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23.09.2009

Grey's Anatomy (Saison 5) Coups du sort et état de Grace

Quand la tragédie et la maladie s'en mêle, cela donne du Grey's Anatomy multivitaminé, suremotionnel, en pleine efficacité.

Parce que jamais Grey's Anatomy n'aura autant pris de risques avec ses personnages principaux. Faire passer Izzie pour une folle pendant une demie-saison, oublier Georges et son allure joufflu passé à la trappe des épisodes entiers, virer docteur Hahn qui s'imposait comme un leader féministe dans l'hôpital..., la série aurait pu en dérouter plus d'un avec ces directions scénaristiques incongrues. Mais la série a su garder le cap, imposant ses modèles, fixant ses propres conclusions, surprises à la clé.

Alors, force est de constater qu'avec ces choix, le pathétique demeure. Le tire-larmes est roi au royaume des mourrants. La chaumière pleure, la ménagère est en émoi. Mais ne s'indigne plus.
Parce qu'avec ses malheurs, ses destins funestes et ses gueules d'enterrement, la série s'assombrit allégrement mais sans pour autant s'affliger. Durant toute cette saison, la série n'a jamais épargné sa légèreté et son humour d'antan, quitte à parier sur une Izzie malade mais guillerette, sur un mariage et des (ré)conciliations à la pelle, toujours de bon ton.

Cette saison de tous les dangers s'est finalement transformée en une ode à la vie. Mesurée, contrastée, toujours sensée. Sans mysticisme, sans logique poussive, mais avec une dose de réalisme et d'expérience qui se sont avérés payants. Et pour une série en perdition depuis deux ans, cela rélève du miracle. De ceux manigancés par Shonda Rhimes.

 

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Retour sur les épisodes d'une cinquième saison d'envergure.


 

Dream a Little Dream of Me (5.01 & 5.02) Les égocentriques pleurnichards avaient manqué. Même fattie Callie, c'est dire. Mais même avec la meilleure volonté de Seattle, force est de constater qu’il ne se passe pas grand-chose au Seattle Grace Hospital, à l’exception d’un cas médical classique. Et pour un grand retour, le résultat se révèle assez frustrant.
Pour le reste, le clan sériephile appréciera l’arrivée en grandes pompes de Kevin McKidd (a.k.a Lucius Vorenus) qui, en duo avec Cristina, promet d’être étincelant. Sauvage. Exaltant. A l’image de la saison à venir ?

(6.5/10)

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Here Comes the Flood (5.03) Qui a dit que Meredith n’était qu’une grosse selfish sans teint ? Elle aime ses roomies, défend leur cause, les soutient coûte que coûte. (Dans vos faces les anti-Meredith.)
Un troisième épisode de bonne facture, qui à traiter chacun des protagonistes du Seattle Grace sans paraître faux, bâclé, industriel. Les évolutions de chacun des personnages sont cohérentes et les têtes à claques en blouse blanche deviennent des cas rares. Même Lexie la bègue devient amusante. Le hic, c’est quand même cette histoire d’inondation sans grand intérêt. Avec ces couloirs inondés, on se serait cru dans Titanic un remake hospitalier de série Z.

(7/10)

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Brave New World (5.04) Shiny Meredith, funky Christina and oldie Izzie : on retrouve notre trio d’origine dans une salle de relaxation encore inconnue et pourtant hautement étonnante. Grey’s Anatomy semble remiser sur sa légèreté, son humour girly et sa bonne humeur. Erica et Callie sont devenues le couple le plus intéressant de toute l’histoire de Grey’s Anatomy et pourtant, vu leur faciès respectid, ce n’était pas gagné d’avance.
Point (un peu) noir de l’épisode, la peau (un peu) épaisse et grasse de Katherine Heigl qui ne mérite vraiment pas tant de compliment sur son physique. (Si j’ai recours à de la critique superficielle, c’est que l’épisode était vraiment bon.)

(8/10)




There’s no « I » in Team (5.05) Retour aux sources au Seattle Grace.Après 10 mn d’incompréhension autour du mot essentiel de l’épisode « kidney » (la faute au jargon médical), on réalise que Shonda renoue avec l’émotion initiale de la série, sans oublier sa bonne humeur, déjà établie lors du précédent épisode.
Dans cet épisode, la conciliation était efficace, on rit (Meredith fait tomber le rein et nous tire une grimace d’anthologie, Cristina se débarrasse de ses internes-boulets, …) et on pleurniche (Lexopedia qui réalise qu’elle n’est pas aimée par George, la fille qui donne son rein pour son amant et qui réalise qu’il restera avec sa femme était .. ridicule, oui, mais très touchante aussi).

Un épisode surtout très médical autour d’une opération-domino concernant six patients. Susceptible donc d’en imposer un maxi niveau émotions. On ne met pas non plus de côté les protagonistes, c’est avec joie que l’on retrouve le vrai duo Meredith-Derek, celui d’Izzie et Alex « i care about you » et on avance du côté de Callie et Cristina.
Un épisode de Grey’s Anatomy complet et efficace, cela faisait des années que ça n’était pas arrivé, il faut crier victoire. Victoire !

(8/10)

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Life During Wartime (5.06) Meredith et sa doll Anatomy Jane, c’était so sweet. Cette saison montre clairement la volonté de retrouver l’esprit initial de Grey’s Anatomy. Moins fin que les deux précédents, cet épisode réussit quand même quelques anecdotes affriolantes tout en misant principalement sur son émotion (dans l’épisode, tout le monde get too emotional, même Cristina et ses cochons).

(6/10)




Rise Up (5.07) Que d’émotions dans cet épisode de Grey’s Anatomy, l’histoire de Denny Duquette renaît de ses cendres et permet de retrouver une Izzie émouvante et sincère tout au long de ces 42 mn, c’était parfait. L’histoire permet aussi de mettre en rogne Dr Hahn (la raison fictive de son départ, façon « je ne tolère pas qu’un hôpital soit aussi moralement abject, alors je démissionne ? »). Hahn a maintenant l’intention de dénoncer à l’hôpital pour cette affaire, l’idée est prometteuse mais dangereuse. Callie qui défend Izzie était incongru mais rend le personnage encore plus attachant.
Cristina et Alex pratiquent leur chirurgie sur des cadavres pour l’opération en solo qui s’annonce ; Meredith est quasi-invisible et sert simplement de sidekick à Izzie, la voir heureuse avec Derek, sans l’air lunatique, à lire les journaux intimes de sa mère sans réflexions dark and twisted sur le fond, rend le personnage très attachant.
Oui, beaucoup de personnages attachants dans cette saison de Grey’s Anatomy, sue-me e-visiteur. Dommage que Hahn mette les voiles.

(7/10)

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These Ties that Blind (5.08) C’était le risque et Grey’s Anatomy est tombé en plein dedans : du mysticisme total, comme cet triple épisode sacrément saugrenu de saison 3 dans lequel Meredith meurt et discute avec sa mère, son chien, Coach Taylor et Denny. Ici, on use de l’ingrédient Denny jusqu’à épuisement, au risque de faire passer Izzie pour une détraquée, exclusivement liée à ces illuminations post-mortem. Shonda Rhimes est une showrunner qui aime le spiritualisme et le bon sentiment, pourtant à chaque coup, l’alliance des deux participe à un effet d’écoeurement, devenu caractéristique de la série.

Cependant, oui il y a du cependant et de la joie au royaume du Seattle Grace. Cette bénédiction suprême tient en deux mots : Melissa George. Alias, blabla, du vent, Melissa, c’est surtout, surtout, SURTOUT Laura, dans In Treatment. Vous savez, In Treatment, la meilleure série de l’an passée, le show best ever qui a été jouissivement prenant et intense avec son format, son concept et sa diffusion journalière qui a fait d’elle une série liée à notre vie et notre quotidien. Vous resituez, ça y est ?
Well, la majestueuse Laura est devenue une interne du Seattle Grace, une fille un peu délurée et folle (comme dans In Treatment), une fille qui va sûrement faire des ravages auprès de l’équipe soignante.
Melissa George et Kevin McKidd, les rois de Seattle Grace Hospital, j’vous préviens, c’est prédit.

(7/10)




In the Midnight Hour (5.09) Début rythmé, dynamiques narratives, situations haletantes, du Grey pré-sweeps dans toute sa splendeur.
Les internes qui se charcutent sont des gens clairement stupides mais l’idée dans la série n’a pas été si mauvaise. Evidemment, la situation vire à la cata (pourquoi ne pas les avoir laisser jouer aux bouchers encore quelques épisodes ?), Sadie frôle alors la mort : le besoin de toujours dramatiser selon Shonda. Melissa George et Ellen Pompeo pourraient être sœurs au cinéma, elles ont un physique vraiment similaire et pourtant l’une a un physique froid voire clinique tandis que l’autre a une voix suave et une allure exotique (le mot me fait rire, pas vous ? Une allure exotique, sérieusement ?).

Izzie devient complètement folle à lier, c’est assez effrayant cette histoire. Va falloir songer à en finir avec l’histoire de Denny revenant, Denny qui peut toucher et Denny qui peut éventuellement faire des folies au lit, sérieusement c’est quoi cette idée ?
Du moment que Cristina et Meredith s’engueulent joyeusement, l’épisode ne pouvait pas être foncièrement médiocre.

(6/10)

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All By Myself (5.10) On a beau ne pas avoir une tronche à tirer de la larme devant les dead patient du Seattle Grace. Mais la corpse sister de 16 ans de l’épisode a fichu un sacré coup. Parce que convaincu qu’elle allait s’en tirer, que la petite sœur qui regrettait son « i hope you’ll die » allait être soulagé de revoir sa sœur sur pieds, parce que sûr du happy ending usuel.
Well, rien de tout ça : elle a bien passé l’arme à gauche la teenage girl de 16 ans. Et sa sœur cadette était dévastée. Non mais on ne vit  plus dans le monde des Bisounours à Seattle maintenant ? Affreux : il va maintenant falloir prévoir les kleenex devant Niaise Anatomy. La soeurette de 15 ans en larme criant I Love You au corps de sa sœur. Meredith même, avait les larmes aux yeux. Alors moi aussi, j’ai le droit.

Malgré cette phase émotionnelle intense, l’épisode a eu ses petits défauts. Je dis non à Torres de poser ses sales pattes sur Melissa George, elle aime Gabriel Byrne, capiche ? Cristina qui revit grâce à l’aération de l’hôpital, ridicule quand même. Et puis, je me sens vraiment désolé pour Izzie guillerette et illuminée, la fille est complètement à l’ouest. Ca sent l’internement et le tire-larmes, ça.

(7/10)




Wish You Were Here (5.11) La particularité de Grey’s Anatomy post-saison 2, c’est de trouver des histories inspirées, un scénario original puis de saboter ses bonnes idées. L’exemple du condamné à mort qui pose la question de l’éthique du soignant est typique de la série. On débute l’épisode par deux situations intéressantes et nouvelles pour finir dans un sentimentalisme exacerbé et une morale sacrément déplacée. Du Grey’s Anatomy dans toute sa splendeur.

(5/10)

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Stairway to Heaven (5.13) Que tous ceux qui aiment haïr Meredith se manifestent. Parce qu’elle n’est pas seulement la plus intéressante, la plus réaliste et la plus complexe des docteurs du tout Seattle Grace, c’est aussi un personnage qui croit en ses valeurs et ses conceptions. Défendre le condamné à mort envers et contre tous n’est peut-être pas la meilleure chose qui soit mais le jeu de l’actrice (que je déclare à qui veut l’entendre : talentueux et pas fade pour un sou) d’abord tout en retenu puis tout en sanglots a été une vraie révélation (ouvrons les vannes lacrymales ensemble et glorifions Meredith Grey, qui en est ?
La storyline d’Izzie aura mis le temps mais il est possible que l’intérêt de cette intrigue soit –bientôt- manifeste (laborieux). Toute la partie sur l’enfant en péril, l’hystérie de Miranda, elle, avait ce je ne sais quoi (galore) de dérangeant et voyeuriste. Mais l’épisode était sous-tension, nerveux, avec ce sentiment de profondeur de plus en plus rare.

(7/10)

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Beat Your Heart Out (5.14) Il reste alors Grey’s Anatomy qui a pourtant été des plus exaspérantes depuis deux ans, mais il faut bien qu’ABC ait aussi sa part du gâteau. Une part un peu fine pour un network un peu chiche en bons programmes. Sauf Grey’s Anatomy qui échappe à cette règle depuis deux épisodes. Miranda se découvre une passion pour la pédiatrie, les secrets sont au cœur des discussions du personnel, Arizona devient un nouveau médecin intéressant, la demande en mariage de Derek fait jaser, le couple Christina/Hunt est vraiment atypique et intéressant. L’annonce de la venue d’Addison d’un cross-over, donc) nous rend enthousiaste, la rousse la plus jolie du paysage d’ABC nous manquait.

(7/10)




Before and After (5.15) Le cross-over tant attendu (gros LOL) des deux séries les plus intéressantes d’ABC (gros LOL). Un « 2-hour event » sauce Private Practice qui risquait de plomber à jamais l’ambiance nouvellement fun et sympa de Grey’s Anatomy depuis quelques épisodes. Mais finalement, le mélange des genres (un genre guilty pleasure ajouté à un genre désastreux) s’est plutôt bien opéré. On essaie de rendre sympathiques les personnages de Private Practice et de rendre toujours plus radieuse notre Addison qui pour le coup, manque vachement au Seattle Grace. L’histoire-prétexte au cross-over est cependant bidonesque : le frère d’Addie, souffrant de lombrics dans le cerveau, inopérable selon Shephard. Mais Addison croit au pouvoir divin de Derek, qui alors s’exécute et réussit à le sauver. Et tout le monde est content. Aie, ma tête.
Mais le reste était chouette : Sadie est en mauvaise posture, Christine et Meredith re-complotent gentiment, Izzie reste toujours à l’Ouest mais bizarrement, ça passe, et Addison, encore et toujours

(8/10)

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An Honest Mistake (5.16) Miranda est allé chez le coiffeur. Ou dans de ces magasins afro, qui font des perruques avec du crin de cheval. Et c'était plutôt le moment hilarant de l'épisode, ex-aequo avec la bagarre entre Derek et Mark, out of the blue.
La patiente enceinte avec la voix drôle est un peu la patiente la plus incruste de toute l'histoire de Grey's Anatomy, et c'était chouette, la série a su gérer cette histoire avec plus de tact qu'à l'accoutumée (elle meurt, donc forcément). La maladie d'Izzie est de plus en plus manifeste : la storyline traîne en longueur mais le personnage d'Izzie regagne un peu d'intérêt. Tout comme le duo Addison/Derek qui s'est conclu sur un affrontement de taille, scalpel à la main, celui qui cut de la peau en premier a gagné. Intense.

(6.5/10)




I Will Follow You Into The Dark (5.17) Le retour de la série phare d’ABC.On avait beau se moquer un peu de la démence d’Izzie et de son comportement erratique, sa storyline devient de plus en plus touchante. Aborder la maladie de l’héroïne comme la série le fait était un pari risqué et alambiqué mais les auteurs s’en tirent bien, distillant les éléments dramatiques de l’histoire avec finesse. Et efficacité : on se prend de pitié pour cette Izzie devenue récemment insupportable à l’œil nu.
Autre storyline misant sur le lacrymalisme de l’américaine ménagère sortie des fourneaux pour l’occasion, l’histoire de Derek, qui est plus ou moins celle d’Izzie de saison 3, mais qui se finit sur une scène déchirante (ou presque) entre lui et Meredith.
Pour le reste, Georges devient inexistant et les crises cinquantenaires du chef ne sont que des bouche-trous narratifs et hystérico-chiants, typiques de la série.

(7/10)

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Stand By Me (5.18) La décision a été mûrement réfléchie : cet épisode mérite un 10/10. Sans être idéalement parfait, l’épisode s’inscrit « parfaitement » dans l’esprit original de la série, entre émotion maîtrisée et légèreté ciblée. En réussissant à souder les titulaires entre eux (tandis qu’Izzie regroupe autour d’elle ses copains et notamment une Cristina touchante et sincère, l’émouvant Derek réunit les nouveaux résidents pour causer spiritualité médicale), la série augmente sa jauge émotionnelle tout en retrouvant son capital sympathie d’antan (l’histoire des internes ajoutée aux répliques de Miranda).

Deux domaines, plusieurs histoires, qui pourtant n’ont rien de dissociés. Comme si la série avait réussi, après des années, à savoir manier plusieurs ingrédients majeurs, et diamétralement opposés, ensemble, avec cohérence et énergie.
Un coup de maître, après plusieurs saisons au ton terne et miséreux. Caractérisé avant tout par la grave maladie d’Izzie, pourtant facilité scénaristique notoire, cette storyline s’apprête à devenir une histoire majeure dans les annales de ce soap médical. Un atout certain pour agrandir la communauté de fans du Seattle Grace Hospital et de la (re)-nouvellement convaincante Izzie Stevens, plus que jamais réhabilitée.

(10/10)




Elevator Love Letter (5.19) On attendait un épisode lacrimable, une dose de faux-suspense, de l’intensité chirurgicale et une bande-son à la Emiliana Torrini. Rien de ça, pour le chapitre supposé haletant de la saison (celui qui décide de la durée de vie d’Izzie Stevens).Une opération expédiée en deux scènes chrono, des amis soucieux mais distants : Shonda a préféré faire dans l’original et l’inattendu, quitte à être sacrément à côté de la plaque. Parce que, pour l’évènement, le spectateur avait vu son niveau de mièvrerie à la hausse, prêt à pleurer au chevet d’Izzie en compagnie de George et Meredith. Mais curieusement, aucune occasion à cela, une véritable frustration, donc, pour le soap le plus lacrymal de la télé.
En revanche, l’épisode s’est sauvé lui-même du gouffre grâce à la scène d’intro complètement inattendue et forte (une Cristina étranglée) et grâce à la relation entre Derek et Meredith, agréable et redynamisée .
En conclusion, Shonda Rhimes nous a pondu un épisode sympa et attrayant mais qui malheureusement, a mis à mal tout l’intérêt de la storyline d’Izzie.

(7/10)

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Sweet Surrender (5.20) Si l’opération d’Izzie n’avait pas eu l’effet d’intensité escompté, faute d’exploitation efficiente de l’atout lacrymal izzien, cet épisode ci est parvenu à corriger le tir en modifiant complètement l’approche de cet arc majeur de cinquième saison.
C’est effectivement avec légèreté et ironie que les auteurs de Grey’s Anatomy ont consacré la très bonne histoire du gros-méchant-cancer d’Izzie (pour oublier son sort, Izzie décide de jouer l’organisatrice du mariage de Meredith et décide d’user de sa maladie pour parvenir à ses fins). Izzie redevient bizarrement lumineuse, Meredith reste fidèle à elle-même (adorable) et les quelques autres protagonistes, par leur personnalité tranchée (Cristina, Alex, Derek) servent bien l’histoire. Finalement convaincant, typique d’un Grey’s Anatomy en forme et efficace.

(8/10)



Not Good At Saying Sorry (One More Chance) (5.21) Ne serait-ce un brin exagéré voire indécent que de toujours plaisanter des cas les plus graves et sérieux de la série ? Parce que bien qu’Izzie ait été sarcastique et gentiment en dérision envers elle-même la semaine passée, on trouve que c’est quand même un peu énorme l’attitude hystérique et ignorante d’une mère face à sa fille gravement malade.

Ok, Grey’s Anatomy n’a jamais eu la vocation intensément vraie de Er, mais comme elle tente tout autant de miser sur l’autre dimension phare du genre médical (le lacrymal aka ouvrez les vannes, çà va être tsunamique), il faudrait que la série soit d’abord un peu véridique et non funkycoollollamortc’estnobigdeal, pour être ensuite renversante (d’où les finaux souvent émouvants mais dérangeants de la série).
Il faudrait qu’elle soit un peu à l’image de Meredith finalement. Vraie avec son père, avec le chef, avec Derek. Pas de fausse émotion, de faux remord, de fausse intention, Meredith est un personnage authentique. Et heureusement qu’elle demeure l’héroïne.

(7/10)

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What a Difference a Day Makes (5.22) Énième jour de mariage au Seattle Grace Hospital, mais cette fois-ci c'est notre chère Meredith qui semble être la victime de tout ça. En chirurgienne addict qu'elle est, quoi de plus naturel qu'une journée complète à l'hôpital avec son futur mari et une première opération en solo pour fêter ça, merci chef. Mais à Seattle, ne se marie pas qui veut, Meredith doit braver les obstacles : un terrible accident de voiture Grey's anatomesque, et une Izzie en toute fin vie qui pimentent le dessein de la future madame Shepard.

Au summum de l'empathie, que l'on semble vouloir conférer ici à une jeune femme sur le point de se marier, la robe change de propriétaire, et Izzie épouse finalement Karev après un long périple pour aller à l'autel (heureusement que l'inexistant George reste figurant et apparaît comme par magie pour soutenir la pâle mariée). Du grand Grey qui touche à n'en pas douter le noyau dur des fidèles, les autres trouveront sans doute que c'est un peu trop.

(8.5/10)




Here’s to the Future – Now or Never (3.23 & 3.24 - season finale) On se dit souvent que reviewer Grey’s Anatomy est un effet de mode passé, que la série aborde avec schématisme ses histoires inoffensives, et qu’il n’y a plus rien de nouveau au soleil. Mais avec ce season finale, tout ce raisonnement sériephile prononcé avec assurance a le nez cassé (toute allusion avec le dégât O’Malley n’est que fortuite). Parce que Grey’s Anatomy, en cette fin de saison, a été vraiment à la hauteur.

On énumère ?

- Déjà il y a ces acteurs formidables, Chandra Wilson, Justin Chambers, Kevin McKidd, Katherine Heigl. Autant d’acteurs qui permettent à des personnages d’être vraiment habité. Autant de protagonistes solides qui permettent l’imbrication parfaite d’intrigues principales et secondaires, sans jamais affaiblir le rythme ou alourdir l’écriture (fait rare).

- Et il y a Ellen Pompeo aussi, la révélation enfin révélée de cette saison. Ellen, qui assure autant dans le post-it marriage funky (une idée parfaite) que dans le « OMG this is George, John Doe is George » terrifié.

- Parce qu’il y avait Matt Saracen (FNL) et Paris Gellar (Gilmore Girls) en guest star, sans être étiquetté guest-star over-make-up « c’est moi que vlà », dans la peau de patients ordinaires.

- Enfin, il y a cette fameuse révélation George « 007 ». Certaines avouent sans honte leur torpeur, d’autres brandissent l’étendard du « je l’ai su dès le début, c’te trop prévisible », d’autres plus rares comparent avec l’épisode d’ER où il arrive une chose similaire à Dennis Grant. Certes. Mais on ne peut pas toujours comparer avec Urgences, la série qui a produit plus de trois cents idées médicales sur quatorze saisons. Le reproche perpétuel, c’est usant, surtout quand l’idée est objectivement très bonne. Le procédé était astucieux et on doit reconnaître que Shonda Rhimes, en dépit de ses innombrables tares, a vu juste (et grand) en nous habituant volontairement à l’absence de George durant toute cette saison.

Et cette fin engendrée était à la fois ingénieuse et scandaleuse, mais terriblement efficace. Parce qu’on a, tous, compté les mois qui nous séparent du series premiere de la prochaine saison. (4 et demi.)

(9/10)

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Moyenne de la saison : 7.8/10. Welcome back.


Série renouvelée pour une 6e saison.

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Commentaires

J'ai pensé la même chose que ce que tu écris avec cette fin de saison. Genialissime ! Vivement la reprise

Écrit par : john | 23.09.2009

Demain :)

Écrit par : adam | 23.09.2009

L'année dernière je n'avais pas trouver le temps de regarder Greys toutes les semaines et cet été, j'ai réalisé qu'Izie et les autres me manquaient, alors pour une fois dans ma vie, je dis merci à TF1 !

Écrit par : ImTelephage | 23.09.2009

Salut !
Quelqu'un peut il me dire quelle est la chanson que l'on entend en fond au tout début du premier épisode de la saison 5 ?
merci davance

Écrit par : A. | 23.09.2009

Tu as en touts points raison ! Quelle saison pour une série que l'on oubliait déjà !

Écrit par : Nick | 26.09.2009

pendant une demie-saison, oublier Georges et son allure joufflu passé à la trappe des épisodes entiers, virer docteur Hahn qui s'imposait comme un leader féministe dans l'hôpital..., la série aurait pu en dérouter plus d'un avec ces directions scénaristiques incongrues. Mais la série a su garder le cap, imposant ses modèles, fixant ses propres conclusions, surprises à la clé.

Alors, force est de constater qu'avec ces choix, le pathétique demeure. Le tire-larmes est roi au royaume des mourrants. La chaumière pleure, la m

Écrit par : lifequotes | 23.06.2011

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Écrit par : Nabil | 01.08.2011

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Écrit par : morning sickness remedies | 02.08.2011

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Écrit par : större penis | 02.08.2011

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Écrit par : water coolers for home | 02.08.2011

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Écrit par : håravfall | 08.08.2011

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Écrit par : cancer | 08.08.2011

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Écrit par : tjäna pengar på blogg | 26.08.2011

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Écrit par : ryamatta | 02.09.2011

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Écrit par : skaetboard ramps | 02.09.2011

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Écrit par : vägglampa | 02.09.2011

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Écrit par : köpa löpband | 02.09.2011

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Écrit par : trasmatta | 02.09.2011

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Écrit par : kristallkronor | 02.09.2011

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Écrit par : stora tavlor | 02.09.2011

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Écrit par : hundleksaker | 10.10.2011

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Écrit par : citat om kärlek | 10.10.2011

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Écrit par : dikter om kärlek | 10.10.2011

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Écrit par : kattsand | 10.10.2011

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Écrit par : golvlampor | 20.10.2011

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Écrit par : köpa spikmatta | 20.10.2011

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Écrit par : 50 års present | 20.10.2011

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Écrit par : köpa dator | 22.10.2011

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Écrit par : köpa lägenhet | 22.10.2011

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Écrit par : toner till laserskrivare | 22.10.2011

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Écrit par : köpa pellets | 22.10.2011

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Écrit par : hårtrimmer | 22.10.2011

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Écrit par : affliatemarknadsföring | 22.10.2011

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Écrit par : sökmotoroptimering | 22.10.2011

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Écrit par : köpa dator | 22.10.2011

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Écrit par : köpa lägenhet | 22.10.2011

Me vui se tan!

Écrit par : billiga fönster | 10.11.2011

Do le chicken dans!

Écrit par : skor online | 10.11.2011

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Écrit par : mörk choklad | 09.12.2011

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Écrit par : massagestol | 09.12.2011

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Écrit par : festlek | 29.12.2011

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Écrit par : gi banta | 29.12.2011

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Écrit par : sanovnik | 30.01.2012

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