« Fringe (Saison 1) - Technologies. Corruption. FBI. | Page d'accueil | Cinéma : en juillet, on rit, on pleure. Et jamais poliment. »
26.08.2009
Dexter - Saison 3 - Critiques
Douche froide pour la série so calor de Showtime.
Entre désir familial incongru (Dexter est typiquement le genre de personnages censé ne jamais évoluer) et amitié bête et méchante frôlant l'ambigû, Dexter n'échappe pas au syndrôme de la médiocre saison 3, bâclée et infidèle à l'esprit du show. Esprit ici, crucifié sur l'autel du happy end et du bon sentiment facile, à défaut d'être cisaillé par le scalpel de rigueur.
Inégal, complaisant et souvent creux, Dexter peut donc se vanter d'être la déception de l'année. Et Reine Debra Morgan n'a rien pu faire.
Our Father (3.01) Voilà le retour du serial killer prodigue. Retrouver l’ambiance calor de Miami, ses couleurs vives, sa galerie de personnages tous si appuyés était sans conteste un excellente chose. Un épisode qui débute doucement, met en place de nouveaux enjeux et de nouvelles histoires. Du côté de l’arc de saison, cela va être difficile de faire plus palpitant que la saison passée, mais Dexter est full of ressources, il y a de l’espoir.
(6/10)

Finding Freebo (3.02) On a beau vouloir se réjouir du retour de Dexter, difficile de se satisfaire de l’arc Freebo. On pressent des enjeux plus dramatiques inhérents à cette histoire mais en l’état, le fil n’est pas aussi prenant que ceux déployés pour les saisons précédentes. On aime encore et toujours, mentalité inébranlable de fans, pour les personnages et les dynamiques entre eux, mais où est passé le rassasiement obscur ?
(5/10)

The Lion Sleeps Tonight (3.03) Il manque à ce nouveau chapitre la tension et la nervosité d’un Dexter électrisant, le serial killer justicier de la nuit mais ami de tous patauge dans l’eau chaude de Miami.
OK : Dexter-Daddy, nouveaux enjeux, nouveaux discours torturés sur son rôle, mais la série est incapable d’en créer un nouvel intérêt. Le fan n’a plus qu’à se contenter des personnages secondaires, et avec une Tante Debbie simplement royale, il en a un peu pour son compte.
(5/10)

All in the Family (3.04) Enfin, ou presque !Un vrai discours parental qui a du sens, appuyé sur une histoire autour d’Astor récemment rebelle après trois ans de figuration, c’était bien joué.
La série semble aussi faire la part belle aux rôles secondaires, Rita, d’abord, qu’on ne voyait plus qu’à travers sa love affair avec Dex. Masuka, aussi, qui récolte une vision analytique de la part de notre expert sanguin ; le sergent Batista qui se livre sur ses états d’âme. Ca ne semblait pas si difficile et cela s’avère très enrichissant.
Ce qui chiffonne un peu, c’est le désir de mariage de Dexter qui va à l’encontre de la personnalité froide et distante du personnage de départ. Même si l’idée reste plutôt étrange, la scène finale de l’épisode remet les choses à plat, et nous aussi, on aurait bien envie d’épouser bioutiful Rita, là, tout de suite. Du coup, c’est juste malin.
(8/10)
Turning Biminese (3.05) Dexter devient officiellement la bitch du Procureur Prado, zigouiller les criminels que son nouveau meilleur ami n’arrive pas à incarcérer, c’est risqué et pas très malin mais la série a de la ressource, et grâce à cette lubie maladroite de Dexter, Prado découvre le pots aux roses. Ainsi, il devient son complice, (mental du moins car les deux sont DITS du même acabit). Voilà le nouvel enjeu de cette saison ? Ok, on est partant.
Debra est en grande forme, une tirade la cultifie : “Somebody needs a bug, I’d offer but I don’t know what I’d catch. You know, i can take inapropriate Masuka, i can take porn-lovin Masuka, I can even take flatulent Masuka, but this dress shoe-wearing “please and thank you” zombie Masuka is fuckin creepin me out”.
Deb reste le personne qui raisonne Dexter et leur relation demeure aussi prenante et bien menée. Deb est le meilleur personnage de la série, la plus complexe, la plus évoluée. Un bon ensemble, dans l’esprit du Justicier, malgré une fin autour du bébé de Rita, qui versait franchement dans le soap opera version Lifetime. Une première (épine).
(7/10)

Si se puede (3.06) L’épisode poursuit sa logique jusqu’au boutiste en malmenant ses principes de départ. Tout le stratagème entre Miguel et Dexter pour se débarrasser du criminel était un peu douteux et malmène un peu la logique destructrice de Dexter qui consistait initialement en l’assassinat de bad guys qui échappaient à la justice ; pour le coup, on se demande pourquoi Dexter est obsédé par cet homme.
Debra culpabilise pour le meurtre du jeune protégé de Freebo, elle pense que Ramon Prado est le skinner mais la piste va finalement s’avérer infructueuse.
Un épisode mollasson encore très stand alone. A ce stade, on espérait que la série décolle enfin, l’intrigue de cette saison en a le potentiel mais ne l’a pas encore pleinement démontré.
(6/10)

Dexter (3.07 Easy As Pie) A force d’entendre amigo/friend entre Dexter et Miguel, on se demande s’il n’y a pas une tension sexuelle à évacuer entre les deux mâles. S’il n’en est rien, ces discours usés sur l’amitié restent cependant indigestes.
Debra est confrontée à la mère du jeune indic’, elle l’accuse d’être la responsable de sa mort, ce qui bouleverse la jeune flic (une scène d’envergure). Dexter rend des visites régulières sa Camilla, sa vieille amie (pourtant nouvelle pour nous) avant d’être confronté au terrible Miguel.
Un schéma habituel depuis quelques temps, on soupçonnera l’épisode d’être le bouche-tou scénaristique de la saison.
(5/10)
Dexter (3.08 The Damage a Man Can Do) Avec ce genre d’épisodes, le risque est de devenir complètement hermétique à l’univers de Dexter. La coalition Dexter-Miguel (même dans the West Wing, l’acteur file de l’urticaire) déplaît fortement et en dépit d’une fin cliffhanger vraiment (inappropriée) haletante, cela malmène considérablement la spiritualité initiale de notre serial killer (bavardages intempestifs et analyses ouvertes à deux balles).
Reste Debra, la seule joie de cet épisode terni qui a débité et enchaîné les répliques hilarantes (on remerciera au passage Rita en prie aux hormones).
(4/10)

Dexter (3.09 About Last Night) La sonnette d’alarme avait été tirée trop vite : Dexter ne rend pas hermétique. JAMAIS. Surtout lorsque l’histoire s’avère hautement élaborée (ce qui n’est plus le cas des épisodes depuis longtemps). Elaborée parce que la série a dévoilé ses atouts avec lenteur mais certitude. Etudié sous l’angle Miguel, en prenant soin de mettre en lumière peu à peu sa vraie nature (avec l’intrigue d’Ellen) l’épisode se finit sur cette révélation de taille, nouvelle et incommensurable, à faire crisper la mâchoire, comme Dexter et son envie refoulée de tout casser (j’aime ces délires sixfeetunderiens trop rares à l’image de celui de la saison 2 entre Debra et Dexter, qui s’en souvient ?)
Debra s’occupe quant à elle, de rechercher activement Anton, c’est alors tout l’histoire du dépeceur qui prend enfin. La série parvient toujours à jouer avec nos nerfs et même lorsqu’il s’agit d’un meurtrier et d’une victime pas vraiment intéressantes. Du Dexter tout craché !
(9/10)

Dexter (3.10 Go Your Own Way) La série réussit toujours à nous électriser trois épisodes avant la fin, par des déroulements scénaristiques dont elle a le secret. Si ce n’était pas si remarquablement prenant, ce serait scandaleux et fourbe. Une seule chose : la suite, vite ! En intraveineuse, s’il le faut.
(8/10)

Dexter (3.11 I Had a Dream) Malgré un cliffhanger de taille, cet épisode n’a tenu la promesse faite par le précédent .On l’espérait davantage tonitruant, avec un combat mortel entre Dexter et le skinner, une lutte de pouvoir acharnée entre Dexter et Miguel, des coup bas en pagaille, et une tension exacerbée pour annoncer un season finale dans la lignée des deux précédents : quasiment intenable. Mais la série a préféré régler le sort de Miguel dès à présent, altérant ainsi le suspense entretenu durant la saison. Parti pris artistique, n’en doutons pas, prions alors pour que le season finale ne soit pas que le mariage sirupeux de Rita et Dexter. Il y a péril en la demeure.
(7/10)

Do You Take Dexter Morgan ? (3.12) Clore sa saison avec un season finale mariage, c’est le poncif le plus triste et affligeant qui puisse exister (j’en veux encore à Gilmore Girls d’avoir eu recours à ce genre de procédés creux et insipides lors de sa dernière saison).
Et Dexter l’a fait, il s’est marié, en dépit de cette loi sérielle bien connue.
L’épisode, malgré son discours final solide, n’a pas été à la hauteur des deux fins précédentes, principalement parce qu’il ne s’est pas montré aussi haletant qu’à l’accoutumée : la confrontation finale avec le skinner faisait parodie, l’équipe de police de Miami était tout sourire et le mariage est venu en coup de massue : le sentiment d’happy ending était trop présent pour une série du calibre de Dexter, l’attente du spectateur dans Dexter n’a jamais été de voir ce trop-plein de bons sentiments.
En conclusion, un season final du niveau de la saison : une métaphore clichée ratée.
(4/10)

Moyenne de la saison 3 : 6.2/10
Série renouvelée pour une saison 4.
Écrit par J.D.L (Webmaster) dans Critiques, Dexter, Episodes | Lien permanent | Commentaires (9) | Tags : dexter, saison 3, critiques, showtime |
Facebook











Trackbacks
Voici l'URL pour faire un trackback sur cette note : http://www.blabla-series.com/trackback/2334907
Commentaires
Comme toi j'adore Debra, c'est vraiment le personnage que je préfère dans la série. Le jeu de Michael C Hall devient de plus en plus simplet, le personnage devient prévisible (et pourtant je me suis (re)plongé dans SFU, il est nettement meilleur) !
En effet la saison était moins réussie que les deux précédentes mais en prenant du recul, je pense que c'était un passage obligé pour épaissir la psychologie du personnage, comme tu l'as dit dans la critique de l'épisode 6, ils vont au bout de leurs idées et c'était quelque part essentiel de voir le personnage partager une relation avec son propre "disciple".
Ça a permis de ressortir certains points intéressants, le rapprochement avec Harry notamment. Alors c'est sûr, c'était pas aussi passionnant que la trame s2 (quoique, la saison a su se montrer captivante à certains moments) mais pas moins utile pour travailler la psychologie du serial killer. Malheureusement, le problème avec ce genre de saison, c'est que Dexter n'évolue pas, ses faire-valoirs (Lila, Prado...) quittent le show à chaque fin de saison, et on repart sur d'autres bases l'an prochain.
La série a perdu un peu de son côté mordant et je pense que ce sera ainsi pour la suite de son parcours. Avec l'arrivée du gosse et le mariage, la série semble évoluer dans un contexte plus convenu, c'est dommage. Mais ça reste une série que je suis avec bcp de plaisir évidemment.
:)
Écrit par : Red | 26.08.2009
non, je ne suis pas mort
oui, jai un peu de mal avec le clavier espagnol et jarrive meme pas a utiliser la touch maj correctement
et non, je nai pas oublie ce blog et son auteur charismatique lol
et oui, je pense que faire de blabla series un webzine est une merveilleuse idee
et a quand les nouvelles critiques de cine
Écrit par : fabien | 26.08.2009
@ Red : j'ai peut etre été un peu dur, parce que je rejoins completement ton point de vue en fait, et mon envie de poursuivre la série ne fait aucun doute ! Merci pour ce long et rich commentaire Redounet !
@ fabien : enfin des nouvelles, voilà qui est bien !
Tu me flattes, ça me fait de l'effet ! Pour te répondre, les critiques de Juillet arrivent dans deux jours pile. C'est prêt.
Et enjoy Espana :p
Écrit par : adam | 26.08.2009
J'ai été pas mal déçu au début de la saison, Dexter était carrément insupportable mais j'ai trouvé que la fin relevait tout le niveau ! Vivement la saison 4 !!
Écrit par : Eclair | 27.08.2009
Sur le dernier point, on est d'accord :)
Écrit par : adam | 27.08.2009
C'est assez vrai ce que tu dis dans tes critiques (bon je serai plus sympa pour le dernier épisode quand même) mais le sentiment général reste assez bon, Dexter est une vraie valeur sure, tu crois pas ?
Écrit par : Nick | 28.08.2009
Très bon résumé de la saison 3 !
Et je partage la plupart de tes observations.
En fait, je ne trouve pas réaliste (et pas très interessante) l'évolution de Dexter qui s'humanise au contact de Rita et de sa famille.
Et l'idée de voir un serial-killer se marier, aimer sa femme, et pouponer son bébé me hérisse le poil !
Où est passé le Dexter qui faisait froid dans le dos, celui qui nous surprenait sans cesse grâce à cette introspection dans l'esprit froid d'un tueur qui s'interrogeait sur sa vie, qui nous plongeait dans un curieux mélange de fascination/répulsion ? Ce Dexter-là me manque...
Ah, et puis contrairement à toi, je n'aime pas du tout le personnage de Rita, depuis le tout début. Elle est si conventionnelle, si "glue", si commune...
Bref, je ne veux pas voir Dexter faire "Aga aga" à son bébé, ça brise le mythe ! ;)
"Dexter", bientôt sur ABC Family ?... :)
Écrit par : Clare | 29.08.2009
@ Nick : elle le sera si elle signe une bonne saison 4 :)
@ Clare : Oui finalement on pouvait conclure ça comme ça, à la ABC Family, je trouve. Comme toi, je crains un peu la suite, tournée famille. Il faudrait que cela devienne plus glauque, parce qu'un gentil papounet tueur la nuit, ça ne se doit pas aseptisé.
Merci pour ce commentaire très avisé :) Rdv fin septembre pour les premiers Agaaga :)
Écrit par : adam | 31.08.2009
tre désir familial incongru (Dexter est typiquement le genre de personnages censé ne jamais évoluer) et amitié bête et méchante frôlant l'ambigû, Dexter n'échappe pas au syndrôme de la médiocre saison 3, bâclée et infidèle à l'esprit du show. Esprit ici, crucifié sur l'autel du happy end et du bon sentiment
Écrit par : Bipolar Disorder Symptoms | 23.06.2011
Écrire un commentaire