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11.09.2009
Desperate Housewives (Saison 5) - Elles ont vieilli, leur folie aussi.
Marc Cherry est un showrunner angoissé qui connaît le potentiel profondément limité de son bébé. Alors pour dépoussiérer sa banlieue lisse mais cracra, Marc a jeté son dévolu sur la baguette magique du flash forward. Pour un Wisteria Lane, comme neuf, cinq ans après.
Et cinq ans après, comment se portent les ménagères déséspérées ?Un mandat présidentiel plus tard, les ménagères n’ont pas changé.
A croire qu’à Wisteria Lane, le linge sale, les énormités salaces et les intrigues usées sont éternelles. A part peut-être Gaby, qui change de ton, et de garde-robe.
Mais cinq ans après, les autres continuent de tomber enceinte (sans jamais penser à contraception ou avortement). Elles se font sauvées du bord du précipice par leur chevalier servant (elles sont candides). Elles se re-re-marient (parce que la vie heureuse en concubinage est moralement condamnable, elles préfèrent la vie de bague au doigt désespérée). Elles tombent dans les bras d’un avocat macho (parce qu’elles n’ont pas assez de libre arbitre pour résister à l’attraction-répulsion du Mâle). Et elles entrent furieusement en concurrence avec des adolescentes débridées qui à force de visionnages de Melrose Place se prend pour Amanda Woodward, l’araignée prête à tout.
Cinq ans après, le Desperate Show est resté intact. Pour le meilleur, comme pour le pire.

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You’re gonna love Tomorrow (5.01) Cinq ans après, aucune ride, aucun cheveu blanc, un simple changement de coiffure. On tire son chapeau à la grande créativité de Desperate Housewives qui après l’effet de surprise passé, retrouve son ton habituel et ses storylines conventionnelles.
Dans le lot, se distingue cependant Gaby qui évolue de manière considérable, elle devient le personnage le plus intéressant de Fairview. Les histoires de Lynette, Eddie et Bree font redite, dommage aussi que Katherine devienne le sidekick de Bree, elle pourrait être bien plus. Le personnage de Susan s’assombrit, c’est également un bon point, pas sûr pour autant que Teri Hatcher soit capable de faire autre chose que la moue effarée.
(6/10)

We’re so Happy You’re Happy (5.02) Je persiste et signe, les nouveaux Solis me plaisent particulièrement. Aborder la question de leur prestige sociale si vite, c’était un peu facile mais ça a été plutôt bien fichu. Je reste convaincu qu’il faille continuer dans le registre du mélo-émouvant, Eva Longoria n’est pas si mauvaise là dedans et ça nous change des autres croûtes quarantenaires aux histoires toujours aussi bancales et attendues (Lynette et Susan).
Du côté des Hodge aussi, c’était plutôt satisfaisant, la scène finale avec Bree était over ze top mais on reste preneur : Marcia Cross, guys !
(7/10)
Kids Ain’t Like Everybody Else (5.03) Le fait que l’intrigue principale soit initiée par Karen McKlusky est une vraie bonne idée, la voir de mèche avec Katherine aussi, on se débarrasse de la facilité narrative habituelle pour créer de nouvelles dynamiques entre plusieurs personnages, à savoir deux seconds rôles au potentiel indiscutable, rien de plus ingénieux.
Du côté des personnages stars, ça s’améliore aussi nettement. Les Solis captivent, même si le trait de la pauvreté est grossi à l’extrême, les punchlines de Gaby sont méchamment jubilatoires « Be glad you’re blind », et l’efficace conflit entre elle et Susan à propos de leur progéniture est un exemple de choses que l’on attendait, en pensant à Wisteria Lane, cinq ans après.
Chez les Hodge, on remonte la pente du superficiellement creux et retrouve une Bree rigide, produit d’origine, rien de tel qu’une storyline familiale pour resituer les choses. La remarque est valable pour Lynette qui retrouve un peu de son autoritarisme de première saison à l’égard de son mari soumis. Je crois que c’est quasi-certain, Desperate Housewives, cette semaine, fut particulièrement charmant.
(8/10)

Back in Business (5.04) Episode excellent, dans lequel il n’y avait plus cette impression de gags cloisonnés autour de chaque housewife. Mais bel et bien une histoire commune et de bonnes idées autour de chacune d’elles.
Le point fort de cet épisode est de renouer avec les grands thèmes de la saison inaugurale, notamment Lynette qui reparle boulot et qui nous conquit à sa cause avec son discours sur la housewife (retour aux sources pour la série). La série donne l’impression qu’elle cesse avec la surenchère, l’humour soapesque et les excès de jeu, la série remise sur son aspect dramatique non conventionnel et déploie des intrigues intéressantes qui correspondent vraiment à la personnalité des personnages.
(8/10)
Mirror, Mirror (5.05) What’s going on ? Wisteria Lane est en folie et ne produit que des épisodes de qualité, since when ? Cet épisode prouve que les envies artistiques multidirectionnelles des scénaristes sont réussies et ciblées. Un lieu et un moment, l’anniversaire de Karen chez Susan, autour duquel gravitent les couples de Wisteria et leurs lourds problèmes.
Un ensemble maîtrisé, tout comme l’alliance entre l’humour de la série (Gaby qui crie « I have my period » après la scène où Karen est désignée comme folle à lier) et le bon drama (Bree et sa rechute). L’épisode en profite pour nous offrir quelques flashbacks sur cette période quinquennale encore très mystérieuse, chaque housewife y passe, c’est l’occasion de ne pas trop survoler leur parcours.
Le succinct vainc l’indigeste, bon choix artistique.
(8/10)

There’s always a woman (5.06) Loin de moi l’idée de vouloir parler en métaphores météorologiques mais : après les belles éclaircies, vient la noire pluie. Il fallait s'y attendre : Desperate Housewives est incapable de produire de la qualité pendant plusieurs semaines consécutives.
Dans cet épisode, les histoires étaient toutes boursouflées, la joie intense et rarement éprouvée de retrouver Ruth Fisher avec qui j’ai évolué pendant cinq ans n’a pas été suffisante pour sauver un épisode creux et sans humour. Le quiproquo des Scavo est d’avance agaçant, l’histoire de Katherine et son maton était inepte et l’intrigue de Dave n’a pas avancé d’un pouce.
Dans cet épisode, seule la sœur de Karen McCluskey vaut le détour, future allié de taille pour Karen dans sa lutte anti-Dave.
(5/10)

What More Do I Need ? (5.07) Frances Conroy a pu bénéficier de dialogues élaborés et plus ou moins suivis. Marc Cherry a peut-être même été un admirateur de Six Feet Under, alors Marc est foncièrement un peu mon copain.
Lynette se la joue kick-boxeuse dans les toilettes, on en attendait pas autant de la housewive la plus posée et réaliste de la série. Discutable. Susan file le parfait amour avec Gary, ça nous laisse complètement de marbre. Bree récolte encore la storyline sans intérêt du jour. Mike et Katherine fricotent ensemble, cette greffe scénaristique est plutôt bien venue selon moi car elle n’était vraiment pas attendue. Un épisode de qualité correcte.
(6.5/10)
City on fire (5.08) Prochaine saison : Wisteria Lane inondé par l’Ocean Pacifique, même que je tiens du scoop là. En attendant, contentons nous des flammes qui brûlent les miches napperonées de nos femmes au foyer. Ca part un peu dans tous les sens mais on évite la catastrophe. Moins de tension que pour Something’s Coming, moins de drama que pour BANG, l’épisode spécial event de cette saison s’est avéré plutôt sage et permis un avancement certain dans les histoires. Vendu.
(7/10)
Me and My Town (5.09) Susan m’a fait rire. Pour conjurer le sort, j’ai frotté fébrilement de l’oignon trempé dans du sang de mouche, sur ma cuisse gauche, en jurant que plus jamais je me ferais avoir. Mais mon amour pour Katherine nouvellement épanouie avec Looser-Delfino est un poids important à placer dans la balance de la justice morale sérielle.
Revoir Bree dans toute sa splendeur -ou du moins droguée et emmenée de force à sa présentation culinaire- était également non-négligeable. Mais la meilleure de toutes, maintenant, c’est Gabrielle Solis, qu’on le veuille ou non. Spirituelle, drôle, excessive, Gaby frôle le stroduballon depuis cette saison et la voir faire des exercices physiques pour plaire à son époux bientôt-ex-aveugle, c’était typique du personnage : forcément jubilatoire.
(8/10)

A Vision’s Just a Vision (5.10) On en doutait plus ou moins dès le départ, le secret du mari d’Eddie était so predictable. Ca ennuie d’avance cette histoire de vengeance et de manipulation de voisinage.
Lynett continue à protéger dangereusement son jeune rejeton, Susan essaie de rendre les choses plus vivables pour Katherine, victime du terrible enfant. Et Bree essaie de s’intéresser à la vie sentimentale d’Andrew, la complicité entre elle et ses voisins homo était digne de la gay-attitude de la série, malheureusement le coup de « j’ai fait du porno pour payer mon école de médecine » est limite périmé. Heureusement pour sauver ces quelques histoires un peu ternes, Gabrielle a fait son show (pour récupérer une balle de base-ball, mais quand même), son couple est devenu la romance phare d’ABC, les deux tourtereaux sont aux petits soins l’un pour l’autre, si ce n’étaient pas deux mexicains, on en mangerait presque (sic).
(7/10)
Home is the Place (5.11) Parfois (souvent), la série nous montre qu’elle a déjà tout fait, tout dit. Parfois, la série peut se résumer à ces fades compétitions entre mégères (Bree et la mère du gendre, Joanna Cassidy, l’occasion de revoir avec plaisir Margaret Chenowith), à ce ton mélo et moralisateur (Gaby qui supplie Carlos de reprendre un travail fructueux, ai-je été le seul à trouver ça indécent ?) et à ces intrigues bas de gamme, sous-vitaminées (l’arc Scavo sans intérêt aka du gros rien en boîte de six).
(5/10)

Connect ! Connect ! (5.12) Le meilleur épisode depuis longtemps : un tournant nécessaire et efficace dans cette saison (très) en dents de scie. L’arc de la saison –Dave Williams- a beau sentir le réchauffé, l’épisode a eu le mérite de faire avancer cette intrigue planplan. Mais c’est surtout au niveau des cinq housewives-stars que l’épisode s’est montré merveilleux et bien écrit.
Le duo Eddie/Susan revient sur le devant de la scène. Leur relation a pris de la hauteur et a gagné en maturité. Leurs piques échangées font toujours autant recette. Ce duo plutôt atypique et gentiment corrosif a permis d’assurer l’humour de l’épisode. Tout comme l’histoire de Gabrielle à la fois profonde et divertissante. Gaby est le personnage qui dispose des meilleures répliques, la relation qu’elle entretient avec Juanita, notamment dans ledit épisode, est un bonheur comique de chaque instant, une originalité même.
Bree prend conscience que ses airs de dominatrice frigide peuvent être castrateurs, là encore, l’épisode joue la carte de l’évolution et de la remise en cause, l’histoire est plutôt conventionnelle et sage mais suffisamment bien écrite pour être honorable et sincère.
Du côté des Scavo, même constat d’évolution. Lynette commence à être convaincante dans le rôle de la mère courage. La mère de Lynette, aussi, a permis de faire prendre à l’intrigue un peu d’hauteur et de sens. L’épisode en a profité pour aborder à nouveau la relation de Lynette et sa mère et le résultat était tout à fait juste.
Finalement, c’était simple.
(8.5/10)
The Best Thing That Could Have Happened (5.13) Pour le 100e épisode de la série, les housewives se réunissent à l’occasion du décès de leur handyman de quartier, Eli Scruggs. L’homme nous est inconnu, mais la plus grande force de l’épisode est de rendre le personnage en une demi-heure attachant et sa mort émouvante. Malgré la panoplie de bons sentiments déployés, l’épisode s’est concentré sur le passé de chaque housewive avec fidélité.
Le temps de 42 minutes, le spectateur a retrouvé les Van de Kamp, Young (Brenda Strong manque terriblement à la série) et autre Scavo en cloques. Chacune avec son tempérament, sa personnalité et son fardeau. En hommage, il était difficile de faire mieux que cet épisode, qui a réussi à capturer l’esprit original de la série en alliant l’humour, la dramédie et le soap de Desperate Housewives.
(9/10)

Mama Spent the Money When She Had None (5.14) Cet épisode a laissé une impression de déjà-vu, la thématique de l’argent-toujours-l’argent faisait redite dans la banlieue de Wisteria Lane. En plus, Friends avait déjà consacré un épisode symbolique voire imbattable sur ce sujet (et The Big Bang Theory dernièrement), difficile de faire mieux, surtout avec la subtilité éléphantesque caractéristique de Desperate Housewives.
Et moi aussi, je préfère la Gabrielle pauvre et moche. Je préfère aussi l’ancienne Bree bordeline et cruelle. Et cette histoire de collier à voler, d’école trop chère pour Susan la pauvrette, a franchi un cap dans la médiocrité du cliché facile.
(6/10)
In a World Where the Kings are Employers (5.15) À défaut d'être de qualité et de renouer avec ce qui faisait la réussite de la première saison, cette cinquième saison de Desperate Housewives se révèle être assez récréative de mon côté.
Chaque épisode n'est ni trop long, ni trop court et les interactions entre les housewives sont plutôt jouissives. Cet épisode ne faisait pas exception : si on met de côté l'intrigue de Dave qui n'avance pas et qui peine surtout à convaincre, les intrigues des personnages principaux étaient d'un niveau divertissant louable.
Première mention spéciale à Eva Longoria, qui arrive à me faire sourire bêtement tout du long de son intrigue où Gabrielle retrouve son côté peste égoïste/égocentrique qui faisait le piquant du personnage dans la première saison (et dans la deuxième, un peu).
Deuxième mention spéciale à Marcia Cross. Il faut avouer que l'intrigue sur le mot de passe que tente de deviner Orson avait un potentiel maigre mais Marcia arrive à la rendre assez regardable, avec sa classe et son jeu énergique et naturel. Bien joué.
Troisième et dernière mention spéciale à Nicollette Sheridan qui arrive à donner un minimum d'intérêt au fil-rouge-Dave, qui patauge depuis le début de la saison. Cette série ne serait rien sans ces actrices talentueuses.
(6,5/10)

Crime Doesn’t Pay (5.16) Sans doute les semaines de hiatus, sans doute un effort dans l’élaboration scénaristique de l’épisode…, en tout cas, le retour de Desperate Housewives cette semaine s’est avéré payant.
Si l’histoire de Susan peine à intéresser (malgré le bon personnage de Katherine mais faute de réelle recherche dans la nouvelle situation entre les deux femmes et Mike l’ennuyeux), en revanche, celle de Lynett et Gaby ont été agréablement bonnes et bien menées.
D’abord, un retour aux sources pour les Scavo, une prémice d’intrigue intéressante qui devrait déboucher sur un comeback professionnel de Lynett. L’histoire devrait pouvoir nous faire oublier l’arc inutile fait autour du films Scavo (Porter ou Parker ?) et miser à nouveau sur l’alchimie détonnante (et initialement originale) existante entre Lynett et Tom.Celle de Gaby a été également parfaitement louable.
Grâce à des répliques dignes du personnage comique de haut vol que représente Gabrielle Solis (“Well, call the Vatican, cause we’re gonna need a manger and some hay”. She’s the most incredible woman I’ve ever met. Sheila ? C’mon, she has a Hello Kitty tip jar”) la storyline pourtant attendue (une conclusion à l’histoire de tromperie du patron de Carlos) s’est suivie sans déplaisir. Comme l’épisode, drôle et gentillet.
(8/10)
The Story of Lucy and Jessie (5.17) Un épisode dont le potentiel amusant et divertissant est rendu possible grâce au capital sympathie des protagonistes. Une fois n’est pas coutume, Susan dispose d’une storyline frivole mais solide. Menée comme il faut, cette histoire, aux apparences clichées (un quiproquo homosexuel bête et méchant), s’est conclue sur une note légère et sympathique, à l’image de la guest-star du jour : Swoozie Kurtz.
Autre storyline efficace, celle du duo Lynett et Gaby. Leur complicité est une recette humoristique à exploiter davantage, les deux femmes étant deux fortes tête, leurs confrontations aboutissent toujours à de grands moments et ce malgré la faible substance de la présente storyline (une demande d’embauche faite par Lynette finalement entendue par Gaby pour que la première espionne Carlos au travail).
L’héroïne qui dispose de l’histoire la moins admise, c’est Bree, qui doit faire face à un mari récemment cleptomane. L’intrigue a cette teneur dérangeante et étrange qui fait qu’on ne sait pas si on doit rire ou frémir.
Et malgré le danger final qui pèse sur Mike et Katherine (avant tout), l’arc Dave Williams est toujours aussi insipide. Mais réaliser des intrigues de saison médiocre, c’est le créneau de Desperate Housewives.
(8/10)

A Spark, To Piece the Dark (5.18) Le moment charnière de cette saison, c’était cet épisode. Comme toujours, les évènements précipités étant une marque de fabrique à part entière de Desperate Housewives, le moment camping de Dave Dash, prévu depuis au moins cinq épisodes, s’est avéré avoir l’effet d’un pétard mouillé. Une scène expédiée, réduisant à rien la scène de la forêt, même pas faussement intense (David était supposé assassiner Katherine).
Et les stoylines isolées de nos ménagères botoxées n’ont malheureusement pas relevé le niveau médiocre de l’arc de saison. Entre une Gabrielle délaissée et attachée misérablement au lit, une Bree buniness-woman lunatique et le retour affligeant du duo Susan/Karl, la série s’est laissée aller, venant même à sous-exploiter les atouts comiques que réprésentent Juanito Solis et benjamine.
Demeure une scène finale. Scène qui aurait été inquiétante si les médias n’avaient pas agressivement prévenu le public du départ de Nicolette Sheridan des plateaux de Wisteria Lane. Sans surprise, donc.
(5/10)
Look Into Their Eyes and You See What They Know (5.19) Eddie Britt meurt. Et ce sont à travers les anecdotes de chaque housewive que l’on fait hommage à sa mémoire.
A l’exception d’une narration off par Nicolette Sheridan de qualité, l’épisode a complètement raté ledit hommage et ce dès la scène d’introduction inappropriée et sotte. Trop de fil blanc, trop d’idées farfelues et mielleuses (Eddie vue comme une sauveuse de Lynett ou de Bree), de paresse (la storyline Susan) et de développement prévisible (Eddie vue comme une mère aimante), l’épisode était un ratage complet. Même pas sincère, même pas émouvant.
(4/10)

Rose’s Turn (5.20) Après le très mauvais épisode sur la feu-Eddie, les housewives reprennent le cours de leur existence presque tranquille. Et niveau thématiques, les auteurs du soap ne se sont pas foulés le stylo bille.
Pour la cinquantième fois, la travailleuse Lynett délaisse Tom, notamment sexuellement. Bree doute d’Orson. Gaby s’improvise apprentie jardinière et se crepe le chignon avec le voisinage. Et Susan accumule les maladresses. Rien d'innovant, à l’exception d’un quatruo affriolant (Scavo et Solis autour d’une seule et même intrigue).
(6/10)
Bargaining (5.21) La manipulation bête et méchante (aka bargaining) a toujours été le fort de nos mé(na)gères américaines. Un faux-scoop qui ne méritait pas d’être le thème unique d’un épisode pantouflard, qui n’hésite pas à reprendre inlassablement ses mêmes schémas narratifs pour pondre du divertissement tout-fait.
Juanita reproche à sa mère sa mocheté et son make-up à outrance (les associations américaines de parents s’en félicitent), Bree corrompt M.J (terrible fils Mayer, aussi bon que Macaulay Culkin) pour décrocher un avocat (ou l’exemple paroxystique de l’histoire tirée par les cheveux –dommage pour la jolie tignasse rousse de notre héroïne) tandis que Lynette et Susan concluent un deal sexuel/marital.
Le ton est facile, gentiment corroboré, lisse et sans émotion. Sage et sans saveur. Du Desperate Housewives en boîte pré-cuit. Du junk show par excellence.
(5/10)

Marry Me a Little (5.22) Bree est prête à tout pour prouver qu’Orson est cleptomane. Et Lynette est prête à tout pour remettre Tom sur le chemin des rides et des yeux qui tombent. Susan est prête à tout pour garder sa prestation compensatoire, mais malheureusement, Dave est lui aussi prêt à tout pour se venger.
Si cet épisode nous préserve d’une fin classique fondée sur mariage et bonheur, on aura l’impression d’avoir au moins réussi à épargner ça. Pour le reste, tout n’est qu’usures scénaristiques, invraisemblances, broderies délavés cousus de fils blancs filochés, gimmicks à répétition et gags éculés. Il n’y a même plus de plaisir à visionner Desperate Housewives, chaque épisode étant un reste de portion fade d’un autre épisode.
(4/10)
Everybody Says Don’t & If It’s Only in Your Head (5.23-5.24 season finale) Si les problèmes de Lynette et Tom n’intéressent plus personne depuis trois longues années (allez savoir alors pourquoi les auteurs s’évertuent à mettre ça sur le devant de la … banlieue), en revanche, il y avait un espoir du côté de Gaby.
Un espoir anéanti par l’arrivée d’un oiseau de mauvais augure, lâché en plein vol par Miss Patty (Gilmore Girls) pour pourrir la vie de Gabrielle, notre connasse préférée. Et fait rare pour une intrigue scénaristique à peine esquissée, on baille déjà devant toute cette fausse histoire de pouvoir et de destruction familiale (Ana Solis n’étant qu’une Kayla Scavo version teenager nympho).
Pour Susan, l’épisode lui avait accordé toute l’attention, l’attirail dramatique et la musique à suspense de Danny Elfman nécessaires à sa mégalomanie. Moments de projecteur pour cause (un seul suffit), la Hatcher en profite pour déployer son plus grand jeu d’actrice minaudante pas subtile pour deux sous. Et ce fut pile ce qu’il fallait : l’épisode ayant, par tradition sûrement, réduit à peau de chagrin un potentiel scénaristique, déjà bien entamé, d’un arc aussi galérien qu’insipide.
(5.5/10)

Moyenne de la série : 6.9
Série renouvelée pour une 6e saison.
Écrit par J.D.L (Webmaster) dans Desperate Housewives, Episodes | Lien permanent | Commentaires (11) | Tags : desperate housewives, saison 5, abc, critiques, episodes |
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Commentaires
Contrairement à toi, j'ai trouvé la deuxième moitié de la saison meilleure que la première ! Et puis, ça se voit que DH commence à prendre des rides ! En espérant que cette année, Cherry et ses amis se creusent la cervelle pour nous servir de bons épisodes à l'ancienne !
Écrit par : Fabien | 11.09.2009
La fin est catastrophique, comment tu as pu ?
Escapetoculture va ouvrir un jour ou pas ? :)
Écrit par : adam | 11.09.2009
Honnêtement j'ai plus grand souvenir de cette saison 5, DHW c'est un peu le show qui s'apprécie (un peu) pendant son temps d'antenne et après c'est autre chose.
Mais en effet c'est une année moins réussie et je pense que je vais abandonner la série à ce stade, i'm pretty sure que la s6 arrivera avec difficulté (voire pas du tout) à renouer avec la machine scénaristique ingénieuse de la première saison.
(et honestly j'ai honte de ne pas avoir reconnu Frances Conroy à l'époque -parce qu'à l'époque j'étais pas accroc à SFU et honestly j'ai un peu honte de ça aussi-, je suis en plein visionnage de la série d'Alan Ball et j'ai envie de dire que SFU et True Blood, c'est un peu les meilleurs shows jamais faits)
(loin de moi l'envie de comparer la grande Six Feet Under à une série-serviette comme DH, mais il fallait que je le dise)
:)
Écrit par : Red | 11.09.2009
J'ai dit que j'avais préféré la deuxième moitié, pas le finale season lol
Arf ! Il faut que je refasse la partie ciné (j'ai décidé ça sur un coup de tête) et pis que je fasse la mise en page aussi... Mais je te promets que tu le verras fini !
Écrit par : Fabien | 11.09.2009
J'ai dit que j'avais aimé la deuxième partie, par le season finale lol
Pour ETC, faut que je me bouge mais avec la fac, ça sera pas évident... =
Écrit par : Fabien | 11.09.2009
@ Red : d'accord avec toi, as usual sur SFU, True Blood et DH. Et dorénavant, tu reconnaitras Frances partout où tu mettras les pieds :)
@ fabien : la fin, j'entendais la seconde partie de saison. Hate pour Escape, bon courage. Je connais ça.
Écrit par : adam | 11.09.2009
disons que je suis perfectionniste et qu'il s'agit juste de trouver la mise en page que je veux...
mais j'essaierai de le finir durant mes (rares) moments libres
Écrit par : Fabien | 11.09.2009
Tu as jusqu'à fin octobre :)
Écrit par : adam | 11.09.2009
oula ! tu me défies là !
bon je vais profiter déjà de ce "dernier" weekend de répit pour avancer la construction (et entre temps écrire ma critique de "rachel getting married"), au moins de la partie "ciné"
Écrit par : Fabien | 11.09.2009
@ Fab : pas facile à critique celui-là, courage !
Écrit par : adam | 12.09.2009
Bien de ton avis sur cette fade saison, DH décoit d'année en année
Écrit par : Khamsa | 12.09.2009
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