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14.10.2009

Bored to Death (Saison 1) Mode d’emploi contre l’ennui

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The Alanon Case – 1.02 (diffusé le 27.10.09)

Jonathan ne se remet toujours pas de sa rupture avec Suzanne. Pour se distraire, il accepte de conclure une autre affaire : celle d’une femme portée sur la boisson qui croit dur comme fer que son conjoint la trompe. Jonathan se met donc à la filature. Et découvre que sa rupture et cette affaire sont liées.

Bored to Death s’éloigne d’un genre formula show pour composer davantage avec l’histoire du héros, plutot anti que très héroïque. Jonathan, le personnage principal n’est donc pas qu’un détective, pilier de stand-alone qui se suivent et se ressemblent. Sa vie privée est au centre de la série, au moins de l’épisode. Son ex-compagne, Suzanne (Juno) est liée à l’enquête du jour, qui comme la précédente, manque un peu de relief pour être totalement dans le coup, aka l’esprit voulu de la série.

Qu’a cela ne tienne, pour asseoir son allure gentiment loufoque, Bored to Death préfère parier sur des dynamiques secondaires, et le résultat des rencontres entre Jonathan et Ray (les scènes de lavement), Jonathan et George (la scène du coup de poing), ou même la relation entre Jonathan et Suzanne apportent cette touche d’ironie teintée d’absurdité.

Après ce second épisode, l’apathie a disparu. Il ne reste qu’un personnage clé, Jason Schwartman, qui conserve sa nonchalance emprunt de mélancolie. Mais l’ambiance, plus vive, et les trois rôles secondaires, davantage dessinés, donnent à cet épisode une bonne allure de cop show décalé, à la Monk mais plus subtil, dans la droite lignée du ton dérisoire des shows HBO.

(7/10)

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Stockholm Syndrome – 1.01 (diffusé le 20.09.09)

Quand Jonathan se fait plaquer par sa petite amie (parce qu’il boit trop de vin blanc), l’écrivain fan de polars, décide de s’improviser détective privé. Sans licence, avec l’aide d’un patron junky et d’un meilleur ami balourd.

 

Bored to Death fait partie de ces séries qui ne disposent pas d’un pilot très solide mais dont on sait que la suite sera de bon aloie. Comme Flight of the Conchords il y a deux ans, ou même True Blood. Peu solide donc, notamment pour son histoire principale expédiée et assez standard : la recherche d'une femme, partie en vadrouille avec son bad guy tatoué de petit-copain.
Mais cette intrigue policière à la résolution simplette ("Cherchez l'homme") a au moins le mérite de jeter les bases du genre policier burlesque que la série semble vouloir adopter. Jason Schwartzman y règne en tout cas comme jamais, incarnant un écrivain en perdition, irrésistible dandy paumé, à la fois gracile et imparfait, impeccable de loufoquerie.
Le cadre Brooklyn pour une ambiance polar discret rend aussi hommage au show. Il ajoute à un esprit déjà nonchalant et à la désinvolture de ton de la série, une vraie empreinte. Et c’est à partir de ça que l’on sait de source quasi-sûre que cette saison inaugurale by HBO with Jason sera tout simplement impeccable. Il n’y a plus qu’à déguster.

(7.5/10)

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