enfant. Autre coq désireux de se poser parmi les couches, Mark Sloan, qui a décidé depuis quelques épisodes de flirter avec Teddy dans cette optique familiale. Hunt aussi se verrait bien papa un jour, quand il en aura fin avec les tocs d’impulsion. Seules figures féminines qui aspirent aux joies du maternage, Callie, qui en fait une obsession ainsi que Teddy, qui oublie de développer.
Du côté des opposants aux biberonnages, les féministes de Grey’s Anatomy se taillent la part du lion. Arizona en chef de file, mettant à mal l’avenir de son couple avec Callie. Docilement suivi par Cristina et une Meredith en plein doute. Cela dit, la série s’est voulue subtile et a composé tous ces subplots avec légèreté et humour.
Même les cas médicaux du jour, supposés mettre en lumière les désirs et les rejets de nos amis médecins se sont avérés plaisants et humbles dans la démonstration morale. Pourtant, le veuf qui pleure doublement la mort de sa femme parce qu’il n’a pas eu d’enfant ou la flic carriériste qui réalise son bonheur familial quand elle se voit retirer son utérus n’apparaissaient pas aux primes abords comme des personnages très subtils.
Heureusement, le cas des Karev reste un joli pied de nez fait à cet univers dédié à la sphère familiale. Avec l’arrivée surprise du frère d’Alex, les amis du médecin colérique découvrent que l’enfance peut ne pas être toute rose, ce fut le cas pour Alex, enfant de la DASS au passé compliqué. Même Miranda s’avoue impressionnée par l’arrivée d’Alex au rang de médecin en dépit de son bagage familial alourdissant.
Enfanter ou ne pas enfanter ? Telle fut la question épineuse, plus ou moins étudiée par cet épisode distrayant. Purement théorique, fort à parier que la question gagnera en praticité très vite, à travers l’accouchement inattendu de Sloan, qui re-débarque dans la vie de Mark.
6.5/10

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Suicide is Painless – 6.18 (diffusé le 26.03.10)
A la guerre comme à la guerre, Grey’s Anatomy s’est retroussée les manches de sa large blouse mélo pour une composition de fond sur la douleur du suicide médicalement assisté en terrain miné. Tout un programme démonstratif.
Fort du succès oscarisé de The Hurt Locker, la série médicale d’ABC surfe sur la vague des pugilats filmés du Moyen Orient. A défaut de propos sensé à la Démineurs, Grey’s Anatomy s’improvise patriotique en organisant alors un retour visuel sur le passé militaire des docteurs Hunt et Altman. Ce parti pris sablonneux aurait pu être louable, facteur de scènes fortes, marquées par quelques explications post-traumatiques cernant au mieux le personnage d’Owen. A tort.
Illustration de la nécessité de l’euthanasie, les flashbacks en tenue militaire apportent grandiloquence et ton suranné à un univers pourtant cadenassé. Kevin McKidd a beau maintenir sa conviction d’acteur, l’histoire paramilitaire se plombe d’elle-même, avec sa scène finale interminable où le docteur Hunt est contraint de laisser mourir son ami et supérieur de grade. Discours de révérence tire-larmes, agrémentés de détails sanglants particulièrement violents et gratuits ; si elle rejaillit, cette histoire du passé ne sert qu’à gonfler émotionnellement l’intrigue médicale actuelle du SGH.
Celle-ci, sur le même thème, celui du droit de mourir, bénéficie d’une meilleure psychologie de contours. Activée par Cristina et Teddy, la demande d’euthanasie d’une femme atteinte d’un cancer incurable fait resurgir l’argumentaire antiSMA d’Owen. On s’attarde longuement sur les pour et les contre d’une telle décision dont l’ampleur médiatico-pathétique est idéale pour le ton boursouflé de la série. Qui ici oublie l’essentiel : traiter du suicide assisté avec profondeur et réalisme, ou permettre au moins de procurer à ses personnages émotion ou conviction pour illustrer un débat de fond important, réduit ici à un chagrin anémiant.
Et comme Callie réalise qu’elle veut une famille et que Shadow Sheperd pique une opération à Meredith histoire de ne pas perdre en ego chirurgical, on remercie grandement la profondeur des histoires secondaires pour redorer le blason d’un parti pris principal simplement déprimant.
4/10

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The Time Warp – 6.15 (diffuse le 18.02.10)
A l’occasion d’une conférence interne, Bailey, Richard et Callie reviennent sur une histoire qui a marqué leur début au SGH.
Dans une série, le retour aux sources, à la jeunesse des héros est monnaie courante (Gilmore Girls, Dawson, Friends et d’autres), consacrant toujours des époques de série, de bon goût pour la construction du mythe d’un programme déjà établi dans le paysage audiovisuel.
Avant Brothers & Sisters (l’épisode évènement est prévu en avril) et après Desperate Housewives (l’épisode avait clôt sa seconde saison), c’est autour de l’autre succès d’ABC, Grey’s Anatomy de bénéficier d’une cure de jouvence. Option scalpel.
Pour Grey’s Anatomy, le recours s’est avéré plutôt bien original, parvenant à créer du symbole dans cette série sentimentalo-scientifique. Autour d’une conférence médicale (dont l’idée a été piquée à House MD, il faut l’avouer), la série retrace trois histoires tout en brassant le fond symbolique de ses grandes lignes scénaristiques déployées depuis le début.
Le plus réussi est sans aucun doute le retour fait aux jeunes Ellis Grey et Richard Weber (jouée par l’adorée Sarah Paulson). La série ne s’est pas contentée d’une ambiance rétro à la Hawaï sur fond des Gogo’s (un plaisir au demeurant) et a mis à profit le contexte médical d’une époque. Appuyée sur l’émergence de la maladie du siècle, le SIDA – d’ailleurs la série nous apprend son impact social surnommé aux premiers abord GRID (Gay-related immune deficiency) et on trouve que c’est très instructif- l’épisode a mis en lumière la relation entre les deux chirurgiens, tout en abordant avec soin contexte familial, jeunesse de Meredith, début de l’alcoolisme de Richard (même le bar et Joe). La série a réussi à créer un pont avec le présent et la technique est amplement maîtrisée. Les fans seront ravis de ce retour soigné.
Il faut aussi se penser satisfaits de la vision accordée au Sida, c’est encore très loin de la symbolique Angels in America d’HBO sur le même thème, mais la série a, à son niveau, reveillé les consciences avec cet aparté qui ne manquait ni d’émotion ni de véracité (le parallèle avec le racisme, les doutes quant à sa transmission). Et Grey’s Anatomy mérite d’être saluée sur ce point.

Fondée aussi sur les progrès médicaux, la seconde histoire faisait la part belle à Callie. Moins impactant peut-être sur le fond, mais formidablement interprétée par Sara Ramirez, l’histoire se sauve grâce aux prestations gênées d’une Callie embarrassée sur scène et à quelques scènes bien tournées.
La troisième histoire, et non des moindres, signe l’arrivée de Miranda au SGH. D’emblée, l’histoire qui inclut en guest star Missy Pyle (The Wedding Bells) est atypique, voir la nazie Bayley en timide Mandy à tresses, y’a de quoi satisfaire l’imaginaire. La série prend alors soin de faire évoluer son personnage, au départ pusillanime, expliquer son attitude. Chandra Wilson forge là encore le respect par son jeu calibré, même dans sa manière de s’adresser à son auditoire, chocolat dans la paume. Le personnage retrouve ainsi l’allure de ses débuts.
A la difference des épisodes sweeps des années passées, catastrophiques tendance apocalypse débarquée à Seattle, cet épisode de mi-season mise sur autre chose : l’histoire. Celle de l’hôpital, ses protagonistes passés, présents, leur histoire entre eux, et l’histoire de la Science. Un gros défi relevé sans sourciller qui a su consacrer un épisode-vétéran des plus inédits.
9/10

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Valentine’s Day Massacre – 6.14 (diffusé le 12.02.10)
Derek prend peu à peu goût à son nouveau poste tandis que Meredith réalise l’enjeu d’être la femme du Chef. Owen fuit toujours Teddy qui alors de fuir Cristina. Lexie ne se remet pas de sa rupture avec Mark et décide de se teindre en blonde. Quant à Sloan, elle décide de faire adopter son enfant.
4/10
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State of Love and Trust – 6.13 (diffusé le 04.02.10)
Derek devient le chef intérimaire du SGH. Meredith et Bailey opèrent une patiente mais un problème anesthésique précipite le drame. Lexie regrette Marc qui regrette Lexie. Quant à Cristina, elle hésite entre bon temps avec Hunt et avancement avec Teddy.
Baisse de regime chronique pour Grey’s Anatomy. Après un début triomphal ou presque à travers lequel la série médicale et sirupeuse avait changé de mode opératoire, Grey’s Anatomy retrouve ses schémas planplan sans teint.
Miranda qui doit faire face à une patiente hantée par son réveil précoce sur le billard et particulièrement rancunière, Meredith à la rescousse ou encore Arizona qui s’allie à Alex pour diagnostiquer un enfant comme les autre, l’épisode a fait la part belle aux procédures doucereuses à scalpel. Parmi ses intrigues sans grande ingéniosité dans les principes et les dénouements, beaucoup de discours sans grand fond. Même Bailey se standardise lorsqu’elle donne de la voix.
Ces histoires sans attrait particulier auraient pu s’imbriquer à une énergie humoristique parallèle mais faute de contenu là aussi, l’épisode en pâtit.
Du côté soap de la force, même constat. Ca n’avance pas avec franchise du côté des coulisses de l’hôpital. Si Izzie re-disparaît sans un mot (même des autres), on retrouve les blocages relationnels entre Lexie et Marc ou Cristina et Owen. Si Lexie parvient à dynamiser un temps cette amourette en stand-by en énumérant avec amertume l’animosité de son ex, penchée au dessus des fesses de Yang, son problème ne parvient pas à concerner le spectateur. La faute à Eric Dane ?
Alors que pour les deux autres, Cristina et Hunt, deux personnages bien incarnés, le blocage vient d’ailleurs. Un manque d’évolution flagrant pour une relation réduite à sa bestialité sexuelle. Les bonnes intentions débordent, Hunt devenant fleur bleue, mais rien à faire. Même le discours final de Yang sur son envie d’indépendance professionnelle avait un fond par principe dérangeant.
La seule surprise, et quelle surprise, que nous réserve l’épisode, c’est assurément le retour du docteur joué par Sarah Drew (et de l’autre rouquine sans histoire). En réussissant à imposer un personnage en deux épisodes, Sarah avait réalisé un exploit. Le retour de ce docteur mesquin mais authentique s’avèr eprometteur. Et par là légitime tout à fait l’accès au poste de chef par Derek l’opportuniste. Sans égard au reste de cette histoire qui comme le ton global de l’épisode manquait d’avenant.
Répétitif et sans saveur, cet épisode se suit comme un mode d’emploi standard. Plus qu’à espérer que le prochain épisode, au titre qui donne la couleur, Valentine’s Day Massacre, retrouve l’esprit gentiment trashy mais lovely de la série.
5/10

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Blink – 6.11 (diffusé le 14.01.10)
Parce que le bébé de Sloan a une malformation à la jambe, Addison est de retour à Seattle. Meredith continue de couvrir le chef malgré les inquisitions de Derek. Alex et Reed font un marché particulier. Et Cristina tombe dans le panneau d’Altman.
Pour son attendu retour, Grey’s Anatomy a mis les petits plats dans les grands. Comprendre : la série s’est incorporé à la petite Private Practice pour un grand résultat gourmet. Mais le cross-over n’étant lié qu’à Addison et les Sloans, le goût laisse à désirer. La bonne nouvelle, c’est que l’on n’a pas à s’infliger Private Practice.
Hormis le caractère cross-over de cet épisode et revoir Addison un petit temps sympathique –et encore (les répliques à l’encontre de l’histoire de Sloan ne sont pas des plus fantasques), le retour signé par Grey’s Anatomy s’est avéré foncièrement classique.
Pas de grande storyline qui se démarque des autres, les cas médicaux se valent et ennuient (le patient jaune, le sportif cliché), mis à part celui de Cynthia Stevenson (Men In Trees, Dead Like Me) qui incarne une patiente hésitante pour le plaisir impatient de Cristina.
Le discours prôné par Meredith n’a dès le début pas grande allure. D’autant que les thèmes qui l’illustrent ne sont pas des plus nouveaux (Mais où est Izzie ?, la fille de Mark envahissante, les problèmes d’alcool du chef), à l’exception de la situation amoureuse de Bayley, qui malheureusement demeure sous-traitée.
Pour combler un épisode un brin languide, la série met le paquet sur sa fin. En prônant le changement du chirurgien qui se réalise, la série pourrait bien opérer quelques changements amoureux de premier ordre. Et Cristina et Owen, Alex et Izzie, Mark et Lexie sont les premiers sur la dangereuse ligne.
5/10

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Holidaze – 6.10 (diffusé le 19.11.09)
Une jeune femme récemment opérée, vit à présent sans cœur, dans l’attente d’une greffe. Hunt réalise ses sentiments pour Teddy mais ne s’éloigne pas de Cristina pour autant. Le Chef donne des leçons particulières à Meredith en échange de son silence. Derek et Arizona planchent sur la conception d’un nouvel outil chirurgical. Mark se découvre une filiation. Quant à Miranda, elle tente de s’accommoder des critiques de son père, venu tout spécialement.
Avant que la série s’apprête à disparaître de nos écrans pour quelques longues semaines vacancières (retour le 14 janvier sur ABC), Grey’s Anatomy regroupe ses célébrations, avant et après l’heure. Celle de Thanksgiving, en guise d’amorçage et celles de Noël et du Nouvel An, pour six intrigues suivies, sur près de deux mois et demi.
Cette construction de l’épisode, d’abord étrange et maladroite se justifie au fil de l’histoire, qui fait cette semaine la part belle à l’hôpital et la famille.
Sur le fond, l’idée du bond temporel n’est pas mauvaise : nombreux cas médicaux et étapes de vies personnels requièrent du temps pour s’établir, évoluer, se conclure. Au lieu d’éviter des intrigues suivies faiblardes à la Jane Doe, épuisant chaque semaine le mince intérêt inhérent à l’intrigue, Grey’s Anatomy ose l’ellipse temporelle pour recentrer ses forces. Et force est de constater que ça lui va bien au teint.
Sûrement aussi parce que le téléspectateur n’a pas tellement envie de voir chaque semaine la jeune patiente sans cœur ou le trio amoureux récemment formé par Yang, Hunt et Teddy. Mais contenus dans un épisode, ces histoires fonctionnent bien, grâce à la récente recrue Teddy, sorte d’Izzie altruiste plus pro, à l’amour frustré.
Deux mois et demi justifient également l’invention par Derek de nouveaux outils pour explorer les sinus des enfants, avec l’appui financier d’Arizona et Sloan. Prétexte à l’ellipse, cette histoire n’avait pas grand fond, malgré une idée de départ originale. Comme celle de la surprenante paternité de Mark Sloan qui se découvre une jeune majeure ébouriffée comme progéniture. Plus comique que le reste, moins moraliste aussi, l’intrigue permet de refaire le lien avec Mark, Lexie et l’adolescente bêta.
Pour Miranda aussi, c’est l’épisode de l’introspection. Son père fraîchement débarqué, la pédopsychiatre s’allie à l’équipe pour un réveillon de Noël bien-pensant et un discours sur le droit au divorce. Pas franchement palpitant mais toujours bon à prendre lorsqu’il concerne Miranda.
Quant à l’héroïne éponyme, elle devient l’élève de Weber, qui achète plus ou moins son silence. Petite intrigue perso parmi d’autres, sans vraie possibilité de s’étaler vraiment, elle aura été l’occasion d’introduire une nouvelle dynamique entre le Chef et Meredith. Qui décidément, accumule les problèmes paternels.
Eparpillé dans le temps et dans son ordre interne même, cet épisode gère comme il peut ses personnages et son grand lot d’intrigues. A l’exception de sa construction originale, le fond reste entièrement classique. Et l’allure aurait eu plus d’impact si la série ne s’était pas évertuée à accumuler les happy endings contrefaits. Dans l’esprit de Noël, pour lutin vert bienveillant.
(6.5/10)

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New History – 6.09 (diffusé le 12.11.09)
Izzie revient au SGH pour aider son ancien professeur de médecine, souffrant et délirant. Docteur Altman (Kim Raver) arrive également à Seattle, en guise de cadeau offert par Hunt à Yang. Meredith reprend également sa blouse. Alors que le chef, lui, semble vouloir la mettre au vestiaire.
Contrairement à l’idée véhiculée par son bienheureux titre, Grey’s Anatomy a renoué avec son esprit passé, pour retrouver ses traces anciennes, à mi-chemin entre profusion scénaristique et historiettes sentimentales.
On ne s’y attendait pas et pourtant, c’est avec le retour des références du show que la série a relâché son rythme récent et retrouvé ses quelques faiblesses caractéristiques.
Izzie revient au Seattle Grace Hospital et ce retour se révèle aussi curieux et maladroit que son départ. L’histoire manque de rythme et de finesse psychologique, la série préférant miser sur les incompréhensions et les quiproquos de situation et semble oublier un temps l’atout que forment ensemble Karev et Stevens.
Adele fait aussi un come-back, en continuant d’incarner l’ex-femme hystérico-insupportable du Chef. L’occasion pour la série de se recentrer sur son plus grand personnage décisionnel. Contente de sa révélation finale, mêlant flashbacks et réalité, la série offre un autre regard sur le docteur Weber sans se soucier de l’intérêt réel du personnage.
Meredith reprend du service, après des semaines au repos. Plus radieuse que jamais, l’héroïne se contente de graviter autour de ses camarades pour une reprise en douceur. Izzie, Alex, Cristina, les trois principales histoires du jour transitent alors par ses interventions. Etonnamment altruistes.
Et pour Kim Raver aussi, c’est le jour de sa grande rentrée.
Kim Raver est une actrice ravissante (un atout suffisant pour regarder Lipstick Jungle et s’extasier devant son regard émeraude) qui permet d’insuffler à l’histoire de Yang et Hunt un vent de mini-nouveauté. La chirurgienne cardio n’a pas l’autorité cliché des précédents précepteurs (Hanh, Burke) de Cristina, elle s’avère même un peu inexpérimentée mais aussi très pédagogue. Ajouté au fait qu’elle en pince pour le Roux de l’hôpital, Raver aka docteur Teddy Altman se présente comme un personnage complexe sur lequel il faudra compter.
Un épisode standard, où humour et nervosité mélo se tirent la couverture à soi. Mai au fonctionnement étrange, a l’image de l’altruisme tout neuf de Meredith : agréable, mais un brin dérangeant.
(6.5/10)

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Invest in Love – 6.08 (diffusé le 05.11.09)
Les parents d’un jeune patient d’Arizona offrent à l’hôpital une donation de 25 millions de dollars pour le travail de la chirurgienne. Alex apprend qu’il est responsable des frais médicaux d’Izzie s’élevant à 200 000 dollars. Mais ce dernier semble plus préoccupé par un nouveau bébé en mauvaise santé. Quant à Cristina, elle passe outre l’autorité du docteur Hunt, fiancé à la ville, au beau milieu d’une opération à risques.
Grey’s Anatomy continue sur sa jolie lancée : personnages triés sur le volet, cadence médicale, mélodrames et Meredith alitée.
Mais à l’inverse des épisodes précédents où les intrigues purement médicales se sont taillées la part du lion du Seattle Grace Hospital, cet épisode revient aux sources romantico-légères de la série. Cristina et Hunt se disputent, sur fond d’opération sabotée, Reed se rapproche d’Alex qui accumule les incompréhensions à l’égard d’Izzie et le couple d’Arizona et Callie est au premier plan.
Bien plus teinté mélo que les épisodes des semaines passées, l’épisode réussit toutefois à s’attacher à des personnages ou des duo de personnages peu exploités jusque là. Arizona, surtout, qui est au centre de l’épisode, et de l’intrigue médicale du jour : un jeune garçon de 10 ans atteint d’une maladie à l’intestin est en péril. La jeune femme prend de l’ampleur et nous embarque sans effort dans son univers pédiatrique et émouvant qu’elle incarne parfaitement.
Cette intrigue dissimule également les nouvelles ambitions des auteurs qui semblent s’attarder depuis cette saison à l’aspect technique, logistique et financier de son hôpital fictif. Après la fusion, les licenciements non ménagés, l’épisode révèle les donations privées, ici des riches parents du jeune patient d’Arizona. Entre humanisme et capitalisme, Arizona se voit contrainte par ses pairs d’opérer l’enfant synonyme d’argent. Les querelles sont efficaces, le dilemme palpable.
Et même si le sentimentalisme vainc toujours dans Grey’s Anatomy, morale du chirurgien débonnaire à la clé, le capitalisme réaliste gagne à chaque épisode un peu plus du terrain, et sans toucher à l’ambiance de la série, certes acidulée mais depuis peu électrisante.
(7.5/10)

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Give Peace a Chance – 6.07 (diffusé le 29.10.09)
Quand Isaac du personnel du Seattle Grace demande à Derek de l’opérer de son inopérable tumeur sur la colonne vertébrale, tout l’hôpital est en effervescence, même Meredith du fond de son lit. Malgré le refus du Chef, Derek passe outre et envahit le bloc opératoire. Et tous les yeux sont rivés sur lui.
Sans cesse différents, dans leur ton, leur déroulement et leur parti-pris artistique, les nouveaux épisodes de Grey's Anatomy aiment à nous surprendre agréablement. Cet épisode confirme la volonté de Grey’s Anatomy de mettre en avant sa narration fébrile sur fond d’histoire à la Urgences. Et si Grey’s Anatomy s’Urgencisait ? Si tel était le cas, la série verrait probablement juste : celle-ci ayant été rarement aussi captivante.
Pourtant, construire un épisode autour du seul Derek relevait du pari périlleux. Le neurologue n’ayant pas eu d’histoire à lui depuis au moins trois saisons, devenu plus un monsieur Grey- faire-valoir qu’autre chose. Mais l’intrigue médicale s’est révélée efficace. D’abord très bavarde, à la narration éparpillée et contenant de nombreuses péripéties de fil blanc (le dessin de la tumeur sur le mur, discutée toute la nuit, du Grey’s Anatomy tout craché), cette histoire a assumé ses défauts pour finalement convaincre. Et par là, a conservé l’intensité établie depuis ces dernières semaines.
L’autre point fort de l’épisode, une résolution que la série semble enfin prendre pour la suite, c’est de devenir sélectif. La série a toujours regorgeait de personnages et d’intrigues personnelles respectives. Le temps d’antenne réparti méticuleusement, Shonda Rhimes et sa clique d’auteurs ont toujours haché les épisodes du show de manière à ce que chacun ait sa part du gâteau, quitte à faire des micro-intrigues sans fond.
Depuis peu, la série ose faire des choix. Ne mettre en avant que Derek et deux élèves était un parti pris louable, un coup qui a permis aux auteurs de développer des personnages en jachère –Lexie révèle son caractère, tout en faisant graviter la galerie des titulaires autour, sans jamais parasiter, juste pour gagner en réalisme et en représentation.
En définitif, Give Peace a Chance poursuit l’évolution de la série. Il gagne en solidité médicale tout en gardant son humour intrinsèque (l’histoire des couches), oublie les antécédents sentimentaux boursouflés et va de l’avant. Le désormais sérieux Grey’s Anatomy a tout compris.
(8.5/10)

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I Saw What I Saw – 6.06 (diffusé le 22.10.09)
Après un incendie, une mère victime meurt accidentellement, au service des urgences du SGH, où tout est chaotique. Chef Webber et le comité de l’hôpital passent en revue les docteurs présents cette nuit pour identifier et licencier le docteur coupable de négligence. Qui de Yang, Karev, Torres, Keppner, Bailey, Adamson ou Grey pliera bagage ?
Pas de fil rouge suivi autour d’Izzie partie, de Meredith en convalescence ou des autres. Aujourd'hui, le Seattle Grace Hospital a plus grave à traiter et le spectateur devra faire avec. Qui est donc le docteur négligent responsable de la mort d’une patiente ?
L’histoire, formidablement construite, impeccablement nerveuse, a su montrer que Grey’s Anatomy maîtrisait de mieux en mieux ses lignes directrices et sa grande palette de personnages qui se les partagent.
En les faisant tous interagir les uns aux autres dans une seule et même situation, la série a impressionné par sa qualité et sa constance. Une situation médicale d’autant plus prenante qu’elle met en péril l’avenir des docteurs Adamson et Keppner, les deux filles du Mercy West qu’on aime déjà. Mais au delà de l’empathie éprouvée pour Sarah Drew (qui le mérite assurément), c’est surtout le réalisme de l’épisode qui l’emporte.
C’est une nuit chargée au SGH. Urgences au complet, pénurie de lits, et entrechoc des docteurs tous dépassés par les évènements. Dans cette ambiance intense, la série s’élève et prend de l’audace. Elle s’écarte de ses histoires habituelles de sentiments et de rivalités (tout en les incorporant finement au principal), pour créer un fonds chaotique, un décor de travail tendu qui aboutit à l’irréparable : la mort de la sympathique Erinn Hayes (Worst Week).
La construction de l’épisode rappelle celle de l’épisode inaugural de la troisième saison, où chaque interne est convoqué pour donner sa version des faits de l’histoire défunte de Denny Duquette.
Mais trois saisons plus tard, la série a tiré les leçons de sa paresse et son manque de sérieux. Cette fois, il y l’intensité, la solidité du propos, des personnages forts, et de vrais enjeux. Un grand moment de surmenage médical.
(10/10)

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Invasion – 6.05 (diffusé le 15.10.09)
La fusion conclue, le personnel de Mercy West arrive au Seattle Grace. Et avec eux, la rivalité. Alex, Cristina et Lexie s’allient pour faire front aux blouses orange. Tandis que Meredith reste alitée, le père de Callie envahit le Seattle Grace.
Le tournant pris pas la série était risqué. En créant une fusion pareille, la série acceptait l’arrivée de nouveaux personnages, assumait de nouvelles histoires et des perspectives différentes. Qui allait être relégué au second plan, qui aurait une dynamique avec un nouveau personnage, qui deviendrait indifférent ?
Si l’épisode s’en sort avec les honneurs quant au virage principal de la série ne misant plus sur petits nouveaux et les six stars du show (Meredith, Cristina, Izzie, Alex, Callie et Lexie), en revanche, l’organisation du Seattle Grace reste chaotique. Mais dans Grey’s Anatomy, l’anti-rigueur, ça a du bon. Surtout quand on voit moins Derek.
L’arrivée de nouveaux, c’est toujours facteur de tensions et de rivalités primaires. Et dans Grey’s Anatomy, plus que jamais. Mais qui n’a jamais aimé retrouver l’ambiance cour de récré de son enfance passée ? Plutôt fidèle à l’esprit indiscipliné de la série, la cour de récré est ici grande, déloyale, hypocrite, très sournoise. C’est le camp des gentils débonnaires du Seattle Grace contre les vilains Mercy Westers prêts à tout pour s’imposer. Le propos est simpliste et manichéen, mais il n’y a rien de tel pour se laisser prendre au jeu. Compétition puérile et nouvelles règles : la série en avait besoin.
Principalement amené sur le ton de l’humour, cette histoire a crée la surprise lorsque l’émotion a pris le pas sur la légèreté. La chute de Cristina, la situation de Callie, l’erreur d’Izzie, l’épisode a développé un arsenal solide pour faire pleurer dans les chaumières. Et quand le licenciement soudainement frappe l’un des personnages phares, Grey’s Anatomy prend le téléspectateur de court. En créant comme elle sait le faire, une rupture inattendue. Il n’est maintenant plus question que d’un suspense insoutenable.
(9/10)

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Tainted Obligations – 6.04 (diffusé le 08.10.09)
Lexie emmène son père Thatcher au Seattle Grace Hospital, le père de la jeune fille et de Meredith est atteint d’une cirrhose et nécessite une transplantation. Mais le foie de Lexie n’est pas compatible, tous les regards sont alors tournés vers Meredith.
A peine virée de pédiatrie, Cristina essaie de retrouver un service. Elle se contente alors de l’esthétique et de Mark qui est chargé d’installer une pompe à pénis. Alex, lui, s’accommode de plus en plus mal de la vie au grand air avec Izzie, un ours et des tiques. Cette dernière, elle, convainc Hunt d’opérer un patient atteint d’une tumeur maligne.
Le résumé le souligne, beaucoup de choses se sont déroulées dans cet épisode. Et celui-ci n’a pas eu l’occasion –ni le temps- de s’enliser. La storyline qui dirige l’épisode est simple : Thatcher est une nouvelle fois confronté à Meredith qui, encore une fois, peine à considérer l’homme. Quitte à être vu et revu depuis six saisons.
Mais grossesse d’Ellen Pompeo pour cause, besoin télévisuel de ne pas écarter l’héroïne sans raison pour conséquence, les auteurs de Grey’s Anatomy ont eu le bon réflexe en inventant cette idée de transplantation qui nécessitera une Meredith alitée pendant un bon mois. L’histoire aurait pu être lisse et habituelle, mais en misant sur une vraie émotion incarnée par Lexie et sur une empathie de Meredith jusque là inconnue, l’histoire a signé une véritable évolution de ton et un changement majeur entre des personnages récurrents de Grey’s Anatomy. Et la relation fraternelle entre les deux femmes devient toujours plus un vrai point attractif de la série.
D’une facture toujours aussi classique –standard ?, les autres intrigues médicales et quotidiennes de l’épisode, faites autour d’une Izzie sur-émotionnelle, (d'un Alex bougon) et d'une Cristina en perdition chirurgicale. Mais toujours fidèles aux personnalités de ces héroïnes toujours légitimes, toujours en lien avec leur propre histoire, ces quelques histoires, servies avec humour et/ousobriété, ont suffit à procurer du Grey’s Anatomy ancré, brut et vrai.
Avec ce genre d’épisodes élaborés et bien écrits, Grey’s Anatomy redevient une série solide et cohérente, étonnement sérieuse.
(9/10)

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I Always Feel Like Somebody's Watching - 6.03 (diffusé le 01.10.09)
Plusieurs semaines après la mort de Georges et son rétablissement, Izzie reprend le travail. Emperruquée, et prête à en découdre. Mais Alex la surveille de près, pensant qu’elle n’est pas encore rétablie. Le Seattle Grace Hospital est sur le point de fusionner avec Mercy West, les postes d’internes et de résidents sont donc sur la sellette. Pour sauver sa peau, Cristina s’incruste en pédiatrie, sous la coupe d’Arizona, en pensant avoir une chance d’être prise pour ce poste non prisé. Bailey, Alex et Lexie, quant à eux, ont à faire à une patiente dont le fils est parano-schizophrène.
Un retour, oui, en force, pas vraiment. C’est plutôt délicatement, subtilement, avec précision, humour et innovation que s’effectue cette transaction vers une sixième saison, avant tout, de renouveau.
Grâce à cette idée de fusion, la série retrouve son ambiance, entre compétition sérieuse et hystérie. Et c’est évidemment Cristina qui tire véritablement son épingle de ce jeu typique de la série. La confronter au monde de la pédiatrie, Docteur Bear accroché à la blouse, a assuré l’humour de ce troisième épisode, et permit de retrouver une Cristina en pleine forme, aussi arriviste et carriériste qu’avant.
Mais Lexie n’a pas non plus démérité. Celle qui bénéficie depuis le début de cette saison d’une véritable attention par les scénaristes est en pleine métamorphose. Elle n’est plus que le sidekick de l’un, le fardeau d’une autre. Lexie est devenu un personnage central de l’hôpital, avec son tempérament, ses humeurs et ses propres storylines (celle du parano était juste parfaite). Et cela suffit pour insuffler un air nouveau au show.
Aussi satisfaisant, mais dans un esprit plus profond : le retour prodigue du docteur sentiments. Emperruquée, Izzie revient, elle en force. La transition s’est faite sans heurts, avec beaucoup de réalisme (Alex soucieux, Izzie toujours endeuillie par la perte de son meilleur ami) et l’histoire permet de contrebalancer avec talent l’aspect frivole de l’épisode.
Grey’s Anatomy a donc signé un épisode exemplaire, n’oubliant aucun de ses personnages, en les faisant interagir tous ensemble, avec humour, profondeur et humanité. La série est toujours capable de se reprendre quand il faut. Jamais apitoyée, elle assure l’évolution d’une galerie variée de personnages en conservant cet esprit de dramédie qui a fait son succès. Toujours aussi mérité.
(9/10)

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Good Mourning Goodbye – 6.01 & 6.02 (diffusé le 24.09.09)
Alors que tout le monde pleure la perte (ou rit aux éclats : on est dans Grey’s Anatomy) de George O’Malley, les choses bougent au Seattle Grace Hospital. La crise brûlante, l’hôpital est contraint de revoir son budget à la baisse. Callie quitte le navire pour Mercy West. Et le poste du Chef semble en danger, Derek se révèle pour l’administration de l’hôpital être le successeur idéal. Heureusement, avec tout ça, Izzie survit. Et a même le droit de récupérer un Alex rancunier et bougon, histoire qu’elle comprenne que la vie reste une chienne de vie.
La série aurait pu marquer un virement important à l’aube de sa sixième saison. La dose émotionnelle provoquée par la perte d’un personnage important de la série, aidant. Mais Grey’s Anatomy a raté sa rentrée, oubliant de beaucoup l’humilité et la sobriété dont elle avait su faire preuve en fin de saison dernière. Au lieu de soigner son décor endeuillé, des personnages meurtris, tout un fonctionnement chamboulé, la série a préféré se perdre en joutes hystérico-nerveuses « George is dead, dead ! And i got a cancer ? What ? » ou répliquées carrément déplacées « Was George hung ? », fidèles aux humeurs hormonales de la série. Et ce, sans aucune splendeur funèbre ni même d’hommage à l’égard d’un protagoniste qui a compté.
Plaçant la barre de l’indécence à un niveau rarement atteint, même pour la série, Grey’s Anatomy a perdu de ce respect, coiffé au poteau il y a quelques mois.
(4.5/10)
Sans rectifier l’erreur de conduite volontairement maladroite du season premiere, ce second épisode a quand même eu le bon goût d’oublier les discours et de faire peau neuve. Misant davantae sur les relations des personnages et leur extériorité, cet épisode a su nous faire oublier l’enceinte cloisonnée et étouffante de cet hôpital où tout y est excessif. Mark et Lexie emménagent en face de chez Callie, Cristina et Hunt consultent, Meredith et Derek consomment leur post-it marriage avec conviction et Izzie adopte la vie de camping avec suspicion. On s’éloigne du modèle médical préfaçonné pour retrouver l’en dehors, les joies de la vie privée et des règles louables du deuil.
Inspiré, sans être très travaillé, ce schéma a su insuffler une nouvelle dynamique à la série, qui avait débuté péniblement et pathétiquement, une heure auparavant.
(7.5/10)

Écrit par Adam dans Episodes, Grey's Anatomy | Lien permanent | Commentaires (47) | Tags : grey's anatomy, saison 6, abc, meredith, cristina, derek, izzie, critiques, résumés |
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Commentaires
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Écrit par : 芸能ニュース | 28.09.2009
この非常に良いコメントをありがとうございます!
Écrit par : 読まれました | 29.09.2009
Xie xie !
Écrit par : adam | 29.09.2009
BON.
Écrit par : adam | 29.09.2009
Je ne serais pas aussi dure que toi avec le premier épisode mais j'ai regretté que ce ne soit pas plus émouvant, il y avait de quoi tout de même! Pour le reste je me demande bien comment va fonctionner le merging avec Mercy!
Écrit par : Delph | 29.09.2009
@ Delph : j'ai été dur, parce que le potentiel était énorme et que la déception, encore plus. Mais je suis toujours un peu excessif, tu le sais !
Mercy et Seattle, moi j'ai hate bizarrement !
Écrit par : adam | 29.09.2009
Blablabla ! Trop méchant adam. La premier épisode est très beauuuuuuuuuuuuuuu !
Moi je pense que pleurer à des funérailles c'est funky cool.
blablabla poker face blabla blablabla poker face.
Un deuxieme épisode vraiment bon.
Mange ton caca et sors un 10 c'est grey quand.
Sinon je trouve qu'une notation sur 20 avec des demi points ça serait plus pertinent, because more precise !
Écrit par : Lachat | 29.09.2009
@ Lachat : les esprits sont toujours critiqués. En tout cas, pleurer à des funérailles, c'est juste con. Et le deuxieme episode est pas mal, oui, aussi.
Écrit par : adam | 29.09.2009
4,5/10, c'est un exagéré quand même...
Écrit par : Wal | 30.09.2009
Sa race, George, il clapse ? -_-'
Écrit par : Inès | 05.10.2009
C'etait drôle, dynamique, et plein d'esprit. Vive Grey, vive le renouveau. ( Vive Shonda? Heu nan, peut etre pas quand meme .. )
Écrit par : Lechat | 05.10.2009
@ Ines : damn, je t'ai spoilé, flagelle moi !
@ Lechat : ihi !
Écrit par : adam | 05.10.2009
izzie elle ressemble à Sophie Davant. C'est fou.
Blague à part, Grey ça assure. Et ça fait du bien de se dire qu'on va regarder quelque chose de divertissant, de chouette. Et qu'au pire, ça va être pas mal. Le pas mal est pas à la portée de tous.
Que tout le monde regarde Grey, lachez HIMYM, vive la constance, vive Grey !
Écrit par : Lechat | 10.10.2009
completement d'accord avec toi
Écrit par : ciean | 11.10.2009
L'épisode 6.04 était vraiment très bien.
Écrit par : Stacy | 11.10.2009
@ Lechat : y'a un petit air, c'est vrai :)
Un commentaire anti-HIMYM ? Fais gaffe, tu peux connaître quelques représailles !
@ ciean : ah ben, parfait !
@ Stacy : oui, de bon augure pour cette saison !
Écrit par : adam | 12.10.2009
Qu'est ce qu'il t'arrives à toi en ce moment avec Grey's Anatomy ?
Écrit par : M. | 20.10.2009
C'est juste chouette, non? (si tant est qu'on regarde les trucs nuls à la télé à coté !)
Écrit par : adam | 21.10.2009
Je voudrais juste voir des épisodes comme l'épisode 6 tous les jours ... une merveille, merci G's A.
Écrit par : M. | 26.10.2009
@ M : ah bah ENFIN.
Écrit par : adam | 26.10.2009
bah heu ... quoi ?
Écrit par : M. | 26.10.2009
@ M : bah euh tu n'étais point d'accord avec moi pour les précédents épisodes, me trompe-je ?
Écrit par : adam | 26.10.2009
Alors là : j'suis trop d'accord (ça m'emmerde un peu, parce que du coup, j'ai plus rien à dire).
Écrit par : Clémentine | 26.10.2009
@ Clementine : c'est toujours emmerdant, mais on s'y fait !
Écrit par : adam | 27.10.2009
Heu ... je rêve ou ils ont décidé d'éliminer les uns après les autres les personnages fondateurs de la première saison ? - exeption faite de Christina et Alex - la série devrait à mon avis devenir un grand spin-off sur la vie de Marc Sloan IFUCKYOU et je crois qu'on aurait à peu de chose près fait le tour de l'absurdité. Merci
3/10
Écrit par : M. | 01.11.2009
Ils ne les eliminent pas, ils nous font juste peur. Derek a pris des risques, l'épisode tient la route et tu lui attribues un maigre 3 ? tu es dur.
Écrit par : adam | 02.11.2009
Belle critique qui reflete ce que je pense de l'épisode. Un peu moins bon que les derniers, mais qui continue sur sa droite lignée en terme de qualité. Le choix des personnages est ici un peu moins habile. On s'interesse à Arizona, et puis hop on passe à alex. ça ne vaut pas l'épisode spécial Derek. Et c'est moi où les personnages du Mercy West on s'en fiche déjà parcequ'ils sont méchaaaants?!
Écrit par : Lechat | 08.11.2009
Callie n'était-elle pas excellente ? L'épisode n'était-il pas juste ... un bon retour aux sources ? Hum ... je pense que j'aime grey's anatomy car meredith n'est plus, du moins pour le moment et derek aussi, ne subsiste que les personnages clés ainsi que les petits nouveux dont le petit mignon qui a kissé christina, J'aime.
8.5/10
Écrit par : M. | 08.11.2009
Ah nooooon ! Meredith manque à Grey ! Et même quand on la voit toute roulée dans sa couette pour pas qu'on puisse deviner une grossesse elle est trop chouette. Meredith est le soleil de Grey. Et c'est GREY's Anatomy quand même. :D
Écrit par : LeChat | 09.11.2009
Je viens de finir la saison 4 hier soir (je voulais me rattraper un peu au niveau des épisodes) et cette saison-là était bien en demi-teinte (même si on prend toujours autant de plaisir à la suivre).
Je vais pas tarder à commencer la saison 6 et te donnerai mon avis une fois que j'aurai rattrapé tout le retard accumulé !
Écrit par : Fabien | 15.11.2009
@ LeChat : M n'a jamais été très fan de Meredith, il faut le comprendre, elle a eu ses mauvais jours, mais moi aussi, je pense qu'elle reste le soleil de Greys Anatomy :)
@ Fabien : tu as fait le plus dur, crois moi. La saison 6, c'est que du bonheur, alors que la saison 4 était médiocre.
Écrit par : adam | 15.11.2009
C'est vrai que c'est pas '' NEW '' du tout. Les vieilles histoires de Karev et izzie, La Black Mama de retour pour trouver son mari. Des histoires traitées à la va-vite. Assez pénible en fait.. Heureusement que Sainte Meredith est de retour, pleine de bonne intention, pleine de belles paroles et pleine d'amour. Un épisode (comme tu me l'as si bien fait remarqué) digne d'une saison 4, fin de saison 3. Pas plus.
Écrit par : LeChat | 15.11.2009
Disons que la saison 5 est LARGEMENT supérieure à la 4 (même si cette dernière reste plaisante à suivre).
Je viens de regarder le double season premiere, et je suis un peu déçu : tout est bâclé concernant la fusion mercy west/seattle grace. Katherine Heigl est par contre une très bonne actrice, et Cristina est moins chiante qu'à l'accoutumée !
Écrit par : Fabien | 15.11.2009
J'ai bien aimé l'épisode même si le retour de Stevens est bâclé. Quant à Kim Raver, je l'aimais bien dans Lipstick Jungle et pourtant quand je l'ai vu mon réflexe a été de me dire "Ah non pas elle"... Il y a un truc d'antipathique chez elle je trouve...
Écrit par : Delph | 15.11.2009
@ LeChat : un épisode comme je te l'ai fait remarquer ? Sinon, tu as raison sur toute la ligne :)
@ Fabien : mais dis tu ne trompes pas de saison depuis le début de tes interventions, ici ?
@ Delph : ah bon, tu l'aimes pas ? tu prefères l'asiatique ? Beurk !
Écrit par : adam | 15.11.2009
Je te réponds un peu tard mais : non, je ne me trompe pas de saison ! ;)
Écrit par : Fabien | 14.12.2009
Ah je suis ravi de voir ça.
En me reveillant ce matin, je me suis dit : Cet épisode était finalement très bon !
Et hop, et petit tour sur blabla et je vois quoi, je vois que Adam le roi de la série aime à nouveau grey's anatomy.
GREAT !
Un épisode que je trouve pour ma part assez profond, mais qui laisse la place a quelques sourires (rires) parfois. Un vrai bon épisode de grey, un peu trop en aparté dans la saison peut-être, et ça je trouve que c'est un peu dommage.
(Meredith bébé est trop mignonne !)
Écrit par : LeChat | 20.02.2010
Mérédith bébé ? Elle a au moins huit ans :)
Sacré LeChat! Pour le reste, profondeur, émotion, rires, c'est de la vie en boite, vive le Seattle Grace !
Écrit par : adam | 20.02.2010
même si il est un peu a part, l'épisode est plutôt réussit, et le choix des acteurs pour interpréter les persos plus jeunes est tout a fait convaincant.sinon tout autre chose t'es fâché avec les chiffres pairs ? où sont les reviews du 612 et 614 ^^
Écrit par : c.c. | 20.02.2010
Aucunement fâché non :) Juste que j'alterne avec d'autres séries de temps en temps pour cerner au mieux le paysage sériel du moment, alors Grey's A. passe parfois à la trappe (et les épisodes "trappés" ne valaient pas grand chose anyway)
Écrit par : adam | 20.02.2010
J'avais pris du retard concernant la saison 6 de GA, mais j'ai commencé à le rattraper avec les épisodes 11 et 12.
6.11 : on s'ennuie à mourir, c'est même pas intéressant ! il n'y a que l'intrigue de Cristina qui est prenante (et en plus, cet épisode m'a fait vraiment aimé le personnage)
6.12 : on retrouve peu à peu le GA d'avant, avec le retour éclair d'Izzie (Katherine Heigl, épouse-moi !), et l'histoire de Richard qui avance ! un 6/10 bien mérité !
Écrit par : Fabien | 21.02.2010
episode un peu bofbof tu as raison, en plus je deteste l'actrice qui joue Teddye, elle a la gueule de travers cette fille, c'est irregardable !
Écrit par : Brice | 30.03.2010
Tu sais, quand on ne connaît pas Marylin Manson, on pense que le titre fait référence au Rolling Stones (Sympathy for the devil), devil = parents?!
Écrit par : delph | 06.04.2010
@ delph : vu le ton de l'épisode, je doute un peu mais why not, les rolling stones c'est quand même vachement mieux !
Écrit par : adam | 06.04.2010
Absolument pas d'accord avec ta critique. J'ai trouvé ce season finale plus que merveilleux... d'ailleurs, c'est probablement l'un des meilleurs de la série. Maintenant, je respecte ton avis, mais je ne le partage pas une seule seconde.
Écrit par : Stacy | 24.05.2010
Je trouve cette saison 6 tellement bâclée, que je me demande si je vais aller jusqu'au "season finale"...
Écrit par : Fabien | 26.05.2010
J'ai regardé les épisodes 20 et 21 et en fait, c'est pas si mal que ça.
Mais la flemme de faire des reviews pour chaque...
Écrit par : Fabien | 27.05.2010
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