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24.11.2009
Fringe (Saison 2) Derrière la Marge, un autre côté

August – 2.08 (diffusé le 19.11.09)
La vie d’une jeune fille en danger, un Observateur n’hésite pas à la sauver tout en mettant en péril sa propre mission. Informée, la division Fringe reconnaît le portrait vague de l’Observateur et tente d’identifier qui il est et pourquoi.
Il aura fallu regarder trois épisodes loners pour retrouver un épisode mythologique dans la lignée de celui de Momemtum Deferred (2.04). Mais à la différence de ce dernier, « August » exploiter le mystère Fringe sans apporter de réponse.
August, c’est le nom de l’un des Observateurs. Cet être présent depuis le commencement de la série, témoin de chaque évènement important de la série –et du monde. Mais en réalité la série nous apprend qu’ils sont plusieurs, August étant un collègue de notre habitué Bald Guy, comme on aime à le surnommer.
Centré essentiellement sur l’un des traits les plus intriguants de Fringe, August déçoit, par son histoire simple et un peu creuse. Si de nouveaux renseignements sont portés à notre connaissance concernant les Observateurs (ils voyagent dans le temps, assistent à tout, de l’exécution de Marie Antoinette, à Sarajevo et mangent indien en groupe pour leur besoin d’épices), la série se contente d’utiliser son mystère pour créer une petite histoire isolée, qui finalement n’apportera rien au mythe de Fringe.
Mais ladite intrigue est bien construite. Plus habile qu’une intrigue lambda, plus aboutie et plus haletante (promesse d’une information mythique à l’appui, en vain), l’histoire divertit foncièrement. Mais nous laisse sur une impression d’inachevé.
La série sait pourtant palier ce manque de fond mythologique, en introduisant quelques éléments fort mystérieux sur la relation de Walter et de l’Observateur ou en nous laissant entrevoir un futur danger qui pèse sur la vie d’Olivia.
Les Observateurs s’apparentent finalement à des messies, parfois rédempteurs (l’épisode nous prouve qu’ils peuvent ressentir et aimer) le plus souvent, funestes. Ils ressemblent finalement à leur série mère, qui on peut être sûr, essaiera de vite noyer cette histoire comme on tenter de noyer Peter.
(6.5/10)

Of Human Action – 2.07 (diffusé le 12.11.09)
Après la découverte de flics assassinés et suicidé, la Division Fringe part à la recherche d’un enfant kidnappé et de ses apparents ravisseurs. Le kidnappé se révélant être le fils d’un scientifique, employé par la Massive Dynamics.
Parfait petit stand alone bien calibré, qui bien que totalement déconnecté de l’arc mythique de Fringe, sait appâter le spectateur en incorporant à son histoire, les héros et ses grandes institutions, à savoir Peter Bishop pris en otage par un mineur boutonneux, et Massive Dynamics, à la source du mal juvénile. Anodin ou presque.
Of Human Action, c’est donc l’histoire d’un jeune garçon d’un scientifique employé chez Nina Sharp, qui par le fruit du hasard et d’une envie de contrôle de monde, devient maître omniscient, maîtrisant les comportements et actions de ceux qui l’entourent.
Scénario simple mais plutôt malin, qui se détache des histoires chimico-fantasmagoriques habituelles de la série. Efficace dans son déroulement (mais toujours expédié, format pour cause, paresse aussi), l’histoire met aussi en scène le fonctionnement interne de la Massive et s’achève sur le protocole coupable de cette grande multinationale gérée avec une main de fe, celle de William et Nina.
Cette histoire, mettant gentiment en péril Peter, était aussi l’occasion de replacer Walter. Toujours émouvant au bon moment, à la violence étouffée, le regard captivant. Egalement, en faisant son entrée à la Massive Dynamics, building clinique spectaculaire et laboratoires à perte de vue, le scientifique a tenu un discours de regret et d’amertume sur l’accomplissement de William Bell, son ancien co-laborantin et ses échecs à lui, qu’il n’assume plus.
Et par là, l’épisode a su approfondir certains traits importants du personnage, qui n’en manque pas. Et pour un formula show standard, c’est toujours une qualité supplémentaire que d’être profond et parfois humain.
(7/10)

Earthling – 2.06 (diffusé le 05.11.09)
Alors qu’il prépare en cachette un anniversaire surprise pour sa femme, un homme est absorbé par une ombre noire et finit en cendres. La division Fringe enquête alors sur ce phénomène, qui n’est pas sans rappeler une des affaires sur lesquelles avait bûché jadis l’agent Broyles.
Mis de côté un temps l’errance d’Olivia, devenue ici simple enquêtrice, les douces folies de Walter, ici simple physicien amateur de formules corsées, l’épisode du jour se concentre sur autre chose. Sur un loner de plus, plutôt alambiqué, qui fait interagir ensemble cosmonautes russes, ombres statiques et CIA. Ambiance fantôme et guerre froide, mais pas que.
L’histoire en elle-même est évidemment une fumisterie du genre bien connu, cette fois littérale (vraiment) et figurée (vraiment vraiment), qui, malgré sa scène introductive soignée, peine à intéresser le téléspectateur par sa dimension politique international des moins crédibles et à peine frôlée, par ses péripéties laborieuses et son déroulement simpliste comme bonjour ; comme souvent, surtout.
Malgré son calibre standard voire un peu faiblard pour le coup, l’épisode réussit à s’en accommoder pour faire la part belle à l’agent Broyles, mettre en lumière son caractère et son expérience passée, autant professionnelle que privée.
L’acteur de The Wire et Lost atterri sur Fringe pour notre plus grand plaisir, bénéficie enfin de l’attention qu’il mérite. L’intrigue approfondit (très légèrement) un personnage fort en charisme de la série, histoire de créer les contours naissants de l’environnement d’une figure phare du show. C’est ce qu’il fallait pour Lance Reddick et pour Fringe à deux doigts du loner bouche-trou sans âme de plus.
(6/10)

Dream Logic – 2.05 (diffusé le 15.10.09)
Olivia et sa clique sont mutées un temps à Seattle. Dans la ville de Meredith, certains patients d’une étude de sommeil, assassineraient soudainement des gens avant de se suicider. Du pain béni pour Walter. Moins pour Olivia, qui elle culpabilise de la mort de Charlie Francis ou ce qu’il en restait.
Il fallait s’y attendre : l’épisode n’a pas daigné continuer sa folle lancée de démystification. Préférant mijoter une nouvelle histoire isolée, plutôt convaincante dans son ensemble. Une fois n’est pas coutume, le mystère-victime du jour n’est pas une scène introductive auto-suffisante mais un ensemble de scènes qui viennent dramatiser (et ponctuer) l’histoire tout au long de l’enquête du FBI. Aussi tarabiscotée que les histoires les plus folles de Fringe, on remise cette fois sur des individus biologiquement contrôlés devenus un danger pour eux-mêmes. Mais pour ne pas trop faire redite, on resitue son intrigue dans la partie du cerveau qui contrôle le sommeil, où le mal biologique contrôlé se produit. Un tantinet divertissant pour le novice du genre.
Heureusement, la série, qui préférant préserver son mythe quelques temps, n’en néglige pas moins les ressentis de son héroïne. Et dans le registre de l’émotion, Olivia s’en tire brillamment. Anna Torv est décidemment une actrice pleine de ressources. L’évolution de son personnage ne fait aucun doute et permet à la série de gagner en profondeur et psychologie. On est loin d’In Treatment mais on a au moins vaincu le genre CSI.
(6.5/10)

Momemtum Deferred – 2.04 (diffusé le 08.10.09)
Le laboratoire Elias Cryonics est décimé par plusieurs meurtriers. La division Fringe se rend sur la scène et découvre les traces de cadavres non humains. Olivia retrouve enfin la mémoire, et Walter, son amoureuse, une jeune femme capable d’identifier les shape-shifters.
« Physics is a bitch ». Et même que c’est William Bell lui-même qui le dit. Le géant mystérieux de la série géante mystérieuse est assez lucide sur ce qui se trame dans son show employeur. Et s’il a fallu quatre épisodes pour enfin bénéficier d’une explication à la conclusion de la saison première et le véritable enjeu des deux univers parallèles, c’était peut-être finalement une bonne chose. Et même si l’épisode s’est ouvert avec une scène d’un mauvais épisode d’Alias.
Olivia de l’autre côté, Nina Sharp et Willie Bell, l’intrigue de Peter qui se déploie, Francis sur le retour, et sa supercherie au grand jour, l’épisode ne nous a rien épargné, ou alors juste un stand-alone inutile de plus. Et c’est une grande première pour la série. Il faut dire qu’après les hommes de cristal qui explosent, JJ était à court d’idées et s’est résigné à faire avancer l’intrigue principale. Sans Kevin Corrigan, cette fois.
Olivia Dunham a donc recouvert la mémoire. La rencontre entre elle et William Bell était convaincante, enfin explicative. La blonde du FBI apprend alors qu’il faut être à la recherche de l’homme capable d’ouvrir les portes des deux mondes. Pour combattre l’organisation des shape-shifters à la recherche aussi du leader. Et dans le but (la blonde ne manque pas de missions) d’éviter l’ultime dernière tempête qui confronterait les deux univers entre eux, à leur perte certaine.
Logique, bien mené et assez cohérent, Fringe, pour la première fois de son existence, s’est trouvé une ligne directrice haletante sur un fonds de mystère enfin dévoilé. Et c’est plutôt grisant de ne plus juste postuler.
(9.5/10)

Fracture – 2.03 (diffusé le 01.10.09)
Olivia et ses amis du FBI enquêtent sur une nouvelle affaire : une bombe humaine, ancien agent de police. Il semblerait que l’acte terroriste soit à l’initiative d’un ancien militaire d’Irak, qui aurait repris un projet abandonné par l’armée : le projet Tin Man. Olivia et le FBI se tournent alors vers Peter, qui a toujours ses fameuses relations.
Une fois n’est pas coutume, Fringe a fait peau neuve en proposant un épisode au schéma différent des autres. La formule du jour –l’intrigue terroriste Tin Man- n’est plus qu’un spectacle isolé, en parallèle de l’intrigue Fringe. Contre toute attente, cette histoire, déjà bien menée et écrite efficacement, qui nous fait voyager, avec Peter, plus central que jamais, en Irak (et nous rappelle ainsi le pilot) s’est finalement vue détenir des résonances de chapitre majeur de la mythologie, à l’image de Bad Dreams dans l’an dernier.
Débouchant sur un projet menaçant directement Walter, cette histoire a su capter l’intérêt, doublement piqué par la présence de the Observer, qui semble avoir trouvé sa mission. Il était temps.
En parallèle, Olivia Dunham continue de travailler sur elle, avec l’aide de Sam Weiss. La fragilisation de l’héroïne et son processus de recouvrement de mémoire est un atout de la série : formidablement mis en scène, impeccablement interprété par Anna Torv, évoluant lentement mais sûrement, cette histoire saisit toujours un peu plus d’envergure et de mystère et semble enfin viser là où tout est flou.
En définitive, Fracture est un épisode fringien, oscillant entre l’intrigue mythologique et des enquêtes secondaires, dont le rythme est assuré par un Peter et une Olivia complices, toujours allégé par l’humour de Walter, cette fois soucieux du bien-être de sa vache.
(8/10)

Night of Desirable Objects – 2.02 (diffuse le 24.09.09)
Tandis que la Division Fringe est mobilisée sur plusieurs cas de disparitions en Pennsylvanie, Olivia Dunham se remet peu à peu de sa convalescence (elle emprunte cependant la canne (et la démarche) de Gregory House), en se découvrant un don auditif inouï. L’agent Francis, quant à lui -ou ce qu’il en reste, est chargé d’infiltrer la sphère intime d’Olivia pour le compte de la terrible machine à écrire.
Le cas du jour intéressera déjà bien plus que l’enquête pré-faite du season premiere. Une histoire de famille et d’enfant mutant, habitué aux souterrains et à la chair humaine. Une dimension horrifique et plutôt sombre qui donne de l’allure à Fringe, la série froide mais qui ne l’étoffe pas.
Parce que c’est à travers son arc que Fringe se révèle surtout de plus en plus palpitant. Olivia se découvre de nouveaux pouvoirs : la métamorphose de la jeune femme semble en plein essor. On ignore encore tout de la finalité de cette histoire mais il semblerait cette fois que les auteurs de Fringe prennent une vraie direction.
Grâce au rôle joué par Francis, supposé aiguiller Olivia dans « sa mémoire de l’autre côté », la série ajoute à sa palette un peu de mysticisme comploteur et de suspense pour la suite. Combinés au charme gentillet de la relation entre Peter et Walter, une fois de plus mise en valeur dans cet épisode, et toujours agréable à suivre, la série se dote d’un bagage scénaristique solide et plutôt diversifié. Fringe, mon amour, est sur la bonne voie.
(7/10)

A New Day in the Old Town – 2.01 (diffusé le 17.09.09)
La division Fringe est menacée de disparition. Olivia Dunham revient sur Terre, par l’intermédiaire d’un pare-brise de 4x4. Walter résout le cas gluant du jour. Mais le bonhomme est davantage préoccupé par la préparation d’une costarde pour l’anniversaire de Peter.
De la saison inaugurale, on ne retiendra que la loufoquerie de Walter et la conclusion du season finale : cet espace temps divisé en deux univers distincts où Olivia Dunham rencontre enfin William Bell, l’homme derrière les machines, les technologies, la toute-puissance et la Massive Dynamics, qui semble bien porter son nom.
Comme cette première saison vide d’explications (mais teintée d’esprit), la série continue de préserver son mythe, sans toutefois l’épaissir : ce season premiere nous contente d’une intrigue supposée suivie sur Olivia, de retour parmi nous, et sur un homme caméléon chargé de la tuer. Du classique pour la série manichéenne. Qui néanmoins s’est débarrassée d’un de ses piliers, Francis, acolyte d’Olivia, ou une sortie plutôt vite expédiée.
Mais avec l’arrivée d’une nouvelle recrue FBI, remplaçante d’un jour d’Olivia, sensible aux conseils et méthodes de Peter lé généreux, Fringe a au moins le mérite de resituer son histoire, de reconstituer son cadre. Histoire d’attirer de nouveaux esprits torturés devant l’écran -on ne sait jamais.
Les autres, eux, auront l’impression d’un éternel recommencement sans surprise.
(6/10)

Ecrit par Adam dans Episodes, Fringe | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : fringe, saison 2, fox, jj abrams, olivia dunham |
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Commentaires
Je ferais l'impasse sur fringe cette année. Un film de science fiction par an, par une série en plus de ça. ;)
Puis la fin de la saison un était tellement nulle, ça me donne pas envie de m'y remettre. 6/10, c'est pas assez, je verais au fil de tes critiques.
Ecrit par : Lechat | 21.09.2009
@ Lechat : je comprends ton raisonnement chaton :) Peut etre que mes critiques te convaincront, qui sait :)
Ecrit par : adam | 21.09.2009
La série va redemarrer, c'est une promesse !
Ecrit par : Serie-fringe | 22.09.2009
C'est la grenouille bleue, c'est la grenouille bleue !
Ecrit par : Lu | 28.09.2009
@ Serie Fringe : ou pas :) Mais esperons !
@ Lu : j'en étais quasi sur, oui !
Ecrit par : adam | 29.09.2009
Un peu déçu moi par ces deux derniers épisodes, je trouve que la série fait trop de raccourcis pour être crédible ...
Ecrit par : Pierre | 05.10.2009
@ Pierre : je ne trouve pas, elle reste cohérente dans ses directions...
Ecrit par : adam | 12.10.2009
Super épisode, j'ai adoré voir les Observers, on a appris plein de choses et ca reste encore plein d'intrigues
Ecrit par : Dash | 25.11.2009
bonjour à tous,
quand vous aurez vu l'épisode n°11
http://www.fox.com/fringe/recaps/s2_e11.htm
expliquez moi pourquoi on voit l'agent Charlie Francis (9ème minute) dans cet épisode alors qu'il est censé être mort ... 2 fois en plus ???
mais pourquoi pourquoi ?
;)
Ecrit par : flash | 19.01.2010
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