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14.06.2010

Glee (Saison 1) Remember my name : FAME

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Journey – 1.22 (diffusé le 08.06.10) (finale)

Pour cette critique ultime du dernier volet chorégraphié de Glee, un peu de complaisance et de bonne volonté : il fallait faire plaisir aux lecteurs qui voient dans la série de FOX un spectacle rafraîchissant, mélange de reprises entêtantes et de teen-show ironique. Après visionnage de cette conclusion, la tâche s’avère très rude.

 


Dans Glee, l’originalité est à maître à bord. Quoi de mieux pour conclure les saisons que les compétitions musicales synonymes de pression folle, dont on nous rabat les oreilles ? Avec cet épisode, le schéma de Glee reste intacte (déception puis gagne finale) : on débute l’air inquiet, moue triste, victime d’un sort pathétique. Toute la bande baisse ainsi les bras, pour cause, Sue Sylvester a investi le groupe du jury pour ces régionals trépidants. D’emblée, l’ambiance s’en ressentit, les jeunes têtes de Glee Club ont le mérite de rendre l’air parfaitement invivable lorsqu’ils ont décidé de tirer la tronche. Mais heureusement, la bouderie n’est jamais que de courte durée et l’espoir rejaillit tôt ou tard, si possible sur fond musical sirupeux.

 

Trève de vexations puériles, le groupe décide de faire un medley de leurs plus grands tubes sur scène et finissent conquis. Pourtant, le résultat en live n’a que très peu de saveur : les apprentis chanteurs gesticulent, s’époumonent, agitent du bras, se rentrent dedans, sans synchronisation ou maîtrise scénique. Les voir triompher aurait été peut-être été le coup de massue insupportable. Mais parce que Vocal Adrenaline s’est amusé à assassiner spirituellement Freddy Mercury (par un jeune pubère prénommé Jess, ça en dit long), la victoire leur revient et les enfants du Glee Club deviennent les loosers attitrés. Pas étonnant, le coup du « on perd mais on gagne, quand même, ici (comprendre, la matrice de la série : le cœur humain », on connaît.


Ras-le-bol pourtant d’entendre ces discours pathétiques sur le sort qui s’acharne toujours, illustrant les tares existentielles de l’ado enceinte, l’afro obèse, le gay excentrique et autres cas sociaux de la bande, Ryan Murphy aurait-il décidé de faire sa série une cause de charité, une lutte pour les démunis ? Admettons que certains rôles soient à plaindre (être juif et porter la crête, dur), l’essentiel n’est finalement qu’un simulacre plaidoyer pour la différence qui finit noyer dans des chansons pop revendicatives et mettant fièrement en scène nos fameux inadaptés, qui n’incarnent jamais vraiment la marginalité sauf lorsque cela se veut amusant -un comble de l’ironie même pas assumé.

 

Le fond n’a jamais été aussi mal tenu en haleine dans Glee. Plus d’intrigues principales, d’humour, que du chant à tue-tête, qui nous brise les tympans et des associations de personnages idiotes et des relations mal gérées (Rachel et sa mère, Will et Emma, etc). La série ne prend même pas le soin d’annoncer de quoi la suite serait faite et préfère rendre des hommages en chansons, encore et toujours, avec la larme au coin de l’œil pubère, qui suinte véritablement lorsqu’il est question de dire merci au professeur sauveur.
Et dans tout ce naufrage perdu aux fins fonds d’une terre de mièvrerie sans nom, même Sue Sylvester, seul symbole lucide, peut-être un brin caricatural parfois reconnaissons-le, ne parvient plus à contrebalancer la mesure. La prof de gym finit à la botte de cette chorale chiante comme la pluie.

Un final à l’image du rejeton de Quinney : à peine né, et tout propre, lisse, sans rugosité. Et si le show must NOT go on ?

4/10

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Bad Reputation – 1.17 (diffusé 04.04.10)

Avec ou sans Olivia Newton-John botoxée ou la géniale Molly Shannon dans la peau d’une prof d’astronomie et coach de badminton, Glee est toujours aussi mauvaise. Contrairement à ce que pensent les vocalistes de Glee, une mauvaise réputation ne vaut pas mieux qu’une absence de réputation. Le succès populaire de la série pourtant décriée par la critique, pour preuve.

Beaucoup de défauts et d’écueils pénibles dans cet épisode dénué de trame narrative. Malgré les efforts des auteurs à diminuer considérablement le volume (à l’exception de Rachel Berry qui continue de s’époumoner mais qui le fait bien), la série augmente la cadence verbale, quitte à frôler l’indigestion logorrhéique.


Ce n’était pourtant pas dans le cahier des charges original de la série que de se la jouer prolixe, répliquant les phrases compliquées à la Gilmore Girls. Si Glee essaie de s’assimiler intelligente, c’est peut-être pour masquer son manque de fond et son absence d’ambition sur le long terme.

Brodant sur le thème de la réputation lycéenne, l’épisode s’autoproclame cynique. Mais tous ces discours sur la réputation, les mêmes laissés-pour-compte qui tentent de devenir de vrais bad guy (du Glee Club lésé à Emma qui se réveille enfin dans sa psychorigidité), les méchants qui s’assagissent (Sue retrouve sa sœur trisomique pour des scènes de tendresse folle) ou les nouveaux loosers qui pleurnichent (Quinn, malgré un potentiel toujours adorable d’afféterie) ne font pas qu’exhiber la prétention touche à tout de Glee, qui jamais n’approfondit ses sujets ni ses thématiques.

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Une confrontation de vieilles qui pourrait s’avérer intéressant


Du côté visuel, superfétatoire, même topo. Excepté le court-métrage original et volontairement kitsch de Rachel et sa bande de prétendants, Run Joey Run, la série ne retrouve pas l’énergie et les performances de ses débuts. Glee a beau miser sur le rap (insupportable) de Matthew Morrisson, les chorales gentiment déjantées à la bibliothèque et le final constamment grandiloquent, la fausseté s’écoule des microphones.

D’autant plus que peu à peu, les élèves du Glee Club perdent en représentation scénique, remplacés au pied levé par les nouvelles figures adultes incontournables de la série qui tentent de s’imposer aussi du côté des studios. Après Vogue, Sue Sylvester s’approprie un peu plus les devants de la scène, en s’affichant aux côtés de la sur-retouchée Olivia Newton-John dans un remake de son clip Physical qui nous ferait presque regretter l’épisode dédié à Madonna, tant le résultat s’avère d’une laideur visuelle et artistique.



Pour résumer, Bad Réputation ne tient pas ses promesses. On s’ennuie ferme devant cet épisode sans âme, qui n’a rien à dire de nouveau. Heureusement, Joan Jett et son tube culte ont été étrangement épargnés.

4.5/10

 

 

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The Power of Madonna – 1.15 (diffusé le 20.04.10)

On en parlait depuis des semaines : un épisode de Glee spécial Madonna allait dynamiter cette seconde moitié de saison inaugurale. Icône parmi les icônes, Glee ne pouvait décemment pas passer à côté de Madonna et d’une compil’ musclée déjà toute faite pour conquérir un peu plus le public américain. Mais on peut aussi ne pas être d’accord et trouver que ça manque d’authenticité.



Quand Madonna devient la reine des reprises de Glee, cela donne d’abord un épisode énergique (manquerait plus que ça). A ce point énergique que les auteurs s’évertuent à justifier le parti pris artistique de cet épisode, à tout prix, quitte à frôler le ton hagiographique. Pourtant, il ne faut voir en cet épisode plus qu’un moment de distraction pure et simple qui n’a pas grand fond, encore moins de liant véritable avec l’histoire globale de la série. Même Sue se dit fan invétérée de la Ciccone italienne, c’est dire le crédit fait à cette histoire d‘éloge avant tout.

Alors entre les chansons authentiques de la star de la pop en fond sonore, les reprises époumonées par Rachel et sa clique, les déguisements farfelus (ça se transforme, ça se vêtit en robe moulante, ça s’emperruque blonde platine, ça se maquillage, ça se sadomachosisme un peu sur le devant), tout est mis en œuvre pour flatter la grande diva material.

 

A l’exception de quelques reprises un peu ratées (on pense quand même à la chorale féminine drôlement assommante sur Express Yourself), certains tubes gardent la forme (le portrait par Sue étonne et décontenance en même temps), malgré des effets vocaux quasi-boursouflés (Open To Heart par Rachel et Finn a malgré sa bonne humeur un son de kermesse hystérique, idem pour Like A Prayer, humaniste et criard). D’autres parviennent à convaincre franchement, surtout quand ils s’ancrent dans une vraie ligne scénaristique (Rachel continue de fricoter avec Jessie l’arriviste, Kurt et Mercedes se convertissent en Cheerios et toute la galerie le fait en susurrant Like A Virgin ou en dansant sur 4 Minutes to Save the World).

 

Un épisode sur Madonna donc, est un épisode qui garde le cap de la chanson hystéro-juvénile sans se risquer à d’autres enjeux. Et pour ceux qui trouvent que Madonna n’est qu’une carriériste acharnée, à la voix un peu plate, au style pluriel mais adepte du plagiat de tout bord, il faudra prendre son mal en patience. Et espérer que P.J Harvey soit un jour une artiste bankable taillée pour les microphones de Glee.

5.5/10

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Hell-O – 1.14 (diffusé le 13.04.10)

Les Glee Kids sont de retour à l’école, forts de leur victoire aux Sectionals et leur espoir d’une vie scolaire plus paisible. Malheureusement pour eux, rien n’a véritablement changé : humiliations en forme de gelée, menaces d’extinction et relations amoureuses avortées. A l’exception d’une Sue plus revêche.


Entre la chanson torturée de Rachel et sa révélation masculine, Jessie St James pion scénaristique vite oublié, et l’impasse entrepris par Will et Emma ou Rachel et Finn, le mélo prêt à pleurer reste tristement la mécanique de Glee. En alternant envies ironiques et texture romantique, la série oublie son cynisme d’apparat pour signer fréquemment des passages plombant, loin du second degré assumé, sur les éternelles relations amoureuses sans queue ni tête qui animent les têtes blondes de la série.


La formule est d’autant plus difficile à digérer que le reste est d’un bon calibre, malgré l’absence des ados secondaires du show. L’art de la bêtise puérile et de la phrase bien sentie personnifié par des héros forts en bouche, tels que Sue ou Rachel en plein délire est revenu intact à l’écran, nous faisant oubliant les facilités scénaristiques dont la série avait eu recours en fin de première moitié de saison.
Ici, Sue revient à l’école, plus rancunière que jamais. Avec elle, un plan nouveau diabolique et des répliques exquises qui signent l’humour quasi intégral de cet épisode. Rachel et la stupide cheerleader Britney ne sont pas en reste. Bien malgré elles, les deux potiches dégainent les punchlines affriolants mieux que personne.


Côté bande son, la série a fait pire. Les ballades à la Lionel Ritchie ont manqué de charme, caricaturées par des visages bien forcés. Ecouter une chanson d’ACDC ou des Beatles reprise par des voix juvéniles au potentiel rock’n’roll anéanti reste encore une tâche bien pénible. Mais l’épisode s’est sauvé une fois de plus par le talent vocal et comique de l’indispensable Rachel Berry. Les All American Rejects n’ont qu’à bien se tenir.



Aux allures de Gossip Girl survitaminé, cet épisode s’est débarrassé un peu brutalement du bébé amoureux avec l’eau froide du bain. Malgré une fin chorale peu calorique, la série recentre ses envies de show pop-corn, très convenable pour une soirée spécialement affamée.

6/10

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Sectionals – 1.13 (diffusé le 09.12.09)

Il est l’heure. L’heure de chanter aux Sectionals et de remporter les honneurs. L’heure de faire vaincre le bien sur le mal. Et d’embrasser sa promise spirituelle.
(cf bilan de mi-saison)

(3/10)

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Mattress – 1.12 (diffusé le 02.11.09)

Pour les photos annuelles du lycée, les gosses de Glee se voient retirer la couverture par Sue. Mais la persévérance de Will et la grandeur de Rachel finissent par payer. Will découvre la grossesse-supercherie de sa femme et décide de la quitter.


A niveau de tolérance élevé, on peut dire que Mattress est le meilleur épisode de Glee depuis son pilot. Musicalement, à l’exception d’un « Jump » foutraque et euphorisant, c’est un désastre, la thématique filée du « sourire » ayant eu l’effet inverse. Mais la série s’écarte peu à peu du chemin narratif boueux et semé d’embûches qu’il avait entrepris pour refaire dans la simplicité amusante et le drama. Et quand on préfère la parole acide au chant mélo, c’est une remontée de pente parfaite.

Parfaite, parce que le soulagement et l’ironie ont retrouvé plus que jamais les devants de la piste de chant, cette semaine, au lycée des dorks. L’ironie faite lycéenne égocentrique et rocambolesque répond au nom de Rachel. Qui redevient la locomotive second degré de la série. Elle retrouve ses grands airs tragiques, sa gloriole, sa mesquinerie, son côté control-freak et sa bêtise très subtile. Pour un thème des photos d’ecole inédit –après the Middle certes, l’histoire permet d’insuffler un peu de futilité et d’impertinence, sur fond publicitaire bien senti. Alors qui mieux que Rachel pour mener à bien ce projet, superbement développé et assuré jusqu’à sa scène conclusive ?

Le soulagement est de rigueur, aussi. La série avait pris un gros risque avec le développement de la fausse grossesse de la femme du héros. Une histoire qui a pris des proportions telles que la série toute entière devenait un gag ambulant, une fumisterie chantée. Mais onze épisodes plus tard, les auteurs reprennent leur esprit. Et ne se contentent pas de mettre fin à ladite plaisanterie mais soignent une conclusion dramatique bouleversante (pour Glee, toutes proportions gardées), assurée par Jessalyn Gilsig, qui retrouve de la mesure et de l’intérêt. Un peu comme Jane Lynch qui retrouve son poing, sa grande voix, son machiavélisme, mais en plus inédit. Avec plus d’allure tragiques et moins de survêt’.

Glee retrouve son ton atypique, collégien et médusé. Une semaine avant sa longue pause hivernale (la série ne revient qu’en avril), le résultat est à l’image de cet épisode : un soulagement mêlé d’ironie.

(8/10)

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Ballad – 1.10 (diffusé le 18.11.09)

Pour le thème imposé du jour -la ballade, les apprentis chanteurs du Glee Club forment des duos mélos. Will avec Rachel, cette dernière réalise le charme électrisant de son professeur. Kurt en duo avec Finn, le gay kid décide de prodiguer quelques conseils amoureux au quaterback, en espérant à cette occasion un rapprochement certain. Finn, bon élève, suit les avis de son nouvel ami devant les parents de Quinn.

 

 

Comme le titre le laisse entendre, l’humeur sera mélo au Glee club cette semaine. Pour les « sectionals » dont on nous rabat les oreilles mais qui restent perpétuellement hors champ, Will et ses choristes se calent sur un registre sentimental. Idéal alors pour poursuivre la storyline de Quinn et Finn, qui peu à peu prend de l’étoffe et du drama.
Et même si Finn reste un acteur de seconde zone pas bien intéressant, qui s’époumone difficilement, sauf devant une échographie, Dianna Agron (Quinn), elle, la peste douce amère parfaite de la série (c’est le personnage préféré de Blabla-Séries), se démarque peu à peu de sa propre caricature.

Mais la caricature a la dent dure, avec ce béguin arrivé de nulle part de Rachel pour Will. Rachel était un bon personnage en tyran refoulé, chanteuse vocale antipathique et personnage doucereux. Ses actions contre les décisions de Will ont toujours été ce qui lui donnait du caractère et la voir succomber au syndrome de la collégienne anéantit son évolution. La série aurait pu se contenter d’un crush extérieur, à l’image de Suzy Pepper (Sarah Drew, récemment viré de Grey’s Anatomy), un portrait boutonneux d’une jeune fille en émoi compliquée. Outre ledit portrait efficace et les quelques interventions de Terry qui profitent du succès de son mari, l’histoire laisse perplexe.

A l’exception de l’intrigue « grossesse » qui avance pas à pas, Glee se débat péniblement avec du déjà-vu. Chansons tire-larmes sans effet et répliques doucereuses pour amours frustrés (Rachel, Kurt, Finn), Glee s’en tire laborieusement. Renouer avec son esprit ironique (et Jane Lynch) lui fera le plus grand bien.

(6/10)

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Vitamin-D - 1.06 (diffusé le 07.10.09)

Le club se lance dans la compétition. Un mash-up est organisé entre les garçons et les filles de la chorale pour entretenir un pseudo-esprit combatif et compétitif. La femme de Will s'improvise infirmière pour laisser parler sa psychose de couple au quotidien avec son prof de mari. Emma, amoureuse de Will accepte de se marier (on ne sait comment) avec le coach de l'équipe de Football. Sue Sylvester décide de s'attaque à Will, et non plus à son jouet de chorale pour mieux le détruite. Elle devient donc comme par magie co-directrice de la chorale.

Après une flopée de bons épisodes, ce qu'on pouvait redouter arriva : l'esprit Glee s'effrite. Les scènes musicales ne semblent être qu'à présent des produits marketing bons à faire parler de la série sur Youtube ou Facebook. L'esprit musical perd de son intensité, mais la barre était haute avec le précent épisode.
Le tournant scénaristique choisi dans ce Vitamin D est assez intéressant, mais plutôt pesant. Et met en péril la legereté made in Glee. Will, sa femme, son supposé beguin pour Emma, et ses problèmes de carrières à cause de Mme Sylvester qui lui met des batons dans les roues, tout ça est assez pénible sur 40 minutes. Où sont passées les histoires des jeunes membres de Glee ? Et où sont passés les problèmes graves et futiles de nos chanteurs en herbe? Dieu seul (les scénaristes) le sait.

Il n'est reste pas moins qu'Emma est une maniaque adorable, perturbée par Will, qui mange avec des gants en cellophane, et qui a peur des germes,des bactéries et encore plus de finir sa vie toute seule. En fait, c'est le seul personnage interessant de l'épisode, le reste n'est qu'accessoire. Et même quand la femme de Will se met à dopper tout le lycée à coup de pillules bleues, c'est indigeste.

On a juste envie de voir quelqu'un prendre un micro pour chanter un tube (en version kitsch et chorale bien sûr).

(5.5/10)

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The Rhodes not taken - 1.05 (diffusé le 30.09.09)

Au centre de toutes les convoitises, Rachel, notre apprentie diva, teste la concurrence, pour peut-être mieux revenir finalement. Finn, en bourreau des cœurs qu'il est, ira même jusqu'à jouer la carte (tellement romantique) du bowling pour récupérer the voice of Glee. Avec la super guest-star Kristin Chenoweth (ici, en April Rhodes), à la recherche d'un nouveau souffle.

 

Bienvenue au pays de l'humeur rayonnante. Plus de place pour les histoires pénibles et peu efficaces. Just Focus on Rachel et le Glee Club, et Finn aussi, enclin à des problèmes de paternité imposée par une pom-pom girl trop puritaine. (She's a pro-life). Mais mademoiselle ment. Finn est-il le père? Dunno'.
Rachel chante pour madame CPE et ses amis pourfendeurs de la culture anti-Glee (même chansons, même gymnases pourtant). Mais tant mieux, parce que Kristin peut chanter, encore mieux que devant des plats à tartes. Forte d'un caractère sympathique et enjoué, Rhode s'insert à merveille dans l'esprit de la série. Joute musicale, humour de plus en plus pertinent et marqué : Glee a trouvé une héroïne passagère parfaite.
Cette fois, on fait moins dans le détail, et c'est pas plus mal. Finie la lourdeur des scènes musicales, on se plait enfin à sourire, rire parfois. Tout aussi entêtant que son désormais célèbre « Don't stop believing », la série enchaîne et déchaîne. Les personnages ne sont plus ces étudiants lambda, mais un entourage que l’on pourrait fréquenter. On s'identifie enfin dans cette légèreté pas juste bonne à caricaturer.

(9/10)

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Preggers - 1.04 (diffusé le 23.09.09)

Tout le le monde a son heure de gloire chez Glee. Kurt demarre l'épisode sur Single lady et devient l'improbable Beyoncé-kicker-star de l'équipe de football, Sue devient chroniqueuse d'une chaine ultra-ultra-locale. Et Tina a droit à un solo, une place déjà tant convoitée dans la petite chorale qu'est Glee. Entre grossesse et manipulation féminine il n'y a maintenant plus qu'un pas. C'est le bazarre dans l'Ohio.


Un épisode moins attendu et beaucoup moins télescopé. Les scènes musicales sont là pour servir le propos, tombent (enfin) à point nommé mais ne servent plus comme de vulgaires bouches trou musicaux. Un fil conducteur, dans cet épisode, le single lady. Et deux scène, comme un joute entre nos deux chanteuses stars de la chorales.

Glee sonne plus juste. Entre soucis d'ados et problèmes d'adulte, la multitude de personne, et les histoires s'éparpillent pour, finalement, mieux s'imprégner. Fini Acafellas (tant mieux). Bienvenue aux histoires personnelles de chaque caractère (parce que c'est bien de vrais caractères dont il s'agit) de la série. Madame la CPE, toujours aussi vile et méchante. Will et ses problèmes de couple. Et une entrée remarquée de Kurt et de ses gouts musicaux dans l'univers ultra-macho du football américain. Et un nouveau coming-out, mais cette fois en face de Dad. (Qui lui, semble moins planer que Mercedes puisqu'il savait déjà)

La série Glee, autant que sa chorale, est sur la pente ascendante. La suite semble prometteuse. Espérons juste que les fondations jetées ici perdurent et la série sera presque parfaite.

(8,5/10)

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Acafellas - 1.03 (diffusé le 16.09.09)

Un vent de révolte souffle sur le Glee club. Les pom-pom girls infiltrées poussent Rachel à faire engager un chorégraphe digne de ce nom. Will crée les Acafellas, sorte de boys band Justin Timberlesque au casting plutôt douteux. Mercedes en pince pour le so gay Kurt, dont elle ignore tout (mon oeil) de sa sexualité et nous offre une prestation digne d'une Beyoncé après une bonne cure de Burger King. Triomphe d'Acafellas et énième répétition. Bienvenue à Glee.

 

Suite des aventures de notre chère chorale des quotas. Cette fois-ci, on s'intéresse aux personnages secondaires : Kurt et Mercedes principalement. Et c'est pas plus mal, ces personnages là étant peut-être les plus attachants. Ce troisième épisode marque un tournant avec ces nouvelles rencontres dans le casting, la série prend de la consistance et de l’allure. Et l'envie de suivre ces voix cassées est là, toujours plus forte, -même l'asiatique qui bégaye trois phrases.

Toujours ponctuée par des prestations aussi drôles et visuelles que ridicules et horriblement doublées, Glee gagne en rythme et en énergie. On retrouve avec plaisir des passages musicaux aux rythmes nouveaux ou connus, certains clichés et sur-joués. Tout cela donne cependant un rythme et un aspect comédie musicale, assez inédit en séries.
Et c'est en cela que Glee se démarque, en assumant ce côté High School Musical année supérieure, avec des personnages assez singuliers et caricaturaux. Les affaires privées de monsieur le coach vocal forment à présent des passages creux dans l'épisode. Tant pis, maintenant qu'il y a tout le reste.

(6,5/10)

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Showmance - 1.02 (diffusé le 09.09.09)

Le Glee Club est en danger. Pour se qualifier aux régionales, Will et son équipe doivent recruter une demi-douzaine de chanteurs. Rachel décide alors de jouer la carte sexe lors leur première performance publique. C’est à ce moment que Quinn réalise que Rachel et Finn se rapprochent. Elle et ses copines cheerleaders décident alors d’infiltrer la chorale, ce qui ravit coach Sylvester.


La chorale des voix cassées reprend du service. Après un pilot prometteur, on attendait pas mal de la toute dernière production de Murphy. Et pour ce second jet, l’enchantement est moindre. Passé l’effet du pilot, son lot de clichés déguisés en bonnes surprises et les quelques personnages caricaturés intacts, il ne reste plus grand-chose.
A part des défauts tenaces de réalisation. Du playback dans les scènes musicales aux gags éculés, en passant par la storyline des éternelles séductions, qui gagnent trop rapidement du terrain. Mais les personnages sont attachants, l’énergie toujours fiable, et l’univers de Glee s’installe déjà dans une vraie ambiance. Attention toutefois à ne pas perdre en funky pour gagner en ordinaire. A surveiller.

(6/10)

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Pilot (1.01) Après son projet de série transsexuelle Pretty/Handsome, tué dans l’œuf par une FOX plus sériecide tu meurs (le pilot pré-air demeure d’une excellence et justesse rares), le scandalous Ryan Murphy s’attaque désormais à la vie lycéenne en chansons.

Et pour un réalisateur habitué aux greffes d’implants mammaires, coucheries incestueuses ou autres trafics illégaux de reins (Nip/Tuck pour ceux qui manquent de culture), le changement de registre est une surprise de taille. Oubliés alors les scalpels anesthésiants, ouvrons nos bras aux pirouettes de cheerleaders ou aux chanteurs de gospel. Réussi ?

Plus jeune (sans être une version série d’High School Musical), plus dynamique (prestations vocales fortes et mise en scène chorégraphique calibrée), plus rafraîchissant, Glee se présente comme une pastille acidulée, dont le modèle de fabrication est calé sur un registre du teen-show aux apparences classiques (situations de départ convenus et rôles normatifs), sur fond de bons sentiments, comme on les aime.

Mais Glee s’apparente aussi à un registre ironisé, teinté de cynisme et de second degré. Les clichés volontaires sur l’héroïne (vue manifestement comme une gourde) sont là pour nous en convaincre. Entre dramédie adolescente chargée en vibrations vocales et portrait ironique d’un système scolaire bêta (dont il faudrait quand même forcer le trait), la combinaison se révèle pour le moins prometteuse.

En conclusion, troquer son habit de provocateur taille chaîne câblée pour un poste au chaud de showrunner d’une série chorale-tout public sur la FOX était une prise de risques notoire pour Ryan Murphy. Et pourtant, c’est sa meilleure idée depuis longtemps (depuis la création du personnage d’Ana Moore).

(8/10)

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Trackback par : アダルトグッツ通販 | 19.06.2010

Commentaires

C'est ma Pushing Daisies de l'année, j'adore !

Écrit par : ImTelephage | 19.09.2009

Bof... Pour moi Glee va très vite tourner en rond, le dernier épisode était très pimenté, mais R.M est incapable de faire ça dans la durée !
Qui vivra verra !

Écrit par : Eclair | 19.09.2009

@ ImTelephage : grosse comparaison : pas sûr que Glee et sa clique tienne cet effet. Niveau dépaysement, ça a de ça, c'est vrai. Pour le reste, j'ai du mal.

@ Eclair : honnêtement, je pense aussi. Je me mets au troisième ce soir. On verra, oui, vivra, à voir.

Écrit par : adam | 19.09.2009

Merci LeChat de m'alléger de cette série. Je la sentirais passer. Et très bonne critique. Rassure toi, les visiteurs sont ici un peu paresseux mais très attachants. Ils prennent modèle sur leur webmaster serviteur. La preuve, tu as été lu presque 1000 fois en deux jours.

Écrit par : adam | 25.09.2009

Finalement, ça donne envie de s'y remettre. Même si le trip Beyonce semble plutôt perché. Mais comptons sur Kurt pour nous faire apprécier la danse du justaucorps.

Écrit par : adam | 26.09.2009

Je suis une fan inconditionnnelle de Kristen, est-ce qu'on sait si le personnage deviendra récurrent ? Glee a besoin d'elle!

Écrit par : Happy Few | 02.10.2009

Oui adam tu devrais vraiment t'y remettre.
Happy Few, malheureusement Kristen ne devrait pas être personnage récurrent, puisqu'elle a été une super guest star uniquement. Moi aussi j'aurais voulu qu'elle reste.

Écrit par : Lechat | 02.10.2009

C'était nettement mieux que les premiers épisodes que j'ai trouvés vraiment tro gentillet ! Trop content de revoir Olive Snook, et les scènes musicales étaient encore très bonnes, c'est le point fort de Glee. Mais ce serait bien que les intrigues ne se résolvent pas toujours rapidement, c'est jamais trop approfondi, c'est bien dommage!!

Écrit par : benji | 02.10.2009

Oui c'etait nettement mieux. Les intrigues sont assez vite résolues c'est vrai. Mais pour l'instant c'est pas très génant. J'ai plus l'impression qu'on cherche à introduire la série, les personnages, leurs histoires. Bientôt une intrigue de longue haleine ? Esperons le en tout cas !

Écrit par : LeChat | 02.10.2009

Ce cinquième épisode mérite son 9/10. April Rhodes va manquer à Glee comme même, j'espère revoir Kristen refaire une apparition plus tard dans la saison.Et Somebody To Love de Queen était excellent, la relève à Don't Stop Believing du pilot.

Écrit par : Jérém | 02.10.2009

Ce cinquième épisode mérite son 9/10. April Rhodes va manquer à Glee comme même, j'espère revoir Kristen refaire une apparition plus tard dans la saison.Et Somebody To Love de Queen était excellent, la relève à Don't Stop Believing du pilot.

Écrit par : Jérém | 02.10.2009

C'est quoi cette fâcheuse idée de faire idée par idée cette année ? Du coup moi je suis complètement perdu et je poste sur Glee la série de la Fox allez hop !

J'adore Glee, c'est génial, c'est génial, c'est génial, j'ai envi de me faire auto-vomir en pensant que c'est une série de la chaine républicaine mais c'est ainsi, j'ai jamais caché mon admiration pour les simpsons, alors soyons fou, les personnages stéréotypés sont absolument cliché dans le bon sens du terme et j'adore ça, héroïne en parallèle avec la maniaco dépressive en tête, les références neo-sexuelle ne sont jamais vulgaires ou dénuées d'intérêt propre à la série, les décors et autre mise en scène me rappellent HSM mais sauf que cette fois-ci, j'ai 20 ans. Bref, Glee, I love you sa mère.

The good wife est trop compliqué à comprendre en Vo alors j'attends la VOSTFR et j'en dirais d'avantage mais dans l'ensemble l'héroïne me rappelle un peu trop meredith grey et le tout à Damages, allez savoir pourquoi...

Modern Family est sans doute l'une des séries qui m'a le plus pris pour un con ces derniers temps, les personnages sont pas du tout attachants et c'est sans doute là le plus gros problème, si les histoires sont développées correctement je devrais devenir fan, je dis bien je devrais...

FlashForward, waou ... malheureusement ça me rappel un peu trop Heroes à ces débuts, alors c'est pas très prometteur ... mais quand même waouu...

The Middle : suis je le seul débile à avoir uber-pensé à Little Miss Sunshine en regardant le pilote ? Non ? En tout cas c'est bon signe ... j'adore cette famille, et le petit frère de malcolm me manquait... that's great.

J'abandonne l'idée de me lancer dans Eastwick, Cougar Town ou encore Mercy.

Écrit par : M. | 04.10.2009

Je suis totalement de ton avis concernant Glee. Personnellement je lui donnerai simplement la moyenne pour les raisons que tu énonces principalement: les scénaristes se reposent sur leurs lauriers et le charme n'opère plus.

J'ai aussi un problème avec le ton de la série, bcp trop disney-ish, j'aimais bien le côté naivement trash des épisodes précédents avec quelques petites répliques cruelles de la part de certains personnages, ça donnait un côté plus second degré punchy à la série. Là c'est assez neu-neu depuis 5/6 épisodes, trop gentil et académique...

Écrit par : Red | 23.11.2009

@ Red : Disneyish, je dois absolument le replacer :) Oui donc, très neuneu, même sur Wicked, ils ont pas su funkyser le truc. J'etais SO deçu (Wicked quoi !). Je crois que sans Quinn je n'aurais point repris.

Écrit par : adam | 24.11.2009

Tout le contraire de toi;)
Je ne suis pas ennuyé une minute.
Episode Léger, drôle et second degré.Les chansons sont nulles et les clip sont laids mais c'est voulu.
Alors oui, c'est bourré de défauts,et d'invraisemblances.
Mais je préfére un glee pas prise de tête, ou les défauts n'ont pas grands importances.
Qu'un Glee que se la joue sérieux, mais ou les erreurs de scripts et incohérences des personnages ne passent pas.
Et je n'ai pas honte de dire que j'ai fait tourner Ice Ice Baby,You can't touch this et Totall éclipse of the heart sur cassette dans ma jeunesse.C'était le bon temps :)
La ou je te rejoint c'est sur manque de représentation des membres du glee club au profits des "guest star".

Écrit par : Tam | 10.05.2010

J'ai un peu de mal avec cette série. En ce moment je suis très portée web et donc web série avec surtout "mes colocs" (sur dailymotion) qui me fait bien rire. Du coup je me demandais : je n'ai vu aucun article sur cette série par ici : c'est prévu ?

Écrit par : Skarloite | 15.06.2010

Mouais pas trop d'accord avec toi, certains épisodes du début étaient très réussis et même si depuis la reprise la qualité est descendante, j'ose espérer une amélioration la saison prochaine....

Écrit par : Flow | 16.06.2010

@ Skarloite : pas de websérie prévue, malheureusement, peut-être cet été :)

@ Flow : alors nous sommes d'accord, la qualité est descendante :)

Écrit par : adam | 18.06.2010

Totalement d'accord avec cette critique! Je suis épaté de la justesse de la critique et d'arriver à défendre ses idées si clairement. Le jugement que vous faites de la série est en parfaite cohésion avec le mien.

Écrit par : Thieuthieu | 23.08.2010

Alors ça, ça change et ça fait véritablement du bien, merci :)

Écrit par : adam | 24.08.2010

Non mais, tu m'embêtes, là.
Tous les gens que je connais adore cette série, donc je me suis dit que j'allais la regarder.
Et là j'apprends que TOI, maître de la série (enfin presque, je ne vois toujours pas de critique de Sous le soleil...), tu ne l'aimes pas tant que ça ?
J'écoute les gens, ou j'écoute Florian ?

Écrit par : Marine. | 30.08.2010

@ Marine : C'est à dire que ça plait beaucoup aux gens en raison de sa médiocrité déguisée, tapie sous des chansons populaires et des effets de dialogues sarcastiques. Mais touche tu verras, c'est creux comme tout. Limite, Laura et Jessica, c'est mieux.

Écrit par : adam | 31.08.2010

@ Marine : C'est à dire que ça plait beaucoup aux gens en raison de sa médiocrité déguisée, tapie sous des chansons populaires et des effets de dialogues sarcastiques. Mais touche tu verras, c'est creux comme tout. Limite, Laure et Jessica, c'est mieux.

Écrit par : adam | 31.08.2010

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