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11.01.2010
Cougar Town (S. 1) Courtney Cox et ses amis font une ronde de vie

Rhino Skin – 1.11 (diffusé le 06.01.10)
Jules a rendez-vous chez le docteur Evans pour une injection de botox. Celle-ci la terrifie. Mais lorsque la quadra découvre qu’elle n’est autre que la petite amie de Bobby, Jules se lâche. Pendant ce temps, Laurie sort avec un fils de bonne famille et Travis en apprend sur les femmes…
Une fois n’est pas coutume, on reparle de Cougar Town, la mauvaise comédie d’ABC de l’année, avec la bonne Courtney Cox mais dans un très mauvais rôle d’hystérique hormonale.
Parce que Courtney Cox a le sens de l’amitié. Et après avoir fricoté avec Jennifer Aniston dans son autre mauvaise série, Dirt, Courtney s’est dégotée Lisa Kudrow pour une apparition exceptionnelle. Et Phoebe Bouffay méritait qu’on lui rende hommage.
Le résultat de ses retrouvailles est étonnamment à la hauteur. Et même si Monica et Phoebe n’ont pas développé de relation qui puisse capter l’intérêt plus d’un épisode, il faut avouer que voir Lisa dans le rôle d’une chirurgienne esthétique peu affable était vecteur d’enthousiasme. L’épisode s’est naturellement bâti dessus. L’intervention juste de Lisa, sans être parachutée ou déconnectée du reste (cela est souvent le cas dans l’injection d’une guest star très star à une série) a permis quelques bons moments de comédie, assurés par les deux ex de Friends.
D’autant que Jules et sa copine insipide (la femme de Bill Lawrence) assument leur goût pour le botox, du jamais vu ou presque dans le monde de la télé. Voir l’héroïne avouer ses failles et son manque d’instruction donne également un cachet autre à Cougar Town. Qui sans se ridiculiser ou asseoir l’acharnement contre son héroïne, se distingue des sitcoms classiques fondées, sans jamais le dire, sur l’ineptie de ses protagonistes.
Cela dit, l’ensemble demeure des plus cheaps. Les histoires secondaires manquent de saveur, de l’humour n’en parlons pas, en particulier celle du fils de Jules, désireux d’en apprendre sur la gente féminine. La série gagnerait en potentiel sans ses mini-scènes ultra alternées et sa musique hystérique, souvent trop à l’image de son banc d’héroïnes affamées et surexcitées.
6/10

Into The Great Wide Open – 1.02 (diffusé le 30.09.09)
Pour retrouver les souvenirs de ses vingt ans, perdu à jamais dans sa peau d’orange, Jules décide de faire la fête. Mais Ellie la surveille de près. Son fils, lui, contraint à la garde alternée, part avec son père, dans sa nouvelle voiture de golf.
Hormis Busy Phillips et l’ombre d’une regrettée Monica Gellar qui plane sur la ville du Cougar, rien n’est à sauver dans cette série où l’hystérie et le pathétique jouent ensemble gaiement dans un bac à sable pour quarantenaires.
Ce second épisode se contente de reprendre le concept en trois éléments du pilot. Une héroïne fraîche qui n’assume pas sa vieillesse (un concept déjà insupportable) et qui beugle pour combler. Des rôles secondaires ignobles (Christa Miller doit mourir vite) ou trop effacés (Josh Hopkins). Et un semblant d’histoire, pas assez drôle pour se mesurer à Modern Family et trop préfabriquée par ce naze de Bill Lawrence (Scrubs) pour être prise en considération.
Avec un pilot déjà mitigé, Cougar Town se dirigeait droit dans le mur. Sans développer de nouvelles dynamiques, sans miser sur un humour plus réaliste, au moins plus sobre, ce second épisode ne corrige pas sa haute médiocrité et persiste et signe : impitoyablement nul.
(2/10)

Pilot - 1.01 (diffusé le 23.09.09)
Après son divorce, la vie hystérique d'une jeune quarantenaire en fleur.
Qu’on m’explique le titre de la série : Cougar Town. Pourquoi une appellation aussi simpliste, faussement conceptuelle, vendue ? Un « Courtney Cox meets her brand new friends » ou « In his forties » (with an old comedy star) aurait été plus dans l’esprit de la série.
Parce que celle ne serait rien sans son casting bien connu, Courtney Cox surtout. Qui signe là un retour comique attendu par toute une communauté, Dirt n’ayant été qu’une étape ratée dans une reconversion mal arrangée.
Alors revoir Courtney enchaîner ses airs horrifiés, agiter de l’avant-bras, ou gentiment hurler nous rappelle avec mélancolie Monica Gellar, qui s’apparente à une version jeune de Jules Cobb, son nouveau rôle. Et c’est évidemment le point fort de la série.
Mais il y a aussi Busy Phillips, qui interprétait la marquante et haute en couleurs Audrey dans Dawson’s Creek et qui visiblement a tout gardé de son verbe haut et de sa moue pendante. Et enfin, Brian Van Holt (John from Cincinnati), Josh Hopkins (Swingtown) et Dan Byrd (Aliens in America), trois genres distincts mais bien ancrés dans la génération séries actuelle.
Sans ces quelques pointures sériement nostalgiques mais toujours télégéniques (et malgré quelques rides et suspicions chirurgicales), la série laisserait une impression bien fade, parce que son propos n’a rien de très emballant. Celui d’une quadragénaire divorcée, mère de famille et sentimentalement revancharde. Une Old Christine nouvelle génération. Mais plus commerciale, plus aseptisée et dont la douce excentricité tient plus d’une mécanique impersonnelle, d’un rôle écrit prédéfini que d’une vraie spontanéité comme celle du personnage fort en bouche de Julia Louis Dreyfus.
Moins élaboré également dans sa situation, très simpliste et dénuée d’originalité, mal diversifié par des rôles secondaires caricaturaux, Cougar Town s’apparente à une sitcom d’ABC standard, au déroulement convenu, mais avec des amis de la télé.
La morale sérielle du jour : une série, c’est d’abord ses acteurs*. La preuve en est avec Cougar Town qui ne dispose que d’un atout : des acteurs au capital sympathie. Et ça procure même l’envie de regarder (parfois) la suite.
(*Si Eastwick avait eu Alisson Janney, Lauren Graham et Rachel Griffiths comme héroïnes, ça se trouve, ça aurait été un peu regardable)
(5/10)

Écrit par J.D.L (Webmaster) dans Cougar Town, Episodes | Lien permanent | Commentaires (7) | Tags : cougar town, saison 1, bill lawrence, critiques, abc, courntey cox |
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Commentaires
Pas très emballé non plus par ce premier episode. Ca se disperse de partout, Courtney Cox fait que crier et au final il ne se passe pas grand chose. J'en attendais beaucoup plus, c'est dommage
Écrit par : Eric | 27.09.2009
Oui, c'est tout à fait ça : ça se disperse beaucoup pour rien. Un second épisode et l'avis sera scellé !
Écrit par : adam | 27.09.2009
Je vais te dire : j'ai regardé jusqu'au cinq... Et ça empire (pourtant, je croyais pas ça possible)!
Il n'y a pas un seul personnage là-dedans qui ne soit pas insupportable, la palme d'or revenant directement au rejeton de la Cox.
Écrit par : Clémentine | 06.12.2009
Vraiment décevant de la part de Courtney Cox!
Dirt était originale, bien ficelée, bien jouée... bref tout le contraire de Cougar Town !
Écrit par : Alek | 23.05.2010
Ouah ! pas du tout d'accord... c'est une excellente série, j'adore les personnages, les situations, les dialogues. Beau boulot les auteurs... Pas l'ombre d'une honte, 20/20. j'attends la saison 2 avec impatience.
Écrit par : brian | 06.06.2010
Définitivement ma série préférée dans les nouvelles de cette année.
Le titre n'est pas en rapport avec le sujet développé (sauf peut-être pour les trois premiers épisodes) mais les dialogues sont épatants, le casting parfait et les mimiques de "Jules" alliées à des répliques brèves et souvent hors contexte en font LA SERIE DE L'ANNEE pour Noupnoup.
Le hic... c'est que je me demande quel va être le developpement de la saison 2, que Noupnoup attend fébrilement néanmoins.
20/20 aussi pour COUGAR TOWN, je le revendique et l'assume à fond !
Écrit par : noupnoup | 25.08.2010
Pas du tout d'accord non plus! :)
Si les premiers épisodes sont un peu grotesques, la série ne cesse de s'améliorer au fil des épisodes (2ème moitié de la saison 1 et saison 2).
Il est vrai qu'on peut ne pas accrocher du tout mais la série possède des qualités indéniables : jeux des acteurs, dialogues, "fraîcheur" et légèreté des épisodes. On assiste à du grand n'importe quoi dans certains épisodes et c'est à croire que les scénaristes boivent un verre de vin toutes les 5 minutes, à l'image des personnages qui n'arrêtent pas de picoler.
En bref, ce n'est pas du grand art mais c'est rafraichissant et divertissant : 14/20
Écrit par : rubicon 34 | 08.11.2010
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